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Les bulles papales

Le terme bulle provient du latin « bulla » signifiant sceau. Elle désigne un document officiel et important du pape, scellé par une bulle de plomb.

Ce document solennel peut annoncer plusieurs choses :

- La nomination d’un évêque ou pape
- La définition d’un dogme
- La canonisation d’un Saint
- La convocation d’un concile
- L’annonce d’une année sainte.

C’est à Byzance, au Ve siècle après JC sous Léon Ier, 45e pape de l’Église catholique, que les premières bulles sont utilisées. Elle pouvaient être de plomb pour les documents ordinaires, en argent ou en or pour les documents importants. (1)

 

Cette bulle de forme ronde, servait également à protéger le sceau de cire lié à une cordelette de soie ou de chanvre et apposé sur le document. (2)

La chancellerie pontificale distingue plusieurs types de bulles :

- Grande bulle : elle est utilisée pour les occasions importantes, peu utilisée, souvent des inscriptions ajoutée (« in perpetuam memoriam » soit « in pp.m. »)
- Petite bulle : employée le plus fréquemment. Le nom du pape y est inscrit.
- Bulla dimidiata (demi-bulle) : elle est utilisée lorsqu’un nouveau pape est élu, le nom du pape n’est pas inscrit.

La plupart des bulles recensées et étudiées sont des petites bulles. Sur le revers, on lit le nom du pape régnant et son numéro d’ordre (exemple : URBANVS.PP.V. = Urbain V). Sur l’avers, les effigies de Saint-Paul (à gauche) et Saint-Pierre (à droite) soit « S.PA/S.PE » (3)

La réception et la publication de certaines bulles ont provoqué de nombreux conflits car la papauté a prétendu longtemps à un pouvoir temporel et à une juridiction universelle.

Dès 1801, les bulles ne deviennent exécutoires qu’après approbation et enregistrement par le Conseil d’État. Sur les bulles, l’écriture gothique du XVe siècle laisse place à un latin moderne plus simple dès 1878 grâce au pape Léon XIII. (4)

Les bulles étaient datées de l’année de l’incarnation du Christ (commençant le 25 mars) et c’est en 1903 que le Pape Pie X a modifié cette coutume en utilisant le calendrier civil (commençant le 1 janvier).

De nos jours, les bulles sont encore utilisées et conservées dans les Archives secrètes du Vatican. (5) …

 La suite dans Monnaies & Détections n° 108

Une pièce d’or

Et un sceau teutonique du 14e, ce sont là les plus belles découvertes d’un prospecteur polonais. Ce dernier a une particularité, il est policier et c’est même le site de la police de Strzelce Krajeńskie qui a publié les photos ! Il faut avouer que ce n’est pas banal, ce n’est pas en France que l’on verrait çà, même si de nombreux policiers et gendarmes prospectent pendant leurs loisirs, ils préfèrent rester discrets… L’inventeur a remis ses découvertes au musée local qui devrait les exposer après étude…
Source : thefirstnews.com

104.19

Bonjour, merci de m’apporter des précisions sur ce que je pense être une médaille ou une monnaie. Peut-être une copie. Diamètre 3 cm, métal argent, je pense. Je n’ai pas de balance pour le poids. Cordialement. André
C’est effectivement une reproduction d’un sceau des templiers : à l’avers on distingue deux chevaliers sur le même cheval avec leurs lances (c’est un symbole de fraternité), la légende est SIGILLUM MILITUM XPISTI (sceau de la milice du Christ). c’est une reproduction de sceau de Geoffroy de Vichier (1286-1290). Cet objet moderne possède sur l’autre face une croix templière et la célèbre allégeance des templiers à Dieu : NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM. Qui se traduit par : « Pas en notre nom Seigneur, pas en notre nom mais au nom de ta gloire. Il s’agit d’un jeton moderne d’une association, d’un groupe, d’un ordre, ou des francs-maçons se voulant les dignes héritiers des templiers aujourd’hui disparus ?

100.28

Trouvaille faite à Trébons-sur-la-Grasse par Loick. Il s’agit d’un sceau en amande d’un ecclésiastique du début XVe siècle figurant l’oiseau de paradis, le paon, ailes et queue au repos : S(igillum) DEO Q CAQ CLASSEVNT (?), lecture sous toutes réserves, les lettres ne sont pas toutes nettes et les empreintes pas fameuses ; c’est une abréviation latines sans contexte. C’est toujours un bonheur d’exhumer un sceau… même sil n’est pas formellement identifiable !

98.04

Petit sceau naval en verre bleu, trouvé en forêt dans l’Hérault. Si quelqu’un a des précisions à m’apporter sur la datation et l’origine de cet objet… ? Merci par avance Tété le lutin 34
L’objet a pour dimensions 19 mm sur 16 mm (il est légèrement ovale). Il manque la partie annulaire mais c’est une  très jolie bague sigillaire du début XVIIIe siècle, montée pour le sceau à partir d’un camée gravé ou d’une pâte de verre bleue sertie dans le métal et figurant un navire. La bague était portée probablement par un membre important d’une compagnie de navigation et de commerce maritime du type Compagnie des Indes Orientales - ou bien par un armateur affrétant des navires de commerce maritime pour lesdites compagnies, en commandite. La forme du gaillard arrière est schématisée et stylisée en poire sur de nombreuses gravures métalliques comme celles des jetons de Nuremberg, extrêmement répandus (on accentue un effet d’optique vu de trois quart arrière). Belle trouvaille !

92.20

Pourriez-vous m’aider à identifier ce sceau trouvé sur les hauteurs de Maule dans les Yvelines ? Je vous envoie ces photos afin de vous aider, et quelques informations supplémentaires. Le sceau a un diamètre de 26 mm et une hauteur de 25 mm. En espérant que vous puissiez éclairer ma lanterne. Merci d’avance, Yves
Ce sceau de  style XIVe siècle figure un simple chevalier (juste adoubé ?) en chemise ou bliaud non ceint, tenant l’épée droite, à côté de son cheval, au-dessus, un croissant et une étoile. Il s’agit peut-être d’une allusion à l’orient des croisades ? La légende se lit : S(igillum) IEA (en deux lettres serrées), VILVIN ou (GVILVIN) DOMINO DE BAISE. On le traduit en sceau de JEAN- GUILLAUME seigneur (s) de BAISE. On est en présence des prénoms abrégés de deux (co)seigneurs Jean et Guillaume ou d’un seul, Guillaume seigneur de Baise. Nota : tous les villages de ce nom sont en Gascogne ou en Midi-Pyrénées. Très bel état de conservation, Yves a fait une belle trouvaille.

 

Trouvaille 74.01

Thomas nous présente deux magnifiques trouvailles : un sceau armorié XIVe siècle : légende + S’ PETRI . DVRBEC +. Sceau de Pierre Durbec, oiseau au gros bec marchant vers dextre, armes parlantes, matrice XIIIe siècle. Armes parlantes car l’oiseau au gros bec fait le parallèle avec le nom du propriétaire du sceau un certain Durbec…

Pour la seconde trouvaille de Thomas présentée ce mois, trouvaille en plein champ : une belle bague avec intaille en cornaline, IIe à IIIe siècle de notre ère. Le chaton enserre l’intaille de forme ovale, et les bords métalliques sont peu travaillés semble-t-il, frustre même. L’anneau a la forme d’un ruban plat s’amincissant au départ du chaton. L’intaille représente Athéna Nikephore. La déesse casquée est assise sur son bouclier. Elle tient au bout de sa main droite, posée sur sa paume, une déesse Niké qui lui tend la couronne tressée de laurier du vainqueur.
Magnifique sujet de style grec. Thomas est un garçon heureux.

Le sceau n’est pas celui que l’on croit

Amis fortuiteurs, je vais aujourd’hui vous conter une histoire vraie très atypique et peu banale, dans le monde de la détection de loisir. 

L’histoire se situe dans un village du sud de l’Ile de France, très au sud de Lutèce, en fait elle se passe dans mon village.

Un petit matin de printemps frileux, trois amis décidèrent de s’adonner à leurs passion commune, « la prospection » afin de faire resurgir leur passé.

Ce matin-là donc ils se retrouvèrent devant un café chaud avant d’arpenter les champs non encore semés.

C’était un champ pas très loin du bourg en attente de semis de pommes de terres, où l’autorisation de prospecter était en cours depuis bon nombre d’années pour notre petite association. Une fois sur place ils décidèrent de le prospecter non pas dans sa longueur mais, une fois n’est pas coutume, dans sa largeur. D’emblée les sons ne se firent pas attendre, une belle romaine en argent pour votre narrateur et une boucle de demi ceint pour l’un d’entre nous.

Un cultivateur qui épandait de l’engrais non loin de là vint dès les premières minutes nous saluer et engager la conversation. Cette pause causerie était la bienvenue car pour nous il est de bon ton d’entretenir de bons rapports entre gens de bonnes volontés.

Nous parlions de choses et d’autres, de passé et d’avenir (quoique bien incertain pour notre loisir) de culture, du cours du blé en bourse et d’engrais. Au bout du quart d’heure écoulé ce brave homme nous communiqua une info que nous espérions au fond de nous.

« Si vous le désirez il y a le champ près de chez toi qui est à moitié semé, si vous voulez vous pouvez faire l’autre moitié je ne la sèmerai que demain, vous verrez elle n’est pas bien grande »…

Lisez la suite dans Monnaies et détections n° 70

Trouvaille 70.31

Voici une trouvaille de Romain à Blois : un petit sceau du XVIIIe siècle avec une partition triangulaire peu usitée : le tiercé en chevron. Malheureusement les symboles sont difficilement identifiables on reconnait deux canards dans les chevrons. Un motif est reproduit trois fois, il s’agit de trois branches se croisant d’une essence non identifiée portant des fruits ou baies rondes. L’écu est lui-même entouré de volutes indéterminées et surmonté d’un ovale.