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Le trésor de la forteresse

Située au sud de la région de Dobroudja, en Bulgarie, la forteresse de Kaliakra surplombe la Mer Noire, le promontoire qu’elle occupe fut une place forte à l’époque romaine et probablement avant, puis une forteresse médiévale. Fouillée depuis plus de 15 ans par les archéologues, elle vient de délivrer un trésor contenu dans un vase d’argile contenant 957 artefacts, monnaies et bijoux en argent et or, probablement caché au 14e siècle sous un plancher, dont quelques restes brulés ont été retrouvés. De nombreuses monnaies du trésor, furent frappées sous le règne du sultan Bayazid Yildirum (1389-1402). Le trésor est composé de 873 monnaies en argent, 28 monnaies en or, 11 boucles et appliques, 28 boutons en argent et bronze, 11 boucles d’oreilles en or, 2 bagues en or et quatre perles, deux en pierres précieuses et deux en or, un superbe trésor ! Les chroniques de l’histoire nous disent que la forteresse fut prise par un groupe armé de Tatars en 1399, ils occupèrent les lieux jusqu’en 1401 d’où ils furent à leurs tour délogés par les armes, il est probable que le magot fut caché entre ces deux dates…
Source : novinite.com

 

28 lingots d’or

En 2002, un couple achète une maison à Roanne, située à mi-chemin entre Vichy et Villefranche-sur-Saône dans la Loire. Sept ans plus tard, en 2009, le couple fait une surprenante découverte en bêchant le jardin : 6 lingots d’or ! Ils n’en parlent à personne et vont vendre les lingots, sans apparemment faire de plus amples recherches… parce que c’est toujours par hasard qu’en 2013 ils trouvent une nouvelle cache… qui contient : 22 lingots d’or !
28 kilos d’or au total, une fortune ! Ils n’en parlent toujours pas, ça on peut le comprendre, après tout ils ont juste trouvé un trésor dans leur jardin. Mais ils vont faire une erreur qui va leur être fatale, négocier la plus grande partie des lingots et tout bêtement déposer l’argent sur leurs comptes en banque…
Le service TRACFIN « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins » va repérer les mouvements de fond, probablement signalés par leurs propres banques et lancer une enquête. Le couple passe aux aveux, raconte l’histoire du trésor et l’affaire passe au tribunal, car du même coup la veuve de l’ancien propriétaire réclame le magot ! Après plusieurs procès et appels, contre toute attente, la cour de cassation a donné raison à l’ancienne propriétaire ; seize ans après avoir vendu sa maison, elle est donc toujours considérée comme la propriétaire de ce qui était enterré dans le jardin ! Les inventeurs ont été condamnés à rendre un peu plus de 600 000 euros et 5 lingots qui n’avaient pas été vendus.
Aucun article de presse sur l’affaire n’a évoqué des titres de propriétés portant les numéros des lingots d’or et si c’était le cas, les anciens propriétaires les auraient recherchés. Vous ne vendez pas une maison si vous savez qu’il y a quelque part 28 lingots d’or ! Le premier jugement aurait même été rendu sur, je cite : « Une forte probabilité ! ». Voilà donc une nouvelle jurisprudence en matière de trésor qui va sûrement laisser des traces. Les trésors, en France risquent de devenir de plus en plus rares, au détecteur il ne s’en trouve déjà quasiment plus, enfin officiellement…
Source : 20minutes.fr & charentelibre.fr

Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

30 000 Livres Sterling

Un trésor en billet de banque, c’est assez rare, ce qui est encore plus rare c’est que les billets sont « normalement » toujours valables. Découverte réalisée à Londres, pendant les travaux d’une galerie marchande. C’est le propriétaire des lieux qui a remarqué, sous le carrelage qui venait d’être cassé, une forme rectangulaire. Des liasses de billets, 30 000 £ en billets de 1 et 5 £, caché d’après le terminus des billets (dernières dates d’émissions) au cours de la Seconde Guerre mondiale ! Avec le calcul de l’inflation, la somme représenterait de nos jours, environ 2,4 millions d’euros !
Les billets sont imprimés à l’encre bleue, qui ne fut utilisée par la banque d’Angleterre que pendant la guerre, pour enrayer la fausse monnaie produite par les nazis, la livre sterling étant imprimée, avant et après la guerre, avec de l’encre verte.
Si les billets bleus ont été retirés de la circulation à la fin des années 80, ils sont toujours valables. Le pactole a été remis à la police, qui doit déterminer son origine, ça me parait difficile plus de 70 ans après les faits, et il faudra ensuite décider s’il s’agit bien d’un trésor ou pas…
Source : foxnews.com

Le trésor mérovingien de Gourdon

Le dimanche 23 mars 1845, le jour de Pâques, une jeune bergère nommée Louise Forest fit une découverte surprenante à proximité du village de Gourdon en Saône-et-Loire. Caché sous une tuile romaine gravée d’une croix, un trésor mérovingien fut découvert.

Au total, c’est une bonne centaine de monnaies d’or burgondes, ainsi qu’un calice en or et une patène en or du VIe siècle qui furent retrouvés. Son propriétaire était un moine burgonde, car à Gourdon on connaissait l’existence d’une ancienne église avec un ancien monastère d’après le “monastorium Gartonensis” (la charte du monastère), mentionné par Grégoire de Tours. Suite à la conquête des Francs sur la Bourgogne, un moine burgonde avait donc caché ces biens précieux avant de prendre la fuite, puis le trésor ne fut jamais récupéré.
L’enfouissement datait de l’an 520 à 530. Les monnaies d’or dataient des empereurs romains bizantins de l’an 457 à 474 pour la plus ancienne, à l’effigie et sous le régne de Léon Ier de 457 à 474, ensuite celle de Zénon de 474 à 491, celle d’Anastase Ier de 491 à 518 et les plus tardives de 518 à 527, sous Justin Ier.

La patène : c’est une sorte de petit plateau eucharistique sur lequel on faisait reposer le pain ou l’hostie de la communion durant les messes. C’était un accessoire religieux indispensable qu’un prêtre ou un moine sacristain pouvait avoir à utiliser pour la préparation de la messe. Celui retrouvé dans le trésor de Gourdon mesurait 19,5 cm de long sur 12,5 cm de large, borduré de grenats sertis dans l’or, ainsi que des pierres turquoises à chaque coin du plateau. La croix centrale chrétienne était généralement apposée par adoption dès que le roi Clovis fut reconverti en 497.

Le calice : c’était une petite coupe dans laquelle on déposait le vin et l’eau à boire après l’eucharistie du prêtre pendant les messes. Celui de Gourdon, de petite taille et en or massif, était pourvu de deux anses en forme de griffon, animal symbolisant le Christ, mentionné dans l’exegèse de certains pères de l’église. Les grenats remplacent les yeux des deux griffons. La coupe, cloisonnée de pierres semi-précieuses, est incontestablement un ouvrage d’orfévrerie barbare. La technique de travail des pierres serties avec force dans des cloisonnements d’or ainsi que l’iconographie représentée, proviennent comme de nombreuses œuvres d’art, de fabrications wisigothes ou lombardes.


… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

Énorme

Il n’y a pas d’autre mot, pour ce trésor découvert au Japon par des archéologues, un trésor contenu dans une jarre de terre cuite, elle aussi énorme, qui contenait 260 000 monnaies !
La découverte a eu lieu dans la ville d’Hasuda, province de Saitama. Les monnaies en cuivre, vu leurs dispositions dans la jarre, était certainement enfilées sur des cordelettes qui ont disparues. Probablement la cache d’un clan ou de toute une ville, étant donné la quantité. Elles ont toutes été frappées entre le XV et XVIe siècle pendant la période dite Sengoku qui se traduit par « guerre », époque à laquelle le Japon était en conflit avec la Chine. Période qui vit la disparition des Shoguns (les Princes) de la dynastie Ashikaga, s’ensuivit une série de coups d’État entre différents clans voulant tous le pouvoir et un semblant de guerre civile qui a sans aucun doute généré de nombreux trésors, dont celui d’Hasuda…
Source : kentron.am

 

Bague d’évêque

Encore un prospecteur anglais… On vous parle souvent d’eux, puisqu’eux déclarent leurs trouvailles… Disons surtout qu’ils peuvent le faire !
Adam, un prospecteur de trente ans a réalisé sa plus belle découverte dans un champ de Beverley Minster, situé dans le Yorkshire. La découverte d’une superbe bague – elle a reçu la mention de trésor – en or 22 carats au motif de Saint-Georges, le Saint patron de l’Angleterre. Les archéologues l’ont datée des années 1450-1550. Elle aurait appartenu à un évêque ou un prêtre (fort riche). Les bagues de ce type étant très prisées des collectionneurs, sa première estimation est de plus de 11 000 euros !
Source : express.co.uk

Le trésor de Mezdra, en Bulgarie, sera-t-il retrouvé ?

Mezdra est une petite ville bulgare de 10 000 habitants du nord-ouest du pays dans le district de Vrasta. Située à la limite du parc naturel « Vrachanski Balkan », elle est, par la route, à un peu moins de 100 kilomètres de Sofia, la capitale de la Bulgarie. A la limite de la ville se dressent les vestiges de la forteresse romaine de Kaleto. En août 2017, un trésor monétaire datant de l’époque romaine y a été découvert.

Les circonstances de la découverte du trésor

Depuis quelques mois une partie de la population d’un quartier pavillonnaire de Mezdra se plaint de l’état d’abandon dans lequel se trouve un terrain voisin situé au numéro 99 de la rue Alexandre Stamboliiski et appartenant à deux sœurs Petya et Nelly Krustev. La municipalité entreprend, en août, le nettoyage du terrain. Lors de l’arrachage d’un vieux prunier, un récipient en argile est mis au jour entre les racines de l’arbre. Pour extraire ce pot l’un des ouvriers utilise une pioche, mais, malhabile, il le touche avec l’outil. Il parvient néanmoins à le prendre entre ses mains avant que le pot ne se brise en plusieurs morceaux. Alors se répandent sur le sol des rondelles verdâtres qui sont très vite reconnues comme des pièces de monnaie. Il y en a une incroyable quantité. L’ouvrier estime que le poids du pot plein est de quatre à cinq kilogrammes. Une photographie est prise, c’est la seule qui présente le trésor au complet.

Les 187 pièces déposées au musée régional d’histoire de Vrasta avant leur nettoyage.

Le prunier dans les racines duquel le trésor a été retrouvé.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 99

500 pièces d’or

 

 

 

 

 

 

 

Un nouveau trésor découvert dans une cathédrale. Après le trésor de Cluny trouvé en France (voir le dernier numéro de Monnaies & Détections), c’est une cathédrale polonaise qui vient de délivrer un superbe trésor !

Les archéologues polonais ont découvert à seulement 10 cm de profondeur, dans la cathédrale de Saint Martin et Nicolas à Bydgoszcz, dans le nord de la Pologne, un énorme trésor d’époque médiévale, probablement caché vers 1652 d’après le millésime des monnaies. Près de 500 pièces d’or et 200 artefacts, pour la plupart des bijoux, reliquaires, bagues, croix, chaines, le tout principalement en or ! Les monnaies ont été frappées entre le XVI et XVIIe en Pologne, Autriche, Hollande et Allemagne, la date du dépôt, vers 1632, coïncide avec une invasion de l’armé suédoise. Une première estimation, évalue le trésor à une valeur marchande de plus d’un million d’euros.

Sources : earth-chronicles.com & http://z-news.link

 

Le trésor de Berthouville

20 mars 1830, un paysan normand, Prosper Taurin, dans le département de l’Eure à Berthouville, passe la charrue dans un de ses champs et tombe sur une tuile, romaine. Sous la tuile un superbe trésor romain composé uniquement d’objets en argent, vaisselle et statuettes ! Le trésor de Berthouville, considéré comme l’un des plus beaux ensembles d’argenterie romaine – tout du moins pour ceux dont on a entendu parler… – fut acheté par le Cabinet des médailles. Pendant des décennies d’expositions, il a continué de s’oxyder et de se ternir. Il y a sept ans le Musée américain et la fondation Getty, proposèrent au Cabinet des médailles de le restaurer gratuitement !
Et c’est donc après un exil de sept ans, deux d’analyses et quatre de restaurations que le trésor de Berthouville, qui a retrouvé toute sa splendeur, a retrouvé sa salle d’exposition. Pour la petite histoire, l’on dit que Prosper considéra qu’il avait été arnaqué sur la valeur du trésor, déjà à l’époque…, estimé et payé 15 000 francs. Il aurait continué ses recherches et trouvé un deuxième dépôt ! Ce qui n’a rien d’étonnant, celui qui est connu ne contient que de l’argent, l’or n’était sûrement pas loin ! Et on raconte localement qu’il aurait été vendre ce deuxième magot à l’étranger…
Source : sciencesetavenir.fr