MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour octobre, 2014

Trouvaille 78.26

J’ai trouvé en Seine et Marne cet objet en bronze lors d’une prospection avec un ami. Celui-ci a tout de suite reconnu un clavandier, objet que je ne connaissais pas et que je vous présente. Merci Sherwood.

Oui c’est exact, un clavandier est un anneau où sont attachées les clés, la datation est XV-XVIe siècle. Il manque une partie de cet objet, l’autre « bras » à gauche du visage barbu est cassé et devait aussi posséder son trou de rivet pour le fixer sur le cuir de la ceinture.

Plages d’automne

Il est des saisons idéales pour parcourir les plages avec son détecteur de métaux. Certains penchent plutôt pour l’été, quand les touristes désertent le sable en fin de journée, j’avoue ma préférence pour l’automne lorsque la plage, délaissée par l’homme, retrouve peu à peu son caractère primitif. 

Fin octobre, les couleurs changent sur l’horizon, teintant les déferlantes de tons froids tout en enveloppant l’horizon de volutes de brumes virevoltantes. Puis, approche l’hiver qui bouleverse tout : le littoral a ceci de particulier qu’il désoriente en cette période de transition, la structure de la plage bouge et se modifie au grè du vent et de la houle, sculptant les reliefs à son gré, canaux, micro-dunes, bassins… Le visage de la plage estivale est désormais bien loin, drapé de son sable immaculé. Tous les mètres, de grandes portions de bois flottés, se mêlent aux macro-déchets. Vestiges d’épaves rejetées sur l’estran. Parfois, il est possible de retrouver des débris de coque, une bouée, un espar enchevêtré de filets dérivants… Les tracteurs cribleurs sont moins opiniâtres (et c’est tant mieux) oubliant pour un temps les vestiges humains.

Cela fait maintenant près de trente ans que je parcours la côte aquitaine avec mon détecteur et jamais je n’ai ressenti la moindre lassitude, la moindre impression de déjà-vu, le moindre doute sur cette passion absolue qui me lie au milieu marin. Cette marche coude à coude avec l’infini me manque souvent quand je m’en trouve éloigné, avec ce besoin profond d’y revenir encore et toujours.

En cette fin de journée, je file au volant de mon vieux Montero vers la côte, arrivant quelques heures avant la tombée du jour. Il n’y a personne en contrebas sur le sable, il fait un peu frais et un vent chargé d’embruns balaye le mur des maisons fermées pour la saison. Mon Excalibur d’une main, ma pelle de l’autre, je dévale la volée de marches, peu à peu avalée par le sable. Puis, comme à chaque fois, j’approche l’estran où je m’équipe lentement. Pas forcément un rituel gravé dans le marbre, mais j’ai ce besoin de prendre mon temps avant de  marquer le sable humide de l’empreinte de mes bottes. Et puis je profite du son de la mer brisant ses vagues à l’approche de la terre. Mon casque couvrant sur les oreilles, je serai par la suite définitivement coupé des bruits extérieurs…

La suite dans Monnaies & Détections n° 78

Boucle d’oreille celtique

Un groupe d’écoliers visitait un site archéologique en Angleterre à Kirkhaugh, Northumberland. Un site d’époque celtique où plusieurs tumulus sont en cours de fouille, l’un de ces tumulus avait délivré lors d’une précédente fouille en 1935, une rare boucle d’oreille en or celtique, datée de 4300 ans !

Pendant la visite, l’un des écoliers, Joseph 7 ans, a aperçu un petit truc jaune émergeant des déblais… Bingo ! La deuxième boucle venait de refaire surface, les bijoux de cette époque sont très rares, une dizaine seulement de recensées pour tout le Royaume-Uni. Le hasard a voulu que l’arrière, arrière grand-oncle de Joseph, avait, lui aussi participé à la première fouille en 1935…

Source: thehistoryblog.com

Trouvaille 78.16

Une bague XVI-XVIIe siècle trouvée par Thierry dans le département 23, il s’agit d’une bague en bronze à chaton enserrant de la pâte de verre de couleur violette avec une gravure représentant un buste féminin à droite coiffée de tresses et d’une couronne de laurier.

Trouvaille 79.21

voici un petit ensemble d’objets divers trouvés par Émile dans ses Vosges natales :
Il s’agit d’une plaque boucle ajourée zoomorphe de la période médiévale (XIIIe-XVe siècle), représentant un lion, semble-t-il, avec une crinière fournie, marchant à gauche et la queue fièrement relevée. On remarque en dessous la contreplaque idoine. À droite, reste une ancienne bague ajourée en bronze. Il devait y avoir une pierre ou un autre élément décoratif serti entre les trois tenons surélevés.

La disposition de l’objet en photo ne permet pas d’examiner cette bague dans son ensemble complètement. Il en est de même pour le probable bouton au décor du chevalier sur un cheval cabré. Le personnage au second plan semble aussi être sur un cheval. La photo du revers aurait permis de lever le doute sur la nature de l’objet.

Trouvaille 79.20

out d’abord, bravo pour votre magazine. C’est la première fois que je poste des monnaies. Je vous joins deux monnaies à identifier et, si possible, en connaître la valeur. La première est un florin d’or, diamètre entre 1,9 et 2 cm. Je n’ai pas de balance pour le poids, désolé. Particularité de ce florin : une icône entre les jambes de Saint Jean-Baptiste et deux points de chaque côté de la fleur de lys, avec une légende inconnue. La deuxième est une obole ou un denier, diamètre de 1,8 cm et de couleur rose clair. Je pense qu’il s’agit d’électrum ou simplement d’un alliage d’argent et de cuivre.

P.S. : Le florin est beaucoup plus beau maintenant, et l’obole était noire quand je l’ai découverte fortuitement. Lieu : Tarn, commune : Curualle. Merci pour votre réponse, j’attends avec impatience que mes monnaies soient publiées. Je me prénomme Patrick et cela fait trois ans que je prospecte.

Pour le denier, il s’agit d’un billon frappé sous le règne de Denis I (1279-1325), un denier BOLHÃO.

  • Avers : Croix avec différents symboles dans les cantons « D REXPORTVGL ».
  • Revers : On distingue les armes du Portugal « AL GA RB II ».

Il existe beaucoup de variétés de légendes, c’est une monnaie fatiguée avec une valeur symbolique.

Quant au florin, son très mauvais état général ne permet pas de l’attribuer précisément. Seule la légende permettrait de reconnaître l’autorité ayant fait la frappe, mais celle-ci est illisible. On restera donc sur un florin qui doit peser un peu plus de trois grammes. Sa valeur tourne autour de 150 euros dans cet état. Le différent semble être un écu à gauche de Saint Jean-Baptiste.


Trouvaille 79.18

Bonjour à tous,
Voici quelques pièces de monnaie. Pourriez-vous m’aider à les identifier ? J’ai trouvé ces monnaies dans l’un de mes champs du côté de Montbard, en Bourgogne. Romuald

LOUIS XI LE PRUDENT – Blanc au soleil (2/11/1475)

  • Avers : (couronne) LVDOVICVS: FRANCORVM: REX (ponctuation par deux annelets superposés).
    Description avers : Trois lis posés 2 et 1 dans un double trilobe sommé d’un soleil.
    Traduction avers : Louis, par la grâce de Dieu, roi des Francs.
    Point sous le « X » de « Rex » : il s’agit de l’atelier de Châlons-sur-Marne.
  • Revers : (couronne) SIT: NOMEN: DNI: BENEDICTVM (ponctuation par deux annelets superposés).
    Revers : Croix dans un double quadrilobe.
    Traduction revers : Béni soit le nom du Seigneur.
    La monnaie est en TTB (Très Très Beau) et s’estime à une bonne centaine d’euros dans cet état.

Charles VII – Blanc à la couronne pour l’atelier de Romans

  • Avers : + KAROLVS* FRANCORVM* REX•. Écu de France entre trois couronnes dans un trilobe.
  • Revers : SIT* NOMEN* DNI* BENEDICTVM. Croix cantonnée de deux lis et de deux couronnes.

Elle est également en bel état, mais c’est une monnaie courante qui s’estime à environ 60 €.

Trouvaille 79.17

J’ai trouvé cette bague dans un labour. J’aimerais avoir plus de renseignements sur la date de ce genre de bague, savoir quel genre de personne portait ces bagues et savoir combien elle peut valoir. Elle est en bronze avec une pierre blanche avec des traces noires (si vous avez des infos sur la pierre). Il y a un scorpion gravé avec une cigale (ce que je pense). Que pouvaient signifier ces dessins ? Je vous remercie de votre aide. Merci. Au fait, j’ai trouvé cette bague en Touraine avec un double sesterce de Postume. J’aurais voulu savoir de quand il date, l’atelier si possible et sa valeur. Il mesure 25 mm et pèse 7 grammes.
Ligeris

Une bague en bronze du IIe siècle de notre ère jusqu’au IVe siècle a pu être le bijou unique d’une personne de condition modeste. L’intaille de couleur blanche pourrait être une agate, mais votre photo manque de netteté et cela reste une hypothèse. Effectivement, on distingue un scorpion avec une cigale sur votre empreinte, mais il n’y a pas de corrélation avec la mythologie. La monnaie est superbe : il ne s’agit pas d’un double sesterce mais d’un dupondius, Lyon. Avers : IMP CM CASS LAT POSTVMVS PF AVG, tête radiée à droite / RESTITOR GALLIA. Postume debout à droite, tourné à gauche, casqué, vêtu militairement, tenant une haste de la main gauche, relevant la Gaule agenouillée debout à gauche, tournée à droite. Cette monnaie est estimée à  200€

Trouvaille 79.16

Concernant votre trouvaille à la noix 😊 ; plus clairement un cerneau de noix complet en bronze plein, c’est une grande première dans les pages de Monnaies & Détections. La symbolique de la noix est l’intelligence à cause de la forme de ses cerneaux qui ressemblent à s’y méprendre à un cerveau humain.

Voilà quelques légendes sur la noix extraites de la toile : pour les paysans, le noyer est un arbre de bon augure. S’il donne beaucoup de noix une année, ils savent que l’hiver sera rude, mais par contre que la récolte de blé suivante sera très bonne. Les Gaulois s’en méfiaient, car c’est un arbre plutôt solitaire, il signifie d’ailleurs mauvais voisinage. Dormir sous la ramure d’un noyer serait maléfique. La légende dit que si on cueille des branches la veille de la Saint-Jean et qu’on les suspende dans la maison, on est protégé de la folie et de la foudre. Dans le Dauphiné, on offre une noix fraîche aux jeunes mariés devant l’église. Ce présent symbolise l’attachement que chacun doit avoir pour l’autre (comme les deux cerneaux liés ensemble dans la coquille). Il se pourrait que votre trouvaille soit issue de ce cas-là. Sa valeur était telle que, déjà au Xe siècle, les paysans acquittaient leurs dettes en setiers de noix.

Bonsoir, je viens de voir dans le magazine N° 79 dans la rubrique vos trouvailles « l’histoire de noix ». J’en possède aussi une dont je vous fais parvenir les photos. Pour moi parmi mes recherches cette noix était
utilisée par les enfants romains car ils ont trouvé sur des tablettes qu’il existait plusieurs jeux de noix… mais malheureusement personne ne peut dire si c’était des noix fraîches ou une de celles que l’on trouve en bronze. Je vous mets les photos et un fichier pdf qui explique le jeu de noix romain. Voilà j’ai tout dit… Cette découverte a été faite en Seine et Marne. Merci longue vie à votre magazine ! James

Trouvaille 79.14

Pourriez-vous m’identifier cette jolie statuette de la Vierge ? Époque, utilisation ? Poids : 9,3 g, longueur 75 mm, semble en cuivre avec trace de dorure. Elle a été trouvée dans un labour en Isère et éloignée de toutes chapelles ou églises. Philippe

Ce n’est pas une Vierge (elle n’en a pas du tout le profil, drapé trop libre, etc.), mais plutôt une sainte (?). Le style est extrême XIXe ou même début XXe siècle. Sans attribut, ce qui est bizarre, sans auréole ou nimbe, c’est difficile à dire. Cela pourrait même être un personnage féminin annexe ou civil figurant dans une composition pieuse (on peut penser à une commanditaire, la donatrice). Cela représente peut-être une statue funéraire d’une jeune défunte à fixer sur une pierre tombale, car sans attribut pieux, avec une pose “angélique” sans ailes, ce type pieux symbolique peut faire penser à l’idéalisation féminine d’une jeune âme pure défunte dans la force de l’âge (?). Les statues des enfants morts en bas âge sont représentées ainsi, plus petites sur certaines tombes de 1850. Oui, à la réflexion, c’est certainement une statue funéraire style 1850-1900 pour une jeune femme défunte représentée dans l’éclat de sa beauté trop tôt fauchée (le drapé moulant au niveau des hanches et un rendu presque transparent très sexy, incompatible avec une sainte, mais assez sage pour rappeler la beauté physique envolée, et à la fois un air de piété et de recueillement figurant l’envol céleste de l’esprit ou de l’âme).