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Gold en Australia 2e partie

Lundi, aujourd’hui c’est la réparation du pneu qu’il faut que nous fassions faire avant de repartir dans le bush ! Nous avons fait le tour de la ville, dans les petites rues, personne dans les grandes rues et aucun garage n’est ouvert, pourtant nous ne sommes pas un jour férié ? Cela nous permet de revoir le couple d’Australiens avec qui nous avions sympathisé la veille, nous leur racontons notre mésaventure de crevaison et du coup je vais faire du troc avec eux, je vais échanger un des bijoux que je fabrique avec du verre et des paillettes d’or de France contre un cric (il en avait deux dans son véhicule). Me voilà dépanné pour mon 4×4, Youpi !!!

Mardi, nous avons enfin trouvé un endroit pour faire réparer la roue de secours par je crois le seul mécano (hormis ceux des mines) sur Leonora et comme d’habitude ça va coûter 50 $, quoi que vous fassiez faire ici, une soudure ou autre chose, le minimum c’est 50 $…
Nous finissons nos courses, le pain n’est pas encore arrivé en boutique, tant pis nous partirons sans, je le ferai moi-même à la poêle dans le bush, ce sera une découverte pour Damien… La loi nous dit qu’il faut que nous informions les fermiers de notre présence sur leurs terres, alors un petit détour s’impose pour demander l’autorisation de prospection à la ferme à qui appartient les terrains où nous allons aller.
Le dernier fermier que nous visitons, partait de chez lui quand il nous a vu arriver, il a fait demi-tour pour nous rencontrer, lui aussi a très facilement donné son aval. Ce qui est surprenant c’est la facilité qu’ont ces fermiers à nous donner des autorisations pour que nous prenions les pépites d’or qui sont sur leurs terres, (enfin, elles ne sont pas si faciles que ça à trouver) à vrai dire ils s’en foutent royalement, eux élèvent des bêtes alors les pépites d’or… Bon, nous avons maintenant plusieurs autorisations pastorales, qui couvrent un peu moins que la superficie d’un département français, nous avons suffisamment de choix sur les lieux à prospecter !
Nous venons d’arriver à notre destination choisie la veille, je me mets à la fabrication du pain, pendant ce temps Damien consulte ses notes, après s’être harnaché il part détecter. Cela fait à peine une demi-heure et voilà le talkie-walkie qui crépite « pépite, pépite, pépite », une 1,3 g, hélas ce sera la seule découverte pour nous deux jusqu’à vendredi.

Fabrication du pain

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Cahiers de prospection 2005-2006

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis  1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 22 septembre 2005
Je pars à 8 h du matin, il fait très beau, ciel bleu, grand soleil. Je vais jusqu’à Nebias, je me gare devant le camping et je monte par une petite route forestière goudronnée. Je ne retrouve pas le même paysage que dans l’autre partie de la forêt de Belesta. Ici aussi bien sûr c’est planté de sapins mais la nature du sol n’est pas la même, il n’y a pas de pierres blanches, la terre est rougeâtre, avec des rochers gris-noirs, et des pierres squameuses. Pas d’alignements ni de tas de pierres. Je n’ai aucun son. Juste une douille de 44/40 sur le chemin de pierres après la route, qui grimpe à flanc de montagne et passe devant une grotte. Je vais marcher toute la journée sous les sapins, aucune trace d’habitat, à peine quelques sons de ferreux, clous de chaussures, restes de bidons, un fer à bœuf. Je croise plusieurs chercheurs de champignons. Le soir vers 18 h en repartant je passe devant quelques pieds de bouleaux, et je trouve une superbe poche de « tremoules ». En arrivant à la voiture devant le camping, il y a un pneu crevé. Je rentre avec la petite roue de secours.

Vendredi 23 septembre 2005
(Congés du 19/9 au 8/10) J’apporte la voiture au contrôle technique et Thierry me dit qu’il a perdu sa bague à la fête d’Escayre. Le soir à 18 h je vais le prendre et nous allons faire l’endroit pour essayer de la retrouver, mais on ne trouve que des pièces de monnaies perdues pendant les fêtes… On cherche quand même deux bonnes heures…

Samedi 1er octobre 2005
Je pars dans la forêt de Bélesta par le plateau de Sault. Temps couvert, un peu de vent, éclaircies. Je commence à rentrer sous les sapins vers 10h30 en suivant un chemin forestier barré et cadenassé. Je fais partir un grand cerf qui monte devant moi en escaladant les éboulis. J’arrive sur un petit plateau, avec à l’entrée les restes de murets en pierre d’une cabane. Elle a dû servir d’abri pour les chasseurs et les forestiers, il y a des douilles et des boites de conserve tout autour. Un tracteur est venu chercher des troncs coupés et il a laissé de longues traces en les tirant, arrachant la terre et écrasant ronces et fougères. J’en profite pour détecter dessus. Je trouve un morceau de fibule, 3 pièces en bronze celtibères, dont une cassée, et un double tournois. Je repars à 18 h, l’obscurité commence à tomber. Toute la journée je suis resté sous le brame d’un ou de plusieurs cerfs, c’est très impressionnant, surtout quand on le sent très proche. Arrivé à la maison j’ai reçu mon premier numéro d’abonné à Monnaies & Détections.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Cahiers de prospection 2004

Dimanche 25 janvier 2004
A 14 h je pars chez Philippe et nous allons dans les labours en revenant vers le village. Il y a des briques à un endroit près de l’Ariège mais aucune pièce ni de débris de poteries. Je ne trouve qu’un double tournois. On va ensuite à un autre endroit : il me dit que c’est là qu’il a trouvé l’as de Nîmes et l’amulette phallique. Mais on ne trouve qu’un autre double tournois lisse et des morceaux de plomb. Je lui parle du site du bord de Garonne chez Claude et je lui promets de l’y amener.
Samedi soir 31 janvier 2004
Je monte chez Dominique (il est seul, sa femme et la petite sont au loto de l’école) voir un sabre et surtout les deniers romains et les monnaies à la croix qu’il a trouvés.
Lundi 2 février 2004
A 8 h je vais chez Claude et Paulette. Je prends le café chez eux en arrivant puis je descends en bord de Garonne. Il fait froid mais très beau. Je fais les deux extrémités du terrain, elles finissent en pentes abruptes dans l’eau, il n’y a pas d’autre accès que le chemin actuel. Il ne devait pas y avoir de gué non plus vu les berges très encaissées et la profondeur des eaux. Je remonte par le chemin pour le prospecter, mais j’arrête au bout d’une dizaine de mètres car il est empierré et les trous remplis de débris de briques, restes de plâtre et de béton. En haut de la crête je pars à droite au lieu de revenir à la ferme de Claude, je reste sur le bord de la falaise, en lisière du champ. J’arrive à une statue (Sainte Germaine ?) avec des ex-voto fixés sur le socle de ciment. La vue est magnifique sur la Garonne et la plaine au-delà. Je reviens sur le champ du bas et je commence à prospecter, mais je ne trouve qu’une pièce romaine très fruste (elle est presque carrée, avec le S C), deux doubles tournois, un quart d’anneau en bronze, une fibule (il manque le bout fin de l’ardillon), trois plombs de filet. Je ramasse aussi deux pesons de métier à tisser, l’un en terre cuite, l’autre taillé dans une pierre blanche friable, et trois fonds de tasse ou de pot en sigillée, dont l’un avec une estampille dans un cartouche carré. Je repars à la tombée de la nuit en m’arrêtant chez Claude leur faire voir les trouvailles que je leur laisse pour donner à Eric.
Lundi 23 février 2004
J’ai 57 ans aujourd’hui. A midi je vais chez Claude car Eric veut m’amener sur les terres qu’il a achetées dans la plaine de l’autre côté de la Garonne. En chemin il me raconte que le gars qui les lui a vendues avait un Tésoro et il a trouvé « plein de trucs ». D’ailleurs depuis qu’il a ces terres il voit souvent des prospecteurs dans le coin, soit dans ses champs, soit aux alentours. Je fais toute la parcelle qu’il m’indique, derrière une villa. C’est une petite pente qui descend vers un canal de moulin qui rejoint le ruisseau plus loin, la Louge. Il y a effectivement des tegulae, et même un beau morceau de sigillée, mais que des ferreux. Par contre après le troisième poteau téléphonique je tombe sur un endroit où je trouve une bonne douzaine de plombs de scellés, sûrement des plombs de sacs de semences. Retour à 16h30 en ramenant Eric chez lui.

Il a neigé le vendredi soir 27 février et le samedi soir 28 février.

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Cahiers de prospection 2003-2004

Lundi 17 février 2003
A midi Gérard m’amène chez Stéphane au lieu-dit L’Eglise et il m’indique le pré où se trouvait l’ancien cimetière. Puis à 14 h je vais en bord de Lèze chez Thierry. Il fait froid, il neige tout doucement, mais je suis bien couvert. Je ne trouve que des éclats de plomb. Je rentre vers 16 h.

Lundi 24 février 2003

A 14 h avec Dominique on passe chercher Jean-Yves et on monte chez Gérard, puis on va détecter sur le pré de l’Eglise, chez Stéphane. L’endroit est sur le plateau au-dessus de la ferme, et le long de la route. D’après Stéphane, qui a labouré plusieurs fois le champ, le cimetière était sur le côté gauche du chemin qui va vers le hameau sur la crête, et l’église devait être côté route sur la droite. En surface, il ne reste aucune trace, seuls les labours font remonter quelques galets et des bouts d’ossements. Sur le cimetière on ne trouve rien, mais dans le ray-grass sur la pente qui descend vers la route, on trouve plein de doubles tournois (une dizaine chacun). Dominique sort aussi un bouton doré de gendarme, une bague en cuivre, une double agrafe et Jean-Yves un bel ardillon scutiforme de plaque boucle mérovingienne. Le site a l’air riche en pièces vu tous ces doubles tournois, il faudra revenir quand il sera labouré. Stéphane promet de nous prévenir. Retour vers 18 h. Il soufflait un vent d’autan complètement fou.

Lundi 10 mars 2003

Il fait un très beau soleil, un ciel magnifique. A midi je monte à Rieumajou car Gilbert m’a dit qu’il avait labouré. D’ailleurs, il est là en train de finir le champ du bas. On discute un peu puis je commence à chercher. Le détecteur ne fait que sonner sur de la ferraille et des scories de forge. Je ne trouve qu’une petite pièce romaine en bronze, une autre de la Révolution, et toujours dans la pente vers le talus en face des deux premiers arbres, une boucle malheureusement cassée, avec son ardillon. J’ai vu un beau morceau de sarcophage et plusieurs tessons de sigillée. Je fais le talus avant de repartir mais je n’ai de sons là-aussi que sur des ferreux. Retour 18 h.

Vendredi 21 mars 2003

Matin à Toulouse pour une formation. Puis vers 14 h je vais me garer devant l’appartement d’Axel et je pars à pied au magasin de Gilles. Je lui achète le dernier XPlorer, le Gold Maxx 850 euros. Puis je ramène Axel à la maison.

Jeudi 27 mars 2003

(j’ai posé 3jours de congés)
A 7 h je pars pour essayer le nouveau détecteur dans l’Aude, sur le plateau de Sault. On m’a parlé d’une haute colline entièrement barrée par une ligne de pierres entassées. Je la trouve tout de suite car on la voit très bien à la sortie du village qu’on m’a indiqué. Mais j’ai beau la faire dans tous les sens d’un bout à l’autre et de haut en bas, je rentre bredouille. Clous et cartouches. Je me demande si en fait ce mur n’était pas destiné tout simplement à enfermer le bétail et surtout lui éviter de s’approcher du bord des falaises. Le détecteur est lourd au bras, mais plus sensible que l’autre. Retour par la forêt de Bélesta.

Dimanche 29 mars 2003

Je pars à Rieumajou à 14 h pour essayer le Gold Maxx. Je discute un peu avec Gilbert puis je vais dans la plaine dans le champ des 2 chênes (en chemin je m’étais arrêté avant Labuzac pour voir l’endroit où Thierry a trouvé une meule à grain, au pied du pivot. Il y a de rares morceaux de briques, je trouve un Napoléon III). Je sors uniquement 2 doubles tournois lisses et une petite étoile en fer blanc. Il fait très beau avec un fort vent d’autan. Je repars vers 17 h et Gilbert me dit d’aller à Rieumajou car le tournesol a été semé hier et je peux encore y marcher. Le nouveau détecteur est très agréable, très sensible. Je trouve tout de suite un petit bronze de Constantin et 3 morceaux de plomb minuscules. Je ramène un morceau de sarcophage à Gilbert. (Il passe le bull autour de la ferme retapée).

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Cahiers de prospection 2002

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 7 janvier 2002
A 14 je pars à Dicies. Il y a toujours un brouillard très épais. Je me gare au bout du chemin de la ferme à côté du pont et je fais le côté rivière, le champ à gauche du chemin en revenant vers la route. Il y a beaucoup de débris de briques et des galets, mais le sorgho n’a pas été labouré et c’est dur à creuser. C’est très pollué : clous, débris de ferrailles, boites de conserve. Je trouve un morceau de peigne en fer et un denier romain en bel argent, Caesar, avec des trophées, et un éléphant au revers, mais malheureusement il manque un morceau. Et une pièce de 50 centimes 1947. Puis je passe de l’autre côté du chemin, dans le premier champ. Je trouve un plomb de filet, 2 balles rondes de mousquet, 3 doubles tournois, un demi-as de Nîmes, et une plaque de bronze, on dirait une écaille de cotte de mailles.
Dimanche 27 janvier 2002
Après-midi à Marquein chez Dominique, avec son fils de 8 ans, Vincent. Il fait très beau. On fait plusieurs endroits, sur d’anciennes fermes abandonnées, mais on ne trouve rien, c’est très pollué (2 doubles tournois). Je repars à 18 h.
Lundi 28 janvier 2002
Il fait très beau, même chaud. A midi je pars en bord de Lèze chez Thierry. Rien (un peson en plomb). En rentrant je m’arrête à Dicies. Il y a justement Domi, il a trouvé une montre (au bord de la rivière, qui a été nettoyée). Je cherche un moment avec lui, mais c’est très pollué. Rien.
Samedi 2 février 2002
A 14 h je vais à Dicies pour descendre dans le lit de la rivière et faire les berges. Il y a un vent d’autan terrible mais un beau soleil. Je retrouve Domi qui est en train de faire le champ. Rien dans la rivière (le lit est trop friable, la roche se délite et ne retient rien, et en plus c’est très pollué). Je reviens donc dans le champ, mais je ne trouve rien, sauf deux gros morceaux de plomb dans le labouré près du pivot. L’endroit a été fait et refait : traces de pas, trous de prospecteurs. Je repars à 17 h 30. Domi me donne une cartouche de 7,65 qu’il a trouvée sur le chemin.
Lundi 4 février 2002
A 14 h je pars à Rieumajou. Il fait très beau, très chaud, le vent d’autan est tombé sans amener la pluie. Je laisse la voiture sous le platane comme d’habitude puis je vais aux 2 chênes, dans la plaine. Jacques et Gilbert sont en train de creuser une tranchée pour amener un tuyau d’irrigation car ils veulent justement pouvoir arroser le champ de Rieumajou. Je descends prospecter le fond et les parois de la tranchée, mais aucun son. Je trouve quand même une tegula entière, toute seule, à 1,80 m de profondeur ! Aucun son non plus sur la ligne de terre sortie de la tranchée. Puis je vais aux 2 chênes, sur le coin du champ plein de galets et de bouts de briques, mais je ne trouve rien. Avant de repartir à 17 h, j’aide Jacques et Gilbert à traverser la route en leur mettant des pneus sous les chenilles du bulldozer.
Lundi 10 mars 2002
L’après-midi je vais à Clauzel de 14 à 17 h. Je passe par le moulin, et je vais faire le champ le long du chemin de la plage : 3 deniers tournois et une grosse cuillère en étain, puis la chapelle (rien) et ensuite en repartant je refais l’endroit avant le moulin où j’avais trouvé la pièce gauloise : je trouve coup sur coup une très belle pièce en argent, 2 francs 1849, en très bon état, un couvercle de briquet Zippo sur lequel a été gravé Yannick et dessous : 18.10.1973, puis un gros bronze tout lisse (Révolution ?). J’arrache une pousse de figuier à côté du vieux moulin pour la planter à la maison.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 108

Cahiers de prospection 2001-2002

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Lundi 30 juillet 2001
Je vais chez Jean-Yves à 13h30. Il y a un autre silo à grains dans la maison qu’il a achetée (il m’avait prévenu samedi matin et j’avais pu faire un saut à 16 h pour le voir). Il est très beau, car le goulot a été bâti bien rond avec des briques foraines posées sur la tranche. Il est tout près de celui qui était sous la cheminée. Nous passons tout l’après-midi à le vider. C’est moi qui descends le premier remplir les seaux car le gabarit de Jean-Yves (et surtout celui de son père) ne lui permet pas de rentrer, même un morceau ! C’est le remplissage habituel des silos à grains désaffectés : il y du cuir (2 vieilles chaussures) des clous, de la brique, de la tuile canal, de la poterie, difficile à dater, car il y a de la faïence blanche et cette pâte chocolatée très luisante. Je trouve un beau boulet de pierre, un double tournoi (il y en aura 4 en tout). Vers 17 h il y a suffisamment de place dégagée pour que Jean-Yves puisse descendre et il me remplace. Il trouve une magnifique cruche à eau en pâte brune, renversée sur le côté et absolument complète, c’est un moment très fort. Elle est très belle, le plus surprenant est qu’elle est absolument intacte, sans aucune fêlure ni cassure. Comment a-t-elle pu atterrir là sans être cassée ? Il me la fait passer pour la sortir avec mille précautions, et une fois sommairement nettoyée nous la portons dans la pièce voisine. Je repars vers 19 h alors que le fonds du silo n’est pas encore atteint. Ils ont trouvé dans le premier silo, sous le four, une brique avec gravés dans la pâte, des cœurs, des carreaux, et une belle rosace.

Dimanche 18 août 2001

De 14 à 18 h je vais faire les bords de l’Ariège à partir de l’embouchure de l’Hers, en descendant. Je tue un serpent, je trouve un double tournoi, un Napoléon III presque lisse, des clous de fers à cheval, des balles de pêche, un clou de cuivre à tête carrée avec des restes de dorure.

Dimanche 19 août 2001

A 15 h je pars au Ressegayre dans un champ appartenant à Francis, dans lequel il a été trouvé un squelette il y a plusieurs années en élargissant le fossé. Effectivement, je trouve sur le bord, côté route, plein de traces de briques, de tuiles canal, des galets, de la poterie (noire, et vernissée) et une grosse perle (ou une fusaïole) blanche, ainsi que des ossements, mais pas de pièce métallique. Je fais pourtant la totalité du champ, en descendant même jusqu’à la ferme en train de s’écrouler : rien. Retour vers 18h30. Je ramasse les premières figues.

Samedi 25 août 2001

Canicule. A 16 h je pars à Saint Sernin. Je me gare au bord de la rivière. Je laisse le sac au pied du noyer et je monte. (il y a un nid de tourterelle des bois et je la vois chanter sur une branche sèche). Je trouve 2 grosses pièces (Louis XVI) puis un petit Antoninien abimé, et surtout une magnifique pièce en argent, un ½ franc Louis Philippe de 1834. Puis 3 doubles tournois, 2 francs de 1940, une petite bague en cuivre, et une grosse fleur de lys en plomb très lourde. Les chiens des villas ne font qu’aboyer. Le vent d’autan s’est levé. Je rentre vers 19 h.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 107

Cahiers de prospection 2000

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 13 avril 2000
L’après-midi je pars à Diciés. Il fait très beau. J’y reste de 16 h à 20 h en faisant l’aplomb du parc. Je fais d’abord le bord du parc puis je vais faire le morceau de champ au débouché du chemin de Bordeneuve (il y a plein de voitures de pêcheurs). Je trouve en tout une vingtaine de pièces mais à part un liard de France et un Antoninien très abimé, il n’y a que des doubles tournois complètement lisses. Après je passe le long du pivot d’irrigation et là je trouve tout de suite un fond de tasse de sigillée (mais sans estampille) et un peson entier de tisserand en pâte de brique, puis des pièces et des morceaux de plomb. En tout je trouve de nouveau 20 monnaies, un dé à coudre, des plombs de pêche et de chasse, 1 bouton de garde mobile. Je rentre juste avant la nuit. On aurait dit que le détecteur sentait que demain je vais en acheter un autre : c’est la première fois que je trouve autant de pièces en quelques heures. Mais en arrivant à la maison et en triant et nettoyant, déception, car ce ne sont de nouveau que des doubles tournois lisses.
Samedi 15 avril 2000
J’ai posé un jour de congé pour aller chercher mon nouveau détecteur chez Gilles (Xplorer, 4590 francs quand même, presque la moitié d’un mois de salaire). Je discute avec un client, il veut m’échanger la petite obole à la croix que j’avais apportée pour la montrer à Gilles. On échange les numéros de téléphone mais pas question de m’en séparer. L’après-midi je vais essayer le nouveau détecteur à Clauzel. Je tombe sur Yves qui me fait voir le ponton de pêche qu’il a construit sur l’Ariège, il me dit que la veille il a pris 17 anguilles. Il me parle aussi des parachutages d’armes à la Ginestière. Je vais dans le champ derrière sa villa, en face de la falaise qui est de l’autre côté de la rivière : pas un son, même pas du plomb… juste un anneau en fer. Il faudra que je m’habitue au nouveau détecteur, il faut porter le bloc à la ceinture et ce n’est pas commode pour se baisser, il faut le mettre en arrière, ou alors l’accrocher à la canne mais cela l’alourdit. Je vais sur la chapelle disparue, là par contre je sors plein de plombs et des clous, mais pas une seule pièce. Il faudra peaufiner les réglages car il sonne bien sur les ferreux. Je vais ensuite vers la plage, et là je tombe sur un coin de quelques mètres carrés, dans un angle du chemin, juste au nord du champ, où coup sur coup je sors 6 doubles tournois, puis 3 autres dispersés. Sur un, on voit bien 3 fleurs de lys, la date, 1610 et une tête à droite… Je repars avant la nuit tout en prospectant, et entre les pompes et la station de relevage je trouve un Napoléon III avec une belle patine. En le nettoyant à la maison je vois qu’en fait c’est une pièce de Victor Emmanuel roi d’Italie, elle a sûrement été apportée et perdue par quelque immigré italien. Puis juste au niveau de la ferme, je sors une magnifique pièce en argent de Napoléon III, une pièce trouée de 1939 et un double tournoi. Le détecteur est plus puissant que le Minelab, il faut que je m’habitue aux sons et à bien localiser la cible.
Samedi 22 avril 2000 (Pâques)
Je pars à Diciés vers 16 h. C’est couvert. Je ne peux rester qu’un petit moment car il commence à pleuvoir mais je voulais essayer le nouveau détecteur sur ce terrain. Je trouve un morceau de plomb qui semble avoir une pièce d’un côté, une pointe de charrue et une cartouche à broche. Mais la pluie m’oblige à partir. En plus ils ont déplacé le pivot et je ne m’y repère pas bien. Surprise : arrivé à la maison, le morceau de plomb avec la pièce s’avère être en fait une magnifique tête de bronze. Le plomb est un petit rectangle (plomb de balance, ou sceau ?) la tête est en ronde-bosse, très belle, avec un diadème, il y a des stries sous le menton. Mais je n’arrive pas à lui donner une facture certaine : romaine, médiévale, ou moderne ?
Lundi de Pâques 24 avril 2000
Je vais à Dicies à 15 h, le ciel est bleu, il fait très beau, la terre a séché après la pluie de dimanche. Je me gare près du petit pont du ruisseau, il y a des voitures de pêcheurs, ou bien de jeunes qui doivent faire l’omelette au bord de la rivière. Je fais toute la zone au bord du champ en restant parallèle à l’Ariège, mais je ne trouve pas grand-chose : une pièce trouée, une autre de 1936, et un double tournoi assez lisible. Par contre en revenant sur le pivot j’ai la chance de trouver une jolie monnaie gauloise à la croix, en bel argent, puis un as de Nîmes, plein de plombs et un morceau de polissoir en pierre noire.
Lundi 8 mai 2000
De 15 à 19 h je monte à Rieumajou car Gilbert m’a dit qu’il labourait. En fait tout le coteau est encore en herbe, il a juste commencé à disquer le haut du plateau. Il est d’ailleurs en train de continuer. Je trouve un demi-as de Nîmes en arrivant sur le plateau, puis plus rien, à part 3 morceaux de plomb informes. Je sors une grosse clavette d’attelage de remorque et je l’apporte à Gilbert sur son tracteur. Il me dit que normalement ils devraient semer le soja dans une semaine. Le soir j’appelle Dominique, il me dit que lui aussi est allé à Dicies (donc j’avais raison, les trous que j’avais vus n’étaient pas ceux de lapins ou de blaireaux). Il a trouvé du médiéval derrière le parc, et du gallo-romain vers le ruisseau.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Cahiers de prospection 1999

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Vendredi 1er janvier 1999
Il fait très beau. Je monte à Arce de 14 à 17 h, Franck arrive juste après moi. Quelqu’un a dû le prévenir qu’une voiture était garée devant la ferme. Je fais tout le tour de l’enclos, je ne trouve qu’une médaille de Lourdes, 1 franc de 1949 et une pièce de 50 centimes Chambre de Commerce de Toulouse. Je lui donne le tout. Il me dit que s’il lève des briques en labourant, il m’appellera.
Lundi 4 janvier
Je pars à 10 h à Saint Sernin. Il fait très doux, pas de vent. Le maïs a été ramassé mais le champ n’a pas encore été disqué ou labouré et je ne trouve pas grand-chose car rien n’a changé depuis le dernier passage. J’y reste quand même jusqu’à 14 h 30 : trois doubles tournois lisses, un ardillon de boucle mérovingienne ou wisigothe, un bouton militaire du 63e, un bon pour 50 centimes 1922, 20 centimes 1963, 2 francs 1947 (tiens, l’année de ma naissance !), 5 centimes 1911, et une pièce moderne de 1 franc… qui s’avèrera à la maison être une pièce de 1 franc en argent de 1916, alors que j’allais la prendre pour aller acheter le journal !
Lundi 8 mars 1999
L’après-midi je vais détecter derrière la villa d’Yves. Je trouve une jolie pièce de 5 centimes de la Révolution, et deux balles de mousquet. Ça sent le printemps.
Lundi 14 mars
Il fait très beau. L’après-midi je monte chez Patrick car il a trouvé des briques en refaisant un fossé. J’étais déjà venu faire cet endroit l’an passé. Effectivement il y a beaucoup de briques et de tuiles au fond du fossé. Je pense qu’il y a un rapport avec le trou de la carrière juste en face. Mais je n’ai aucun son. Aussi je reviens à Rieumajou. Je repasse toujours sur le même coin. Je trouve quatre petits bronzes romains en assez bon état, et encore plein de plombs.
Lundi 22 mars
Je rejoins Philippe à Roquefixade vers 10 h car sa mère a une résidence secondaire là-bas. Nous partons aussitôt par le chemin qui monte dans la montagne à l’opposé du château. Je trouve tout de suite un double tournois dans le chemin, puis deux cartouches complètes de 9 mm (en fait, ce sont des 380 anglaises ou américaines) entre les deux stèles, puis une autre sur le chemin (là c’est bien une 9 mm allemande) et une douille de 7,5 longue, allemande également, puis une pièce trouée de 10 centimes de 1941 avec « Liberté, égalité, fraternité » !!! En 1941 !!!
Mais une pluie terrible a commencé, avec des rafales de neige, il fait très froid, nous sommes trempés, nous avons les doigts gelés. Aussi nous rentrons à midi. Je mange avec Philippe et sa mère puis je rentre. Je donne les trouvailles à sa mère pour qu’elle les apporte à la mairie.
Dimanche 28 mars
Il fait beau, un vent très léger. Le champ de Saint Sernin a été labouré et hersé. Je le fais très méthodiquement, lentement, j’ai tout mon temps. Je trouve beaucoup de bouts de plomb, une grosse balle sphérique en plomb, et une autre avec un trou de scellement en triangle, trois morceaux de plaques boucles, une contre plaque rectangulaire (il manque 2 cabochons), une petite croix (sûrement un souvenir de Lourdes), un clou de bronze à tête ronde (ou un cabochon de plaque boucle ?) trois gros morceaux de boucles rondes en bronze, 100 francs 1955, et douze pièces : cinq doubles tournois, et sept piécettes romaines très abimées, plus une grande boucle de ceinture wisigothe, mais il en manque un petit bout, et une tige en bronze, qui forme comme un B…
Lundi 29 mars
De midi à 15 h je reviens derrière la villa d’Yves mais cette fois en restant davantage vers le bord de la rivière. Rien, pas un son, juste un bout d’anse d’amphore. Puis je vais à l’ancienne chapelle. Je trouve neuf pièces et une rondelle de plomb : des doubles tournois, un Napoléon III, un Louis XVI, trois pièces modernes et un morceau de fibule à cercles concentriques. Il a fait très beau. En rentrant je vais chez le voisin, on passe le détecteur dans son jardin et on trouve un petit bijou en or, un cœur, avec l’attache cassée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 3 septembre 1998
Il y a eu un gros orage hier soir. A 9 h je monte à Rieumajou. Les trois frères sont là (le père arrive un moment après) qui finissent de tronçonner et charger sur une benne les vieux chênes de l’allée, qu’ils ont coupés et désouchés. Je ne trouve rien dans le champ. Je reviens sur la partie labourée, la terre est molle, les débris sont lavés. Mais je ne trouve que du plomb à travers les bouts de briques et les morceaux de poteries (je garde un petit morceau de poterie noire peignée et un fragment de meule en grès). J’arrive quand même à trouver un petit bronze et un fragment de plaque boucle. Je pense qu’à force d’y passer on a tout ramassé. En plus Gilbert a trouvé une pelle US contre un des chênes qu’ils ont coupés, je ne suis donc pas le seul à y venir. Il va falloir trouver un autre endroit.

Vendredi 4 septembre 1998

Vers 14 h je vais chez Patrice qui m’indique un endroit où il trouve plein de briques en labourant.
C’est entre la ferme de ses parents et celle de René, le long de la petite route. Je trouve tout de suite l’endroit, près du dernier poteau électrique, au milieu du champ. C’est plutôt dans le creux, pas du tout sur un site dominant. Il y a effectivement beaucoup d’éclats de briques, mais avec très peu de galets. C’est juste déchaumé après le blé. Je trouve des bouts de tegulae, très caractéristiques, mais pas de poterie, juste un tesson ou deux d’amphore, et encore c’est douteux car tellement abimé par les charrues. Aucun objet métallique non plus, même pas du moderne, à croire que le détecteur ne marche pas. Tout d’un coup je vois un morceau de poterie qui me parait être de la sigillée : je le ramasse et c’est effectivement le fond d’un bol de sigillée, je le nettoie, le fond est presque rond et je cherche l’estampille. Je la croyais sur le fond à l’extérieur, en fait elle est à l’intérieur, bien centrée, juste à l’aplomb du point central, dans un grand cercle double. Ce ne devait pas être un bol mais plutôt une grande coupe à fond plat, ou une assiette creuse. L’estampille est dans un cartouche, je lis : C. ELER.FEC.
J’ai beau continuer à chercher, je ne trouve rien d’autre, ni métal ni poterie. Je repars et je vais chez Jean-Marc car je ne suis pas très loin. Nous allons voir les ruines du Bois du Roi, sa mère vient avec nous. Puis en allant chercher Axel chez Aurélie je m’arrête avant la ferme et je vais dans quelques rangs de la vigne : je trouve une pièce trouée de 10 centimes 1939 et une grosse pièce lisse en bronze, mais cassée.

Samedi 5 septembre 1998

Je vais à l’Ariège au niveau du Fort, je fais les deux rives de chaque côté du pont, mais je ne trouve que des balles de pêche.

Dimanche 6 septembre 1998

Le matin je vais au vide grenier, puis l’après-midi je reviens à S. Je refais la rive droite, des deux côtés du pont. Je trouve deux petites boucles et un denier tournoi. Puis je vais faire le bas de la chute, derrière l’île, côté gauche. Je trouve un anneau de cuivre, et deux autres boucles.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

Cahiers de prospection 1998

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993
par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 19 juillet 1998
Vent d’autan. Dans l’après-midi je vais au bord de l’eau, je traverse à gué au niveau des 4 peupliers, juste après le pilier qui supportait un câble entre les deux rives. Je prospecte en descendant le long de la rive, il n’y a pas de « marmites » de ce côté, simplement des stries peu épaisses dans la roche. Surprise : avec deux balles de pêche et un plomb de filet, je trouve une grosse demi-pièce en argent, marquée LIVRA d’un côté, et avec un C sur l’autre face.
Elle est vraiment énorme, un demi centimètre d’épaisseur. (C’est à peu près en face de la rangée de platanes de la ferme).Je continue à descendre jusqu’à ce que je ne puisse plus passer car la rive est une vraie falaise verticale de plusieurs mètres de haut, et l’eau est beaucoup trop profonde. Je trouve juste au bord une grande quantité de balles de guerre, des 9 mm, des balles de Mauser, certaines courbées à l’impact, des balles rondes de mousquet, des balles de pêche, du plomb en quantité. J’en ramène deux pleines poches. De l’autre côté il y a Jean-Louis et son gendre en train de pêcher. Je les rejoins en traversant à gué en louvoyant entre les trous d’eau. Ils viennent d’attraper un barbeau énorme. Jean-Louis me dit que son père lui a souvent raconté que les Allemands qui étaient en garnison dans le coin en 1943 venaient s’entrainer le long de la rivière et tiraient sur la falaise. En traversant, j’ai vu une grosse couleuvre et un martin pêcheur. Il y a aussi des canards sauvages, dont une mère avec cinq petits, des aigrettes et des hérons. Je rentre vers 20 h.

Lundi 20 juillet 1998
Vers 14 h je pars au gué après la ferme. Il fait très chaud, avec un vent d’autan très fort, qui irise l’eau et m’empêche presque d’entendre le détecteur ! Je trouve un tout petit bronze romain sur le bord d’une crevasse : je l’ai vu à l’œil nu car il brillait sous l’eau. Puis un peu plus loin je sors deux autres pièces, illisibles, il y en avait une de coincée droite dans une strie de la roche. Puis, par terre, sur la roche, presque au niveau de la villa romaine qui est sur le haut, au bord de la route, une belle boucle en bronze, avec l’ardillon et la plaque dans laquelle était prise la ceinture, avec un écusson et des restes de dorure. Je suis étonné de l’avoir trouvée car elle était immanquable, et j’ai pourtant l’impression que quelqu’un est déjà passé récemment car j’ai trouvé des « marmites » vidées. Et un peu plus loin dans un trou plein de sable et de graviers, je trouve une balle de 9 mm ; une autre de 7,65, une pointe en bronze, et une grosse pièce illisible (Louis XVI ?) Je repars vers 20 h, toujours un grand vent d’autan.

Samedi 25 juillet 1998
Le soir après avoir passé la tondeuse au jardin je monte à Rieumajou vers 19 h. Il fait très beau, encore chaud. Je fais le plateau au niveau du coin du bois et je trouve une magnifique pièce en argent, un écu à la croix, bien en dehors de l’endroit des trouvailles habituelles. Puis je reviens sur la bonne parcelle, Gilbert m’avait dit qu’un gars était passé, effectivement je tombe sur des trous récents. Je fais le bord de la colline. Je trouve une pièce de la Révolution (République Française avec Marianne en bonnet phrygien) un demi-as de Nîmes très usé, un petit fragment de plaque boucle et 20 francs de 1952. En rentrant je vois qu’il y avait une voiture garée dans le chemin de Salles : peut-être un prospecteur ?

Dimanche 2 août 1998
Le matin il pleut un peu, mais à 14 h je repars à Rieumajou, jusqu’à 21 h. Je fais tout le long du bois côté village, en remontant à chaque fois le plateau jusqu’au-dessus de la ferme. Je trouve 2 doubles tournois, un bel as en assez bon état (versant regardant vers le bois) deux petits Antoniani, 1 bouton en fer, un ardillon scutiforme, un anneau de cuivre, une demi boucle, et des bouts de plomb. Juste à la tombée de la nuit, avant de descendre, je lève les yeux tout d’un coup et je m’aperçois qu’un gros sanglier, un solitaire, vient vers moi en trottinant. Je l’avais d’abord pris pour un chien. Tout d’un coup il a dû me sentir, il s’arrête net, en face de moi, me regarde en levant la tête, puis fait demi-tour et rentre au galop dans le bois.

 

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101