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L’histoire de l’or de la France en 39/45

La plus grande partie de l’or de la France stockée dans la Banque de France en 1940 se chiffrait à plusieurs centaines de tonnes d’or en lingots, barres et pièces de monnaies !

Entrée de la Banque de France à l’époque.

Le 15 juin 1940, l’armée du IIIe Reich était déjà dans Paris, une troupe allemande se présentait au siège de la Banque de France. A 30 mètres sous terre du bâtiment se trouvait le plus grand coffre bancaire du monde, appelé “la Souterraine”. Les officiers allemands descendaient avec une troupe dans le puits n° 11, celui qui était censé garder l’or de la France, mais aussi ceux de la Pologne et de la Belgique confiés à la France. Par surprise les Allemands avaient découvert l’immense Souterraine de 11 000 mètres carrés complètement vide.

La Souterraine de la Banque de France vidée de son or.

De 1923 à 1927, la Souterraine de la Banque de France fut construite dans le cœur même de Paris aux regards de toute la population, située à environ 30 mètres sous terre, le tout reposant sur 800 piliers. 1200 ouvriers avaient travaillé pendant plus de 4 années pour placer 10 000 tonnes d’acier et 70 000 tonnes de béton, puis évacuer 150 000 tonnes de terre et de remblais pour construire la salle du trésor de 11 000 mètres carrés. Les conditions de stockage permettaient tout de même de prévoir une évacuation rapide en cas de conflit surtout avec les lingots de un kilo et les barres d’une dizaine de kilos d’or chacune, il existe cependant aujourd’hui un plus gros lingot d’or de 250 kilos ! La Banque de France fut créée en 1800 par Napoléon 1er, elle était encore une institution privée pendant la deuxième guerre mondiale, son statut permettait de ne pas donner de droits aux actionnaires et à l’Etat français, ce qui favorisa considérablement toute démarche de sauvegarde de l’or pendant toute la durée de la guerre.
Hitler arriva au pouvoir en 1933, et dès 1932, la France voyant venir le pire, décida de faire déplacer d’abord 275 tonnes d’or des 148 banques situées aux frontières de l’est, jusqu’à la Banque de France. Ces 148 succursales étaient étendues sur presque un tiers du territoire français. Deux autres zones, une médiane intermédiaire et une autre proche des côtes maritimes et des ports militaires contenaient aussi beaucoup de tonnes d’or.
En 1934, avec la démonétisation, beaucoup de monnaies de Napoléon III en or furent fondues pour en fabriquer des lingots et des barres en or, afin d’en faciliter aussi le transport dans le cas d’un éventuel transfert urgent.
En 1938, la guerre était proche et inévitable malgré les accords de Munich, c’est à ce moment que le projet de faire évacuer tout l’or de France fut décidé. L’or prit donc une fonction d’achat d’armes et devint le nerf de la guerre. L’état-major des armées françaises demanda une somme de 9 millions de francs et avait réussi à en obtenir 14 millions pour la fabrique d’armement avec la coopération de diverses industries.
Les Etats-Unis se voient commander des milliers de moteurs d’avions, des carlingues et d’autres armements véhiculés pour augmenter la procédure de réarmement. Les 150 autres banques de tout le reste du territoire français acheminèrent par camions tout leur or vers les ports maritimes de Toulon et de Brest, et on prépara un premier convoi de 600 tonnes d’or à charger sur des navires de guerre.
La déclaration de guerre arriva le 3 septembre 1940, toute l’armée française fut mobilisée, il restait encore des tonnes d’or dans la Souterraine de la Banque de France à évacuer. Le tout représentait le plus grand stock d’or du monde après celui de tous les Etats-Unis.

Destokage de milliers de lingots et barres d’or.

En un mois, 35 convois de plus de 300 camions avaient transporté tout l’or de France aux ports de Brest et de Toulon, afin de le faire évacuer par voie maritime aux Etats-Unis, qui à l’époque étaient neutres vis-à-vis de la guerre. Suite à des accords avec des commandes d’armements massives, les Américains furent coopérants dans l’affaire. Toutefois le convoi n’aurait pas pu se faire sans l’initiative personnelle de Mr Lucien Lamoureux, ministre des finances à l’époque, car malgré le désaccord du conseil d’Etat au départ, il décida de sauver tout l’or de la France à temps en le faisant évacuer rapidement en mer. On approuva plus tard son opiniâtreté et son initiative lorsque les Allemands furent à deux doigts de mettre la main sur le pactole français à cause de l’avancée rapide de la Wehrmacht sur les côtes du territoire français.
Cinq grands banquiers de la Banque de France furent employés à superviser l’évacuation des centaines de tonnes d’or. Les marins de l’armée française avaient été employés à plein temps pour décharger les centaines de colis et de caisses d’or des camions jusqu’au chargement dans les bateaux. Des milliers de kilos d’or furent répartis en lingots et en barres dans chacun des navires de guerre. Auparavant il avait manqué des véhicules pour charger et répartir l’or des convois motorisés, alors on n’hésita pas à demander et faire perquisitionner 11 camions anglais en supplément.
Le convoi marin fut colossal, il était composé de deux paquebots, des cuirassés, des torpilleurs et plusieurs croiseurs escortés de contre-torpilleurs avec à leur bord des dizaines de tonnes d’or chacun, par précaution de la menace des redoutables sous-marins allemands.

Le croiseur Emile Bertin.

Le croiseur Emile Bertin, le plus rapide des navires de guerre surnommé « le lévrier des mers », pouvait atteindre la vitesse la plus rapide de 40 nœuds, soit 74 km/heure. Il prit donc une charge à lui tout seul de 254 tonnes d’or en direction des Etats-Unis à New-York, via Halifax au Canada, tandis que le paquebot Ville d’Oran transporta 212 tonnes d’or en direction de l’Afrique. Alors qu’un convoi sur le torpilleur la Bayonnaise transporta 8 grandes caisses de billets de banque, soit 2 milliards de francs !, afin d’alimenter les banques du Liban et de la Syrie qui étaient à l’époque sous mandat français.
D’autres navires furent employés pour contribuer au transport de l’or avec plusieurs dizaines de tonnes d’or à leur bord :
• Le paquebot le Pasteur.
• Les cuirassés croiseurs Jeanne d’Arc, Victor, Lorraine, Colbert, Béarn, Algérie, Schoelcher.
• Les croiseurs Jean de Vienne, Dunkerque, Tourville, Gloire, Marseillaise et Primanguet.
• Les torpilleurs Fortuné, Lion, Railleuse, Simoun et Bayonnaise.
• Les contre-torpilleurs Mogador, Volga, Valmy, Aigle, Vauban, Triomphant et Terrible.
• Les croiseurs auxiliaires El Mansour, El Kantara et le El Djézaïr.
• Le chalutier Clairevoyant.
Le banquier Félix Stiot avait dirigé plusieurs convois et ne revint en France que le 30 juillet 1940. Pour ce qui était du transfert des 750 tonnes d’or du fort Portzic jusqu’à Brest, ce fut un Lieutenant de Vaisseau Bigenwald de la « Défense contre Avion » (DCA), qui fut chargé d’entreprendre toute la logistique pour acheminer l’or du fort jusqu’au port de Brest.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 94

Trésor à vendre

Ou pas ? 26 octobre 1859, le Royal Charter, un navire anglais avec plus de 600 personnes à bord était drossé sur les récifs non loin de la plage de Porth Alerth sur la côte Nord de l’Angleterre. Plus de 450 personnes trouveront la mort dans le naufrage. Le Royal Charter rentrait d’Australie avec de nombreux chercheurs d’or rentrant au pays fortune faite ! Sans compter une belle quantité d’or transportée pour le compte de la banque d’Angleterre. Dans les décennies qui ont suivi, de nombreux chasseurs de trésors se sont lancés sur les traces du Royal Charter, dans les années 1970 un groupe de plongeurs localisa l’épave et réussit à remonter pas mal d’or, sous forme de monnaies, bijoux et pépites. Les plongeurs s’étaient mis d’accord pour ne pas vendre leurs trouvailles… L’un d’eux, John Leyland est récemment décédé, sa veuve avait mis en vente des pièces d’or, six souverains, un demi-souverain, une broche ornée d’une pépite et deux bagues provenant de l’épave, la première estimation du lot étant de 4000 livres sterling !
La mise en vente ayant été contestée par d’anciens plongeurs, le lot a été retiré de la vente pour l’instant, l’accord passé entre les plongeurs en 1970, n’était que verbal…
Cette affaire a pour mérite de remettre sur le devant de la scène la fortune engloutie du Royal Charter. Tout n’a pas été renfloué, loin de là, pour ce que l’on connait des divers inventaires, sans compter l’or de contrebande et sur ce type de navire il y en avait toujours ! Il y a quelques mois, un prospecteur anglais déclarait la découverte d’une pépite provenant certainement du Royal Charter (M&D 90) simplement ramassée sur une plage près du site du naufrage, mais une pépite de 97 grammes !
Sources : dailypost.co.uk / Monnaies & Détections n° 90

Le trésor du Dakota PI-C12

Janvier 1947, un avion Dakota, (1) de la Airlines Philippine immatriculé PI-C12, vole en direction de Hong-Kong, atterrissage prévu sur l’aérodrome, réputé dangereux, de Kai-Tak.
Ce 25 janvier 1947, le plafond nuageux est assez bas et pour ne rien arranger un brouillard épais rend les conditions de vol périlleuses, ce qui oblige le pilote, le capitaine Theodore Weymouth né à Kansas City, à voler très bas. Et c’est le drame à quelques milles de Kai-Tak, le Dakota percute de plein fouet le sommet d’une colline sur le Mont Parker ! Les quatre hommes qui se trouvaient à bord, le capitaine Weymouth 28 ans, le copilote Narzal Lim, l’opérateur radio Benedicto Merza et l’agent de bord Lourdes Chuidian sont tués sur le coup. L’impact, comme le montre une photo de l’époque, a été frontale, faisant exploser l’avion. Il n’y a plus que la queue de l’avion qui soit à peu près intacte, le reste a été pulvérisé ! (2)
La montre du pilote sera retrouvée les aiguilles bloquées à 15h02, ce qui correspondait à la dernière liaison radio avec la tour de Kai-Tak. Dès le lendemain, une équipe de secours gagne le Mont-Parker, la presse révèle dans le même temps que l’avion transportait une fortune en or ! Une cargaison de lingots d’or et de pièces d’or, des monnaies mexicaines de 50 pesos très prisées en Asie, une cargaison d’importance qui était destinée à approvisionner sept banques de Hong-Kong et estimée par la presse de 1947 à 15 millions de dollars ! (3)

La police dresse un cordon de sécurité autour du lieu du crash, pour éviter tout pillage de l’épave. Sous la violence de l’impact et de l’incendie qui a suivi, des pièces d’or ont fondu, quelques-unes seront retrouvées mêlées à aluminium de l’avion. Des monnaies et lingots d’or ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres de l’impact avec des bouts de la carlingue. Pendant plusieurs semaines, la zone du crash va être fouillée par des ouvriers réquisitionnés pour l’opération, sur plusieurs d’entre eux, lors de fouilles de contrôles, la police trouvera des monnaies de 50 pesos or…

L’enquête va conclure à un accident dû à de mauvaises conditions de vol. L’avion était en bon état et le chargement d’or ne dépassait apparemment pas la charge maxi de l’appareil, mais l’or a certainement rendu l’avion moins maniable et il n’est pas impossible que l’or ait été mal réparti sur l’ensemble de la soute. Ça peut paraitre incroyable, mais ce type d’accident « dû à la densité de l’or » est déjà arrivé, voir M&D n° 42 « Un trésor tombe du ciel » où 100 kilos d’or furent perdus en plein vol !
Un révérend et 20 boy-scouts participeront aux recherches, à eux seuls ils trouveront 2 lingots et de nombreuses pièces d’or, pour environ 90 livres, ce qui correspondrait à 40 kilos ! Aucun des rapports, pas plus que les articles sur cette histoire ne précisent le poids des lingots ? Probablement des barres de banques dont le poids standard est de 400 onces soit 12,5 kilos, mais suivant les pays, ils existent des barres de 10 ou 8 kilos…
Des histoires assez folles vont courir sur l’or du Dakota ; un comptable chinois chargé de contrôler l’or retrouvé aurait disparu corps et bien ! Des responsables de la police ayant participé aux recherches, auraient pris leurs retraites avec un peu d’or de côté… etc.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 93

L’or de Crimée

Il y a quelques mois, le musée Allard Pierson d’Amsterdam, Pays Bas, obtenait en prêt, de quatre musées de Crimée en Ukraine, une grande quantité d’artefacts d’objets et bijoux pour une exposition baptisée « Crimée, or et secrets de la mer Noire ». Les objets en prêt couvrent une grande période, de -200 au moyen âge avec entre autres une fabuleuse collection d’objets et bijoux scythes, principalement en or. Tout se passait bien, l’exposition ayant du succès, jusqu’à ce que la Russie envahisse et occupe la région de Crimée jusqu’alors située en Ukraine ! Désormais le musée Pierson est dans l’impasse et se pose la question, à qui rendre les bijoux ? Évidemment, la Russie les réclame, les musées étant désormais sur son territoire et l’Ukraine aussi, puisque c’est le gouvernement Ukrainien qui a donné les autorisations de sortie de territoire pour l’ensemble des collections ! On pourrait aussi suggérer au musée Pierson une troisième possibilité, faire ce que fit la Russie avec les collections d’objets d’art saisis à Berlin en 1945, le trésor de Priam et bien d’autres, s’asseoir dessus et attendre que le temps passe…

Source : ruvr.ru

Nome Beach, la plage au sable d’or

Tout « peigneur de plage » qui se respecte entretient un rêve, la quête du fameux reflet doré, quand il parcourt le littoral : l’or perdu par les estivants qu’il traque à l’aide de son détecteur de métaux. 

Mais il faut savoir que l’or sur la plage n’est pas toujours présent sous la forme de bijoux. L’or est partout, dans l’eau de mer tout d’abord, on estime qu’un mètre cube d’eau de mer contient de un à dix milligrammes d’or. Il faudrait ainsi exploiter un milliard de mètres cubes d’eau pour obtenir un lingot de cinq kilos. Cet or, convenons-en, est aujourd’hui inaccessible, il faudrait des moyens colossaux et trop onéreux pour espérer l’exploiter.

L’or est également présent dans le sable de certaines plages sous forme de paillettes et de pépites, un or issu des fleuves et rivières débouchant dans l’océan. Cet or natif provient de la désagrégation de filons de montagnes qui ont suivi le flot des alluvions d’une rivière pour enfin se jeter dans la mer. Peu d’orpailleurs ont pris cette option littorale, préférant se concentrer sur les placers des cours d’eau, beaucoup plus accessibles avec du matériel d’extraction simple et surtout beaucoup plus rentables. Pourtant, une plage de l’ouest de l’Alaska – Nome Beach – a vécu à l’orée du XXe siècle, une fulgurante ruée vers l’or.

1898, la découverte du filon

Le vaste territoire de la future ville de Nome n’est pas des plus accueillants. Seuls quelques esquimaux Inupiak fréquentent la région depuis toujours, vivant de chasse et de pêche dans cette toundra froide et désertique. Ces populations autochtones croisent régulièrement des chasseurs de baleines de différentes nationalités ou des négociants en fourrures, venus racheter des peaux aux trappeurs locaux. Personne n’imagine un jour s’installer durablement ici, le sol, sitôt les premières couches d’humus ôtées, est gelé en quasi permanence, difficile en l’état de vivre et de bâtir quoi que ce soit sur ce pergélisol particulièrement dur. Pourtant…

La suite dans Monnaies & Détections n° 73

Campement Nome Beach

Des femmes en or !

Elles le sont toutes, mais, celles-ci, ont la particularité d’être en or 24 carats ! Un champ sur l’île danoise de Bornholm, délivre depuis maintenant quatre ans des statuettes en or datée de l’âge du fer, entre 3 et 5 siècles av. J.-C. La première des statuettes fut découverte en 2009, le site est depuis fouillé par les archéologues qui en trouvèrent trois au printemps 2012. Et la cinquième statuette a été mise au jour en début d’année, toutes représentent des figurines de femmes, ce dépôt est considéré comme rarissime, la plupart des statuettes/figurines des régions nordiques pour cette époque représentent des hommes. La dernière trouvée est la plus grande, mais elle ne mesure que 4,2 cm pour 3 grammes ! D’où la difficulté pour les trouver… Le dépôt, certainement groupé à l’origine a, d’après les archéologues, été éclaté par la charrue. Plus de 15 mètres séparaient les deux statuettes les plus éloignées, ce qui en soi n’est pas énorme ; sur les dépôts monétaires, eux aussi victimes de la charrue il n’est pas rare de voir plus de 100 mètres entre deux monnaies, déplacées par la charrue de quelques centimètres chaque année, mais pendant des siècles ! Source : Musée Bornholm

© photo : René Laursen


Trouvaille 70.10

Bonjour, je pense à une monnaie gauloise en électrum (ou or). Vous serait-il possible d’approfondir l’identification ainsi qu’une estimation (simple curiosité car elle est magnifique…) ? Poids : plus de 3 g et diamètre : 18 mm. Monnaie trouvée en Normandie près de Rouen, Lilian

Il s’agit d’un hémistatère au loup et à la joue tatouée en électrum de la tribu des Aulerques Eburovices (département de l’Eure). c. IIe-Ie s. av. J.-C Anépigraphe. Profil stylisé à gauche : la couronne est formée par des lignes perlées disposées en arc de cercle ; l’œil (absent sur la photo) est figuré par un petit point ; le tatouage de la joue est figuré par trois lignes obliques et parallèles, tracées en “dents de loup”.
Revers : Anépigraphe. Cheval à droite surmonté de l´aurige ; devant lui une croix bouletée en X ; en dessous, loup à la gueule hypertrophiée à droite. Cette monnaie est un peu décentrée au niveau du portrait, état TB+ estimation 800 €.

Trouvaille 70-01

Bonjour, pouvez-vous me donner quelques infos sur ce petit pendentif en or ? ça ressemble à un bijou romain. L’anneau vient se refermer sur la partie incurvée de la médaille. Le revers s’est fait un peu chiffonner par la charrue. Longueur totale 32 mm, diamètre 17 mm, poids 2,20 g. Bien amicalement, Vincent 78.

Jolie et émouvante trouvaille, ce bijou est ancien à l’évidence, peut-être antique, mais une autre hypothèse existe : on voit comme un renflement au cœur de l’objet comme s’il contenait une relique ? Cette thèse est confortée par le système de fermeture, un pincement profond des bords des deux plaques sur tout le pourtour, rappelant légèrement la forme de la coquille Saint Jacques et dans ce cas médiéval…

Trouvaille 69.20

Magnifique trouvaille faite à la Billebaude dans un petit bois du Gers par un prospecteur qui a désiré rester anonyme : un restant de bijou antique, un pectoral peut-être, bien que la taille (55 à 60 mm dans sa plus grande longueur) le rende un peu petit pour ce type de bijou. Le travail est d’une minutie magnifique, la base du pectoral est un fil d’or enroulé sur lui-même tour après tour pour constituer la plaque.

Il s’agit d’une base de cercle évidée en son centre et dans lequel se trouve un axe diamétral dont le cœur est l’élément décoratif le plus important : un cabochon (bosselé) recouvert de quatre fleurs représentées par sept petites boules d’or dont une centrale. Deux spires de fils d’or torsadés sont placées de part et d’autre de cet élément central. La décoration de l’anneau plat est constituée par une succession d’éléments décoratifs : un fil torsadé surmonté de deux boules d’or est reproduit tout autour de l’anneau. Celui-ci est espacé régulièrement et sa disposition axiale passe par le centre du cercle. On remarque que l’un de ces éléments a disparu, il ne reste plus que les deux petites boules de l’extrémité et on voit des traces (soudure ?) de présence de l’élément disparu. Dès qu’une série de cinq éléments est passée, le sixième est recouvert d’une espèce de cône creux ? Sur les parties à notre disposition, on distingue aussi deux trous de préhension ? sans doute pour fixer l’objet. En circonférence, un double fil d’or torsadé héberge de petites boules d’or réparties à égale distance les unes des autres.

Le bijou me parait être de nature celtique Ve-IIIe avant notre ère. Et il me semble que sur la photo de l’ensemble, la reconstitution n’est pas valable et que la pièce effilée et pointue devrait se décaler de 90° sur la gauche par rapport à l’ensemble.

Magnifique trouvaille remontée d’un sous-bois, je conseille à l’inventeur d’essayer de trouver les petites parties manquantes, non pas au détecteur mais à la batée en lavant la terre et de se rapprocher d’un officiel de la culture si ce dernier ne partage pas la vindicte d’une certaine association virulente. Sinon que ceci reste dans l’oubli comme toutes les trouvailles fortuites de cette année. Vous avez remarqué qu’il n’ y plus de trouvailles en France ? Je ne peux que vous conseiller de lire à ce sujet l’article de notre collaborateur Régis Najac page 14 du numéro 69 de Monnaies & Détections.

 

Dans un champ

Deux employés communaux suisses, qui étaient occupés à couper l’herbe dans un champ de Klingnau ont fait une surprenante découverte : un paquet qu’ils ont d’abord pris pour de la drogue ; en réalité le paquet contenait 2,5 kilos d’or ! sous la forme de lingots. Ils ont remis leur trouvaille à la police qui pense avoir à faire à de l’or volé. Aucun des lingots ne porte de marquage… Si personne ne les réclame, les 2,5 kilos devraient revenir dans un an et un jour, aux deux inventeurs. Un joli pactole à environ 40 euros le gramme et peut être bien plus dans un an…
Source : ladepeche.fr