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Articles taggés ‘trésor’

Pièces d’or au Rajasthan

Peu d’informations et des photos de mauvaise qualité pour ce trésor « exotique » découvert au Rajasthan dans la région de Malpura. Comme toujours les autorités ont été les dernières mises au courant de la découverte. Pendant deux mois, plus d’une centaine de personnes ont creusé sur le site d’une carrière de pierres, après les premières trouvailles. La police estime qu’une centaine de monnaies en or frappées entre l’an 250 & 400 auraient été mises au jour, moins d’une dizaine ont été saisies…
Source : pradesh18.com/news/Rajasthan

Le trésor de Charonne

En feuilletant de vieux ouvrages ou d’antiques manuscrits, la chance permet de temps à autre, de lever le voile sur une histoire de trésor, depuis longtemps tombée dans l’oubli. Le trésor de Charonne est l’une de ces chroniques poussiéreuses à jamais irrésolue.

Le quartier de Charonne, aujourd’hui situé dans le XXe arrondissement de Paris, fut, jusqu’en 1859, un simple village rural. Le 16 juin 1859, une loi, promulguée sous le règne de Napoléon III, rattache quelques villages satellites à la capitale. Une partie de Charonne devient officiellement, en novembre 1859, un nouveau quartier de Paris. Une autre portion du village se voit rattachée à la ville de Bagnolet.
Mais notre histoire se déroule bien plus tôt, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle où il y est question d’un « trésor considérable caché dans une partie du jardin du parc de Bagnolet ».
Le parc au trésor fait partie du domaine du château de Bagnolet, embelli, siècle après siècle, par ses propriétaires successifs. Le parc, lui-même redessiné par le jardinier du Roi Louis XIV, Claude Desgots, devient l’archétype des jardins à la française : « Les jardins se composent d’un grand parterre renforcé en boulingrin, entouré de marronniers et terminé par un bassin avec gerbe d’eau ; de chaque côté, de grandes allées avec palissades, boulingrins et bouillons d’eau. Plus loin un bois avec allées en étoile, ruisseau, cascade, labyrinthe et terrasse avec vue sur Vincennes et les environs. Au fond du parc, sur la droite, un belvédère galant : l’Ermitage ». L’Ermitage… Nous allons y revenir.
En 1719, la duchesse d’Orléans, fille naturelle de Louis XIV et de la marquise de Montespan, fait l’acquisition du château et de son domaine. C’est la duchesse qui commandite le pavillon de l’Ermitage, vers 1720, à l’architecte Serin. Le bâtiment n’est pas du goût de tout le monde. Jean-Aimar Piganiol de la Force, historiographe royal en donne cette esquisse : « C’est un salon dans le goût de celui des Bois, pour le grandeur, mais dont le plan et l’architecture sont bizarres et de très mauvais goût ». Légué à son fils à sa mort en 1749, le domaine est morcelé puis vendu en 1769. Finalement, le château se retrouve démantelé en 1771.
De cet immense domaine à cheval sur deux communes, Charonne et Bagnolet, ne restent plus aujourd’hui que le pavillon de l’Ermitage et le parc attenant.

Un trésor à l’Ermitage ?

Fin 1774, Claude-Théodore Mérelle de Joigny, Prévôt de la seigneurie de Charonne et propriétaire du domaine depuis 1772, reçoit par pli une étrange sollicitation. Un boulanger de Versailles, du nom de Jean Maillard, lui demande l’autorisation d’effectuer des fouilles – à ses propres frais – dans le parc de l’Ermitage, afin de mettre au jour un trésor. Ce trésor, s’il venait à être découvert, Mérelle de Joigny pourra en revendiquer un tiers. Ce dernier accepte la demande et les fouilles débutent officiellement le 20 octobre 1774. Le chantier, sous les ordres de Jean Maillard, est toutefois surveillé par le seigneur de Charonne, un procureur fiscal et un commis-greffier. Le compte-rendu de ces fouilles est loin de l’enthousiasme du résultat attendu : « Et après avoir fouillé jusqu’à l’heure de midy, voyant que c’étoit une peine inutile puisque ayant fouillé à la profondeur de trois pieds, ne pouvant continuer qu’à force de pioche, et qu’il étoit presque impossible de pouvoir fouiller plus avant sans faire une dépense immense, M. Thoré, seigneur de Charonne, étant présent, le dit sieur Jean Maillard a résolu de ne pas en aller plus avant vu l’impossibilité et les frais inutiles que causeroit une pareille dépense, a ordonné avec le conseil de mon dit sieur Thoré, de faire remplir la fouille par les mêmes ouvriers qui étoient présents en leur payant leurs salaires ainsi qu’ils étaient convenus ensemble et après avoir payé au sieur Richoux, jardinier de M. Mérelle de Joigny, en la maison ou a été faite la dite fouille, une somme de six livres pour dédommagement. »

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 90

Le trésor de Vincent

De Vincent Van Gogh ! Une nouvelle fracassante pour le monde de l’art, la découverte d’un carnet de croquis (une dizaine) de la main de Van Gogh qui est un des peintres les plus chers du monde, plusieurs de ses toiles ayant dépassé les 60 millions de dollars. On n’en sait pas plus pour l’instant. Le carnet aurait bien été expertisé et reconnu comme authentique, les propriétaires inventeurs, ménagent le suspense espérant sans doute faire exploser sa cote… A suivre.
Source : bfmtv.com

40 kilos de sesterces

Dans le n° 58 de Monnaies & Détections, en juin 2011 on vous racontait la découverte d’un trésor romain à Sainte Mère Église, Calvados, rendue célèbre par un parachutiste américain qui resta accroché au clocher de l’église la nuit du 6 juin 1944… Revenons aux Romains, le trésor fut découvert par un particulier propriétaire du terrain, comme la loi l’exige le trésor fut déclaré et confié à la Drac. Les services archéologiques ont droit à un délai de trois ans pour étudier un trésor…
A l’époque, voir M&D n° 58, les services archéologiques répondaient aux journalistes qui leur demandaient quelle pouvait être la valeur marchande du trésor (sacrilège !) : « on n’en sait rien ! »
Et bien finalement si, on sait ! Le trésor a été acheté par le musée de Caen après cinq ans d’étude, quand même, il ne faut pas être pressé. Valeur des 14 528 sesterces : 18 000 euros, soit en moyenne 1,24 euros le sesterce ! Même sans avoir vu l’état des monnaies, on est tout de même loin des prix pratiqués par le British Muséum… Comme aurait dit Fernand en son temps « ça eu payé, mais ça paye plus ! »
Source : wikiagri.fr

Le trésor du Staffordshire

Découvert en 2009, par un prospecteur anglais, le trésor du Staffordshire n’en finit pas de révéler ses secrets. Après des années de nettoyages et de traitements pour stabiliser les différents métaux qui le composent, les chercheurs commencent à reconstituer cet immense puzzle. Près de 2000 objets ou fragments d’objets. Un pommeau d’épée, unique à ce jour, a été reconstitué, en argent rehaussé d’or et d’émaux, le trésor en contenant plus de 70 plus ou moins complets ! Les chercheurs tentent actuellement de reconstituer un casque de combat, élément très rare pour cette période anglo-saxonne du VIIe siècle, cinq seulement sont connus à ce jour. Le plus célèbre étant le casque de Sutton-Hoo découvert en 1939 lors de la fouille d’un bateau funéraire.


Source : Birmingham Museum Trust

Le trésor du Seigneur de Haihun

Un très beau trésor mis au jour par des archéologues chinois dans la province de Nanchang, sud de la Chine. Énorme de par sa composition, plus de 10 tonnes d’artefacts ! Des centaines en bronze dont de nombreuses statues, des objets en jade et un exceptionnel trésor composé de 75 objets et monnaies en or dont 50 monnaies en or qui sont énormes, chaque monnaie pesant 250 grammes ! accompagnées de bijoux et d’artefacts ainsi que de quelques lingots d’or qui ont une forme caractéristique de sabots. Le dépôt a été trouvé dans un des huit tombeaux d’un mausolée de l’époque Hans. D’après les archéologues, les monnaies, très rares, auraient été offertes au seigneur de Haihun par l’empereur. C’est à ce jour le plus gros trésor en or, découvert, concernant la dynastie Hans. Plus courant pour les Chinois, des millions de sapèques, des monnaies de bronze empilées par endroits sur près de deux mètres de haut accompagnaient les défunts dans l’au-delà, un peu de monnaie ça peut toujours servir…
Source : xinhuanet.com

Le trésor d’Oissel

Oissel, petite commune de Seine-Maritime bordée par la Seine, non loin de Rouen. En 2012, un particulier a eu la chance d’y trouver un trésor. Inventeur et propriétaire du terrain, la totalité lui revenait de droit. Un très beau trésor, composé de 941 monnaies en argent, des blancs guénars, deux monnaies en or (agnel d’or) et de quatre bagues en argent, ornées pour deux d’entre elles de pierres fines. Un trésor enfoui pendant la guerre de Cent Ans, dont le terminus du dépôt (la monnaie la plus récente), est daté de l’an 1417. Il a finalement été acheté pour une somme inconnue… par le département des antiquités et l’on peut aujourd’hui admirer la totalité de ce trésor dans le Musée des antiquités à Rouen, où une immense vitrine présente la totalité du trésor.

Source : normandie-actu.fr

50 millions de dollars

C’est le magnifique butin d’une fantastique chasse au trésor, une vraie comme on en rêve tous. 6 novembre 1942, le SS City of Cairo, navire britannique dont le port d’attache est à Liverpool, est torpillé par un sous-marin allemand, un des U-Boat qui étaient à l’époque surnommés les loups gris. L’attaque se produit au large de la Namibie, Afrique, alors que le City of Cairo qui vient de quitter Cap-Town fait route vers le Brésil. Le sous-marin allemand laisse le temps au capitaine de faire évacuer le navire, toutes les femmes et enfants auront le temps de gagner les chaloupes, deux membres d’équipages et quatre passagers trouveront la mort pendant le naufrage et plusieurs dizaines dans les jours qui suivront, le navire ayant été coulé en haute mer. L’Allemand aux commandes du sous-marin leur souhaitera par radio, une bonne nuit après les avoir torpillés !

En cette nuit du 6 novembre 1942 le City of Cairo sombre lentement par 5 000 mètres de fond ! Quelques décennies plus tard, en 1984 des chasseurs de trésors ont vent de sa cargaison, une fortune en pièces d’argent et se lancent sur ses traces. Après des années de recherches en archives pour cerner la zone et ensuite en mer pour localiser l’épave, la société franco-britannique Deep Ocean Search (DOS) localise l’épave en 2011.

27 ans de recherches pour trouver le City of Cairo ! Mais il est bien là, les premières pièces seront remontées à l’aide de robots filoguidés en 2013 et le reste au début de cette année. L’attente et la chasse en valaient la peine, 100 tonnes d’argent sous forme de monnaies, 50 millions de dollars, un peu plus de 45 millions d’euros en pièces d’argent sont sortis des flots…

Cette découverte et surtout cette récupération est une première à une telle profondeur, 5 150 mètres exactement ! À titre d’exemple le Titanic est à 3 800 mètres. Et il est probable que cette opération à très grande profondeur en annonce bien d’autres, ce ne sont pas les épaves à trésor qui manquent…

Sources : lepoint.fr & metronews.fr et Wikipedia

Un trésor sous l’escalier !

Quelque part dans le Tennessee, États-Unis, vit un homme qui a préféré garder l’anonymat et que, pour le côté pratique, nous appellerons Tom Sawyer. Tom, a passé une grande partie de son enfance chez ses grands-parents qui possédaient une ferme, il y passait la plupart de ses vacances et comme tous les enfants, il y a sûrement rêvé de pirates et joué à la chasse aux trésors… Le temps passant, ses grands-parents l’ont quitté et un jour Tom a hérité de la ferme… Décidé a y vivre, il a entrepris des travaux de rénovation.

Alors qu’il arrachait une vieille moquette sous le cagibi de l’escalier montant au premier, il est tombé sur une dalle en béton coulé dans le plancher en bois et laissant apparaître une plaque ronde. Il arrache la plaque et dessous, serti dans la dalle, il y a un coffre fort ! Tom, n’en revenait pas, lui qui avait quasiment grandi dans cette maison, n’avait jamais entendu parler d’un coffre et il ne pensait même pas que ses grands-parents auraient eu quelque chose à y déposer ! Il lui faudra une bonne journée aidé d’un ami serrurier pour forcer le coffre. Et là… il croit d’abord voir des briques couleur rouille/ocre, il s’agit en réalité de boîtes en fer qui ont rouillé et à l’intérieur des boîtes, un vrai trésor ! Des pièces d’argent, des pièces d’or, des lingots d’argent, quelques bijoux et montres ainsi que plusieurs liasses de billets. Malheureusement les billets ont beaucoup souffert. Quelques années plus tôt la maison avait subi un dégât des eaux inondant le rez-de-chaussée, d’où les boîtes rouillées… Malgré tout, le pactole est assez important, de quoi payer une bonne partie des travaux ! Et il a donné à Tom et son frère l’idée de faire de plus amples recherches dans la maison. Ils ont bien fait, une table basse a révélé une cache avec un double fond, livrant une collection de vieux pistolets et de billets de 1 dollar.

Si Tom n’avait pas fait lui-même ces découvertes, il aurait, comme il le dit lui même, eu beaucoup de mal à y croire. Il en a retenu une bonne leçon, c’est que tout le monde a des secrets ! Certains étant mieux cachés que d’autres…

Source : viralnova.com-Tennessee

Le trésor de Black Sam

Il vint au monde le 23 février 1689 dans le comté du Devonshire, Angleterre, il s’appelait Samuel Bellamy. Mais, c’est sous un autre nom que la mort viendra le chercher, 28 ans plus tard, un nom resté gravé dans les mémoires, celui de Black Sam : le Pirate !  

La vie de Samuel Bellamy (1) bien que courte fut extrêmement mouvementée. Sa mère meurt en le mettant au monde ; étant le plus jeune d’une fratrie de six enfants, Samuel a la vie dure et s’engage très jeune, à l’âge de 15/16 ans, dans la Royal-Navy où il participera à plusieurs combats. Il se marie aussi, très jeune, et a un fils. Puis pour une raison inconnue, il quitte la Navy, l’Angleterre, femme et enfant en 1710 – il n’a alors que 21 ans – pour aller faire fortune au Nouveau-Monde. Bien qu’il ait promis à sa femme de revenir fortune faite, elle ne le reverra jamais ! Samuel pendant son séjour dans la Royal-Navy est devenu un bon marin et il a sûrement entendu parler de naufrages, en particulier de galions espagnols. Car il a la ferme intention de devenir un chasseur de trésor et de récupérer les fortunes englouties au large de la Floride, États-Unis !

Les premières années passées au Nouveau-Monde sont assez décevantes pour Samuel, il est très loin de faire fortune… 1715 va être une année charnière qui va faire basculer son destin. Il débarque à Cap Cod, Massachusetts qui deviendra son port d’attache. Il y rencontre la jeune Maria qui a tout juste 15 ans et en tombe amoureux. À Cap Cod il croise la route de deux hommes en particulier, qui lui proposent de s’embarquer avec eux comme pirate ! Maria est enceinte et il lui faut de l’argent… Terminée la chasse aux trésors engloutis ! il décide de chasser des trésors bien plus tangibles et accessibles sur les mers, il sera pirate et comme tous les pirates, Samuel Bellamy prend un nom de guerre, ce sera : Black Sam !

La suite dans Monnaies & Détections n° 80