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Monnaies et Détections

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98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.

98.07

Une ID pour ce poids svp ? C’est mon premier et je n’y connais absolument rien et je ne trouve rien nulle part… Merci d’avance et bonne détection à vous. 1,5 cm/1,5cm environ, 13 g environ. Sprtm31
Il doit s’agir d’un poids monétaire du franc d’Henri III (1574-1589). Poids de tolérance : XI D, un grain (pour la ponctuation). Au droit, croix feuillue et fleurdelisée portant H en cœur. 13 g environ ? Le « environ » nous permet d’affirmer que le poids devrait plutôt tourner en dessous à peine de 14 g…

97.07

Ci-joint ma nouvelle découverte sur le secteur de Garidech. Pourriez-vous me confirmer si c’est une romaine avec un diamètre de 19,2 mm et un poids de 3,5 grammes ? La matière ressemblerait à de l’argent… Si c’est une romaine, de quelle époque serait-elle et de qui s’agit-il ? Fillou 31
Oui il s’agit d’un denier serratus de la république romaine, reconnaissable immédiatement à son pourtour dentelé. L’avers présente un buste casqué et drapé de Rome à droite ; le casque est orné d’une tête de griffon et de deux épis ; au-dessus du casque, une marque de contrôle. Revers : C. POBLICI Q. F (Caius Poblicius Quinti Filius, Caius Poblicius fils de Quintus). Hercule debout à droite, tourné à gauche, étranglant le lion de Némée ; à ses pieds, sa massue ; devant un arc dans un carquois ; dans le champ à gauche, une marque de contrôle. Atelier : Rome. La monnaie mérite un nettoyage pour enlever cette gangue d’oxyde. Mais elle est trop usée pour figurer dans un médaillier honorable.

94.06

Patrick est à Carbonne (région toulousaine) et il a trouvé cette jolie vervelle perdue par un languedocien dans la période du XIVe au XVIe siècle. L’intérêt de cette vervelle est qu’elle représente le palais des archevêques de Narbonne présent sur tous les poids monétaires de Toulouse.

88.27

Une modeste trouvaille de Jean-Luc en Haute-Garonne : quelle pouvait être l’utilité de cet ensemble ? Un anneau de forme ovale et de section hexagonale relie deux plaques demi-losangiques décorées du même motif floral postérieur au XVIIIe siècle. Les deux plaques présentent sur leur face interne deux trous de rivets indiquant donc que cet ensemble reliait d’autres éléments. On avait pensé à un fermoir de livre mais cela ne peut être le cas.

Si un lecteur sait de quoi il s’agit merci de nous contacter pour en faire profiter tout le monde dans le prochain numéro via le courrier des lecteurs.

Trouvaille 85.08

Jean-Louis dans la Haute-Garonne a trouvé cette jolie imitation de la drachme d’Emporia, drachme à la victoire, IIIe siècle avant Jésus Christ. Avers : Anépigraphe : tête diadémée de Perséphone à gauche, les cheveux tirés en arrière et ramenés en trois mèches, le cou orné d’un collier de perles ; le revers présente un cheval tourné vers la droite, arrêté et relevant fortement la croupe, surmonté d’une victoire très stylisée tenant une couronne. Ligne d’exergue à la base. Le portrait est bien centré, d’un joli relief, le revers est un peu moins net mais cette monnaie TTB s’estime 1000 euros.

Trouvaille 79.19

Trouvaille de Mathieu dans la Haute-Garonne : un denier de Centulle BÉARN – SEIGNEURIE DE BÉARN: CENTVLLO COME. : croix cantonnée aux 1 et 2 d’un besant : (Centulle, comte). Revers : + ONOR FORCAS. Description revers : PAX dans le champ. Traduction revers : Honneur à la Fourquie. Monnaie en état TB estimée 15 euros.

La seconde monnaie est une carolingienne de Louis le Pieux. Avers : HLVDOVVICVS IMP entre deux grénétis. Revers : TOLVSA CIVI, croix. La monnaie est fatiguée, c’est un TB + qui s’estime aux alentours de 450 euros.

Détection philosophe

« Si j’avais dû faire la tête chaque fois que j’ai trouvé de vieux ferreux dans les champs, les bois et autres terrains de jeu sur lesquels j’ai passé mes détecteurs, du C.Scope VLF 770 en passant notamment par le Fisher 1266 pour arriver aujourd’hui au fameux Déus, nul doute que j’aurais une vraie sale trogne renfrognée pleine de rides verticales, horizontales et de biais… Un vrai “jeu de morpion” gravé sur le visage… Mais non, car chaque fois que je ramasse un fer à vache, ou à cheval, un outil plein de rouille, un gond de porte, un clou, un anneau, bref tout ce qui alourdit nos poches à merdouilles, moi, je suis heureux, vraiment. Si Napo 1 ou 3 ne sont pas au rendez-vous, si les tectosages se font discrets, et si les Jules et autres César de tout poil sont allés coloniser d’autres champs que les miens, je m’en moque royalement !

J’ai pris l’air, j’ai creusé, oh pour ça oui, j’ai creusé sur tous les tons… et en rentrant je brosse, je gratte, je nettoie, je redonne vie à ces bouts de ferrailles à coups de meuleuse, de ponceuse… Je me prends pour Vulcain qui aurait troqué sa forge pour un poste à souder ! C’est ainsi que dans le jaillissement de milliers d’étincelles naissent des masques, des échassiers, un monstre du Loch Ness, la tête du Minotaure, une chouette… et même un shadok…

Ceux à qui j’offre mes créations me disent que j’ai de l’or dans les mains… N’est-ce pas dans cet espoir que nous avons tous acheté un détecteur ? De l’or dans les mains… Bon, ils exagèrent un peu, mais ça fait du bien de le croire… A défaut de pierre philosophale j’ai la détection philosophe… »

Source : Texte et photo de Jean-Pierre Montagné, artiste prospecteur engagé sur le nettoyage des champs de la Haute-Garonne…