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Le bicentenaire d’une monnaie d’un pays de légende

A l’occasion de ses 200 ans, nous vous présentons une monnaie de cuivre qui marque le début du XIXe siècle, tant par sa beauté que par l’histoire de la région qui a conduit à sa frappe. L’une de ses faces représente le lion ailé et auréolé de Saint Marc portant un évangile marqué d’une croix et traversé par 7 flèches. Sur l’autre face, la célèbre Britannia est assise près d’un écu aux armes du Royaume-Uni et regarde à gauche. Elle tient dans une main un rameau de laurier et dans l’autre un trident. Le millésime de la frappe de cette monnaie est 1819 et sa légende est IONIKON KPATOΣ. Elle a un diamètre de 35 millimètres et une masse de 18,75 grammes.

Napoléon Bonaparte à l’époque des Iles Ioniennes françaises.

Les Iles Ioniennes

Céphalonie, Corfou, Cythère, Ithaque, Leucade, Paxos et Zante sont les sept plus grandes îles de la vingtaine qui composent l’archipel des Iles Ioniennes. L’évocation de ces îles, à la végétation luxuriante et aux forêts abondantes, renvoie aux multiples aventures des héros de la mythologie grecque. Elles sont situées dans la mer ionienne, du sud-ouest de l’Albanie au sud-ouest de la Grèce. Aujourd’hui rattachées à celle-ci, elles ont été, au cours de l’histoire, soit dans leur totalité, soit séparément, placées sous la protection ou la tutelle de divers états. Des Etats aussi divers que l’Empire byzantin, le Royaume de Naples, la République de Venise, la République française, l’Empire Russe et l’Angleterre ont occupé alternativement cet archipel de la mer Ionienne également connu sous le nom des Sept Iles. Ainsi, pour ne considérer que la période moderne, elles sont très disputées et leur statut change régulièrement. Conquises par les armées de la France révolutionnaire, elles forment de 1797 à 1800 les départements français de Corcyre, Ithaque et de la Mer-Egée. En 1800, elles passent sous protectorat de la Russie qui crée la République des Sept Iles. En 1807, suite au traité de Tilsit, elles redeviennent françaises, mais en 1815, après la défaite de l’empereur Napoléon Ier, elles sont placées sous mandat anglais et prennent le nom de République des Iles Ioniennes. En 1864, les Britanniques les rétrocèdent à la Grèce. Pendant la seconde guerre mondiale, elles sont pendant quelques années occupées par l’Italie puis par l’Allemagne.



Les monnaies russes de la République des Sept Iles

La courte période de l’existence de la République Russe des Sept Iles permet néanmoins la frappe de monnaies spécifiques. Ce sont des pièces de 1 gazeta, 5 gazetais et 10 gazetais en cuivre où l’avers porte la légende ΕΠΤΑΝΗΣΟΣ ΠΟΛΙΤΕΙΑ autour du lion de Saint-Marc vu de face et où au revers, sont présents dans un grènetis, la valeur nominale et le millésime 1801. Ces pièces, souvent considérées comme des monnaies napoléonides, sont très recherchées par les collectionneurs intéressés par la numismatique du début du XIXe siècle.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

Les omphalos, pierres du domaine des dieux

Omphalos, nombril (c’est-à-dire le centre du monde) chez les Grecs.

En effet, la mythologie grecque nous raconte que pour déterminer le centre du monde (l’omphalos, le nombril) Zeus lâcha deux aigles des extrémités de celui-ci. Ils se rencontrèrent au-dessus de Delphes où il laissa tomber une pierre qui marquait ainsi le centre, le nombril du monde. Mais pas n’importe quelle pierre, celle substituée à Zeus nouveau-né et avalée par Cronos. Ayant appris qu’un jour un de ses fils le détrônerait, Cronos exigeait que sa Rhéa lui remette chaque nouveau-né qu’il dévorait aussitôt. Rhéa put lui soustraire Zeus en le remplaçant par une pierre emmaillotée. Une fois adulte, Zeus détrôna son père Cronos et lui fit régurgiter la pierre qui est en fait un bétyle, se confond avec la notion qu’elle symbolise et est appelé omphalos. Non seulement ce terme signifie ombilic mais désigne aussi tout ce qui existe. L’omphalos représentait donc essentiellement le centre du monde, c’est-à-dire tout ce qui existe. L’omphalos de Delphes était accompagné de deux aigles en or et placé dans le temple d’Apollon Pythien, dans la fosse oraculaire, l’adyton. L’oracle de Delphes, la Pythie se tenaient près de l’omphalos.
L’omphalos de Delphes n’est pas unique.

L’omphalos derphique surmonté de deux aigles.

D’autres furent érigés durant l’Antiquité sur le pourtour méditerranéen.Plusieurs monnaies antiques portent un omphalos au revers, tantôt associé à Apollon, tantôt à un serpent, attribut d’Asklepios (esculape en latin), dieu gréco-romain de la médecine.

Phocide – Delphes ; statère ou didrachme (336-335 AC). Revers : Appolon assis sur l’omphalos de Delphes.
Réf. : Hoover, vol. 4, 1140.

L’omphalos apparaît aussi pour la toute première fois sur un denier de la République romaine, à l’époque où une épidémie dévastatrice de peste sévissait à Rome en 87 avant J.C.

Mysie – Pergame ; Æ22 ; (133-116 AC).
Avers : tête laurée d’Asklepios. Revers : serpent enroulé sur un omphalos. (Source : www.forumancientcoins.com/moonmoth/coins/pergamon_004.html).

Un autre denier en argent de l’empereur romain Vespasien (70-79, ap. J.C), un omphalos du domaine des dieux est représenté.

Îles de Carie – Rhodes ; drachme. Au revers, dans le champ en bas à gauche, omphalos sur lequel est enroulé un serpent. (Source : http://www.ancient-wisdom.com/earthnavels.htm)

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

The Griffin Warrior

En bon français « le guerrier Griffon » ! C’est le surnom donné à un véritable guerrier minoen dont la tombe a été découverte près de Pylos dans le sud de la Grèce, en 2015.
La civilisation minoenne s’est développée sur les îles de Crète et de Santorin entre 2700 et 1200 av-JC. Les découvertes de tombes « intactes » minoennes sont rares et celle-ci, de par sa contenance, était exceptionnelle.
Un guerrier minoen, donc, enterré près du temple de Nestor, 1500 ans avant notre ère. Une tombe contenant plus de 2000 artefacts de toutes natures, des poteries, des objets en bronzes, vases, miroir, épées, une tête de taureau… Des objets en ivoire, dont une plaque gravée au motif d’un griffon, d’où son surnom. (La fouille a été réalisée par des archéologues américains, les Grec n’ayant plus un kopeck ou un drachme…)
Le guerrier portait aussi quelques bijoux en or, dont deux superbes bagues en or massif de grandes dimensions, l’une d’elle représente un taureau au galop et sur l’autre plusieurs danseuses qui semblent évoluer autour d’un temple…
Source : smithsonianmag.com

22 épaves antiques

Découvertes en seulement une semaine ! Depuis longtemps déjà des pêcheurs d’éponges grecs, exerçant sur le plateau des fournis, un archipel de petites îles situé en Mer Égée, avaient signalé la présence d’épaves. Mais personne n’avait daigné se déplacer… Il aura fallu l’intervention d’un groupe de recherche américain associé à quelques plongeurs grecs pour découvrir une zone de 45 kilomètres carrés regorgeant d’épaves antiques ! Situées entre les îles de Samos et d’Ikaria, vingt-deux épaves ont été localisées en une semaine, certaines datées d’après les amphores et poteries de 400 av-JC et les plongeurs sont certains qu’il y en a bien d’autres…
Source : maxisciences.com

Les premiers votes romains à travers les monnaies

Pourquoi la nécessité de voter ?

Le vote est la manière par laquelle les membres d’une assemblée ou d’un corps sont appelés à exprimer leur choix. Voter, c’est contribuer à faire adopter par un vote majoritaire, une décision commune dans un délai donné. Ce système a pour but d’empêcher une prise de décision pour tous par un seul homme, donc d’éviter les abus de pouvoir.

Dans une démocratie, le vote est toujours un enjeu central de la vie politique et le peuple source exclusive de toute légitimité politique.

Dès l’Antiquité, les élections sont un temps fort de la vie des citoyens d’abord en Grèce puis à Rome. En effet, lorsque Rome conquiert la Grèce, le vote existait déjà dans ce pays.

Les premiers votes connus en Grèce

Dès le VIIIe siècle avant JC en Grèce, malgré des régimes oligarchiques et tyranniques, on votait à main levée pour légitimer les ou la personne ayant pris le pouvoir. Au VIe siècle avant JC, le régime de l’isonomie, c’est à dire de l’égalité de tous les citoyens devant la Loi, remplace oligarchies et tyrannies, puis s’installe la démocratie, soit le règne du peuple des citoyens (démos). Au Ve siècle avant JC, le philosophe Aristote dans son ouvrage La Politique, utilise pour la première fois le terme « démocratie » pour désigner le régime politique isonomique qui régit Athènes.

Il existait différentes manières de voter au Ve siècle avant JC, en Grèce : le vote à main levée et pour préserver l’anonymat des votes et éviter d’éventuelles représailles, le vote à bulletin secret que l’on pratiquait dans le cadre de l’ostracisme, procédure par laquelle on décidait ou non d’exclure de la Cité, un individu qui avait cherché à s’opposer au régime démocratique civique en cours. Les citoyens utilisaient lors de cette procédure des morceaux de poterie (ostraka) sur lesquels ils inscrivaient le nom de la personne ou des personnes qu’ils décidaient d’exclure. Ces ostraka étaient déposés dans un cratère, sorte de vase très évasé. Thucydide, homme politique et historien athénien, accusé de trahison fut exilé d’Athènes pendant vingt ans selon cette procédure.

Pour toutes les élections, les votants (40000 environ à Athènes) devaient présenter une plaque d’identification (sorte de carte d’électeur)…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73

Clerôterion : tablette en pierre à compartiments recueillant les jetons pour le tirage au sort. ©