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Confinatus sed prospectuus

Quand le confinement a commencé, je venais juste de recevoir le sac conçu par XP pour emporter le Déus en balade… Il est génial, comme tout ce que fait XP…

Les premiers jours, comme tout un chacun, je me suis mis à faire toutes ces choses remises au lendemain depuis des années : j’ai lasuré toutes les menuiseries, repeins les ferrures, ciré les meubles, nettoyé les portes intérieures, distribué du xylophène, trié, classé, jeté, cherché des sites à prospecter sur Internet… tout en pensant à cette pauvre France, tombée si bas, sans masques, sans gants, sans lits d’hôpitaux ni équipements suffisants, alors que nous sommes les champions mondiaux des prélèvements fiscaux et sociaux et la sixième économie du monde…
Et ce confinement qui bloque les prospecteurs à la maison… alors que les jours allongent, que tous les champs ne sont pas semés, que la végétation n’a pas encore tout recouvert…Décidément, notre liberté diminue de plus en plus : il y a eu la loi de juillet 2018 (tout ce qui est dans le sol ou le sous sol appartient à l’Etat, merci les députés), puis la baisse de la vitesse autorisée à 80 (bravo le jackpot) et maintenant le confinement (sauf dans certaines banlieues)…
Puis au bout de trois semaines, les corvées étaient finies, et je n’ai plus supporté la vision quotidienne de ce pauvre Déus, debout dans un coin, très digne mais le disque tout triste, sans sortie, sans soleil, sans exercice, sans dialogue avec le sol, …
Alors j’ai fini par aller voir l’agriculteur propriétaire d’une immense parcelle située presque contre ma maison. Il m’a fallu, pour aller chez lui, traverser quelques champs et prendre des chemins de terre, pour éviter de rencontrer pandores et policiers municipaux très occupés à verbaliser les déconfinés sans le sésame. J’ai bien fait d’aller le voir : il m’a dit que la parcelle faisait un peu plus de vingt hectares, qu’il y avait eu dans le temps (?) des rangs de vignes et aussi beaucoup de jardins pour les gens du village, parce que c’est une terre légère, sableuse, et qu’ils pouvaient prendre l’eau pour arroser dans la rivière (le champ longe en effet l’Ariège tout du long). « Quant mon père a commencé à acheter les parcelles, il y avait au moins une trentaine de propriétaires… Bien sûr que tu peux aller y prospecter tant que tu veux, mais attends deux ou trois jours car c’est toujours en gros labours après le maïs irrigué, et justement mon père doit aller passer le rotavator puis un coup de disques pour pouvoir semer le soja fin avril début mai. Oh tu ne vas pas trouver grand-chose parce que justement c’était une zone inondable, d’ailleurs mon grand-père, en 1942 ou 43, a eu l’eau dans sa cuisine, et pourtant la ferme est beaucoup plus haute que le champ… »

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

La plage du cochon d’or

6 novembre 2018, je prospecte une plage, quelque part en Bretagne… Sur un coefficient de 90, c’est le début d’une semaine de grande marée et je suis sur le pied de guerre, avec un seul et unique objectif : trouver de l’or !

Ça commence mal, rien sur la première marée, trop de sable, je change de tarmac. Lire une plage et définir la hauteur de sable, bonne ou mauvaise est une chose à apprendre si vous voulez optimiser vos chances de réussite. La deuxième plage me permet de toucher du sable noir à 30/40 cm ce qui est un bon signe. Le sable noir est plus dense et retient les objets lourds, dont l’or et effectivement je vais sortir une alliance 18 carats de 4 g et des brouettes… Sur la marée suivante, rebelote, une autre alliance 18k de 5 g et un peu de plomb, mais sans plus.
J’ai donc deux jaunes dans la poche, ce qui est déjà pas mal, mais la plage ne me plait pas trop, pas assez de cibles lourdes et la zone porteuse, là où j’ai tapé les deux bagues, n’est pas assez grande à mon goût pour espérer beaucoup plus… Je reprends le volant, de nuit, vers une autre plage à 100 km de là, ça me prend comme ça, quelques fois, et quelquefois le pif peut changer la donne…
Bon, j’avoue, mon pif était un peu aiguillé, quatre mois plus tôt j’avais sorti une belle chevalière de 16 g sur la plage vers laquelle le destin me conduit (1) et étrangement, mis à part une alliance de 1.8 g trouvée sur cette même plage en 2012, rien d’autre !
Je note mes trouvailles, plage par plage, année par année, des statistiques utiles au bout d’un certain temps, surtout si vous prenez des notes sur des repères fixes, permettant de déterminer la hauteur de sable. Évidemment si vous faites toujours la même plage, ça n’a pas d’intérêt…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 107

 

Le ridicule ne tue pas ! Extrait du Républicain lorrain :

Metz – Faits divers. Un trésor archéologique au bout de la « poêle à frire ».
En patrouille sur les bords de la Moselle, à Hauconcourt, les gendarmes de la brigade fluviale de Metz ont découvert, en août dernier, deux hommes équipés de détecteurs de métaux ! Après plusieurs mois d’investigations et une plainte de la DRAC, le dossier vient d’être transmis au parquet de Metz.
«C’était un après-midi d’août dernier, nous étions en patrouille sur les bords de la Moselle à Hauconcourt, lorsque j’ai aperçu des gens avec des poêles à frire », se souvient ce gendarme de la brigade fluviale de Metz. « Je savais que c’était un délit. L’usage des détecteurs de métaux est parfaitement interdit sauf autorisation préfectorale. La règle est simple : on ne peut pas faire de détection en France, et même chez soi. Si on découvre un objet archéologique, il ne nous appartient pas. »
Les gendarmes de la brigade fluviale procèdent alors à un contrôle d’identité des deux hommes. Les militaires photographient les lieux et le matériel utilisé. Ils relèvent l’identité des deux archéologues en herbe qui, ce jour-là, n’avaient pas encore fait de trouvaille sur ce site archéologique daté entre le Ve millénaire avant JC et le XIIe siècle après JC. Un lieu référencé par le ministère de la Culture.
L’affaire aurait pu en rester là sans la ténacité d’un des militaires. L’homme contacte l’antenne messine de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Grand Est. Après plusieurs mois d’investigations et une plainte de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Grand Est, les militaires ont saisi une importante collection de pièces du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Sans oublier des éléments militaires datant des deux guerres et de la Révolution française.
« L’endroit où les deux hommes s’apprêtaient à faire des fouilles est un site de fond de vallée, occupé au Tardiglaciaire, au néolithique, à l’âge du Bronze, du Fer et au cours de l’Antiquité mais également au Moyen Âge », indique l’enquêteur de la brigade fluviale. « Ce référencement a été établi à la suite de recherches archéologiques déjà entreprises à cet endroit. Le terrain est répertorié dans une zone où se trouverait un fort patrimoine. »
Dans le cadre de leurs investigations, les militaires ont opéré, en février, une perquisition à Amnéville et à Mondelange, aux domiciles des deux hommes. Il s’agissait de récupérer le matériel de détection utilisé mais aussi de déterminer si le duo était adepte de ce type de fouilles « pour établir la matérialité des faits », souligne le gendarme. « Des réquisitions ont été effectuées sur un site de ventes entre particuliers pour savoir si le duo y vendait des objets qu’ils auraient trouvés. Des recherches qui se sont avérées négatives », poursuit le directeur d’enquête.
Aux domiciles des intéressés, les gendarmes ont découvert un véritable trésor entreposé dans des caves et soigneusement rangé. À savoir, une incroyable quantité de cartouches non neutralisées des deux guerres mondiales, des étuis de cartouches, des boucles de ceintures de la Révolution française mais également des boutons d’uniformes ou des pièces de monnaie. Et même une pièce romaine…
« Pour ne citer que cela, on a découvert 322 douilles de différents calibres et 439 autres, 44 billes de Shrapnel, 60 têtes d’obus des deux guerres mondiales. Chez l’un des deux individus, on a retrouvé 24 pièces dont une de l’époque romaine sans oublier une boîte de 27 pièces de monnaie dont 15 du IIIe Reich, 2 de l’Empire allemand, 1 de l’époque Napoléon III et 3 monnaies romaines. Tout ce butin, découvert sur l’agglomération messine, a été amassé par les deux hommes sur plusieurs années. Ces objets issus des prospections ont été saisis et placés sous scellés ainsi que les appareils de détection (trois détecteurs de métaux et deux pointeurs). »
« Presque un paradoxe quand on pense que les détecteurs de métaux sont en vente libre ! Il est précisé sur la notice que l’on n’a pas le droit de les utiliser », précise le militaire. « Le défaut de mention est une infraction. » À bon entendeur…
Delphine DEMATTE

Encore un article écrit « à la va que je m’en fiche ». La désinformation des médias traditionnels aux ordres du pouvoir est de plus en plus évidente. Ils n’ont plus peur d’écrire de véritables bêtises. C’est ce que doit penser la journaliste Delphine Dematte, journaliste ou alors stagiaire, mais dans ce cas elle est chapeautée par un journaliste expérimenté qui ne devrait pas laisser passer ce tissu d’erreur… Récapitulons. Elle cite le gendarme : « Je savais que c’était un délit. L’usage des détecteurs de métaux est parfaitement interdit sauf autorisation préfectorale. La règle est simple : on ne peut pas faire de détection en France, et même chez soi.» Le gendarme spécifie que le fait de posséder un détecteur de métaux est un délit… repris en cœur par la journaliste.
Cela ne s’arrête pas là, le gendarme précise qu’ils n’avaient rien trouvé. Plus loin dans l’article , l’enquête de gendarmerie aboutit à l’absence de vente d’objets en ligne et elle parle de véritable trésor découvert chez les prospecteurs grâce à la ténacité du gendarme qui a prévenu la Drac qui a porté plainte. Des cartouches, des cartouches et encore des cartouches et il y a même une monnaie romaine qu’elle a utilisé en tête de chapitre pour justifier le mot trésor, suivi d’un butin de pièces en alu du IIIe Reich. Elle est obligée d’énumérer toutes les pauvres monnaies du début XIXe siècle pour justifier ce « pillage » au détecteur… et elle assène le coup de grâce en disant que sur la notice des détecteurs de métaux, on a pas le droit de les utiliser. Le ridicule ne tue plus hélas !
Chère madame Dematte, pour citer Sacha Guitry, si vous me posiez la question de savoir ce que je pense de votre article, je vous répondrai : « Madame, je l’ai parcouru d’un derrière distrait… » Nous espérons qu’il y aura une bonne âme pour lui transmettre notre avis.
La véritable analyse du droit dans cette affaire ne peut être faite sur ce simple article.
On parle de brigade fluviale ? Avant 2016 il y avait une distinction entre le domaine maritime et le domaine terrestre quant à la propriété d’un trésor découvert fortuitement. Maintenant tout vestige archéologique appartient à l’Etat, même découvert fortuitement, si l’emplacement où il a été découvert a été acheté après l’entrée en vigueur de la loi. L’article semble dire que la zone où prospectaient les deux amis était riche de vestiges, mais on ne sait pas si on parle de terrains répertoriés par la Drac ou pas. Si c’est le cas ils sont en infraction, mais… ils n’ont rien trouvé. Il faudrait qu’un juriste puisse définir si le délit d’intention est répréhensible… Mais en aucun cas leur infraction ce jour-là, justifie la saisie de leurs trouvailles faite en détection de loisirs et de leur matériel ! Sauf à vouloir abuser d’autorité en s’appuyant sur des journalistes serviles pour décourager notre passion…
La rédaction
Source : Le républicain lorrain : https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-ville/2019/04/17/un-tresor-archeologique-au-bout-de-la-poele-a-frire

« Trésor » sur le Larzac

En vacances en Aveyron, pour se détendre après une année bien remplie, le Déus en place dans sa valise dans le coffre de la voiture, voilà le début de l’aventure.

Il m’a été proposé par un ami, qui connaissait mes habitudes de prospection, d’aller faire une sortie sur le Larzac. Lui-même, possesseur d’un Déus, a l’habitude de roder dans les « pélins » (étendues qui ne sont pas cultivées faites de cailloux, herbe rase, genévriers et de buis). Ce jour-là, il m’a proposé d’aller prospecter aux alentours du – dit-il – plus haut sommet du Larzac. Nous voilà donc partis à la recherche de nous ne savons quoi, car les terres rouges ne sont guère porteuses de sons pour nos détecteurs.
Une grande partie de l’après-midi se déroula sans grandes découvertes significatives : beaucoup de culs de cartouches.
Enfin, un son plus agréable à nos oreilles et une petite cache avec trois napoléons bien teintés par la terre nous est apparue.
Trainant nos chaussures sur cette terre où peu de monde passe, nous sommes tombés sur des restes d’un ancien combat. En effet, le sol était littéralement jonché de douilles d’armes de guerre, mais ce n’était que des douilles de balles à blanc, certaines non percutées… Le camp du Larzac ne se trouve pas trop loin et il y a fort à parier que ceci devait faire partie d’un exercice d’entraînement.
Une découverte intéressante, un peu plus tard, au gré de notre expédition : une broche, sans doute d’origine militaire, dont je n’ai pu trouver ni le régiment, ni l’époque.
La fin de l’après-midi approchait, une longue marche nous avait passablement fatigués, et nos découvertes étaient plutôt maigres. Mon collègue me proposa de remonter un peu vers le sommet.

3,230 kg

Encore une belle découverte à l’actif d’un retraité cherchant de l’or en Australie. L’homme, qui a préféré garder l’anonymat – il a dû trouver le bon spot… –, a mis au jour une énorme pépite de 3,230 kilos d’or, titrant à plus de 22 carats ! Une petite fortune, la pépite étant estimée à plus de 80 000 dollars Au, environ 50 000 euros ! Découverte réalisée dans le nord de la région, si bien nommée, de Goldfields ! Il lui a fallut creuser près de 2 heures dans un sol argileux, sur un bon signal de son GPZ 7000 de la marque Minelab, pour voir apparaitre à 80 cm de profondeur, la couleur inimitable de l’or natif…
Source : foxnews.com

Ma première année de détection

Mes parents avaient acheté un terrain de plusieurs hectares dans le Var dans la commune de Rians dans les années 1970.
Un flanc de colline anciennement aménagé en restanques de pierres sèches, exposé plein sud, sur lequel une forêt de chênes avait repris le dessus d’une oliveraie abandonnée.
Depuis plus de quarante ans, presque tous les week-ends avec mes parents, nous avons aménagé des petites parcelles de ce terrain avec un petit cabanon sans eau ni électricité, un petit potager sans prétention, un four à pizzas dans lequel ma maman fait encore son pain pour la semaine et organisé une multitude de fêtes champêtres entre amis, petit détail qui va prendre de l’importance plus tard, comme l’activité de chasse de mon papa.
Depuis tout petit, comme beaucoup d’enfants, j’ai toujours rêvé de trésors. Explorateur dans l’âme j’ai fouillé tous les moindres petits recoins de cet énorme terrain, dénichant une multitude de fossiles, ammonites, bélemnites, crinoïdes, dents de requin…, de cailloux, notamment des blocs de calcite orange cristallisée…, d’ossements de rongeurs et petits mammifères, de plumes d’oiseaux… Cette accumulation de 40 ans de découvertes a transformé mon bureau en cabinet de curiosités.
Ce terrain m’avait déjà offert généreusement tout ce qu’il pouvait de sa surface, même des cèpes et des morilles… Oui en surface, mais le « sous-sol » ??? Et oui, son sous-sol, cette petite couche pédologique sur laquelle je me suis promené depuis tant d’années.
L’idée avait germé, il me fallait maintenant explorer la partie enterrée de ma parcelle… Deux de mes connaissances pratiquaient déjà la détection, et m’ont aidé sur le choix de mon premier détecteur, un Garrett ACE 250 que j’ai boosté six mois plus tard d’un disque Tornado 33.
Alors le 7 mai 2017, à 53 ans, sur mon terrain à Rians, a commencé pour moi le début d’une nouvelle passion, la détection de loisir.

(cliquez pour m’agrandir)

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102

ATTENTION danger …

Je cours les labours du Lauragais et les causses du Larzac depuis mon acquisition d’un détecteur Garrett ACE 250 en 2008.
Ce n’était pas le premier, en 1978, j’avais déjà acheté un détecteur avec un collègue. Comme il avait été abondamment prêté, il n’avait pas duré trop longtemps…
En 2013, j’ai remplacé le Garrett par un Déus, un peu plus tard un disque de 28 et un MI 6 sont venus compléter mes ustensiles de détection.
Au cours de mes longues promenades, détecteur en main, il m’est souvent arrivé, et même plus que ça, de récupérer de vieux étuis de cartouches de tous âges. De même les plombs, des plus anciens aux plus récents, viennent souvent alourdir nos besaces.
J’en arrive à mon sujet :
Avec mon collègue prospecteur habituel, nous avions eu l’autorisation d’aller prospecter un nouveau champ qui venait d’être récemment récolté.
Le propriétaire du champ, désirant voir comment cela se passait, est venu avec nous. Pour ne pas le laisser nous accompagner et juste regarder, je lui avais prêté mon ACE qui est toujours partant pour une prospection.
Je ne vous explique pas nos découvertes habituelles (rondelles, fers à bœufs, plombs) et toutes sortes de déchets que l’on rencontre fréquemment lors de nos sorties. Par contre, l’objet que nous avons mis au jour nous a fait quelques frayeurs : cela ressemblait à un obus ! Peu après, un second a été découvert proche du premier.
Pas très rassurés, nous avons décidé de cesser notre prospection dans ce secteur. Des photos ont été prises par le propriétaire, personnellement je n’avais pris en photo que le premier que j’avais découvert. Ces clichés ont étés montrés aux gendarmes qui ont à leur tour prévenu les démineurs de Montpellier.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

Un rare doublé !

Un lundi matin vers 8h30, une personne me contacte avec une voix paniquée et me demande si je peux lui rendre service rapidement.
Ce monsieur qui se trouve à environ 40 km de mon domicile me propose un rendez-vous le mercredi suivant dès 9 h le matin pour rechercher son alliance perdue alors qu’il faisait son jardin. Il me demande le prix pour ce type de service et je lui annonce que je le fais gracieusement pour aider et qu’il n’y a rien de commercial derrière.
Arrivé sur les lieux du rendez-vous ce fameux mercredi, l’homme très stressé m’explique qu’il a désherbé son jardin à mains nues et ensuite jeté des seaux dans le champs voisin !
Une fois les informations prises, je me lance tout de suite à la recherche de cette bague et il est clair que dans son jardin il n’y a rien !
Je décide donc au bout de 10 minutes de passer dans le champ derrière chez lui et voyant effectivement qu’il y avait des tas d’herbes ici et là, un magnifique son se fit entendre ! Bingo, l’alliance est juste là ! L’homme tellement heureux et semble-t-il ému m’invite à boire un café et nous discutons de cette formidable passion.

Au moment de partir, l’homme à qui j’avais annoncé que ce service était totalement gratuit a voulu me donner un petit quelque chose pour les frais de déplacements.
C’est sur cet échange que je repris la route direction mon fief qui me réservait une énorme surprise !
De retour à la maison et en repos ce fameux mercredi, je décidai de profiter de ce beau début de journée pour trouver une autorisation et peaufiner un réglage perso qui jusque-là me surprenait de sorties en sorties !
Sur la route un agriculteur et son fils labouraient une parcelle de blé. L’occasion était trop belle et j’attendis que le tracteur s’arrête pour discuter avec eux. Par chance il est le propriétaire et me dit que déjà 2 ou 3 personnes sont passées dans ce champ il y a plusieurs mois. Le fils me dit qu’il ne doit plus rien rester maintenant.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 98

Vacances dans le Cantal

Cette année pour les vacances de juillet, direction : Le Cantal. La voiture est chargée et bien sûr, le XP dans sa valise est de la partie ! A peine arrivé sur le site des vacances, à une trentaine de kilomètres d’Aurillac, que déjà, mes yeux de détectoriste ont repéré quelques bois et champs aux alentours. Allons voir ce que le Cantal nous réserve comme surprise…

Je gare ma voiture au bord d’une route peu fréquentée et bordée de bois de chaque côté. Le Déus et ses accessoires sont chargés et prêts à commencer leur service. Je pénètre dans ce bois où un tapis de feuilles mortes recouvre le sol sur plusieurs centimètres. Les châtaigniers côtoient aisément les frênes et les tilleuls. Je commence un léger balayage. Difficile de rester discret dans ce lieu avec un craquement incessant à chacun de mes pas. Un premier son résonne dans mon casque. Je m’inquiète rapidement car une motte de terre semble avoir été retournée. Ma première pensée sera la bonne. Une canette de Fanta, à peine dissimulée sous les feuilles, est mise à nue. Un détectoriste est passé par ici avant moi… sans prendre la peine de reboucher ses trous et de s’encombrer des déchets. Si quelqu’un est passé avant moi, je vais devoir redoubler d’efforts pour scruter les coins les plus reculés du bois. Le silence est de mise. Pas un son dans mon casque. Juste un reste de douille au bout d’une demi-heure… Pourtant, je rôde autour des arbres, balade mon disque sous les buissons de houx, frôle les racines des arbres morts, longe les murets en pierre de lauzes et explore les fossés encore visibles. Rien. Pas un son. Seulement au loin le bruit des cloches des vaches de Salers. Soit la personne qui est venue avant moi a tout débarrassé, soit, et je pense plus à cette deuxième hypothèse, peu de personnes sont venues s’aventurer jusqu’ici. Cependant, je ne désespère pas malgré les attaques des fourmis volantes et autres petits taons qui tentent de coloniser le moindre espace de chair mise à nue.

J’ai traversé sur toute la longueur le bois et j’arrive désormais au pied d’un petit ruisseau au débit peu prononcé. Le coin aurait pu être digne d’une carte postale si la présence d’un vieux pneu et d’une vieille marmite rouillée ne polluaient pas ce site. Voici déjà plus d’une heure que je me balade avec mon Déus qui reste bien silencieux. Je décide donc de rebrousser chemin et remonter vers la voiture. Je passe au pied d’un houx quand mon casque s’affole enfin. Alléluia ! Un son ! Je m’empresse d’écarter les feuilles mortes avec mes pieds et j’enfonce ma pelle dans ce sol sec. Je passe mon disque au-dessus de la motte retirée et le son à nouveau résonne dans mon casque. Je termine l’opération à la main. Une grosse rondelle grise et encrassée se retrouve prisonnière entre mes doigts. Après un léger frottement avec mon pouce, je constate qu’il s’agit d’un alliage pauvre et boursouflé par les années passées sous terre. Ce n’est pas une monnaie, mais je reconnais presque immédiatement la barbichette de Napoléon III. Derrière son profil usé, se cache un profil féminin. Au revers, les années et l’acidité du sol ont eu raison des écritures. Je range cette « médaille¹ » dans une pochette et la glisse dans mon pantalon. Aucun autre son ne se fera entendre jusqu’à la voiture.
De l’autre côté de la route se trouve un autre bois. Je m’y aventure en espérant que les trouvailles seront cette fois, un peu plus abondantes. Je retrouve la même configuration : murets, fossés et arbres identiques. En passant au fond d’un léger fossé, mon disque réagit. Un bel indice stable s’affiche sur le cadran de ma télécommande. Une pelletée plus tard et une pièce de 10 francs Génie de la Bastille de 1991 est mise au jour. Par réflexe, je repasse mon disque au-dessus du trou et un son similaire se fait entendre. Je sortirai la même monnaie, mais de 1988 celle-ci. Enfin ! Mes premières monnaies dans le Cantal. Pas terrible mais cela reste un bon début. Je continue dans ma lancée et m’aventure encore un peu plus profond dans cette végétation. Pas de nouveau son, juste un morceau d’aluminium par ci par là. L’heure avançant rapidement en détection, je décide de rebrousser chemin. A quelques mètres de mon véhicule, dans un semblant ancien chemin masqué par la végétation, un bon son résonne dans mon casque. La télécommande affiche un indice de 84. Je creuse et retire une belle motte de terre. Le son est encore au fond du trou. Je retire mon propointer de son étui, l’allume et le promène dans la cavité. Le son continu me confirme la proximité imminente d’une trouvaille. J’élargis précautionneusement le trou et renverse une nouvelle motte sur le sol. L’impact en fait éclater la terre qui libère un gros module encrassé. Je la saisis et au vu de son diamètre et poids, je pense directement à un 2 sols. Effectivement, en grattant légèrement, le portrait du roi décapité apparait timidement ainsi que l’année 1792 en-dessous. Ainsi se termine ma première sortie sur les terres du Cantal.

*1 Médaille de première classe décernée à Mathieu Edouard Granger lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855 (diamètre 38 mm).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96

Trésor de bronze aux enchères

Septembre 2014, deux prospecteurs anglais… se baladent dans la campagne du Lincolnshire quand ils aperçoivent un fermier en train de déchaumer son champ. Ils vont le voir et obtiennent la permission de prospecter le terrain, qui fut donc choisi par pur hasard. Ils prennent chacun un côté du champ et au bout de 100 m l’un d’eux lève le bras, une monnaie ! Tant mieux pour toi lui crie son collègue, il n’a pas fini sa phrase que l’autre remet ça, une autre et une autre. C’est le genre de truc qui énerve, surtout quand on n’est pas du bon côté du champ ! Ce jour-là, les deux prospecteurs vont trouver exactement 100 monnaies de bronze. Elles seront bien sûr déclarées. L’année suivante après un labour plus profond du fermier ils en referont 181 ! Un beau petit trésor de bronze romain d’au moins 281 monnaies. Sans grande valeur ni rareté, le trésor passera ces jours-ci en vente, un seul lot dont l’estimation la plus haute est de 500 £, la somme obtenue sera partagée 50/50 entre les deux prospecteurs et le propriétaire du terrain.
Source : lincolnshirelive.co.uk/news