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Monnaies et Détections

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113.2

Bonjour à tous. Je sollicite vos connaissances à propos de la pointe de flèche en cuivre que j’ai trouvée dans la terre de mon jardin potager dans le sud-est. La soie présente un motif incisé en zigzags entrelacés recto-verso. Poids : 13g. Mesures : longueur totale : 81 mm, longueur de la pointe : 40 mm, largeur maximum de la pointe : 19 mm. Merci pour votre aide ! Patrick
Cet objet a la forme d’une pointe de flèche mais cela n’en est pas une pour plusieurs raisons : les pointes de flèches en cuivre datent de l’Age du cuivre comme la Palmela qui a peu de chance de se retrouver dans votre jardin et cette forme n’est pas du tout répertoriée. La soie n’en est pas une, c’est plutôt un manche avec un décor en losange pour une meilleure tenue entre le pouce et l’index éventuellement. Il n’existe pas de soie de cette forme, il n’y a aucun intérêt à décorer une soie qui est une partie que l’on ne peut voir. On pencherait plus certainement sur un petit outil à fard ou d’herboriste pour mélanger, prélever et homogénéiser un onguent quelconque.

Trésor de l’âge du Bronze

Un des plus gros trésors de l’âge du Bronze pour la région de Londres, Angleterre, découvert en septembre 2018 dans la banlieue-est de Londres, dans une gravière surplombant la Tamise. Il aura fallu un peu plus d’un an pour nettoyer et étudier les artefacts au nombre de 453 ! Composé principalement d’outils et en moins grands nombres d’armes, haches à douille et pointe de lance, le dépôt est daté du Bronze final, entre 900 et 800 av-JC. Probablement, le trésor d’un fondeur, la plupart des objets sont cassés ou endommagés, seuls 77 artefacts sont intacts sur les 453, ce superbe trésor de l’âge du Bronze est désormais exposé au musée de Londres.
Source : thehistoryblog.com

Le feu dans l’Antiquité

Force est de constater qu’après des siècles pour arriver à apprivoiser la fabrication d’un simple feu, nous avons de nos jours perdu cette connaissance qui existait encore jusqu’au 19e siècle.

De nombreux objets souvent non identifiés par leurs découvreurs peuvent pourtant témoigner de cet ancien savoir.
Ces objets sont différents suivant la technique d’allumage :
Différentes techniques d’allumage de la mèche ont existé et coexisté : par friction et par percussion*.
Technique par friction de deux éléments en bois : l’échauffement du bois produit par friction embrase les fibres végétales.

Exemple avec l’utilisation d’un arc à feu. (Musée Lumina domestica, Bruges)

Exemple de percussion (Musée Lumina domestica, Bruges)

Technique par percussion de masse ferreuse (pyrite, marcassite…) sur silex au-dessus de fibres végétales et d’amadou (fibres d’un champignon). (Musée Lumina domestica, Bruges)
Cette technique datant de l’âge du fer s’améliorera par la suite, par l’invention du « briquet » en fer, qui remplacera les minerais ferreux, qui seront de la même façon percutés sur du silex pour produire une étincelle.

Les briquets

A époque antique les briquets étaient percutés avec leur partie en fer sur du silex pour produire une étincelle. (Voir : « Lampes antiques à travers les Ages-Le Corpus » page 14). Leur partie en fer était chauffée avant sur de la corne pour produire de l’acier (car le fer pur ne produit pas d’étincelle).
Certains briquets datés comme moyenâgeux sont probablement antérieurs à cette période.

Briquets d’époque gallo-Romaine et byzantine avec leur manche en bronze et leur percutoir en fer.

Briquet antique en bronze (fer manquant) en forme de lion. Probablement 4-5e siècle.

Briquet antique en bronze en forme de cheval stylisé. 6-7e siècle.

Briquet antique en bronze en forme de cheval (fer manquant) 5-6e siècle.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 95

Les outils du beachcomber

Les outils d’extraction du beachcomber sont à adapter précisément aux lieux de recherches, avec une prédilection pour le domaine aquatique.

En effet, la prospection entre-deux eaux n’est pas aisée et remonter une bague quand on est immergé jusqu’aux épaules, peut parfois se révéler long et incertain quand on ne possède pas les outils appropriés. Nous allons ici faire un état de lieux de ce qu’il est nécessaire ou utile de posséder quand on prospecte le littoral ou les bases de loisirs :

La pelle-bêche

Le choix de cet outil n’est pas à improviser. C’est le principal allié du beachcomber. Une pelle-bêche ne doit être ni trop lourde (pensez que vous devez la porter parfois durant de nombreuses heures), ni trop fragile (creuser dans du sable humide provoque des pressions à certains endroits du fer et la corrosion due à l’eau salée, fragilise l’ensemble).

Je ne suis pas favorable aux pelles avec un manche de bois, trop lourd et avec une durée de vie plus courte qu’un manche de métal. Le bois, en général non traité pour affronter le domaine maritime, s’imprègne de l’eau salée et peut ainsi pourrir et casser rapidement au niveau du fer. Le manche idéal est en aluminium ou en fer galvanisé creux. Il va de soi qu’après chaque sortie, la pelle comme tout outil d’extraction doit être parfaitement rincée à l’eau claire pour en éliminer le sel.

Une bonne pelle-bêche doit être aussi munie d’une…

La suite dans Monnaies & Détections n° 67