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Journal d’un CDD

(le Coin du Disque du Déus)

La colline était couverte de buis, de chênes et de châtaigniers. Les arbres avaient réussi à pousser dans le substrat rocheux qu’on devinait sous la couche d’humus. On voyait les racines sortir de la moindre fente entre les blocs de pierre. Le sous bois paraissait propre, à part quelques églantiers et des groupes de houx fragon. Mais pour y pénétrer Axel dut traverser une haie d’aubépines, de prunelliers et de ronces, qui poussaient sur toute la bordure, entre la forêt et le chemin. Sa vieille veste militaire et son sac à dos furent très vite pleins d’épines. Et il dut décrocher plusieurs fois son bonnet resté pris dans les branches. Quand il rentra enfin sous les grands arbres, il passa un long moment à se débarrasser des feuilles mortes, des épines et des débris de bois secs dont il était couvert. Il en avait même dans ses chaussures. Mais beaucoup étaient rentrés dans le dos par l’ouverture du col dans la nuque, et frottaient sur la peau. Il fut obligé de se déshabiller malgré le froid pour les faire tomber. Il nettoya aussi le sac à dos, sortit le piochon puis le Déus et le monta.

Avant d’allumer la télécommande et le casque, il marcha un bon moment entre les arbres, tout en restant à proximité de l’orée d’aubépines parallèle au chemin. Il voulait découvrir un peu l’endroit. C’était la première fois qu’il y venait. Le terrain était moyennement pentu, la terre était noire, avec de larges plaques de mousse épaisse et du lierre qui courrait partout. Encore une colline qui avait été cultivée pendant des siècles : il restait les replats étroits des longues terrasses, entre les murs de soutènements faits de roches sans liant mais soigneusement agencés. Par endroits, les racines des arbres, les intempéries et surtout l’abandon, avaient fait verser des pans de murs dans la pente, et les ronces, les églantiers et le lierre recouvraient les tas de pierres écroulées. Axel se félicita d’être venu ce jeudi 19 mars, malgré le froid et le mauvais temps annoncé, car aucune feuille n’était encore sortie, et l’herbe n’avait pas encore poussé : la moindre parcelle de terrain pouvait être prospectée facilement. On voyait très bien partout, même sous les pieds de ronces. Il y avait seulement des touffes de perce-neige dont la fleur était déjà fanée, et de magnifiques pieds d’anémones hépatiques, bleues ou blanches, en pleine floraison. Et de timides violettes naines entre deux roches. Satisfait de sa prise de contact, Axel alluma sa machine et commença à prospecter. Il resta sur la terrasse du haut, par laquelle il était arrivé. Elle était très large, car elle épousait le plateau sommital de la colline. Il fit un premier passage en se tenant au bord de la haie. Il eut quelques sons de ferreux, puis rapidement, des douilles de chasse, et coup sur coup, deux cartouches de carabine, marquées W-W SUPER 300 WIN MAG… Il se dit qu’il avait bien fait de venir un jeudi, jour de fermeture de la chasse, car ce calibre ne plaisantait pas !

Il trouva également quatre pièces modernes : 25 centimes troués à la date illisible, 20 francs 1950, 2 francs 1943 et 10 francs 1964, beaucoup de papiers d’alu, et quelques boites de conserves rouillées. Au bout de plusieurs centaines de mètres, il arriva au bout de la terrasse : à cet endroit, la pente de la colline devenait un vrai ravin, côté nord, et l’espace qui avait été cultivé s’arrêtait là. Tout un fouillis de ronces, d’épineux, de genêts, de sureaux, couvraient ce côté. Axel repartit dans l’autre sens. Il décida de se placer cette fois vers le milieu de la terrasse. Il y avait encore moins de végétation que sur le bord, les arbres étaient plus hauts, plus grands, surtout les buis. Quelques ferreux (dans le doute, Axel creusa sur deux clous de chaussures) mais plus de cartouches. Un fer à bœuf, puis une fourche à fumier à laquelle il ne restait qu’une dent… La suite dans Monnaies & Détections n° 84

Trouvaille 84.17

Bonjour, pouvez-me dire de quelle époque est cette médaille de Napoléon en aluminium et si elle est rare ? Trouvée dans le 27, cordialement, Emmanuel.

Voici un extrait de l’historique de l’aluminium sur Wikipédia : « Cette nouvelle méthode de fabrication créée en 1856 est utilisée de façon industrielle à travers toute l’Europe pour la fabrication de l’aluminium (notamment en 1859 par Henry Merle dans son usine de Salindres, berceau de la société Pechiney), mais elle reste extrêmement coûteuse, donnant un métal dont le prix était comparable à celui de l’or (1200 et 1 500 F or/kg et l’argent 210 F/kg seulement). Le métal est alors réservé pour fabriquer des bijoux de luxe…) » Sachant que d’autre part la tête laurée de Napoléon apparait en 1864, on peut raisonnablement estimer que cette reproduction de bijoux a été faite une demie dizaine d’années plus tard, lors de la baisse des coûts de fabrication de l’aluminium. 1870 est une date possible bien que la guerre de 1870 contre les Prussiens ait écorné sévèrement l’aura de Napoléon III et contribua à sa fuite.

Trouvaille 81.19

Bonjour, j’ai trouvé dans une vieille ferme, posé dans un trou de boulin, une petite boite où parmi quelques monnaies du siècle dernier se trouvait cette médaille ou jeton. Pourriez-vous m’en dire un peu plus et quelle pourrait être sa valeur ? Jean

Il s’agit d’un jeton frappé pour l’année calendaire de 1777, un calendrier reprenant sur les deux faces les fêtes religieuses : fête Dieu, Avent, Pâques, Cendres, Pentecôte, Ascension, Septuagesime ? avec la liste de tous les dimanches de l’année et sur l’autre face : Louis XVI roi de France, né le 23 août 1754. Dans le cartouche central les douze mois et le nombre de jours correspondants, les phases de la lune, cycle du soleil et nombre d’or précisé. A gauche, lettre dominicale E, indication rom : 10 à l’exergue : Marie Antoinette d’Autriche reine de France née le 2 nov 1755. C’est une médaille qui devait être distribuée au peuple à l’époque. Elle semble en laiton. Ebay en a présenté une plus usée à 25 euros et qui n’a jamais été vendue. Il en existe beaucoup d’autres pour des années différentes. La valeur de celle-ci doit avoisiner les 40 euros en fonction de son état.

A quelle occasion cette décoration a-t-elle été créée ?

Le nom de Neuchâtel apparaît le 24 avril 1011 dans l’acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à son épouse Ermengarde.
Les Archives départementales de l’Isère ont conservé le diplôme original sur un parchemin. On peut y lire la première mention écrite de la ville de Neuchâtel : « je lui donne la résidence royale de Neuchâtel, avec ses servantes et toutes ses dépendances ».
Après les Bourgogne (1011-1395), se succèdent les Fribourgs en Brisgau (1395-1457), les Bade-Sausenberg (1457-1503), puis les Orléans-Longueville (1503-1707).
Le 16 juin 1707, Marie d’Orléans-Longueville dite Duchesse de Nemours, dernière princesse de Neuchâtel d’origine française, décède sans héritiers. La famille d’Orléans-Longueville qui a régné pendant deux siècles s’éteint.

Neuchâtel, une principauté qui change souvent de tutelle

La tutelle prussienne

Les Neuchâtelois se choisissent comme suzerain le roi de Prusse, Frédéric Ier de Brandebourg, de la maison de Hohenzollern.
Les raisons les plus souvent évoquées pour expliquer ce choix sont que les souverains de cette maison sont de la même confession protestante que leurs sujets et que leur éloignement géographique de la Prusse leur permet une relative autonomie par rapport au roi.
Le contexte diplomatique peut aussi expliquer ce choix : la Prusse, la France et l’Angleterre se disputent la principauté.
Le canton de Berne veut un Etat tampon entre les cantons suisses et la France qui vient d’être agrandie par le rattachement de la Franche-Comté…

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Trouvaille 70.12

A quoi correspondent cette médaille et cette monnaie ? Nounours

Il s’agit d’une médaille frappée lors d’une exposition qui s’est tenue à Chartres en 1877 dont le thème était tout simplement les industries et les beaux arts. A cette époque, les expositions étaient pléthores et c’était le seul moyen de faire connaitre et de montrer au public les progrès réalisés récemment et très rapides durant cette période industrielle.

La monnaie est une monnaie de 20 f classique Guiraud, l’équivalent des 20 centimes de nos derniers nouveaux francs, soit 3 centimes d’euro actuel. Au fait que pouvez-vous acheter aujourd’hui avec trois centimes d’euros ? Pour info en 1955 le prix du kilo de pain était de 56,60 f soit un peu moins de 9 centimes d’euro en contrevaleur actuelle…

Trouvaille 67.20

Jean-Philippe officie du côté de Finhan, il a sorti une belle et rare médaille de pèlerinage à Rome au XVIIIe siècle. A l’avers : Saint Jérôme de Bethléem, saint romain devenu moine à Bethléem, légende : S(anctus) H I E RO N Y M(us). B(ethléem). OR(a) P(ro). N(obis) : Saint Jérôme de Bethléem, priez pour nous ! Au revers : Saint Eloi, forgeron (et orfèvre) frappant sur son enclume EGO IN FLAG. EL(o)I PAR  SVM (sens obscur : Je suis Eloi…)

Les Chrétiens d’Occident vénèrent Jérôme comme saint et le fêtent le 30 septembre. Il est fêté le 15 juin grégorien par l’Église orthodoxe. Il est le patron des docteurs, des étudiants, des archéologues, des pèlerins, des bibliothécaires, des traducteurs et des libraires. Dans l’Église catholique romaine, il est reconnu comme le saint patron des bibliothécaires et des traducteurs.