MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Articles taggés ‘Toulouse’

92.02

Bonjour à tous les amis détectoristes. Voilà sept ans que j’ai attrapé cette drôle de maladie qui est la détection de loisir ! Lors d’une sortie improvisée avec mon pote Mamat un midi (nos femmes pensent que l’on est au restaurant pour la pose), je tombe sur cet objet en plein champ d’une frappe extraordinaire et d’une qualité au top. Les experts des poids de ville peuvent m’en dire un peu plus ? Car jamais trouvé d’aussi beau. Départ 86 Loudun VincLeVigneron
Loudun est loin de Toulouse mais il s’agit bien d’un poids de ville de Toulouse d’une demie quart de livre (le poids est primordial à l’envoi de la trouvaille…). Celui-ci doit faire un peu moins de 50 grammes : +MEIO CARTA RO +AR MCCXXXVIIII, église Châtel de type narbonnais (Palais des archevêques, à Narbonne). Revers : clocher de la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Trouvaille 87.09

Jean-Luc de Toulouse nous envoie ses dernières trouvailles : trois monnaies romaines. Un dupondius de Commode co-empereur avec Marc Aurèle, et deux sesterces de Gordien II et Philipe. De nos jours il est rare de trouver des monnaies dans ce bel état de conservation pour du bronze. Monnaies très courantes et les estimations s’établissent dans une fourchette de prix d’une cinquantaine d’euros pour le dupondius et une centaine pour les sesterces.

A ceci il faut rajouter cette bague dont la tête importante se présente sous la forme d’une corbeille enchassant une pierre taillée (ou verre !), le corps est un simple anneau supportant des incisions régulières et symétriques tout le long de son contours. Le métal est en argent affaibli. Pas de datation vraiment fiable à faire pour cette bague… entre haut moyen âge et XVIe siècle.

Appel à tous les prospecteurs de France !

Obole inédite de Raymond IV de Toulouse, 0,51 g, 14 mm

La monnaie que nous vous présentons aujourd’hui comme appel à tous les prospecteurs est un véritable trésor à elle seule ; il s’agit d’une obole inédite de Raymond IV de Toulouse, trouvée au détecteur bien sûr, et parait-il, selon le CD anonyme, sur de vieux remblais de fouilles archéologiques…

Toulouse, 1042 – Tripoli, 1105.

Raymond est le second fils de Pons, comte de Toulouse, et d’Almodis de la Marche. À la mort de son père, son frère aîné Guillaume IV hérite de l’ensemble des biens paternels, Raymond devant se contenter du comté de Saint-Gilles, qui se résume à une moitié de l’évêché de Nîmes, du château de Tarascon, de la terre d’Argence et de la moitié de l’abbaye de Saint-Gilles.

Il hérite successivement de sa cousine Berthe (petite-fille de Raymond III de Rouergue) et de son frère aîné Guillaume IV de Toulouse. Ses biens sont immenses, comtés de Rouergue, de Nîmes et de Narbonne, marquisat de Gothie, seigneuries ou principautés de Gévaudan, d’Agde, de Béziers et d’Uzès, enfin comté de Toulouse. Raymond IV est ainsi le fondateur de ce qu’on peut appeler le grand comté de Toulouse.

Après avoir monté une expédition contre les Maures en Espagne, Raymond répond parmi les premiers à l’appel d’Urbain II en faveur de la croisade (1095). Puis il fait vœu de quitter à jamais l’Occident. Laissant l’administration de ses fiefs à son fils Bertrand et engageant une partie du Rouergue à Richard de Milhau-Gévaudan (c’est l’origine du comté de Rodez), il s’embarque en Provence. Presque tous ses vassaux et arrière-vassaux le suivent. L’armée méridionale gagne Constantinople par la Dalmatie et la Macédoine.

Contrairement à un grand nombre de ses compagnons, Raymond refuse le serment d’allégeance que réclame l’empereur Alexis. Son ardeur guerrière fait merveille à Nicée (1097), Dorylée (même année), Antioche (1098). Un conflit avec Bohémond de Tarente l’amène à se réconcilier avec l’empereur d’Orient. En 1098 et 1099, il multiplie les assauts contre l’émir de Tripoli. Mais les croisés s’impatientent pour la délivrance de Jérusalem. Il doit les suivre et, après la prise de cette ville, se voit préférer Godefroi de Bouillon pour la défense du Saint-Sépulcre. Par dépit, il fait échouer les sièges d’Ascalon et d’Arsouf. On le retrouve à la tête d’une armée de secours, levée en Italie, qui essuie bientôt une lourde défaite près d’Ancyre (1101). Dans les années qui suivent, il peut s’emparer de deux places importantes, Tortose en 1102 et Gibelet en 1104, et fonder le comté de Tripoli (on l’appelle Raymond Ier de Tripoli). Toutefois il meurt sans avoir pu s’emparer de cette ville. Son œuvre sera achevée par son fils aîné Bertrand, chef de la branche des comtes de Tripoli.

Source : Dictionnaire d’histoire de France Perrin-France loisirs

Le temps est venu pour nous d’agir. Les prospecteurs anglais ont défilé en Angleterre pour faire entendre leurs revendications il y a un peu plus de dix ans. Cela a abouti à la réalisation du PAS (portable antiquities scheme). Avec l’analyse de ces dix ans passés, de plus en plus de rapports positifs des instances officielles britanniques sont publiés. Un rendez-vous s’est déroulé il y a peu au parlement européen pour les présenter à divers élus européens et français.

En France les relations sont parfois tendues entre certains archéologues et les prospecteurs, chacun campant sur ses positions. 

Nous ne souhaitons pas que cette défiance perdure car nous avons en commun l’amour de l’Histoire, et la volonté de la faire partager au plus grand nombre.

C’est ainsi que nous appelons à adopter l’attitude pragmatique des Anglo-Saxons qui ont compris tout l’intérêt d’une collaboration entre les deux parties.

Plutôt que de défiler dans les rues, nous envisageons avec votre aide, de créer un électrochoc destiné à faire prendre conscience aux autorités compétentes et à l’ensemble des archéologues tout le formidable potentiel que représente le monde des prospecteurs, une alternative aux manques cruels de moyens humains et financiers dont souffre l’archéologie institutionnelle.

Nous souhaitons ainsi publier à chaque numéro de « Monnaies & Détections » une à deux pages de photos d’objets archéologiques, de trésors de monnaies et dépôts divers, tous trouvés hors contexte archéologique au cours de travaux, d’arrachages de vignes, ou par des particuliers utilisant un détecteur de métaux à des fins de loisirs comme la recherche d’objets perdus par un voisin par exemple.

Que vous les ayez trouvés hier ou il y a 20 ans, et jamais déclarés par peur des conséquences, nous vous proposons de nous envoyer les photos de ces objets, uniquement les photos, pas de texte, pas d’indication de lieu ni de date etc… n’utilisez pas les mails faites un envoi anonyme par courrier d’un CD gravé avec les photos, anonymat totalement protégé !*

On nous oppose souvent qu’en détruisant les couches stratigraphiques pour sortir un objet ce dernier ne représente plus aucun intérêt pour l’archéologie… A cela nous répondons que la plupart du temps ces objets sont trouvés dans des champs labourés depuis des décennies et que ces couches sont annuellement et profondément bouleversées ! Soyons sérieux ! L’enjeu est majeur puisque cette collaboration fera avancer la connaissance et participera à la préservation de véritables trésors, qu’il s’agisse d’un bijou unique, d’une monnaie rarissime ou d’un dépôt plus important. 

Il ne s’agit pas de confondre « détecter en toute impunité » avec « détecter en toute tranquillité », d’autant qu’en cas de découverte majeure, le prospecteur pourra, dès lors qu’il ne craindra plus les problèmes, prévenir les archéologues afin qu’ils prennent le relais comme cela se passe en Angleterre. Et ce d’autant plus facilement que les contacts précédents et fréquents avec les instances officielles l’auront sensibilisé dans cette direction.

Les archéologues, les autorités, le public, doivent prendre conscience de l’ampleur et de la richesse des trouvailles fortuites faites sur notre territoire.

Cette double page est le résultat de la mobilisation des prospecteurs conscients de l’enjeu. Regroupez vos trouvailles de l’âge du bronze sur une même photo pour être plus percutants !

Espérons que ces témoignages permettront d’ouvrir le dialogue sur des bases saines et sincères afin que chacun puisse légitimement s’enorgueillir de participer à la connaissance de notre Histoire.

Nous comptons sur vous ! 

Trouvaille 83.15

Deux gauloises ramassées à la billebaude par Julien de Toulouse, il s’agit d’une drachme de Cuzance d’un poids de 2,73 g pour la monnaie de gauche avec un motif géométrique à l’avers. Au revers : croix évidée et bouletée au 4e canton, besant entouré d’un grénetis au 2e et 3e, enfin lunule et point au 1er. Ce type de monnaie est souvent frustre, celle-ci a un flan large et peut s’évaluer 250 euros.

La seconde est une monnaie de Sos, une sotiate, à la légende latine COVERTOMOTUL. Avers : swastika ou fleuron à quatre pétales entouré de 4 S bouletés. Revers : croix hache évidée (non présente), olive rattachée au centre par un trait sur les trois autres cantons avec la légende en exergue. Monnaie de belle qualité qui s’évalue 450 euros.

Tapis dans l’ombre…

Toulouse, janvier 1944. L’armée allemande est bien installée dans le sud-ouest de la France et la Luftwaffe s’entraine tranquillement au vol de nuit. Les Junkers88 (photo 1) de l’escadrille « Kampfgeschwader76 » sont basés à Saint Martin du Touch et Francazal, et les habitants de la région les voient souvent passer le soir, tous feux de position allumés. 

Ils effectuent régulièrement des vols d’entrainement  entre Bordeaux, Cahors, Montauban et Toulouse. Les bases de la Royal Air Force sont loin et les avions anglais ne viennent pas harceler les appareils allemands. 

« Mission intruder »

Mais ce soir-là, le 6 janvier 1944, plusieurs avions anglais « Mosquito » (photo 2) du squadron 23 ont décollé quelque heures plus tôt de Sardaigne, avec pour mission d’aller attaquer les avions ennemis au-dessus de la France (ce sont des missions « intruder »). Menés par leur wing commander « sticky » Murphy, ils se relaient toutes les heures pour patrouiller au-dessus de Toulouse toute la nuit.

La lune brille ce soir là : les pilotes anglais en ont besoin car leur Mosquito Mark VI n’est pas équipé de radar et la détection de cible se fait de manière visuelle. Alexander Lawson et Gordon Robertson sont dans leur mosquito habituel, le numéro de série HJ788 immatriculé « YP G ».

Le récit qui suit est basé sur les rapports « ULTRA » de cette nuit, rapports issus de l’interception et de la traduction des messages allemands par l’armée anglaise qui les espionnait et aussi sur le témoignage d’Alexander Lawson, recueilli en 2010.

Un premier avion est abattu

Un premier avion allemand en courte finale est surpris par Alexander Lawson. Le JU88 a à peine le temps de prévenir le contrôle au sol qu’il est attaqué, s’écrase en flammes sur les coteaux de Vieille Toulouse, train sorti, tuant tout son équipage…

La suite dans Monnaies & Détections n° 76

Trouvaille 67.02

Trouvé à Villers-Bocage, par Romain, voici un poids de ville de 6.22 g pour Toulouse, période médiévale XIVe siècle pour le quart de livre (texte normal : CARTARO LIBRA, on n’en lit ici que la moitié, mais il y en a quantité de variantes). Au revers, sans doute le mot PONDERA pour poids, abrégé en PONRA.

Un bombardier dans mon jardin

© Ian Howat

Le Lancaster de Montaudran

Tout commence par un coup de fil de mon ami Jean-Marc, qui habite le sud de Toulouse : « j’ai trouvé près de chez moi des pièces qui ressemblent à des morceaux d’avion, passe les voir quand tu as cinq minutes ».

Très vite, je suis chez lui pour examiner ces pièces. Difficile de les identifier avec certitude. Je prends quelques photos et les affiche sur mon site favori (« 12oclock ») et la réponse arrive immédiatement : ces pièces proviennent d’un avion anglais. Le marquage « AM » signifie « Air Ministry » (Ministère de l’air).

Je me renseigne sur une chute d’appareil anglais dans le sud de Toulouse et j’apprends que le 6 avril 1944…

La suite dans Monnaies & Détections n° 61