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Dénouement du trésor de Tavers

En février 2012, deux hommes découvrent, grâce à un détecteur, des parures de l’Age du bronze. Quelques jours plus tard c’est tout un ensemble d’objets en cuivre qui sont découverts dans les trente centimètres de profondeur dans le champ de l’inventeur agriculteur.

En 2015, un an après les fouilles, trois chercheurs sortent un rapport de 200 pages sur l’association exceptionnelle des deux métaux présents dans le dépôt, fer et bronze. L’ensemble est daté du VI° siècle avant JC.
Le propriétaire des lieux, soutenus dans ses démarches par les commissaires-priseurs, mettra son trésor en vente aux enchères pour le 4 mai au château de Meung-sur-Loire. L’Etat français n’a d’autres solutions, face aux convoitises de musées étrangers, de déclarer l’ensemble « trésor national », qualité qui empêche le dépôt de sortir définitivement du territoire. Malgré le fait que l’Etat, comme le ministre, a reconnu la pleine propriété de ce trésor au propriétaire du champ et ne s’oppose pas à sa vente aux enchères, un appel au boycott est lancé par les archéologues barbus et ils tentent d’empêcher la vente.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 106

Les pièces d’or

L’histoire commence après l’incendie d’un bâtiment agricole.
Je suis assureur et mon client, Christian Maurin, et moi parcourions les restes calcinés du bâtiment. Le sol était recouvert de tuiles cassées, de gravats, de morceaux de bois brûlés.
Christian me fit remarquer :
- « Vous voyez, tous ces débris recouvrent une vie de travail, des outils, des matériels que nous avions conçus et fabriqués nous-mêmes, ils étaient adaptés à notre exploitation et seront difficilement remplaçables. »
- « Il faudrait un détecteur de métaux pour retrouver ces outils, et qui sait on découvrirait peut-être de l’or ? »
Je cherchais à plaisanter un peu pour alléger l’atmosphère.
Christian Maurin sourit et me dit :
- « Vous le savez sans doute qu’on a retrouvé de l’or chez mes parents ?
- Oui, j’en ai entendu parler, il y a une quinzaine d’années, non ?
- Oui, à peu près, mais l’histoire est beaucoup plus ancienne que ça, un de ces jours, je vous la raconterai… »

Quelques semaines plus tard, je me trouvais chez les Maurin pour une toute autre affaire et comme je n’étais pas vraiment pressé, j’ai rappelé à Christian sa promesse de me raconter l’histoire de la découverte de l’or. Il me répondit :
- « C’est une sacrée histoire, mais comme je vous aime bien, je vais vous la raconter. »
Il se recula sur sa chaise, pencha la tête en arrière en regardant le plafond comme pour chercher l’inspiration et commença son récit.

- « Ça s’est passé vers la fin du XIXe siècle. Mon arrière-grand-père s’appelait Jean Maurin et vivait à Laissac. Il n’était pas riche, loin de là, c’était un ouvrier agricole, un brassier comme on disait à l’époque.
Un soir, après la journée il dit à son patron :
- Paye-moi la semaine car demain tu ne me verras pas, je ne viendrai plus travailler !
- Comment ça tu ne viendras plus travailler ?
- Oui, demain je vais chez le notaire et après, je crois, je ne viendrai plus travailler.
Il faut dire qu’à Laissac, à cette époque-là il y avait deux familles de Maurin : mon arrière-grand-père et sa famille, et une autre, avec qui on n’était pas parent : Pierre Maurin, un vieux garçon, et sa sœur Madeleine elle aussi vieille fille. Ces deux-là vivaient ensemble dans une grande maison bourgeoise et avaient pas mal de biens : des terres, des maisons dans le village et ailleurs, certainement beaucoup d’argent.
Un soir, la Madeleine a arrêté mon arrière-grand-père dans une rue du village. Visiblement elle le guettait et lui dit :
- Jeannot, si lorsque tu auras, parce qu’un jour tu auras bien des enfants, et bien si tu appelles un de tes fils Pierre, comme mon père ou mon frère, je te coucherais sur mon testament !
Apparemment, il était très important pour elle que le nom de Pierre Maurin ne s’éteigne pas…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Les journaux « The times of Israël » et « Fokus Jérusalem » du 4 décembre 2018 dans leurs versions en français et en allemand, nous annoncent qu’au début du mois de décembre 2018 les services d’archéologie de Césarée en Israël ont présenté les monnaies d’un trésor récemment découvert dans cette ville. Ils nous rappellent aussi que c’est la deuxième fois en trois ans que des pièces de monnaies anciennes sont retrouvées dans l’antique cité.

Césarée

Reconstitution du port de Césarée tel qu’il était après sa construction au début du premier millénaire.

L’ancien village de Tour de Straton fut établi par les Perses entre le cinquième et le troisième siècle av. J.C. Il s’agrandit pendant la période grecque du troisième au premier siècle av. J.C. Rattaché à l’Empire Romain par Pompée en 33 av. J.C., la ville est détruite par un séisme qui ravage la Judée en 31 av. J.C. On peut d’ailleurs voir les vestiges de son enceinte un peu au nord de la Césarée maritime. En 29 av. J.C. Octave (premier empereur romain de 27 à 14 après J.C sous le nom d’Auguste) donne le village de la Tour de Straton en récompense à Hérode pour son ralliement dans la guerre qui l’opposait à Antoine. Il fait bâtir une large ville portuaire, ayant vocation à lui servir de capitale dans cette région de Judée centrale, et il la nomme Césarée en hommage à Jules César le père adoptif d’Octave.

La présence d’une communauté juive organisée à Césarée contribua sans doute à l’implantation du christianisme dans cette ville, qui finit par en devenir un centre important. Césarée est souvent mentionnée dans les Actes des Apôtres. Après la division de l’Empire romain en Empire romain d’occident et Empire romain d’orient en 395 après J.C., Césarée fait partie de ce dernier qui devient l’Empire byzantin après la disparition de l’Empire romain d’occident en 476. La religion de l’Empire est le christianisme mais païens et juifs côtoient les chrétiens.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Le bijoutier et le pigeonnier

On m’a proposé de fouiller une maison de XVIe siècle, il y a quelque mois. La bâtisse est belle, l’extérieur est propre et bien entretenu au vu des photos envoyées mais le propriétaire n’a pas de véritable histoire trésoraire qui pourrait me décider à le faire, tout juste un vague racontar de bijoux cachés dans le pigeonnier par un ancien propriétaire et conté par un voisin. Il possède cette maison depuis onze ans. Finalement, comme il insiste au fil des mois, je me dis qu’il me cache peut-être quelque chose et puis cela fait un bon moment que je n’ai pas fouillé de baraques et j’aime ça. Allez ! Rendez-vous est pris entre Noël et le premier de l’an en terre poitevine après accord mutuel sur le contrat de recherche.
Après l’incontournable café de bienvenue, l’histoire de la maison débitée, le proprio me fait faire le tour de l’ensemble, il y a écurie, chenil, plusieurs autres dépendances, une belle tour de guet et un pigeonnier. Je sais parfaitement que ma journée de recherche ne me permettra jamais de tout faire minutieusement et que je vais devoir faire des choix.
Alors ne trainons pas, au boulot !
Je commence par les dépendances qui ne sont pas bétonnées au sol, celui-ci et les murs passés au crible ne me permettent que de trouver deux monnaies et un bouton sans intérêt. Quoi ? Même pas une petite monnaie argent de la Restauration à se mettre sous la dent ? Qu’à cela ne tienne, j’attaque dans la foulée les greniers, car il y a toujours un espace vide entre le plancher du grenier et le plafond de l’étage en dessous et ce sont des caches potentielles courantes. Je découvre une espèce de pièce dans laquelle il faut quasiment descendre en rappel parce que l’ouverture est étroite et ne nous permet pas d’utiliser la force des bras pour descendre. Je trouve parmi les sempiternels remblais qui jonchent le sol de ce type de grenier, très exactement 10 monnaies de cinq centimes Lindauer et deux bagues identiques de petit diamètre, en pacotille. Soit c’est un gamin dont les poches se sont retournées quand il est descendu dans le boyau, soit c’est son petit pécule planqué et retrouvé par votre serviteur. Je zappe les poutres du grenier car le toit a été refait et les artisans qui travaillent continuellement sur de vieilles demeures n’ont pas les yeux dans leurs poches !

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Le trésor du Malabar Princess, suite

Souvenez-vous, en décembre 2013 dans le n° 73 de Monnaies & Détections, nous relations la découverte d’un trésor sur les pentes du glacier du Bossons, dans le Mont-Blanc, un petit coffret rempli de pierres précieuses ! Des pierres sur montures en or, platines et de nombreuses pierres, dite sur papier (sans monture). Le magot découvert par un jeune alpiniste provenait « sans doute » du Malabar Princess, surnom donné à un avion Lockheed Constellation d’Air India qui s’était crashé sur le glacier du Bossons en 1966.

Un autre avion de la même compagnie, s’était crashé au même endroit en 1950, les pierres peuvent aussi provenir de cette épave ! Le trésor, estimé à l’époque entre 130 000 et 240 000 euros avait été mis sous scellés. Cinq ans plus tard, l’inventeur attend toujours, Le Dauphiné qui relate l’affaire précise aussi que l’inventeur n’a jamais eu aucune nouvelle de la gendarmerie et qu’il ne possède même pas une copie de sa déposition, pas plus que de l’inventaire des pierres précieuses… A suivre.

Sources : ledauphine.com ; Monnaies & Détections 73

 

En avril 2018, des villageois de Dongxuotun dans la province chinoise d’Hebei, au sud de Pékin, découvrent un énorme vase en argile, contenant plus de 400 kilogrammes de pièces de monnaie, presque toutes en cuivre, et datant principalement de l’époque de la dynastie Song (960-1279).

Dongxuotun est un village chinois situé dans la province d’Hebei, au sud de Pékin.

Une découverte due au pur hasard

L’agence de presse Xinhua News Agency relate les faits : les paysans sont en train d’arracher des bulbes utiles à la préparation de médicaments traditionnels chinois, lorsqu’ils découvrent une énorme cruche en argile enterrée à environ 90 centimètres de profondeur. Les villageois préviennent les autorités officielles municipales qui envoient sur place plusieurs membres du département des biens culturels de la ville de Xingtai. Le vase est volumineux et lourd. Il est difficilement extrait du sol par les archéologues : ils constatent immédiatement la présence dans le vase de pièces de monnaies très anciennes.

Déplacement du trésor après son extraction du sol.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

Le trésor de la forteresse

Située au sud de la région de Dobroudja, en Bulgarie, la forteresse de Kaliakra surplombe la Mer Noire, le promontoire qu’elle occupe fut une place forte à l’époque romaine et probablement avant, puis une forteresse médiévale. Fouillée depuis plus de 15 ans par les archéologues, elle vient de délivrer un trésor contenu dans un vase d’argile contenant 957 artefacts, monnaies et bijoux en argent et or, probablement caché au 14e siècle sous un plancher, dont quelques restes brulés ont été retrouvés. De nombreuses monnaies du trésor, furent frappées sous le règne du sultan Bayazid Yildirum (1389-1402). Le trésor est composé de 873 monnaies en argent, 28 monnaies en or, 11 boucles et appliques, 28 boutons en argent et bronze, 11 boucles d’oreilles en or, 2 bagues en or et quatre perles, deux en pierres précieuses et deux en or, un superbe trésor ! Les chroniques de l’histoire nous disent que la forteresse fut prise par un groupe armé de Tatars en 1399, ils occupèrent les lieux jusqu’en 1401 d’où ils furent à leurs tour délogés par les armes, il est probable que le magot fut caché entre ces deux dates…
Source : novinite.com

 

28 lingots d’or

En 2002, un couple achète une maison à Roanne, située à mi-chemin entre Vichy et Villefranche-sur-Saône dans la Loire. Sept ans plus tard, en 2009, le couple fait une surprenante découverte en bêchant le jardin : 6 lingots d’or ! Ils n’en parlent à personne et vont vendre les lingots, sans apparemment faire de plus amples recherches… parce que c’est toujours par hasard qu’en 2013 ils trouvent une nouvelle cache… qui contient : 22 lingots d’or !
28 kilos d’or au total, une fortune ! Ils n’en parlent toujours pas, ça on peut le comprendre, après tout ils ont juste trouvé un trésor dans leur jardin. Mais ils vont faire une erreur qui va leur être fatale, négocier la plus grande partie des lingots et tout bêtement déposer l’argent sur leurs comptes en banque…
Le service TRACFIN « Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins » va repérer les mouvements de fond, probablement signalés par leurs propres banques et lancer une enquête. Le couple passe aux aveux, raconte l’histoire du trésor et l’affaire passe au tribunal, car du même coup la veuve de l’ancien propriétaire réclame le magot ! Après plusieurs procès et appels, contre toute attente, la cour de cassation a donné raison à l’ancienne propriétaire ; seize ans après avoir vendu sa maison, elle est donc toujours considérée comme la propriétaire de ce qui était enterré dans le jardin ! Les inventeurs ont été condamnés à rendre un peu plus de 600 000 euros et 5 lingots qui n’avaient pas été vendus.
Aucun article de presse sur l’affaire n’a évoqué des titres de propriétés portant les numéros des lingots d’or et si c’était le cas, les anciens propriétaires les auraient recherchés. Vous ne vendez pas une maison si vous savez qu’il y a quelque part 28 lingots d’or ! Le premier jugement aurait même été rendu sur, je cite : « Une forte probabilité ! ». Voilà donc une nouvelle jurisprudence en matière de trésor qui va sûrement laisser des traces. Les trésors, en France risquent de devenir de plus en plus rares, au détecteur il ne s’en trouve déjà quasiment plus, enfin officiellement…
Source : 20minutes.fr & charentelibre.fr

Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

30 000 Livres Sterling

Un trésor en billet de banque, c’est assez rare, ce qui est encore plus rare c’est que les billets sont « normalement » toujours valables. Découverte réalisée à Londres, pendant les travaux d’une galerie marchande. C’est le propriétaire des lieux qui a remarqué, sous le carrelage qui venait d’être cassé, une forme rectangulaire. Des liasses de billets, 30 000 £ en billets de 1 et 5 £, caché d’après le terminus des billets (dernières dates d’émissions) au cours de la Seconde Guerre mondiale ! Avec le calcul de l’inflation, la somme représenterait de nos jours, environ 2,4 millions d’euros !
Les billets sont imprimés à l’encre bleue, qui ne fut utilisée par la banque d’Angleterre que pendant la guerre, pour enrayer la fausse monnaie produite par les nazis, la livre sterling étant imprimée, avant et après la guerre, avec de l’encre verte.
Si les billets bleus ont été retirés de la circulation à la fin des années 80, ils sont toujours valables. Le pactole a été remis à la police, qui doit déterminer son origine, ça me parait difficile plus de 70 ans après les faits, et il faudra ensuite décider s’il s’agit bien d’un trésor ou pas…
Source : foxnews.com