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Articles taggés ‘jeton’

Trouvaille 111.01

Bonjour l’équipe. Fidèle lecteur de votre revue, voici une monnaie trouvée dans une forêt de l’Essonne (91). Malgré un état de conservation plutôt bon, je n’ai guère réussi à l’identifier. Merci de votre aide. Diamètre 26,2 mm, poids 3,2 g. Cordialement, Pimpim

Il s’agit d’un jeton en cuivre du XVe siècle que l’on pensait, en première lecture de Nuremberg, mais non ! C’est bel et bien un jeton de compte de la chambre aux deniers du duc d’Orléans XVe s. Il se lit : côté clé et collier : GETOVERS DE (la) CHAMBRE AVX…/ DENIERS MONS(ieur) DORLIE(a)NS, qui se traduit par : « Jetons de la chambre aux deniers, Monseigneur d’Orléans », côté écu : « de France au lambel d’argent ». Catalogue DE LA TOUR de la collection ROUYER, du cabinet des Médailles de Paris, Numéro 329, page 56. Il est peu courant et nous l’estimons dans les 80 euros.

 

Fouquet

Un « fouquet » est un écureuil dans le dialecte angevin. Le surintendant Nicolas Fouquet portait donc des armes parlantes « d’argent à l’écureuil de gueules rampant ». Ce blason est plus ancien qu’il n’est souvent écrit, les Fouquet – ou Foucquet – sont de cette petite noblesse qui subit les vents de l’Histoire de plein fouet et qui déroge parfois, retombant dans la bourgeoisie.
Nicolas Fouquet est un homme qui est parvenu au sommet de l’Etat, juste en-dessous de Mazarin, puis a été arrêté, jugé, condamné au bannissement, peine aggravée par Louis XIV en détention perpétuelle. Il meurt à Pignerol en 1680, à 65 ans, après 19 années de geôle. Il y a côtoyé Lauzun et le Masque de Fer. On lui reproche d’avoir détourné l’argent de l’Etat, d’avoir comploté… Rien pourtant que de très banal : Richelieu s’est rempli les poches, Mazarin a passé la vitesse supérieure et même le laborieux Colbert ne crachait pas sur une commission.
Le complot, c’est plus compliqué, si l’on ose dire. Non pas que la création d’une « place de sûreté » soit rare au Grand Siècle. Ainsi le comte d’Harcourt s’enferme dans Brisach, en Alsace, et réclame de fortes sommes pour la rendre au roi. Il est vrai qu’il est appuyé par la puissance espagnole. Le marquis de Manicamp fait de même à La Fère, il faut lui en racheter le gouvernement. Car ils sont gouverneurs militaires, nous ne sommes plus au haut moyen-âge où des seigneurs brigands défiaient, du haut du donjon, les premiers Capétiens en Ile-de-France même… Non, le XVIIe est moderne et il s’agit désormais de généraux qui se rencognent dans leur caserne.
Ainsi lorsque Nicolas Fouquet, surintendant des Finances et ministre d’Etat, achète le marquisat de Belle-Ile pour 1 370 000 livres, puis fortifie et recrute, l’on doit mesurer que c’est exagéré mais pas inédit. De 1658 à 1661, il dépense des sommes folles pour en faire une place de sûreté. Une forteresse où il pourrait se réfugier en cas de disgrâce. En effet, les monarques capétiens n’ont guère de reconnaissance pour leurs financiers, plus d’un a terminé sur l’échafaud et Fouquet le sait.

Un jeton de Nicolas Fouquet avant qu’il ne soit marquis de Belle-Isle.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°110 …

97.02

Bonjour, je m’appelle Raphaël, j’habite dans la Nièvre. Félicitations pour votre magazine que j’attends impatiemment chaque fois. Voici une monnaie trouvée dans un bois de l’Yonne. Pouvez-vous me donner des renseignements sur cette monnaie s’il vous plaît ? Voici une autre monnaie assez classique mais je la trouve superbe, une Louis XVI 12 deniers trouvée dans le département du Nord et enfin deux objets que j’ai du mal à identifier. Merci d’avance pour les renseignements que vous me communiquerez et l’éventuelle parution de ces trouvailles dans votre magazine. Raphaël

C’est toujours un véritable frisson de sortir une monnaie d’or royale et merci de nous faire partager ce petit moment. Il s’agit d’un agnel d’or de Philippe IV (1285-1314) – Agnel d’or (26 janvier 1311). Avers : + AGN D IQVI TOLL PCCA MVDI MISERERE NOB. Agneau pascal à gauche, à l’éxergue PH REX. Revers : + XP C VINCIT XP C REGNAT XP C IMPERAT. Croix feuillue et fleuronnée dans un quadrilobe. La monnaie est en état TB+ du fait de l’usure sur la titulature du roi à l’exergue au droit. Le revers se porte mieux et permet de voir de légères pliures du flan. Cette monnaie s’estime 1500 euros.

Le douze denier au faisceau de Louis XVI comporte une patine assez belle et homogène. La frappe est fraiche, il y a néanmoins un degré d’usure et cette monnaie frappée à Paris en 1792-4 de la liberté fait partie des millésimes et ateliers les plus prolifiques. Son état TB+ la cote 15 euros.

Enfin on arrive aux objets. Pour le premier il s’agit d’un jeton de bordel en maillechort peut-être, la vue est explicite à l’avers et vous me pardonnerez de ne point la détailler. Le revers montre un portrait à gauche, style étrangement ressemblant à Léopold II roi de Belgique. Il est dommage que nous ne puissions déchiffrer l’inscription présente car elle aurait apportée de précieux renseignements. Fin XIXe siècle.

Le dernier objet est plus intriguant, il s’agit d’un élément de système d’attache de la période moyenâgeuse XIIIe-XIVe siècle. Les dorures restent encore présentes dans le fond des poinçons qui constituent des lignes courbes. Si on rajoute la couleur argent qui devait être présente sur toute la surface du métal et cette forme indéterminée, vous comprenez que nous restons sans idée sur la représentation faite avec cet élément de bronze. Et vous lecteurs avez-vous une idée ?

Trouvaille 81.19

Bonjour, j’ai trouvé dans une vieille ferme, posé dans un trou de boulin, une petite boite où parmi quelques monnaies du siècle dernier se trouvait cette médaille ou jeton. Pourriez-vous m’en dire un peu plus et quelle pourrait être sa valeur ? Jean

Il s’agit d’un jeton frappé pour l’année calendaire de 1777, un calendrier reprenant sur les deux faces les fêtes religieuses : fête Dieu, Avent, Pâques, Cendres, Pentecôte, Ascension, Septuagesime ? avec la liste de tous les dimanches de l’année et sur l’autre face : Louis XVI roi de France, né le 23 août 1754. Dans le cartouche central les douze mois et le nombre de jours correspondants, les phases de la lune, cycle du soleil et nombre d’or précisé. A gauche, lettre dominicale E, indication rom : 10 à l’exergue : Marie Antoinette d’Autriche reine de France née le 2 nov 1755. C’est une médaille qui devait être distribuée au peuple à l’époque. Elle semble en laiton. Ebay en a présenté une plus usée à 25 euros et qui n’a jamais été vendue. Il en existe beaucoup d’autres pour des années différentes. La valeur de celle-ci doit avoisiner les 40 euros en fonction de son état.

Trouvaille 69.17

Bonjour, après avoir effectué de vaines recherches sur le net je vous soumets cette monnaie ou jeton pour une identification. L’objet a été trouvé fortuitement dans le département du Cher, région de Saint-Amant Montrond. Son diamètre est de 17 mm, son poids est moins d’un gramme et le type de métal certainement du bronze. Merci par avance pour l’identification et aussi pour votre excellent magazine. Fondromain

Ce jeton est un jeton lombard (de marchand italien) frappé pour Saint Jean d’Acre, avec un monogramme à la croix entouré du soleil et de la lune, fin XIIIe siècle. Un marchand italien l’aura perdu en apportant ses marchandises à une foire locale du Cher. Je vous joins la couverture d’un ouvrage qui parle justement de ces Lombards et de leurs affaires, de leurs mentalités, de leurs ennuis avec l’Eglise.

Trouvaille 66.04

Mathieu officie du côté de Calmont et nous envoie cette jolie petite boucle du XVe siècle environ avec un motif de fleur reproduit plusieurs fois. Le curieux jeton, identique sur les deux faces, avec une âme en métal et un liséré important de chaque coté contient une inclusion d’une matière transparente découpée et représentant deux personnages avec chapeau et redingote comme au XIXe siècle et se faisant face. A quel usage était destiné ce jeton ? Mystère !