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Monnaies et Détections

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113.03

Steaky steak est dans l’Aveyron. Il nous envoie cette série de belles trouvailles :

Une bague en or d’époque gallo-romaine avec un chaton en ovale où devait être insérée une pierre ou alors une intaille.

Il a également trouvé trois monnaies en or.

La première est attribuée à Philippe VI de Valois (1328-1350). C’est une chaise d’or. L’écu d’or « à la chaise » est ainsi désigné en raison de la stalle gothique où est assis le souverain. Frappée à partir de 1337, cette monnaie fait écho à la guerre de Cent Ans : le roi, couronné, n’est plus vêtu du manteau royal, mais du haubert et de la cotte d’armes ; il ne tient plus le sceptre et la fleur de lis, mais l’épée de la main droite et l’écu de France de la main gauche. Les émissions de 1349 furent celles dont le titre en métal précieux fut le plus bas, conséquence des revers militaires et des difficultés économiques dues à la peste (Texte musée Carnavalet Paris). Avers : + PHILIPPVS DEI – XGRA – FRANCORVM. Revers : + XPC: VINCIT: XPC: REGNAT: XPC: INPERAT. Croix quadrilobée et fleuronnée, dans un quadrilobe orné de feuilles et cantonné de quatre trèfles sans queue (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). C’est une monnaie commune parmi les monnaies or et celle-ci est fendue jusqu’au centre. Son état est donc un petit TB à 550 euros.

Les deux autres monnaies sont des « francs à cheval », la photo, de piètre détail surtout pour la première, ne permet pas d’agrandir sans pixeliser pour lire et différencier l’appartenance. Nous pensons néanmoins qu’il s’agit d’une monnaie de Jean II le bon. Avers : IOHANNES: DEI – :GRACIA: – FRANCOR: REX. Jean II chevauchant à gauche, l’épée haute, coiffé d’un heaume. Revers : + XP’C* VINCIT* XP’C* REGNAT* XPT+ XP’PERAT. Croix feuillue avec quadrilobe en cœur. La frappe est faible, il y a quelques marquages sur la monnaie, c’est un TB+ à 750 euros pour la première, la seconde est un niveau au-dessus pour l’état et se négocie aux alentours de 1000 euros.

Enfin on termine par un sceau : sceau de la fin XVe siècle, au style gothique rhénan pour un chevalier ou marchand anobli dont l’écu armorié figure au centre des arcatures gothiques. Au-dessus et dans les coins on voit un petit castel et deux mains probables (mains d’Anvers ?), le texte difficile à lire pourrait être les nom et prénom du propriétaire, et peut-être son titre ? SAD OMSO GOUGNOES. Sur l’extrémité de la tige de préhension, semble figurer une marque gravée en guise de contre sceau. Ce sceau provient de la zone d’influence balte ou de la Hanse.

 

112.04

Bonjour, je vous fais parvenir les photos de cet objet 5 cm x 5 cm en bronze, pouvez-vous m’identifier cet objet et me donner sa valeur ? Trouvé dans le département 27. J’attends votre réponse dans un prochain numéro, cordialement, Manu. 
C’est une applique peltiforme, peut-être en provenance d’un harnais gallo-romain. Le thème est un enfant jeune tenant des serpents dans les mains. Bien qu’il ressemble à un Cupidon, on y voit plutôt Hercule enfant qui étrangle les serpents et au-dessus une tête de lion pour rappeler le lion de Némée qui a vaincu Hercule. Ie-IIe siècle.
Suit un très beau sceau en amande ou en navette, donc ecclésiastique de la fin XIVe s. ou début XVe s. La description est la suivante : Dieu se penche en haut et tend la main depuis un nuage, une coupe symbolise le ciel avec le mot latin probable en abrégé : AETERNITAS (l’Eternité), au-dessous de cet arc de cercle, les lettres IN RI inscrites sur la croix, abréviatif de : Iesus Nazareth Rex Iudaeorum (Jesus de Nazareth, Roi des Juifs). En dessous, trois bâtiments sont présents, une petite tour, une grande tour centrale, un clocher ; ces trois figures pourraient symboliser des édifices inscrits dans les murailles d’une cité on pense alors à Reims dont le sceau présente des murailles avec des tours et structures avoisinantes (voir sceau de Reims). Dieu a tendu la Sainte ampoule, destinée à oindre les rois de France. La légende de bordure est difficilement lisible on lit FVLCO (Foulques)… Un Fulco Foulques a été  évêque de Reims vers 900… Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse mais elle est tentante pour l’un des chanoines de la cathédrale de REIMS. A défaut de cette première lecture, Dieu ayant désigné son fils le Christ, depuis la voûte céleste, à la cité terrestre, il pourrait s’agir aussi du sceau d’un chanoine d’un chapitre d’une église sous le patronage de SAINT SAUVEUR, église à repérer d’après le contexte local de la découverte.

112.05

Trouvaille d’un sceau de la région de Montpellier par Octave. Celui-ci est en très bon état : dans le champ l’agneau pascal. C’est encore un sceau navette type, pour un prêtre du XIVe s., renforcé par la légende latine abrégée +S. SAC-DOTIS .N .SEIRAC (sigillum sacerdotis Nicolas (?) SEIRAC – Sceau du prêtre Nicolas SEIRAC… messager de l’Agneau Divin, et serviteur du Christ – d’où le décor central à l’agneau symbolisant le Christ immolé sur la croix). Mais c’est un sceau bien plus courant que le numéro 4 de ce numéro.s

Sceau Médiéval

En 1976, il fut découvert par hasard, un sceau en ivoire de morse, dans une boite cachée dans un abri de jardin dans le Kent, Angleterre. Le sceau fut daté du début du IXe siècle ! Personne n’a jamais déterminé sa provenance réelle… Très rares pour l’époque concernée, probablement de 1040-1050, cinq seulement, sont connus dont trois en ivoire de morse.
Il fut vendu aux enchères en 1977 et bien que le British-Museum soit sur les rangs, il fut battu aux enchères. En 1996, il repasse en salle de vente, le British-Museum se le fait souffler une nouvelle fois sous le nez par un particulier norvégien, grand collectionneur de sceaux. Finalement, une troisième vente de gré à gré, dont le prix n’a pas été révélé, a permis au British-Museum d’acquérir ce sceau en ivoire. On y voit, au niveau des trous destinés à le suspendre, un dragon ou serpent qui se mord la queue, comme sur certains torques celtiques. « L’ouroboros », le mot est grec, mais le symbole plus ancien, le serpent qui se mord la queue symbolisant le cercle, l’infini, le point de départ se confondant avec celui d’arrivée…
Un homme barbu, tenant une épée, est représenté au centre du sceau, entouré d’une titulature en creux : SIGILLUM WULFRICI, le sceau de Wulfrici. Une pièce rarissime, désormais visible dans les vitrines du British-Museum.

Source : thehistoryblog

Les bulles papales

Le terme bulle provient du latin « bulla » signifiant sceau. Elle désigne un document officiel et important du pape, scellé par une bulle de plomb.

Ce document solennel peut annoncer plusieurs choses :

- La nomination d’un évêque ou pape
- La définition d’un dogme
- La canonisation d’un Saint
- La convocation d’un concile
- L’annonce d’une année sainte.

C’est à Byzance, au Ve siècle après JC sous Léon Ier, 45e pape de l’Église catholique, que les premières bulles sont utilisées. Elle pouvaient être de plomb pour les documents ordinaires, en argent ou en or pour les documents importants. (1)

 

Cette bulle de forme ronde, servait également à protéger le sceau de cire lié à une cordelette de soie ou de chanvre et apposé sur le document. (2)

La chancellerie pontificale distingue plusieurs types de bulles :

- Grande bulle : elle est utilisée pour les occasions importantes, peu utilisée, souvent des inscriptions ajoutée (« in perpetuam memoriam » soit « in pp.m. »)
- Petite bulle : employée le plus fréquemment. Le nom du pape y est inscrit.
- Bulla dimidiata (demi-bulle) : elle est utilisée lorsqu’un nouveau pape est élu, le nom du pape n’est pas inscrit.

La plupart des bulles recensées et étudiées sont des petites bulles. Sur le revers, on lit le nom du pape régnant et son numéro d’ordre (exemple : URBANVS.PP.V. = Urbain V). Sur l’avers, les effigies de Saint-Paul (à gauche) et Saint-Pierre (à droite) soit « S.PA/S.PE » (3)

La réception et la publication de certaines bulles ont provoqué de nombreux conflits car la papauté a prétendu longtemps à un pouvoir temporel et à une juridiction universelle.

Dès 1801, les bulles ne deviennent exécutoires qu’après approbation et enregistrement par le Conseil d’État. Sur les bulles, l’écriture gothique du XVe siècle laisse place à un latin moderne plus simple dès 1878 grâce au pape Léon XIII. (4)

Les bulles étaient datées de l’année de l’incarnation du Christ (commençant le 25 mars) et c’est en 1903 que le Pape Pie X a modifié cette coutume en utilisant le calendrier civil (commençant le 1 janvier).

De nos jours, les bulles sont encore utilisées et conservées dans les Archives secrètes du Vatican. (5) …

 La suite dans Monnaies & Détections n° 108

Une pièce d’or

Et un sceau teutonique du 14e, ce sont là les plus belles découvertes d’un prospecteur polonais. Ce dernier a une particularité, il est policier et c’est même le site de la police de Strzelce Krajeńskie qui a publié les photos ! Il faut avouer que ce n’est pas banal, ce n’est pas en France que l’on verrait çà, même si de nombreux policiers et gendarmes prospectent pendant leurs loisirs, ils préfèrent rester discrets… L’inventeur a remis ses découvertes au musée local qui devrait les exposer après étude…
Source : thefirstnews.com

104.19

Bonjour, merci de m’apporter des précisions sur ce que je pense être une médaille ou une monnaie. Peut-être une copie. Diamètre 3 cm, métal argent, je pense. Je n’ai pas de balance pour le poids. Cordialement. André
C’est effectivement une reproduction d’un sceau des templiers : à l’avers on distingue deux chevaliers sur le même cheval avec leurs lances (c’est un symbole de fraternité), la légende est SIGILLUM MILITUM XPISTI (sceau de la milice du Christ). c’est une reproduction de sceau de Geoffroy de Vichier (1286-1290). Cet objet moderne possède sur l’autre face une croix templière et la célèbre allégeance des templiers à Dieu : NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM. Qui se traduit par : « Pas en notre nom Seigneur, pas en notre nom mais au nom de ta gloire. Il s’agit d’un jeton moderne d’une association, d’un groupe, d’un ordre, ou des francs-maçons se voulant les dignes héritiers des templiers aujourd’hui disparus ?

100.28

Trouvaille faite à Trébons-sur-la-Grasse par Loick. Il s’agit d’un sceau en amande d’un ecclésiastique du début XVe siècle figurant l’oiseau de paradis, le paon, ailes et queue au repos : S(igillum) DEO Q CAQ CLASSEVNT (?), lecture sous toutes réserves, les lettres ne sont pas toutes nettes et les empreintes pas fameuses ; c’est une abréviation latines sans contexte. C’est toujours un bonheur d’exhumer un sceau… même sil n’est pas formellement identifiable !

98.04

Petit sceau naval en verre bleu, trouvé en forêt dans l’Hérault. Si quelqu’un a des précisions à m’apporter sur la datation et l’origine de cet objet… ? Merci par avance Tété le lutin 34
L’objet a pour dimensions 19 mm sur 16 mm (il est légèrement ovale). Il manque la partie annulaire mais c’est une  très jolie bague sigillaire du début XVIIIe siècle, montée pour le sceau à partir d’un camée gravé ou d’une pâte de verre bleue sertie dans le métal et figurant un navire. La bague était portée probablement par un membre important d’une compagnie de navigation et de commerce maritime du type Compagnie des Indes Orientales - ou bien par un armateur affrétant des navires de commerce maritime pour lesdites compagnies, en commandite. La forme du gaillard arrière est schématisée et stylisée en poire sur de nombreuses gravures métalliques comme celles des jetons de Nuremberg, extrêmement répandus (on accentue un effet d’optique vu de trois quart arrière). Belle trouvaille !

92.20

Pourriez-vous m’aider à identifier ce sceau trouvé sur les hauteurs de Maule dans les Yvelines ? Je vous envoie ces photos afin de vous aider, et quelques informations supplémentaires. Le sceau a un diamètre de 26 mm et une hauteur de 25 mm. En espérant que vous puissiez éclairer ma lanterne. Merci d’avance, Yves
Ce sceau de  style XIVe siècle figure un simple chevalier (juste adoubé ?) en chemise ou bliaud non ceint, tenant l’épée droite, à côté de son cheval, au-dessus, un croissant et une étoile. Il s’agit peut-être d’une allusion à l’orient des croisades ? La légende se lit : S(igillum) IEA (en deux lettres serrées), VILVIN ou (GVILVIN) DOMINO DE BAISE. On le traduit en sceau de JEAN- GUILLAUME seigneur (s) de BAISE. On est en présence des prénoms abrégés de deux (co)seigneurs Jean et Guillaume ou d’un seul, Guillaume seigneur de Baise. Nota : tous les villages de ce nom sont en Gascogne ou en Midi-Pyrénées. Très bel état de conservation, Yves a fait une belle trouvaille.