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XP EUROPEAN GOLD RALLY

XP avait annoncé son premier rallye en Angleterre les 17 et 18 septembre 2016. 1000 participants sur plus de 600 hectares de champs à détecter sur la commune de Burford, petit village situé à une centaine de kilomètres de Londres. Attentif aux avancées d’Outre-manche en matière de détection, Je voulais voir de mes propres yeux le Treasure Act : la fameuse et étroite collaboration entre les archéologues locaux et les détectoristes.

Pour le 1er XP European Gold Rally en Angleterre, je me devais d’être du voyage ! J’embarque mon frère avec moi dans cette aventure inoubliable. Ticket en poche, sac sur le dos et valise xp à la main, me voilà prêt pour l’Angleterre !
Après 1h de voiture, 1h30 de TGV, 6 stations de métro et 2 arrêts de tramway plus tard, nous voici enfin arrivés à l’hôtel parisien réservé quelques jours plus tôt. Ce n’est pas un palace mais suffisant pour y prendre une bonne douche et y passer la nuit ; petite nuit, l’excitation nous empêchant de fermer les yeux. Il est 5 heures, Paris s’éveille. Le jour se lève à peine ce vendredi 16 septembre et déjà il faut reprendre le métro qui nous conduit directement au lieu de rendez-vous. Une foule de passionnés est déjà ameutée au 102 rue Balard. Les sacs sont lourdement chargés et facilement reconnaissables avec les manches de pelle qui dépassent. Les 2 lettres rouges du fabricant sont présentes partout : sur les T-shirts, pulls, casquettes, valises… Deux bus blancs ont été réservés et ornés d’autocollants aux couleurs de la boutique spécialement pour l’occasion. Wouah! La classe ! On ne va pas passer inaperçu ! Le voyage se passe dans la joie et la bonne humeur. Une véritable colo ! A Calais, les contrôles d’identités sont systématiques et nous n’y échappons pas. Heureusement tout est en règle et nous pouvons reprendre la route vers le tunnel sous la Manche. Le bus est immobilisé dans le train et la traversée ne dure qu’une bonne demi-heure. Le voyage peut alors continuer. Le trafic très dense nous fait perdre un temps précieux et ce n’est finalement que vers 20h que nous arrivons sur le lieu du rallye.
Un immense champ d’herbe bien verte où des tentes sont déjà installées. Des drapeaux se laissent flotter en haut des mâts par le vent frais typiquement anglais, chacun affichant fièrement sa région ou son pays d’origine. Malgré une arrivée un peu tardive sur le site, nous nous dirigeons vers la tente « breakfast » pour y diner. Un bon repas bien chaud et bien consistant à base d’haricots blancs écrasés nous ravigote. Sitôt le diner englouti, nous montons notre tente sur le camping à proximité des autres Français. En effet, des passionnés de toute l’Europe sont attendus !! De nombreux camping-cars sont déjà installés dans un espace aménagé à proximité des imposants 4×4 de nos amis Anglais. Des sanitaires sont également à notre disposition pour l’événement.
Fatigué par le voyage et le ventre plein, je me faufile sans attendre dans mon duvet. Une grosse journée nous attend demain. Le ciel étoilé est magnifique et présage une journée ensoleillée.

Samedi 17 septembre

8h30. Malgré un petit vent frais, le ciel est dégagé et laisse passer les rayons du soleil. Nous avalons rapidement notre café chaud accompagné de la traditionnelle assiette de bacon, œuf, toast au beurre et saucisses de poulet. Pas spécialement appétissant à cette heure-ci de la journée, mais je dois avouer que cela tient bien au corps. Un petit briefing pour nous expliquer le déroulement et les horaires de la journée et chaque participant équipé de son ticket se voit remettre par le staff, un bracelet jaune adhésif, un plan des lieux avec les champs autorisés à la détection ainsi qu’un jeton XP, spécialement conçu pour l’occasion. Le départ du rallye est fixé à 9h30 dans le champ numéro 1. C’est mon premier rallye en tant que tel et voir des centaines de participants alignés le long d’un champ peut vraiment surprendre la première fois. Bien évidemment, que du XP : du Déus, du GMP, du G-Max, de la petite tête, de la grosse ; des pelles en inox, de la draper, des artisanales, des américaines… et j’en passe. Une boutique à ciel ouvert ! Un drone survole la zone pour immortaliser ce moment.
Le départ donné, chacun file dans une direction. Une vraie fourmilière. Une trentaine de champs ont été ouverts pour l’occasion. La moitié pour aujourd’hui et l’autre moitié pour demain dimanche. J’apprendrai en rentrant plus tard au campement, qu’une monnaie en or a été trouvée quelques minutes après le départ…


Nous traversons le premier champ sans qu’aucun bon son ne résonne dans mon casque. Nous nous dirigeons désormais vers le champ voisin qui n’est pas déchaumé rendant l’efficacité du disque réduite. Pas évident de passer au-dessus des tiges de blés coupés. Nous perdons des cibles potentielles. Et justement, les cibles se font rares. Je sortirai malgré tout deux boutons sans motifs et quelques objets insignifiants. La faim commence à nous gagner. Le café du matin est désormais digéré. Nous faisons demi-tour et rentrons au camp. En chemin, nous rencontrons d’autres Français qui semblent tout comme nous surpris du manque de trouvaille. Pas de monnaie, même pas savo… Une certaine déception se lit sur les visages.
Des jetons ont été cachés dans le champ numéro un. Certains parlent de 20, d’autres 40, voire 45… au final, je ne sais toujours pas combien. Quoi qu’il en soit, nous ne faisons pas partie de ces petits veinards qui sont repartis avec leur lot. Plus de 150 au total !

13h – Nous payons 5 livres pour une bonne pizza cuite au feu de bois. L’accompagnant d’une pinte de bière anglaise bien fraiche, nous nous posons sur des bottes de paille posées là en guise de bancs. De nombreux stands sont installés et nous profitons de cette pause-déjeuner pour y jeter un œil. Matériel de détection bien sûr, mais aussi livres, vêtements, monnaies et autres artefacts font la joie des collectionneurs. De véritables petits trésors sous vitrine. Un petit village de vieux métiers a été installé au fond du campement. Des passionnés ont reproduit les gestes d’autrefois pour construire des bourses en cuir, des bijoux en cuivre ou des poteries en argile. Des combats de chevaliers sont même organisés dans l’après-midi.


14h15 – Nous reprenons notre matériel et partons sur un autre champ qui sert de parking aux voitures et autocars. Le ciel s’est assombri et le vent s’est levé. Nous décidons tout de même de nous éloigner encore un peu plus. Comme sur les terrains précédents, peu de sons se font entendre dans nos casques. Globalement, seuls des ferreux sont sortis de terre. Il en est de même pour les poeleurs que nous rencontrons et avec qui nous discutons. La pluie commence à tomber et bien sûr, j’ai oublié mon ciré dans la tente. Rapidement mon pantalon est trempé. Au moment de rebrousser chemin, mon frère m’interpelle. Il creuse depuis quelques temps déjà sur un indice de 90… peu enthousiasmant ! Malgré cela, étonnamment, il extirpe de cette terre anglaise une monnaie romaine. La première monnaie de la journée. Peu de motifs sont présents mais elle nous ravive d’espoir. La pluie a eu raison de notre patience et nous retournons au campement.

La fin de la détection est fixée à 17h30, soit une heure avant notre retour. Un grand feu de bois est allumé au milieu de la place et nous pouvons nous y sécher et réchauffer. Le repas du soir se prépare : un cochon grillé sur broche dégage une odeur appétissante. La pluie a finalement cessé rapidement pour notre plus grand bonheur.
Les poeleurs rentrent au camp avec peu de trouvailles. Avec la monnaie romaine dans la poche, nous allons sous la tente spécialement aménagée pour l’occasion, où des archéologues anglais étudient les trouvailles de la journée. Nous allons pouvoir tester en direct le Treasure Act. Une tonne d’informations circule dans ce lieu. Chaque trouvaille est analysée et commentée. Je suis agréablement surpris, et le mot est faible, par la coalition qui existe entre les détectoristes et les archéologues. Il règne sous cette tente un climat serein, une certaine émulation où chacun veut montrer sa trouvaille. Sous vitrines, de nombreuses monnaies, boucles, pointes de flèches, fibules et bijoux sont exposés. Je n’en reviens pas de la quantité d’objets déterrés. Un coroner réceptionne notre monnaie, l’observe attentivement et remplit un formulaire contenant le lieu de la trouvaille, les noms, prénoms et numéro de téléphone de l’inventeur. Un justificatif est alors rédigé et un reçu nous est confié. Ce document confirme l’identité de l’inventeur. Protégée dans un sachet plastique, notre monnaie passera dans les mains d’un archéologue qui la nettoiera succinctement de peur de l’abimer, la datera approximativement, et fera une brève description.


Dans notre cas, il s’agit d’une romaine sans réel motif visible. La monnaie n’intéressant pas l’histoire, elle nous sera restituée durant le week-end. En revanche, il fut tout de même trouvé quelques monnaies en or, dont un magnifique exemplaire d’un Solidus ainsi qu’un bouton en or avec un grenat incrusté. Le British Museum semble s’en être porté acquéreur.



Après estimation, l’inventeur et le propriétaire du terrain se partageront une contribution financière. Dans ce pays, on peut détecter sans risque, sans se cacher et surtout avec le sentiment de bien faire et d’aller jusqu’au bout des choses. On montre nos trouvailles ouvertement, sans jugement et sans passer pour des pilleurs. Un sentiment de sécurité, inconnu chez nous, et de grande satisfaction d’avoir sauvé un fragment du patrimoine archéologique. Encore une fois la France est en retard, mais je n’imaginais pas un tel fossé. Le Treasure Act fonctionne parfaitement bien ! Il est temps que la France prenne modèle sur la Grande-Bretagne et lève toutes ces barrières qui font partir chaque jour de véritables trésors dans l’oubli…

19h30 – Le cochon grillé finira entre deux grosses tranches de pain accompagné de compotes de pommes maison. Un vrai régal ! Des groupes de musique se succéderont durant tout le week-end. Un concours de tir à la corde et de bras de fer s’improvisent. Les Français ont brillé par leur victoire mais aussi pour leur joie de vivre et leur ambiance. Une atmosphère chaleureuse et amicale, sans prise de tête. C’est ça la French détection ! Assis au coin du feu, buvant une bière anglaise, nous discutons avec de véritables passionnés venant de différentes régions de France. Chacun racontant ses anecdotes et décrivant ses plus belles trouvailles. Les Anglais se montrent chaleureux avec nous et malgré la barrière de la langue, nous arrivons à échanger quelques mots. Nous nous attardons tard dans la nuit, sirotant un bon rhum entre amis, accompagné d’un saucisson ramené spécialement de France pour l’occasion. Nous refaisons le monde à notre manière, en fantasmant à l’idée d’un état français sans lois du patrimoine aussi draconiennes et désastreuses pour notre loisir…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 91

15e rallye Midi-Pyrénées

Important :

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Nous contacter : campingdesetoiles@sfr.fr
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Le 14e rallye Midi-Pyrénées

Le rallye de Najac a eu lieu le dernier week-end d’août et malgré la date de rentrée scolaire imminente, nous avons eu un nombre impressionnant de participants. Un moment de partage entre prospecteurs toujours très convivial, un grand merci à Claude qui nous a prêté 14 hectares de terre, à Sylvie et Pierrot pour leur professionnalisme en restauration et au maintien du bar ouvert tard la nuit… enfin à Hélios, qui a fait souffrir les Alsaciens, les gars de Haute-Saône plus habitués à des rayons solaires moins ardents.

180 jetons avaient été enterrés sur 14 hectares de terre, ainsi que cent reproductions de monnaies médiévales : les participants dont le nombre dépassait largement les deux cents n’étaient pas tous assurés de trouver un jeton. Le plus chanceux en a trouvé trois et a raflé le gros lot : un XP Déus 22 complet, l’autre plus chanceux a trouvé un 20 F or sauvage dans le champ du haut… La monnaie en or cachée par Loisirs Détections a été trouvée le matin par Fabrice, le photographe a dû s’y reprendre deux fois pour prendre la photo car avec l’émotion Fabrice tremblait comme une feuille… Djami, une des acharnées locale du Tarn avait trouvé il y a deux ans la pièce en or cachée et prospectait tout près de Fabrice quand celui-ci a trouvé la monnaie. Elle râle encore !!!

Les prospecteurs n’ont pas retrouvé 7 jetons sur les 180, il y avait 155 lots plus des cadeaux d’accueil délivrés à tous les participants lors de l’inscription sur place. Le société XP tenait un stand de démonstration et de test de détecteurs et distribuait aussi des cadeaux de bienvenue. Le tirage au sort a favorisé… La suite dans Monnaies & Détections n° 84

14 Rallye Midi-Pyrénées

14e Rallye Midi-Pyrénées

Chasse aux trésors…

En Angleterre… au cours d’un rallye de détection, comme il s’en organise quasiment tous les week-ends, dans la région de Lydney, Gloucestershire. Les organisateurs avaient choisi la forêt de Dean, considérée comme étant assez pauvre en artefacts. Évidemment, ils avaient tort ! Les 140 prospecteurs amateurs ont trouvé des haches en bronze, des fibules, des monnaies antiques et médiévales et la plus belle trouvaille du week-end : un bracelet en or de l’âge du bronze, de petites dimensions, d’enfant ou de jeune femme. Cette magnifique découverte est l’œuvre de Steve Moody, prospecteur depuis près de 11 ans, et ce bracelet est sa plus belle découverte !

Source : www.thisisgloucestershire.co.uk

Week-end Wandered

Il y a trois ans, nous avions innové en couvrant l’événement annuel anglais des prospecteurs : le week-end Wandered metal detecting, article paru dans le numéro 55 de Monnaies & Détections. Nous étions revenus avec des étoiles dans les yeux. On rêvait tous de voir la même chose en France : prospecteurs s’adonnant à leurs passions et archéologues heureux de travailler à répertorier les trouvailles des premiers…

Nous y sommes retournés cette année en septembre pour voir comment cela évoluait. 

Le principe reste identique : près d’une zone archéologique déclarée, en l’occurrence un « castle » ou motte fortifiée (en haut à gauche photo 2), sont mis à la disposition des prospecteurs et dans les meilleures conditions des zones de prospections au plus près de la zone archéologique. Toutes les trouvailles faites sont ramenées au bureau des archéologues qui vont les répertorier, et les relocaliser sur plan. Les objets et monnaies sont ensuite rendus à leurs heureux inventeurs sauf pour une trouvaille exceptionnelle qui nécessite une étude plus poussée mais reviendra à son inventeur pour moitié, la seconde partie étant acquise par le propriétaire du sol automatiquement.

La pression monte au fur et à mesure

La prospection se fait sur trois jours et la pression monte au fur et à mesure car les champs ouverts et autorisés à la détection sont de plus en plus proche du « castle », le champ 1 pour le vendredi, les champs 2 à 6 pour le samedi et enfin les autres pour le dimanche.

Apparemment, pas beaucoup d’évolution par rapport à 2010, mêmes types de prospecteurs, mêmes vêtements (les anglais adorent la tenue camouflage) mêmes stands, même organisation millimétrée, même bonne ambiance la journée et le soir, la bière coule à flots ! Et pourtant, il y a un je ne sais quoi de différent mais je ne mets pas la main dessus…

Cette année, le fabricant XP s’est déplacé avec deux techniciens, je retrouve avec plaisir sur place deux vieux amis Fred et Melvin de « la Maison de la Détection » et je fais connaissance avec Yannick qui a ouvert depuis peu son magasin « Détecteur et détection ».

Nous sommes tous logés dans le même hôtel et Nigel, avec sa gentillesse habituelle vient nous chercher le matin pour nous amener tous les jours sur le rallye.

Durant trois jours le stand XP bourdonne : le banc test installé permet de tester toutes les machines ! Les prospecteurs se suivent, les utilisateurs du Déus viennent prendre des conseils de réglages ou peaufinent un détail. Nous mettons du coup la main à la pâte ! En face, le stand Minelab est calme… Ça y est, j’y suis, il ne m’aura fallu que vingt-quatre heures pour mettre la main sur le petit je ne sais quoi qui a changé !

C’est la représentativité des marques d’appareils ! Il y a trois ans Minelab était le plus présent avec l’Explorer et les Xterra, il y avait pas mal de White aussi, ensuite venait Garrett surtout en petit prix et on voyait pas mal de Gold max power ! Cette année, on voit des Déus partout ! La marque française a explosé et son dirigeant ne s’y est pas trompé en allant monter un stand sur place : le travail ne manque pas, remplacement gratuit des pièces cassées par mauvaise utilisation, mise à jour des nouvelles versions sur place, tout un panel de services que regardaient, désœuvrés, les deux techniciens Minelab qui avaient programmé un cours dans l’après-midi pour le lourd CTX 3030.

Pas question pour nous de se précipiter en prospection, la convivialité est de mise et nous faisons connaissance avec des prospecteurs venus partout d’Europe, on a croisé des Polonais, des Belges, des Allemands, un Tchèque. Au fur et à mesure des conversations, les smartphones sortent des poches et on admire à qui mieux-mieux les belles trouvailles prises en photo par notre interlocuteur. Un Anglais nous montre celles qu’il a amenées, nous les admirons avec beaucoup de bonheur (photos 3, 4, 5).

Convivialité, échanges, organisation !

Deux jours d’échanges et de discussions, entrecoupés bien sûr de détection : je mettrai, comme la dernière fois il y a trois ans, ma petite pierre à l’édifice du PAS (Portable antiquities schemes) en ramenant un morceau de hache en bronze toujours plus intéressant que les très nombreuses balles qui étaient l’unique « menu » de mes collègues malheureux ϑ. Et je ne compte même pas les deux pences anglais fortuités dans la même journée…

Le travail des archéologue est rodé, il s’agit d’un long stand que vous abordez par la gauche, vous présentez votre trouvaille, une première personne la prend, lui attribue un numéro et vous donne le ticket correspondant, le second fonctionnaire remplit un formulaire officiel (Find recording sheet ci-contre) avec vos noms et adresses et le numéro de la trouvaille ainsi bien sûr que l’endroit exact de la trouvaille sur plan millimétré.

Ce formulaire passe ensuite sur la section d’identification où plusieurs spécialistes travaillent à la chaine à identifier votre trouvaille, le formulaire permet de gagner du temps car il leur suffit de cocher une case pour le métal, la datation et autres champs divers. La trouvaille est nettoyée, pesée, relevée et décrite. Un double du formulaire vous est remis (photos 6, 7, 8).

Sans vouloir être négatif et rompre une quelconque négociation, pour l’instant inexistante, avec nos autorités, je ne peux m’empêcher de penser qu’il n’y a aucun effet pervers à ce système et que s’il est rejeté en bloc chez nous ce ne doit être que pour des raisons inavouables du genre : « flemme de nos fonctionnaires de la Culture qui ploieraient sous la somme de travail ! ou bien perte du contrôle total des trouvailles et de leur avenir… » J’attends encore que l’on me donne la raison, car au contraire, dans ces champs cultivés, tout disparait au fur et à mesure des épandages et du passage des outils agricoles…

Un heureux présage

Allez ne parlons pas des choses qui fâchent, et partageons ensemble ces quelques souvenirs et photos du week-end Wandered metal detecting tour 2013 :

- Le lieu de vie du rallye : restaurant et bar, et à droite, non visible, grand chapiteau abritant les stands de professionnels anglais et les archéologues (photo 1).

- Rue du camping des prospecteurs (tous les « bed and breakfast » et hôtels des alentours étaient pleins à 30 kilomètres à la ronde…) (photo 9).

- Prospecteur anglais ployant sous l’âge et adaptant son loisir à ses possibilités physiques (photo 10).

- Taille des champs et prospecteurs sereins, sans perturbations de leurs machines par proximité (photo 11).

- Un Melvin heureux du soleil revenu (photo 12).

- Et enfin pour saluer la fin de ce rallye de trois jours, Hélios le dieu soleil nous offrit un bel arc-en-ciel prenant sa base sur le camp des prospecteurs. Photo prise pendant une de mes prospections… (photo 13)

J’ai pris ce dernier cliché comme un symbole : quoi de plus heureux présage que voir un arc-en-ciel effleurer un camp de prospecteur européen ? L’avenir se présente radieux, je le sens mais il faut rester vigilant.

Gilles Cavaillé

PS : Monnaies & Détections se propose de regrouper, sous la forme d’un voyage organisé, les prospecteurs intéressés par le week-end Wandered 2014 en septembre prochain. Avant d’envisager la possibilité de le faire merci de nous indiquer par mail  (monnaies.detections@wanadoo.fr) si vous êtes intéressés. Ceci ne tiendra pas lieu d’inscription.


Le 12e rallye Midi-Pyrénées !

Le mois de mai 2013 restera dans les annales françaises comme le mois ayant permis de refaire tous les niveaux des nappes phréatiques à l’échelle nationale ! C’est aussi le mois où a été organisé le 12e rallye Midi-Pyrénées et malgré tout nous avons échappé à la pluie lors du concours ! Il y a un dieu pour les prospecteurs et il a un doigt pointé sur Najac petit village médiéval magnifique !


Le rassemblement de prospecteurs s’est fait sur trois jours. Certains participants n’hésitant pas à braver la pluie de Bretagne ou les routes des Deux-Sèvres ce samedi 18 mai pour rejoindre en milieu d’après midi le village haut perché de Najac. La visite s’est imposée d’elle-même devant le donjon d’aigle qui domine le bourg sur son rocher !

La fin d’après midi au camping, lieu de rassemblement de la fête précédant le concours, a vu les participants faire connaissance au bar, sur les terrasses de mobil homes loués pour l’occasion ou devant une table en plastique supportant chips et diverses bouteilles amenées et sorties des tentes.

Le repas permit aux voyageurs de goûter l’aligot que les maitres queux céans avaient préparé pour l’occasion sous un grand chapiteau rectangulaire qui les a abrité de la pluie qui refaisait son apparition. Monsieur Régis Najac régala l’assemblée de chansons et de « résumettes » qui se terminaient invariablement sous un tonnerre d’applaudissements et de franches rigolades.

Dimanche matin, le grand jour est arrivé ; réception et accueil des participants de 8h30 à 9h45.

Le bar fut pris d’assaut histoire de se réchauffer durant les premières heures matinales et une première en organisation : un vide grenier de la détecte qui a permis aux prospecteurs d’échanger du matériel qu’ils n’utilisaient plus ou de le vendre contre une petite somme…

Lisez la suite dans Monnaies et Détections n° 71

Edito n° 71

On ne pouvait pas imprimer ce numéro sans parler du succès du 12e rallye Midi-Pyrénées à Najac (page 5). La bourgade est magnifique, le mauvais temps de ce printemps a fait une parenthèse pour cette journée et les prospecteurs ont été unanimes pour se donner rendez-vous l’an prochain, tant l’ambiance festive a été permanente et sans faux pas ! Il ne reste plus qu’a trouver le prochain terrain… 

Sans être un numéro « spécial puits » nous avons regroupé deux articles sur ce thème qui se complètent parfaitement, plus magistral pour l’un, plus vécu pour l’autre. 

Quant à la numismatique, cet été, elle fait référence à la naissance de la monnaie et au décryptage parfois ardu des monnaies royales françaises : les termes techniques des numismates et autres passionnés n’auront plus de secret pour les débutants et rafraîchiront la mémoire aux autres. Je conviens qu’il n’est pas facile de placer dans une conversation au bord de la plage les mots « tréflage » ou « différents des graveurs » – car il y a des chances que vous lisiez ce numéro en villégiature au soleil – mais vous pouvez essayer ! 

En souhaitant que les vacances vous permettent de découvrir de nouveaux territoires de prospections inexplorés, je vous souhaite bonne lecture,

Gilles Cavaillé

12e Rallye Midi-Pyrénées