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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘monnaies romaines’

104.7

Bonjour, lecteur assidu de votre revue je me permets de vous transmettre ces photos pour savoir si vous pouvez m’en dire un peu plus. Pièces trouvées avec mon Déus du côté de Carbonne. Un lot de 3 pièces soudées entre elles qui me semblent être des romaines, mais de quel empereur ? Une monnaie visage côté gauche, peut-être une autre romaine ? Pour le reste trouvé du côté de Garidech : une monnaie qui pèse 4,1 grammes et a un diamètre de 16 mm, je pense à de l’argent : croix sur une face et un cheval (d’après moi) sur l’autre face avec de gros yeux ! Rien trouvé sur internet. Et les deux autres objets trouvés à peu près côte à côte. Un cœur qui pèse 14,4 grammes avec une dimension de 30 mm et qui me semble être du bronze. Une médaille avec un blason sur la face d’une dimension de 35 mm. Merci d’avance, Henri 31.

Vos trois monnaies collées sont romaines, début du IVe siècle (300-330), reconnaissables à la forme générale du portait typique de cette époque et de Constantin le grand et ses descendants. Impossible de préciser plus que cela sans titulature lisible. Avez-vous bien tourné autour de cette trouvaille ? Et éventuellement décapé sur une dizaine de centimètres avant de repasser l’appareil ? C’est une obligation quand on trouve des monnaies collées…
Même problème pour votre autre monnaie romaine, elle n’est pas identifiable en l’état, il s’agit peut-être d’un des usurpateurs lyonnais Victorin ou les Tetricus.
Pour la trouvaille de Garidech de 4 g et d’un diamètre de 16 mm, ce n’est pas une monnaie, probablement un méreau du XIIIe siècle, et il n’est pas certain qu’il soit en argent, de plus il ne s’agit pas d’un cheval mais plus certainement d’un chien.
On continue par une petite vervelle en forme d’écu supportant un meuble héraldique et enfin on termine par un petit pendentif en forme de cœur dont l’époque est difficile à estimer mais postérieure au XVe siècle.

La Poste aux chevaux française (Première partie)

Xénophon, dans sa Description du monde, nous apprend que le roi perse Cyrus le Jeune (Ve siècle avant JC) a fait établir dans son royaume des gîtes ou mansions, pourvus de chevaux ou de courriers, chargés de transporter les lettres et les ordres du chef d’Etat.
Durant l’Empire, les Romains appliquent chez eux ce système.
Sous le règne de l’empereur Auguste (27 avant JC-14 après JC), le long des voies romaines, se situent des stations de relais, les mansio, dans lesquelles se trouvent constamment des jeunes gens habiles à la course et qui sont chargés de transporter les ordres de l’empereur.

Plus tard, ces piétons sont remplacés par des cavaliers. Cependant, pour utiliser les chevaux, il faut une autorisation qu’on ne délivre que lorsqu’il s’agit d’une affaire, intéressant l’Etat.
Des mules peuvent également être chargées du transport du courrier officiel.
Un sesterce de l’empereur Nerva représente deux de ces mules.
En France, sous Charlemagne, on voit apparaître un système qui ressemble beaucoup à la Poste romaine : en 807, des veredari (courriers de l’Etat à cheval) parcourent les principales routes de l’empire carolingien.
Mais ce système ne perdure pas après la mort de Charlemagne le 28 janvier 814.
Cependant, le système postal continue à exister grâce aux réseaux des universités. Paris est la seule ville à avoir une université performante.
Aussi, de tous les coins de France et de l’étranger, des étudiants y accourent afin de suivre les cours dispensés. Les étudiants installés dans la capitale envoient périodiquement des courriers à leurs proches afin de recevoir les fonds nécessaires pour suivre leurs études.
Les universités parisiennes se chargent alors d’acheminer les courriers. Elles en tirent un grand bénéfice grâce aux privilèges royaux.
Ce système de la Poste des Universités subsistera longtemps malgré la création de la Poste royale à cheval par Louis XI (1461-1483) au XVe siècle.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

1200 monnaies romaines

Une belle découverte à l’actif de deux prospecteurs allemands. On parle rarement des prospecteurs allemands, tout simplement parce que l’Allemagne a des lois à peu près aussi stupides que la France concernant les détecteurs de métaux ! C’est même encore plus complexe, suivant les Lands (régions) la détection est soit interdite soit tolérée et quand elle est tolérée c’est comme en France, vous pouvez prospecter mais il ne faut surtout pas trouver ! Ou les ennuis commencent…
Mais pour une fois, il semble il y avoir des réactions plutôt normales. Les deux prospecteurs ont donc découvert des monnaies romaines en bronze et argent dans un champ du Mönchengladbach, en Rhénanie. Ils ont pris le risque de déclarer leur trouvaille (ce qui est quand même un comble !) aux services archéologiques et ces derniers ont lancé une fouille. Celle-ci a permis la découverte d’une amphore, entamée probablement par une charrue et qui commençait à répandre son contenu, composé de 1200 monnaies romaines !
Le dépôt, en majorité du bronze et quelques monnaies d’argent, est daté du 4/5e siècle, la presse allemande a relayé la déclaration des services archéologiques qui ont salué le geste des prospecteurs, ce qui est déjà un premier pas…
Source : newsarticleinsiders.com

Découverte de centaines de monnaies d’or à Côme (Italie)

Le mercredi 5 septembre la presse italienne a annoncé la découverte à Côme d’un trésor composé de plusieurs centaines de monnaies romaines en or. Les types monétaires rencontrés sont très variés. Ils ont été frappés essentiellement pendant le Ve siècle et, fait extrêmement rare, certains seraient inconnus à ce jour. Ce trésor est déjà considéré comme une découverte numismatique inestimable par le ministère italien de la Culture.

« La Provincia », quotidien italien, annonçant la découverte du trésor de Côme.

Côme, l’ancienne Novum Comum

Avant la conquête de la région par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ, une petite cité, habitée par des membres de la tribu celte des Orobiens, existe déjà sur l’emplacement de l’actuelle Côme. Des vestiges de cette époque sont toujours présents, notamment une nécropole datant du 6e siècle avant J-C. abritant la tombe d’une princesse.
Il est rapporté que Jules César prit la décision de déplacer le centre de la ville des collines au bord du lac et de donner à la nouvelle ville le nom de Novum Comum, devenu avec le temps Côme. Le trésor découvert en ce mois de septembre 2018 rappelle ce lointain passé romain de Côme.

Casque retrouvé dans la nécropole de Ca’ Morta près de Côme.

La découverte du trésor

En 1870, le théâtre Cressoni est construit sur l’emplacement d’un ancien forum romain. Transformé en cinéma au cours du XXe siècle, l’établissement fut fermé il y a une vingtaine d’années. Le bâtiment devenu vétuste est destiné à la démolition. Il doit être remplacé prochainement par un immeuble avec appartements de standing et garages.

Le théâtre Cressoni en 2004.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

Huit pièces d’argent

Susan Hurelle, 66 ans, est une prospectrice anglaise heureuse, elle vient en effet de trouver son premier trésor ! Huit monnaies romaines en argent trouvées à l’aide de son Déus dans un même champ de Cinderford, dans la région de Gloucester. Le petit dépôt a été déclaré et une nouvelle recherche est déjà prévue sur la zone de découverte en août, après les récoltes. Les monnaies ayant été découvertes sur une petite surface, elles laissent espérer un magot plus conséquent… Susan a simplement déclaré sa découverte au coroner local (un ou plusieurs archéologues par région qui enregistrent et répertorient les découvertes d’amateurs qui trouvent avec ou sans détecteur).
C’est simple et efficace ! Chaque semaine de nouvelles découvertes sont enregistrées dans toute l’Angleterre, alimentant sans cesse les bases de données.
En France, chaque semaine des prospecteurs trouvent des objets ou monnaies qui mériteraient d’être répertoriés et d’alimenter des bases de données, seulement il n’y a personne pour le faire…
Source : express.co.uk

98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.

Trésor de bronze aux enchères

Septembre 2014, deux prospecteurs anglais… se baladent dans la campagne du Lincolnshire quand ils aperçoivent un fermier en train de déchaumer son champ. Ils vont le voir et obtiennent la permission de prospecter le terrain, qui fut donc choisi par pur hasard. Ils prennent chacun un côté du champ et au bout de 100 m l’un d’eux lève le bras, une monnaie ! Tant mieux pour toi lui crie son collègue, il n’a pas fini sa phrase que l’autre remet ça, une autre et une autre. C’est le genre de truc qui énerve, surtout quand on n’est pas du bon côté du champ ! Ce jour-là, les deux prospecteurs vont trouver exactement 100 monnaies de bronze. Elles seront bien sûr déclarées. L’année suivante après un labour plus profond du fermier ils en referont 181 ! Un beau petit trésor de bronze romain d’au moins 281 monnaies. Sans grande valeur ni rareté, le trésor passera ces jours-ci en vente, un seul lot dont l’estimation la plus haute est de 500 £, la somme obtenue sera partagée 50/50 entre les deux prospecteurs et le propriétaire du terrain.
Source : lincolnshirelive.co.uk/news

Trésor romain

Un superbe trésor de monnaies romaines en or, mis au jour aux Pays-Bas, grâce à des prospecteurs ! Tout commence en 1840, sur une colline du village de Lienden. Des travaux agricoles pour aplanir une colline permettent la découverte de 9 pièces d’or !, dont on a perdu la trace depuis. En 1916, un paysan en découvre une autre dans le sillon de sa charrue. Puis il faudra attendre 2012 pour que des prospecteurs ayant eu vent de cette histoire se mettent en chasse, les deux copains prospecteurs vont trouver 8 nouvelles pièces d’or ! Découverte qui sera bien entendu déclarée, les Pays-Bas ont adopté un système similaire à l’Angleterre et au Danemark, où les inventeurs de trésors ne sont pas spoliés de leurs trouvailles mais au contraire récompensés !
Suite à cette déclaration il faudra attendre cinq ans pour la fouille officielle. « Là apparemment c’est partout pareil, avec les fonctionnaires, il ne faut pas être pressé… » Fouille qui va donner 23 nouvelles monnaies et probablement les dernières du site. Avec un décapage en règle de la zone située dans un verger et des archéologues maniant des détecteurs de métaux, on aperçoit un Déus sur la photo. Les monnaies sont en superbe état et n’ont quasiment pas circulé, la plus récente est à l’effigie de l’empereur Majorien (457/461). Les archéologues pensent que le dépôt date de 460/470, il était donc composé de 41 pièces d’or, à moins qu’il y ait eu d’autres trouvailles non déclarées… Les 31 monnaies d’or (les dix premières de 1840 et 1916 étant perdues) sont déjà exposées au Musée de Nimègue.
Source : volkskrant.nl

87.04

Bonjour, je vous envoie quelques photos de monnaies pour la rubrique « trouvailles, identification, estimation » de Monnaies & Détections, merci et bonne continuation. La première a été trouvée dans le Gard à Rousson dans un labour, elle pèse 2,04 g, en bronze, diamètre 14 mm. La deuxième photo trouvée en labour dans le 84 à Sérignan pèse 19,01 g, en bronze, diamètre 33 mm. Puis un petit objet, si des fois vous avez une idée, en bronze je pense, trouvé dans le Gard à Pont Saint Esprit dans une vigne, poids 7,65 g et 28 mm x 22 mm. Merci, Thierry
La première monnaie est une monnaie pour Marseille comme l’indiquent immédiatement les caractères grecs MASSA, une drachme légère frappée entre 150 et 125 avant JC. La votre est encore plus légère (bonne balance ?), elle représente le profil d’Artémis à droite, diadémé ; au revers on retrouve à droite le lion marchant avec la légende déjà décrite. Cette monnaie est décentrée sur les deux faces et présente des coups d’engins agricoles, elle s’estime 80 euros.

La seconde est un peu plus récente, il s’agit d’un dupondius pour JULES CÉSAR ET OCTAVE “COPIA”. Avers : IMP. CAESAR. DIVI. IVLI. DIVI. F. Tête d’Octave nue à droite, adossée à la tête de César laurée à gauche ; entre les deux, une palme. “Imperator Cæsar Divi Iuli Divi Filii”, (L’imperator césar divin Jules fils du divin). Revers : COPIA. Proue de navire à droite ornée d’un œil et d’un dauphin ; un astre au-dessus. “Copia” (Copia). Il s’agit de la première émission avec la palme au milieu frappée en 36 avant JC. Votre revers est bien net, cette monnaie s’estime dans les 600-700 euros.

Enfin votre objet est une applique gallo-romaine probablement représentant un visage épais.

Trouvaille 87.09

Jean-Luc de Toulouse nous envoie ses dernières trouvailles : trois monnaies romaines. Un dupondius de Commode co-empereur avec Marc Aurèle, et deux sesterces de Gordien II et Philipe. De nos jours il est rare de trouver des monnaies dans ce bel état de conservation pour du bronze. Monnaies très courantes et les estimations s’établissent dans une fourchette de prix d’une cinquantaine d’euros pour le dupondius et une centaine pour les sesterces.

A ceci il faut rajouter cette bague dont la tête importante se présente sous la forme d’une corbeille enchassant une pierre taillée (ou verre !), le corps est un simple anneau supportant des incisions régulières et symétriques tout le long de son contours. Le métal est en argent affaibli. Pas de datation vraiment fiable à faire pour cette bague… entre haut moyen âge et XVIe siècle.