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Le trésor des Narychkine

Le 19 mars 2012, au numéro 29 de la rue Tchaïkovski, à Saint-Pétersbourg en Russie, un ouvrier qui participe à la restauration d’un hôtel particulier va faire une découverte spectaculaire.

Alors qu’il démonte un vieux plancher de chêne entre deux étages de cette belle maison bourgeoise qui existait déjà début 1900, il tombe sur une cache murée entre le plancher et l’étage inférieur, d’une très grande contenance. La seule voie d’accès est une ouverture dissimulée sous le plancher. A l’étage où se trouve la pièce secrète on ne voit rien, parfaitement agencée elle était totalement invisible et elle contient un trésor fabuleux ! Le trésor de la famille des Princes Narychkine vient de refaire surface, 95 ans après avoir été caché. Comment peut-on être aussi précis sur la date ? Tout simplement parce que de nombreux objets composant le trésor étaient enveloppés dans des journaux datés de 1917, année de la révolution Russe !
En 1917, le Tsar Nicolas II, empereur de toutes les Russies, règne en maître absolu. A cette époque Saint Pétersbourg est encore la capitale de l’empire de Russie. Mais, une trop grande différence entre les très riches et les plus pauvres, comme c’est souvent le cas, va déclencher la révolte du peuple et la Révolution russe va tout balayer et, comme toujours dans ces cas-là, générer de très nombreux trésors, qui sont loin d’avoir tous refait surface.

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Le trésor de l’arrière-grand-père réapparait après un siècle

Damir Ilyalov habite l’ancienne maison de ses arrière-grands-parents à Troïtsk en Russie. Nous sommes dans le sud de l’Oural près de la frontière avec le Kazakhstan, à plus de 1500 km de Moscou. Depuis quelques mois Damir Ilyalov a commencé la restauration de cette maison et il y consacre tous ses moments libres. Il casse de vieux murs, construit de nouvelles cloisons, remplace les fenêtres et les portes, isole les plafonds, refait les sols. Une surprise l’attend au cours de ces travaux !

L’arrière-grand-père Shakirzhan

Damir Ilyalov n’a pas de souvenirs directs de son arrière-grand-père qui se prénommait Shakirzhan. Il sait seulement qu’il travaillait les peaux et vendait manteaux et chapkas en fourrure. Des Anciens racontent encore que Shakirzhan a disparu en 1920 sans que personne ne l’ait revu par la suite. En septembre 2019, cet arrière-grand-père ressort du passé lorsque Damir Ilyalov trouve un sac en tissu sous un plancher qu’il vient d’arracher. Dans ce sac il découvre quelques fourrures bien conservées et encore enveloppées dans des feuilles de journal. Il y a également plusieurs objets comme un vieux couteau, un ancien rasoir, une seringue dans son étui, une clef, un grand nombre de pièces de monnaies en bronze, une pièce de 10 kopecks en argent percée, ainsi qu’un portefeuille en cuir contenant des liasses de billets d’une valeur de plusieurs dizaines de milliers de roubles et de nombreuses actions. Tout cela représentait une fortune en 1920 puisqu’à titre de comparaison un fonctionnaire gagnait moins de 100 roubles par mois.

Damir Ilyalov présentant le portefeuille de son arrière-grand-père.
© Photo : divers journaux russes

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Recherches historiques à Valoutina Gora

Un grand projet archéologique franco-russe a été lancé en mai dernier dans la région de Smolensk pour contribuer aux recherches sur la Guerre patriotique (campagne de Russie) de 1812. Pendant un mois, les spécialistes français et russes étudieront le territoire de Valoutina Gora dans la région russe de Smolensk. L’objectif principal sera de retrouver la dépouille du général Gudin, qui a servi sous les ordres de Napoléon, pour l’enterrer à Paris. L’historien Pierre Malinowski est à l’origine de ce projet et l’expédition a reçu l’approbation des deux chefs d’État. Le second objectif : exhumer les dépouilles des soldats tués et enterrés sur le champ de bataille de Valoutina Gora, près de Smolensk, en 1812, afin de les enterrer avec les honneurs. 18 des meilleurs experts du ministère de la Culture et de la recherche participeront côté français : des archéologues, des anthropologues, des topographes, des géographes et plusieurs étudiants. Du côté des Russes, il y aura 10 archéologues et des étudiants de l’université de Kalouga, soit au total une quarantaine de personnes.
Source : Le Point

Regardez le logo des archéos français ou russes !

La rue Dolgoroukovskaya est située au centre de Moscou entre les stations de métro Mendeleïev, Novoslobodskaya, Dostoïevski, Boulevard des couleurs, et Maïakovski. Dans les années 1960 des immeubles y sont détruits et une partie des gravas est enterrée sur place. Aujourd’hui, dans le cadre de la rénovation du quartier, un nouvel immeuble doit y être construit et des archéologues du service des « recherches archéologiques en construction de Moscou et sa région » ont retrouvé entre de vieilles briques un trésor monétaire de l’époque des tsars.

Le contexte de la cache du trésor

D’après des experts municipaux de Moscou une personne aurait caché ses économies dans un mur d’un appartement du deuxième ou du troisième étage de la rue Dolgoroukovskaya pendant la Première Guerre mondiale puisque, parmi les 97 monnaies récupérées, la plus récente est une pièce de 20 kopecks au millésime de 1915. Ils estiment que, décédé ou contraint à l’exil par la guerre ou la révolution de 1917, ce Moscovite n’a jamais pu récupérer ses économies. La maison a été démolie dans les années 1960 et le trésor est tombé dans le sol avec des débris de briques pour y rester pendant près de soixante années.

Le trésor

C’est au début du mois de février de cette année que les monnaies cachées un siècle plus tôt ont été retrouvées. Il y en a 97 au total, 59 sont en argent et 38 sont en cuivre. Elles ont toutes été frappées à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle. Ces pièces ont des valeurs unitaires comprises entre un demi-kopeck et un demi-rouble et l’ensemble représente une somme globale de 35 roubles et 50,5 kopecks. Selon le responsable du département du patrimoine culturel, Aleksey Yemelyanov, ce montant est impressionnant pour cette période car il équivalait au salaire mensuel d’un ouvrier qualifié de Moscou. Il précise : « À titre de comparaison : au début du XXe siècle, le pain coûtait de 4 à 7 kopecks, un sandwich valait 3 à 7 kopecks. Le prix d’un litre de lait était environ 14 kopecks, des bottes pouvaient être achetées pour 5 roubles, une vache pour 60 roubles. 100 roubles suffisaient pour la construction d’une maison en bois ».

Moscou en 1915.

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Un trésor de l’époque d’Ivan IV le Terrible

découvert dans une pièce d’un jeu d’échecs du XVIe siècle au centre de Moscou en 2018

La découverte de la rue Prechistenka

En avril 2018, lors des travaux de remise en état du réseau de distribution du gaz plusieurs objets anciens sont retrouvés rue Prechistenka, à deux pas du Kremlin. L’un d’eux attire l’attention des archéologues présents. Il s’agit d’une pièce d’un jeu d’échecs : un fou. L’objet est regardé, admiré et même passé au détecteur à métaux. Surprise énorme, la sonnerie se met en marche ! Un examen minutieux du fou montre que son pied se dévisse et que son corps est creux. A l’intérieur une dizaine de pièces d’un demi-kopeck en argent frappées à la main vers 1530-1540, à l’époque où le tsar Ivan IV le Terrible était seulement Grand-prince de Vladimir et de Moscou. Elles proviennent de l’atelier monétaire de Moscou, sauf l’une d’elle qui fut frappée par l’atelier de Tver. Sur l’une des faces de chaque pièce, nous pouvons lire « Grand-prince Ivan Vassiliévitch ». Sur l’autre face, c’est un chevalier qui est représenté : Saint Georges combattant le dragon. Ces monnaies sont appelées « dengas » et deux d’entre elles, soit un kopeck, représentaient vers la fin du XVIIIe siècle, d’après l’une des responsables d’un musée de Moscou, la valeur d’achat d’une oie et d’un baril de concombre. Il est imaginable qu’un marchand ait perdu la pièce d’échec à cette époque et ainsi une somme non négligeable.

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Les révolutions russes de février et octobre 1917 ont mis fin à un peu plus de 300 ans de règne de la famille Romanov en Russie. Pendant une année, le Tsar Nicolas II, son épouse, Alexandra Fiodorovna, et leurs cinq enfants, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et Alexis, sont déplacés d’un lieu à un autre. Ils sont fusillés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918. Dans l’article ci-dessous nous vous présentons un aperçu de la saga familiale des Romanov qui se confond avec l’histoire de la Russie pendant trois siècles.

Les premiers tsars de la famille Romanov

Mikhail Fiodorovitch est le premier Tsar Romanov. Il appartient à une famille de boyards (aristocrates orthodoxes). Il est non seulement le petit-fils de Nikita Romanovitch Zakharyin-Yuriev, beau-frère du tsar de Russie Ivan IV Vassiliévitch dit Ivan le Terrible qui règne de 1547 à 1584, mais aussi le fils de Fiodor Nikitich Romanov, patriarche de Moscou sous le nom de Philaret. Lui-même est élu Tsar de Russie par l’assemblée de notables russes, le Zemski Sobor en février 1613. Il règne sous le nom de Michel Ier jusqu’à sa mort en 1645. Cependant de 1618 à 1633 il partage le pouvoir avec son père, puis à la mort de celui-ci avec l’assemblée des boyards. Si pendant son règne la Russie perd des terres à l’ouest au profit de la Pologne et au sud au profit de l’Empire Ottoman, elle s’agrandit vers l’est en gagnant de nouvelles régions en Sibérie jusqu’au fleuve Amour. Son règne correspond à un début de développement économique de la Russie. Ainsi sous l’impulsion de son père un cadastre général est dressé pour favoriser la collecte des impôts, des fabriques d’armes sont créées et des liens commerciaux sont noués avec l’Angleterre, la Hollande et le Danemark. Du point de vue numismatique, Mikhail Fiodorovitch Romanov a frappé quelques monnaies d’or et de petites pièces en argent d’un kopeck, d’un demi-kopeck (denga) et d’un quart de kopeck (polouchka).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 100

Chercheurs de trésors russes

Qu’ils se prénomment Andrej, Maxime, Evgueny, Olga, Alexander, Alexey, Vadim, Natacha, Anton, Sergey, Youry ou Vladimir, ce sont tous des chercheurs de trésors. En Russie les passionnés de prospection sont de plus en plus nombreux. Ils relatent souvent leurs recherches sur Internet et y présentent leurs découvertes.

Celles-ci sont très diverses et rappellent toujours que dans ce pays immense, qui couvre 11 fuseaux horaires, l’histoire est ancienne et mouvementée. Les conditions de recherche sont souvent difficiles en raison des distances à parcourir, d’une nature sauvage et de conditions climatiques parfois extrêmes. Mais les journées passées seul ou en groupe avec pour matériel un détecteur à métal d’un vieux modèle, une pioche et une pelle sont régulièrement récompensées par la découverte d’objets anciens qui rejoindront une collection personnelle, un musée local ou seront revendus à d’autres passionnés. Ces journées se terminent souvent par un repas autour d’un feu de camp puis une veillée où prospecteurs et amis les accompagnant dansent et chantent.

Andrey Yuryevich et ses amis avec leur matériel et une de leurs « Lada Niva ».

 

Quelques trésors

Dans les lignes qui suivent nous vous présentons quelques-unes des trouvailles réalisées ces dernières années par l’un ou l’autre de nos amis russes spécialistes de la chasse au trésor. Certaines de ces trouvailles sont très belles, d’autres exceptionnelles, d’autres encore insolites. Qu’elles soient d’une grande valeur financière ou qu’elles ne représentent pas beaucoup d’argent, elles sont toujours intéressantes.

En 2010, Arnix N. de Krasnoyarsk (ville du sud-ouest de la Sibérie) a trouvé un sac contenant 20 pièces de cuivre datant de la fin du XVIIIe siècle frappées pour circuler en Sibérie. Ces monnaies, émises à l’époque de la tsarine Catherine II, portent à l’avers dans une couronne formée de deux rameaux reliés par un ruban, le monogramme de l’impératrice, le millésime de frappe et les différents d’atelier. Sur le revers nous trouvons la légende « Monnaie Sibérienne » (Сибирская монета) ainsi que la valeur faciale (un denga, un kopeck, deux kopecks, cinq kopecks ou 10 kopecks) placée dans un écu couronné tenu par deux lévriers. Ces monnaies sont recherchées et ici leur état de conservation est excellent. Il s’agit d’une très belle trouvaille.

Plus récemment, en 2015, Roman M. a présenté sur un site Internet les objets qu’il a mis au jour lors de différentes fouilles. L’éventail des découvertes est vaste : quelques monnaies des tsars dont un magnifique rouble (монета Рубль) en argent frappé à Saint-Pétersbourg en 1764, des pièces de l’époque soviétique, de petits objets religieux et même des boutons métalliques. Pour nous permettre de bien juger de la taille des objets présentés Roman M. les a photographiés près d’une boîte d’allumettes…

La suite dans Monnaies & Détections n° 95

Des milliards !

De roubles… Des journalistes russes, se sont transformés en chasseurs de trésors le temps d’un reportage. Ils avaient entendu des rumeurs sur la découverte à 160 km de Moscou d’un amas de billets de banque dans un ancien silo à missile, devenu depuis une mine à ciel ouvert. Après bien des recherches ils ont réalisé une découverte des plus surprenantes, un gigantesque tas de billets, l’équivalant de plusieurs milliards de roubles datant de l’Union Soviétique ! Ce qui a donné, entre autres, cette incroyable photo d’un journaliste debout sur des milliers de billets pourrissant à l’air libre ! De quoi donner des cauchemars à tout collectionneur de billets. Personne ne sait combien il y en a, difficile d’estimer l’épaisseur du tapis de billets, les journalistes parlent de plus de 15 mètres et de centaines de tonnes ! La dissolution de l’URRS en 1991 signa la disparition du rouble soviétique qui fut définitivement retiré en 1993. Apparemment les Russes ne connaissent pas le recyclage et pour faire fuir les curieux la rumeur prétendait même que la zone était radioactive ! Les journalistes ont démontré le contraire, compteur Geiger à l’appui…On y voit d’énormes liasses de 100 roubles à l’effigie de Lénine. A l’époque de l’URRS un salaire de 100 roubles était considéré comme suffisant pour vivre…
Sources : Komsomolskaya Pravda & à voir, la vidéo sur YouTube : Guys find billions of Soviet Rubles buried in abandoned missile silos.

De l’or et de la marijuana

C’est la surprenante et magnifique découverte réalisée par des archéologues russes, dans les montagnes du Caucase. Sur le chantier d’une ligne électrique, ils sont tombés sur un tertre funéraire qui s’est avéré contenir un trésor scythe ! Un ensemble de vases, de torques et d’une superbe bague, le tout en or massif et daté de 2 400 ans. Le plus surprenant a été le résultat de l’analyse des gobelets et coupelles du trésor, recouverts de traces noirâtres : il s’agissait de traces d’opium et marijuana ! On planait déjà à l’époque, comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Le poids total du trésor est de 3,2 kilos d’or massif !

Source : nationalgeographic.com

Chasseurs d’ambre

Une chasse aux trésors d’un genre particulier, sans détecteur, en Russie. Début janvier, une forte tempête a arraché de l’ambre fossile qui se trouve sur les fonds marins, la rejetant sur la côte. Les amateurs étaient nombreux, attrapant les morceaux d’ambre avec des filets à crevettes ! La résine fossile qu’est l’ambre, est depuis toujours très recherchée, aussi bien pour la joaillerie que pour un usage médicinal, on lui prête des vertus apaisantes. On trouve de l’ambre fossile un peu partout dans le monde, mais le plus gros gisement se trouve sur la côte dite de Samland, le long de la Russie, de la Lituanie et de la Pologne.

Source : yahoo.com