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Le trésor des Sakas

Enorme trésor découvert dans les montagnes de Tarbagataï au Kazakhstan. Plus de 3 000 artefacts en or ont été découverts dans un tumulus, probablement la tombe d’un roi ou d’un prince saka, sur un plateau montagneux qui en comporte plus de 200 ! Beaucoup ont été pillés à diverses époques. Les archéologues ont mis au jour de nombreux bijoux, amulettes et figurines animales en or, une caractéristique des trésors scythes, le peuple des Sakas étant une branche des Scythes. L’apogée de leur civilisation se situe entre le VIIe siècle av-JC et la fin de l’empire romain.
Il y a toujours énormément d’or sous différentes formes, bijoux, figurines animales, statuettes et masques d’or dans les trésors scythes, celui-ci ne déroge pas à la règle. D’où, de plus en plus de chasseurs de trésor dans les montagnes, quasi désertiques, du Kazakhstan…
Sources : viendongdaily.com

 

Le visage de la reine Huarmey

En 2012, les archéologues péruviens aidés d’un Polonais mettaient au jour une tombe de la civilisation wari ou huari, dite royale, dans la région d’El Castillo, située à 4 heures de pistes au nord de Lima (voir M&D 72). La tombe, inviolée, contenait un riche ensemble d’artefacts de toutes sortes, gobelet en argent, coupes en albâtre et de nombreux bijoux en argent et en or sur trois momies, trois femmes ! Trois femmes, depuis baptisées « les trois reines waris ». Les archéologues péruviens aidés d’un spécialiste suédois en reconstitution faciale se sont « amusés » à reconstituer le visage de celle qui leur semblait la plus importante de par ses apparats et sa place dans la tombe. 57 autres tombes, de moindre importance, furent découvertes aux alentours. Après plus de 220 heures de travail, le visage de la reine, dite Huarmey par les Péruviens, est comme revenu à la vie, 1200 ans après sa mort…
Sources : dailymail.co.uk / Monnaies & Détections n° 72

Bêtise humaine…

Il y a peu, dans une bourgade du NPDCP (Nord Pas-de-Calais Picardie), le centre de la petite ville est congestionné par des travaux à base de barrières et de sens interdits, de rues barrées et de panneaux « déviation » qui pourrissent la vie de l’usager depuis plusieurs semaines. Des hommes en jaune et de gros camions, de gros bulldozers, et de grosses machines arrachent les arbres, les pavés, les massifs, les trottoirs ! Tout, tout le centre ville va être revu, corrigé, aplani, embelli, mais il y a des surprises ! Dedans la terre ! 

En effet, après divers sondages, on sait bien que le pourtour de l’église est plein d’histoire, que les premiers habitants se sont installés depuis l’ère chrétienne autour des églises, centre de tout depuis longtemps à l’époque… Des traces du temps d’avant, de restes enfouis de ce que fut la ville au Moyen Âge et même avant, à l’époque où Jésus était garde champêtre même… 

Au fil des trous et des tranchées qui apparaissent un peu partout, on voit arriver une multitude de gens qui gravitent autour des fosses fraichement creusées. De délicieuses vestes jaune fluo, orange fluo et même fluo-fluo avec casques et bottes du plus bel effet, s’affairent près des cavités, dubitatifs, « y’a des trucs pas normaux, voire même comme des pierres et machins bien rangés au fond… ».

Le détectoriste que je suis, doublé d’un passionné d’histoire, ne met pas longtemps à s’intéresser. Je furète, traine, m’interroge entre midi et deux, un sandwich à la main. Des sépultures (faut pas dire tombe y paraît) sont mises au jour, ici, là, là-bas… Je n’avais jamais rien vu de tel ! Des « squelettes » d’êtres humains du IX, X XI, XIIe siècle sont là, au bord de la rue, de l’ancienne place, sous les anciens massifs de fleurs, devant la porte de la sainte maison du Christ, à 1 m de profondeur, sur deux mètres d’épaisseur parfois, certains sont endormis dans une position calme et confortable, bras croisés, mains jointes sur le bas ventre, d’autres couchés sur le côté, et même, je l’ai vu, l’un d’eux a la tête… entre ses jambes !

Un jeune archéo, avec qui un lien visuel s’est créé (car je ne rate pas un midi de creusage, de sondage et de passage au pinceau des fouilles, par procuration !), ce jeune gars dis-je, je l’interpelle, lui demande, moi, le profane de derrière les grilles, qui sont ces gens, ces anonymes des périodes troubles ? Il me répond gentiment que la surprise est de taille pour eux, qu’ils pensaient (les archéos de la très sainte inquisi…, heu, non, de la région), qu’ils pensaient donc trouver une cinquantaine de sépultures et des restes de quelques habitations basiques, sauf que, c’est plus de 300 squelettes qui les attendent !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86