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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘monnaies romaines’

112.01

Première monnaie romaine trouvée par Jonathan dans le Lot. Son poids de 5,7 g la définit comme Antonionien ; on lit aisément la légende de l’avers : IMP ANTONINUS AUG, tête avec la couronne tétra radiée à droite, revers : FIDES MILITUM (la fidélité de l’armée), Fides debout de face, la tête tournée à droite, tenant de la main droite le vexillum et de la main gauche un étendard transversal. Cette monnaie est en état TTB et s’échange entre 50 et 70 euros. Elle est courante frappée en 219 de notre ère.

111.04

Je suis passionné par votre revue, je pratique la détection depuis pas mal d’années. J’ai découvert ces monnaies dans la vallée du Rhône entre Vienne et Valence. Pouvez-vous m’aider à identifier ces 3 monnaies romaines, ainsi que leurs estimations ? Pour la première, un quinaire de 1,35 g et d’un diamètre d’environ 14-15 mm en argent. Pour la deuxième, un denier de Jules César d’un poids de 3,92 g et d’environ 18 mm. Pour la troisième un denier de la république ?? Environ 17-18 mm, entre 3 et 4 g environ. Je remercie toute l’équipe et continuez. Cordialement, Rolland.
La première, le quinaire est attribué à OCTAVE et MARC ANTOINE Octavius et Marcus Antoninus Caius. Avers : III. VIR. – R. P. C. Tête voilée et diadémée de Concordia (la Concorde) à droite, « Triumviri Rei Publicæ Constituandæ » (Triumvir pour la restauration de la République). Revers : M. ANTON C. – CAESAR. Deux mains jointes tenant un caducée, « Marcus Antonius Caius Cæsar » (Marc Antoine Caius César). Son état est un petit B+, n’en espérez pas plus de 30 euros.
La seconde est bien un denier de Jules César. Avers : tête diadémée de Vénus à droite, portant boucle d’oreille et collier ; derrière, le long du cou, petit buste de Cupidon, une contremarque à l’avant. Au revers on distingue très bien le trophée gaulois formé d’un casque, d’une cuirasse, de boucliers, de lances et de deux carnyx ; au pied du trophée : deux captifs assis ; celui de gauche, une femme assise à gauche, celui de droite, un homme assis à droite, se retournant, les mains attachées dans le dos. Traduction revers : « Cæsar » (César). Cette pièce a été frappée en 45 avant JC en Espagne. Elle est en état TTB c’est une monnaie estimée aux alentours de 360 euros.
Venons-en au dernier denier avec une belle frappe en relief de la tête casquée de Rome à droite et au revers un quadrige à droite conduit par une victoire. Nous avons eu du mal à l’identifier car on avait une erreur de lecture sur la légende, on lisait CLI au lieu de CLT. Bref, monnaie frappée en 111-110 avant JC. Avers : tête casquée de Rome à droite ; derrière un objet triangulaire avec un cercle à l’intérieur. Revers : AP. CL. T. M(ANL). Q. (VR). Victoria (la Victoire) dans un trige au pas à droite tenant les rênes dans les deux mains. « Appius Claudius Pulcher, Titus Manlius Mancinus et Quintus Urbinius » (Appius Claudius Pulcher, Titus Manlius Mancinus et Quintus Urbinius). La monnaie est en état Sup, elle s’estime 160 euros.

Trésor romain trouvé en Suisse pendant l’été 2019

Mi-novembre les journaux, radios et sites internet la Liberté, BZ Basel, Basler Zeitung, Le Nouvelliste, Swissinfo, Radio Lac, Radio Fréquence Jura, Bluewin.ch, etc. reprennent l’information initialement donnée par L’Agence Télégraphique Suisse : à Pratteln un trésor composé de 293 deniers romains en argent a été découvert par un « employé volontaire » du service d’archéologie de Bâle-Campagne. C’est l’un des plus importants ensembles de monnaies romaines jamais trouvés en Suisse.

Les fouilles © Photo du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne

La découverte du trésor

L’ « employé volontaire » du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne, qui est à l’origine de la découverte est un prospecteur amateur qui a obtenu une autorisation de recherche. C’est en forêt, sur les pentes de la colline de l’aigle (Adlerberg), près de Pratteln, qu’il trouve le trésor pendant l’été 2019. Les archéologues suisses précisent que les pièces ont été trouvées en un lieu qui aujourd’hui ne présente pas de particularité. Ils supposent qu’il devait s’y trouver alors une pierre ou un arbre remarquable qui pouvait permettre de retrouver l’emplacement du lieu d’enfouissement. Ils soulignent qu’à cette époque, où les banques n’existaient pas, il n’y avait rien d’inhabituel à cacher ainsi son argent. Pour l’Agence Télégraphique Suisse « on ignore pourquoi les pièces n’ont finalement jamais été déterrées. On ne sait pas non plus où leur possesseur vivait. Il existe deux vestiges de domaines romains connus à Pratteln, l’un situé près du centre de la ville. Depuis ce dernier, le propriétaire des espèces aurait eu sa cachette toujours en vue ».

Le trésor © Photo du Service d’Archéologie de Bâle-Campagne

 

Théodose II

Très beau trésor découvert en Bulgarie sur le site de construction d’un hôpital, 64 monnaies romaines, le plus grand nombre en bronze et parmi elles, seize monnaies en or ! Quatorze sont à l’effigie de l’empereur Théodose II (401/450), une au portrait de sa femme Aelia Eudocia et la seizième à l’effigie de Valentinien III, cousin de Théodose. Les monnaies d’or étaient contenues dans une boite en céramique. D’après les archéologues, l’enfouissement pourrait correspondre à une attaque des Huns ! On apprend aussi qu’en 1929, quasiment sur la même zone, un trésor de la même époque fut découvert, il était composé de 100 000 pièces d’argent !

Source : practicaespanol.com

107.4

Bonjour la rédaction, je voudrais vous faire partager la trouvaille d’une vie de prospecteur à savoir ce solidus de Constance, atelier de Trêves. Bien à vous, Bruno
Il s’agit bien d’un solidus mais pas la trouvaille d’une vie de prospecteur ! Trouvez un dépôt de trois cents de ces monnaies et cela commence à représenter la trouvaille d’une vie de prospecteur ! Avers : buste de Constance II à droite, coiffé d’un diadème perlé, cuirassé. CONSTANTIVS AVGVSTVS “Constance auguste”. Revers : deux Victoires ailées, debout se faisant face, tenant des deux mains entre elles une couronne portant inscription des vœux. Différent d’atelier en exergue. VICTORIAE DD NN AVGG, dans le champs VOT XX MVLT XXX TR Victoriae Dd (dominorum) Nn (nostrorum) Augg (augustorum) :
“Les victoires de nos seigneurs augustes”. Vot (is) XX (vicennalibus) Mult (is) XXX (tricennalibus) : “Vœux pour le vingtième anniversaire de règne et plus pour le trentième à venir”. Cette monnaie a été frappée en 347-348. Elle est en état SUP, autant que nous puissions voir avec la faible définition de vos images, et se négocie aux alentours de 2000 euros net.

104.7

Bonjour, lecteur assidu de votre revue je me permets de vous transmettre ces photos pour savoir si vous pouvez m’en dire un peu plus. Pièces trouvées avec mon Déus du côté de Carbonne. Un lot de 3 pièces soudées entre elles qui me semblent être des romaines, mais de quel empereur ? Une monnaie visage côté gauche, peut-être une autre romaine ? Pour le reste trouvé du côté de Garidech : une monnaie qui pèse 4,1 grammes et a un diamètre de 16 mm, je pense à de l’argent : croix sur une face et un cheval (d’après moi) sur l’autre face avec de gros yeux ! Rien trouvé sur internet. Et les deux autres objets trouvés à peu près côte à côte. Un cœur qui pèse 14,4 grammes avec une dimension de 30 mm et qui me semble être du bronze. Une médaille avec un blason sur la face d’une dimension de 35 mm. Merci d’avance, Henri 31.

Vos trois monnaies collées sont romaines, début du IVe siècle (300-330), reconnaissables à la forme générale du portait typique de cette époque et de Constantin le grand et ses descendants. Impossible de préciser plus que cela sans titulature lisible. Avez-vous bien tourné autour de cette trouvaille ? Et éventuellement décapé sur une dizaine de centimètres avant de repasser l’appareil ? C’est une obligation quand on trouve des monnaies collées…
Même problème pour votre autre monnaie romaine, elle n’est pas identifiable en l’état, il s’agit peut-être d’un des usurpateurs lyonnais Victorin ou les Tetricus.
Pour la trouvaille de Garidech de 4 g et d’un diamètre de 16 mm, ce n’est pas une monnaie, probablement un méreau du XIIIe siècle, et il n’est pas certain qu’il soit en argent, de plus il ne s’agit pas d’un cheval mais plus certainement d’un chien.
On continue par une petite vervelle en forme d’écu supportant un meuble héraldique et enfin on termine par un petit pendentif en forme de cœur dont l’époque est difficile à estimer mais postérieure au XVe siècle.

La Poste aux chevaux française (Première partie)

Xénophon, dans sa Description du monde, nous apprend que le roi perse Cyrus le Jeune (Ve siècle avant JC) a fait établir dans son royaume des gîtes ou mansions, pourvus de chevaux ou de courriers, chargés de transporter les lettres et les ordres du chef d’Etat.
Durant l’Empire, les Romains appliquent chez eux ce système.
Sous le règne de l’empereur Auguste (27 avant JC-14 après JC), le long des voies romaines, se situent des stations de relais, les mansio, dans lesquelles se trouvent constamment des jeunes gens habiles à la course et qui sont chargés de transporter les ordres de l’empereur.

Plus tard, ces piétons sont remplacés par des cavaliers. Cependant, pour utiliser les chevaux, il faut une autorisation qu’on ne délivre que lorsqu’il s’agit d’une affaire, intéressant l’Etat.
Des mules peuvent également être chargées du transport du courrier officiel.
Un sesterce de l’empereur Nerva représente deux de ces mules.
En France, sous Charlemagne, on voit apparaître un système qui ressemble beaucoup à la Poste romaine : en 807, des veredari (courriers de l’Etat à cheval) parcourent les principales routes de l’empire carolingien.
Mais ce système ne perdure pas après la mort de Charlemagne le 28 janvier 814.
Cependant, le système postal continue à exister grâce aux réseaux des universités. Paris est la seule ville à avoir une université performante.
Aussi, de tous les coins de France et de l’étranger, des étudiants y accourent afin de suivre les cours dispensés. Les étudiants installés dans la capitale envoient périodiquement des courriers à leurs proches afin de recevoir les fonds nécessaires pour suivre leurs études.
Les universités parisiennes se chargent alors d’acheminer les courriers. Elles en tirent un grand bénéfice grâce aux privilèges royaux.
Ce système de la Poste des Universités subsistera longtemps malgré la création de la Poste royale à cheval par Louis XI (1461-1483) au XVe siècle.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

1200 monnaies romaines

Une belle découverte à l’actif de deux prospecteurs allemands. On parle rarement des prospecteurs allemands, tout simplement parce que l’Allemagne a des lois à peu près aussi stupides que la France concernant les détecteurs de métaux ! C’est même encore plus complexe, suivant les Lands (régions) la détection est soit interdite soit tolérée et quand elle est tolérée c’est comme en France, vous pouvez prospecter mais il ne faut surtout pas trouver ! Ou les ennuis commencent…
Mais pour une fois, il semble il y avoir des réactions plutôt normales. Les deux prospecteurs ont donc découvert des monnaies romaines en bronze et argent dans un champ du Mönchengladbach, en Rhénanie. Ils ont pris le risque de déclarer leur trouvaille (ce qui est quand même un comble !) aux services archéologiques et ces derniers ont lancé une fouille. Celle-ci a permis la découverte d’une amphore, entamée probablement par une charrue et qui commençait à répandre son contenu, composé de 1200 monnaies romaines !
Le dépôt, en majorité du bronze et quelques monnaies d’argent, est daté du 4/5e siècle, la presse allemande a relayé la déclaration des services archéologiques qui ont salué le geste des prospecteurs, ce qui est déjà un premier pas…
Source : newsarticleinsiders.com

Découverte de centaines de monnaies d’or à Côme (Italie)

Le mercredi 5 septembre la presse italienne a annoncé la découverte à Côme d’un trésor composé de plusieurs centaines de monnaies romaines en or. Les types monétaires rencontrés sont très variés. Ils ont été frappés essentiellement pendant le Ve siècle et, fait extrêmement rare, certains seraient inconnus à ce jour. Ce trésor est déjà considéré comme une découverte numismatique inestimable par le ministère italien de la Culture.

« La Provincia », quotidien italien, annonçant la découverte du trésor de Côme.

Côme, l’ancienne Novum Comum

Avant la conquête de la région par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ, une petite cité, habitée par des membres de la tribu celte des Orobiens, existe déjà sur l’emplacement de l’actuelle Côme. Des vestiges de cette époque sont toujours présents, notamment une nécropole datant du 6e siècle avant J-C. abritant la tombe d’une princesse.
Il est rapporté que Jules César prit la décision de déplacer le centre de la ville des collines au bord du lac et de donner à la nouvelle ville le nom de Novum Comum, devenu avec le temps Côme. Le trésor découvert en ce mois de septembre 2018 rappelle ce lointain passé romain de Côme.

Casque retrouvé dans la nécropole de Ca’ Morta près de Côme.

La découverte du trésor

En 1870, le théâtre Cressoni est construit sur l’emplacement d’un ancien forum romain. Transformé en cinéma au cours du XXe siècle, l’établissement fut fermé il y a une vingtaine d’années. Le bâtiment devenu vétuste est destiné à la démolition. Il doit être remplacé prochainement par un immeuble avec appartements de standing et garages.

Le théâtre Cressoni en 2004.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Huit pièces d’argent

Susan Hurelle, 66 ans, est une prospectrice anglaise heureuse, elle vient en effet de trouver son premier trésor ! Huit monnaies romaines en argent trouvées à l’aide de son Déus dans un même champ de Cinderford, dans la région de Gloucester. Le petit dépôt a été déclaré et une nouvelle recherche est déjà prévue sur la zone de découverte en août, après les récoltes. Les monnaies ayant été découvertes sur une petite surface, elles laissent espérer un magot plus conséquent… Susan a simplement déclaré sa découverte au coroner local (un ou plusieurs archéologues par région qui enregistrent et répertorient les découvertes d’amateurs qui trouvent avec ou sans détecteur).
C’est simple et efficace ! Chaque semaine de nouvelles découvertes sont enregistrées dans toute l’Angleterre, alimentant sans cesse les bases de données.
En France, chaque semaine des prospecteurs trouvent des objets ou monnaies qui mériteraient d’être répertoriés et d’alimenter des bases de données, seulement il n’y a personne pour le faire…
Source : express.co.uk