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Articles taggés ‘orpaillage’

La carte au trésor

Un trésor a été révélé dans un no man’s land. Une carte détaillée, qui a été financée par l’Etat et que le Bureau des Ressources Géologiques et Minières a réalisé.

Pour la modique somme de 40 millions d’euros un Inventaire des Ressources Minérales de la Guyane a été dressé. La publication de ces cartes a coïncidé avec la vague d’orpailleurs clandestins, les garimpeiros, qui a déferlé sur le département français d’Amérique du Sud. Si les dignes fonctionnaires se défendent explicitement de la moindre corrélation entre pointer du doigt les paillettes et voir se multiplier les chantiers clandestins, implicitement il n’en est pas de même. “Vingt ans pour dresser la carte d’un trésor et ne pas publier les résultats ?! Cela aurait été absurde” conclut un ancien directeur. Il n’a pas l’air gêné que l’argent public ait manifestement servi à ouvrir le poulailler en grand à tous les renards brésiliens bienheureux de venir jouer à cache-cache avec les quelques malheureux gendarmes perdus dans la jungle amazonienne et française. Tant pis pour les tribus d’Indiens ou de Marrons qui, en plein cœur d’une zone de biodiversité soi-disant protégée, avalent le mercure répandu dans les rivières (il faut 1,3 kg de mercure pour amalgamer 1 kg d’or) et transitant par le poisson pêché dans les fleuves et les rivières opportunément désignés par le BRGM entre 1975 et 1995.

Cette 500 $ du Suriname contient probablement de l’or illégal.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Ruée vers l’or en Mauritanie

Après le Sénégal et la Guinée (Monnaies & Détections n° 70), c’est la Mauritanie qui est aux prises avec la fièvre de l’or ! Face à l’orpaillage clandestin, le Gouvernement mauritanien a mis en place un permis d’orpaillage ; depuis le 25 avril, il y a déjà plus de 20 000 orpailleurs déclarés ! En plus du permis, les chercheurs d’or qui ont un détecteur doivent l’avoir fait dûment dédouaner, 250 euros de taxes… Cela dit les GPX 5000 se revendent localement aux alentours de 10 000 euros ! De nouvelles zones aurifères ont été découvertes dans le nord du pays, à 250 km de Nouakchott et les autorités ont bien du mal à canaliser l’afflux de milliers de prospecteurs !
Et ça ne va sûrement pas se calmer, le non au Brexit anglais, entraînant la chute de la livre sterling a fait flamber le cours de l’or…
Source : www.rfi.fr/afrique

Le renouveau technologique de l’orpaillage artisanal en Guinée

Courant février 2013, une mission professionnelle de deux semaines en Guinée m’a amené à revivre une expérience similaire à celle connue deux ans auparavant dans la partie orientale du Sénégal voisin.

J’avais alors assisté sur plusieurs mois à la découverte d’un filon aurifère, à sa mise en exploitation artisanale et à son abandon. Cette « ruée vers l’or » d’échelle locale s’était accompagnée (i) de l’arrivée massive d’orpailleurs artisanaux (souvent clandestins) de toute l’Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Burkina-Faso, Ghana, …), (ii) d’une exploitation dans des conditions hors de tout contrôle des autorités et hors de toute considération d’hygiène et de sécurité, et (iii) une fois la zone épuisée, de l’exode progressif des orpailleurs et des acteurs du réseau social associés (commerçants, prostituées, convoyeurs d’eau et de carburants, …).

Cette fois, l’expérience vécue en Guinée est un peu différente. Les zones exploitées sont les mêmes qu’auparavant (souvent proches de travaux de reconnaissance ou des exploitations minières de compagnies étrangères) mais les techniques d’orpaillage ont bénéficié de l’apport indéniable d’une technologie moderne qui bouscule les pratiques artisanales traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

L’orpaillage moderne à l’aide des détecteurs de métaux

Cette révolution technologique est celle de l’utilisation des détecteurs de métaux.

Du point de vue technique, on signalera que les grandes marques sont représentées (FISHER, TEKNETICS), certaines ont même installé leur quartier à la capitale (MINELAB à Conakry) pour alimenter massivement le marché et endiguer la contrefaçon asiatique qui résiste mal aux 45°C et à la poussière latéritique…

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 70

Détecteurs TEKNETICS T2 en action autour d’un puits d’orpaillage, pour recueillir les concrétions aurifères du minerai extrait des galeries. ©