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Le retour du trémissis

1968, un étudiant néerlandais fait une étude sur le monnayage mérovingien au musée de Troyes, dans l’Aube ; il repart avec 16 monnaies mérovingiennes en or dans ses poches, une négligence de sa part… Interpellé quelques semaines plus tard, la police n’en récupère que 11, les autres ayant été vendues entre temps. Il aura fallu attendre 2019 pour revoir une de ses monnaies, un trémissis d’or frappé à Evrecy dans le Calvados, ce dernier avait été acheté de bonne foi par un collectionneur dans les années 90, il a refait surface à sa succession et a enfin retrouvé sa vitrine au musée de Troyes.
Source : lest-eclair.fr/i

Le trésor mérovingien de Gourdon

Le dimanche 23 mars 1845, le jour de Pâques, une jeune bergère nommée Louise Forest fit une découverte surprenante à proximité du village de Gourdon en Saône-et-Loire. Caché sous une tuile romaine gravée d’une croix, un trésor mérovingien fut découvert.

Au total, c’est une bonne centaine de monnaies d’or burgondes, ainsi qu’un calice en or et une patène en or du VIe siècle qui furent retrouvés. Son propriétaire était un moine burgonde, car à Gourdon on connaissait l’existence d’une ancienne église avec un ancien monastère d’après le “monastorium Gartonensis” (la charte du monastère), mentionné par Grégoire de Tours. Suite à la conquête des Francs sur la Bourgogne, un moine burgonde avait donc caché ces biens précieux avant de prendre la fuite, puis le trésor ne fut jamais récupéré.
L’enfouissement datait de l’an 520 à 530. Les monnaies d’or dataient des empereurs romains bizantins de l’an 457 à 474 pour la plus ancienne, à l’effigie et sous le régne de Léon Ier de 457 à 474, ensuite celle de Zénon de 474 à 491, celle d’Anastase Ier de 491 à 518 et les plus tardives de 518 à 527, sous Justin Ier.

La patène : c’est une sorte de petit plateau eucharistique sur lequel on faisait reposer le pain ou l’hostie de la communion durant les messes. C’était un accessoire religieux indispensable qu’un prêtre ou un moine sacristain pouvait avoir à utiliser pour la préparation de la messe. Celui retrouvé dans le trésor de Gourdon mesurait 19,5 cm de long sur 12,5 cm de large, borduré de grenats sertis dans l’or, ainsi que des pierres turquoises à chaque coin du plateau. La croix centrale chrétienne était généralement apposée par adoption dès que le roi Clovis fut reconverti en 497.

Le calice : c’était une petite coupe dans laquelle on déposait le vin et l’eau à boire après l’eucharistie du prêtre pendant les messes. Celui de Gourdon, de petite taille et en or massif, était pourvu de deux anses en forme de griffon, animal symbolisant le Christ, mentionné dans l’exegèse de certains pères de l’église. Les grenats remplacent les yeux des deux griffons. La coupe, cloisonnée de pierres semi-précieuses, est incontestablement un ouvrage d’orfévrerie barbare. La technique de travail des pierres serties avec force dans des cloisonnements d’or ainsi que l’iconographie représentée, proviennent comme de nombreuses œuvres d’art, de fabrications wisigothes ou lombardes.


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

98.03

Bonjour à tous, voilà un objet à identifier qui semble provenir de l’époque romaine. Il mesure 42 mm de long pour 6 mm de diamètre maximum et il est en cuivre. Eric 04
Les objets surgissent de terre et posent sans cesse de nouvelles questions aux nouveaux venus. C’est un objet récurrent de par les questions qu’il soulève régulièrement. Il s’agit d’une agrafe à crochet de la période mérovingienne. Le corps de l’agrafe est décoré de petites stries perpendiculaires au corps. Le trou central servait à fixer l’agrafe sur le vêtement pour éviter de le perdre.

95.01

Rémi à Varaire a trouvé cette très jolie plaque boucle mérovingienne étamée, VIIe-VIIIe siècle. Un motif animal est représenté deux fois mais l’animal n’est pas vraiment identifiable. Toutes les têtes de rivets ont disparu ainsi que la boucle, l’ardillon et la contre plaque. On suppose que Rémi a prospecté consciencieusement la zone autour de cette trouvaille ?

Trouvaille 71.15

Très jolie plaque boucle mérovingienne trouvée par Philippe dans les Landes. Les trois éléments sont complets : plaque, boucle et ardillons et proviennent du même ensemble. La plaque a une forme générale triangulaire mais ses bords sont découpés symétriquement au plus grand axe de l’ensemble. Le champ central saillant, creux à l’envers, n’est pas décoré. On aperçoit des lignes géométriques sur l’entour du champ en relief. La boucle est décorée d’une série de stries parallèles et possède un large ardillon scutiforme épais à décor rubané.

Trouvaille 63.20

Un ensemble mobilier de la période mérovingienne trouvé par Christophe en Ariège : on y voit une plaque boucle classique type Aquitaine avec un décor géométrique étamé, les trois bossettes sont manquantes ainsi que l’ardillon. On termine par une petite plaque boucle à champlevés qui s’affine pour ne faire qu’un centimètre de largeur à son extrémité. Trois losanges de tailles égales constituent la décoration principale, il reste une pâte qui devait être colorée. Cette forme est originale et ne semble pas être issue du Languedoc.

Le second objet qui pourrait vaguement rappeler un animal est une contreplaque comme le montre le système d’accroche, il ne s’agit pas d’une boucle. La forme rappelle aussi quelque peu les fibules mérovingiennes (fin VI°-début VII°siècle).

On aperçoit aussi le support de l’anse d’un seau d’époque romaine ou plus tardive sous la forme d’un jeune buste de face.