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Monnaies et Détections

Le trésor des Russes blancs

1971 Paris, l’éditeur Robert Laffont reçoit une lettre bien mystérieuse, son interlocuteur lui demande de passer une annonce dans France-Soir, précisant un numéro de téléphone, un jour et une heure où il pourrait le joindre personnellement, il prétend détenir de grands secrets !

Robert Laffont, devait être joueur, car il accepta et c’est ainsi qu’il rencontra Nicolas Svidine, un cosaque, né en 1898 en Russie et publia deux ans plus tard son récit dans la « collection vécu » : Le Secret de Nicolas Svidine !
Et quel secret ? Celui d’un fabuleux trésor caché 50 ans plus tôt en Bulgarie, le trésor de l’armée des Russes blancs ! Pour être plus réaliste, disons plutôt : l’un des trésors de l’armée des Russes blancs, par la force des choses et de l’histoire, il y en eu forcément beaucoup d’autres de cachés et tous n’ont pas été retrouvés…
Retour en arrière, novembre 1920, Nicolas Svidine a 22 ans, depuis maintenant quatre ans une terrible guerre civile ravage la Russie. Le Tsar Nicolas II et sa famille les Romanov, ont été renversés en 1917, puis fusillés en juillet 1918, une grande partie de l’armée russe, majoritairement des officiers comme Nicolas Svidine, sont pour l’empereur ou ses ayant droits, tout comme le sont la plupart des grandes familles russes « la noblesse russe ». Ils ont rejoint le camp des Russes blancs, en face contre eux, on trouve les Bolcheviques surnommés les rouges, une grande partie du « petit peuple » qui veut que le système change, sans savoir si ce sera vraiment mieux après…
À seulement 22 ans, Nicolas Svidine est déjà un vétéran de l’armée blanche, il a survécu ! Son unique frère n’aura pas cette chance, il sera tué à sa première bataille, à tout juste 18 ans. Svidine, lui, comme il le dit lui-même dans son livre, a la baraka ! Au cours des nombreux combats où il prit part, trois de ses chevaux furent tués alors qu’il les montait en tant qu’officier cosaque dans la cavalerie, deux seront tués par des obus, dont un coupé en deux… Et le troisième, son préféré, sera tué par une mitrailleuse, une balle traverse son chapeau, deux se logent dans la selle, trois tuent le cheval, mais lui encore une fois, s’en sort indemne !
Novembre 1920 sur le port de Théodossia, des milliers de cosaques fuient devant les Bolcheviques. C’est fini, la guerre est perdue pour les Blancs, le soutien anglais en armement est arrivé mais trop tard ! Tout comme ils l’avaient fait avec les Royalistes en France pendant la Révolution française, les Anglais ont soutenu l’armée des Russes blancs, beaucoup d’entre eux iront d’ailleurs s’installer en Angleterre. Parmi tous ces cosaques, Nicolas Svidine qui a perdu son frère, laisse derrière lui sa mère en pensant qu’il ne la reverra jamais. Il embarque avec des milliers de Russes blancs vers un avenir incertain…

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Agenda du n°114

BELLEGARDE • 01
Dimanche 11 octobre 2020
Bourse toutes collections
Salle de fêtes de l’Hôtel de Ville, 01200 Bellegarde
De 9h à 17h. Entrée gratuite

MULHOUSE • 68
Dimanche 18 octobre 2020
Bourse toutes collections
Parc des Expositions de Mulhouse, 120 rue Lefèvre, 68100 Mulhouse. De 9h à 17h. Entrée 4 e
Renseignements : 03.89.64.43.96

SEMUR EN AUXOIS • 21
Dimanche 18 octobre 2020
46e rencontre toutes collections
Salle Saint Exupéry, Salle Hohr Grenzhausen, 21140 Semur en Auxois. De 8h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.80.86.88.78

CYSOING • 59
Dimanche 25 octobre 2020
26e foire aux collectionneurs
Salle des Fêtes, 91 rue Aristide Briand, 59830 Cysoing
De 9h à 16h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.63.72.84.33

LA CHAPELLE SAINT MESMIN • 45
Dimanche 25 octobre 2020
42e bourse aux monnaies
Espace Béraire, 22 rue nationale, 45830 La Chapelle Saint Mesnin
De 8h30 à 16h. Entrée 2,50 e
Renseignements : 06.88.46.31.44

ST HILAIRE DU HARCOUËT • 50
Dimanche 25 octobre 2020
Bourse toutes collections
Salle Place Louis Delaporte, 50600 Saint Hilaire du Harcouët
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 02.33.59.31.24

GUEUX • 51
Dimanche 1er novembre 2020
2e salon numismatique en Champagne
Maison des sports, parking à côté du terrain de foot, 51390 Greux. De 8h30 et 16h30. Entrée gratuite Renseignements : 06.08.36.25.17

FOURQUES • 30
Dimanche 8 novembre 2020
7e rencontre des collectionneurs
Centre Georges Brassens, rue Alphonse Daudet, 30300 Fourques. De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.71.46.43.43

LE THOR • 84
Dimanche 8 novembre 2020
Bourse toutes collections
Salle des fêtes, rue Pierre Goujon, 84250 Le Thor
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.52.59.71.24

NOYELLES SOUS LENS • 62
Dimanche 15 novembre 2020
Bourse multicollections
Foyer municipal, rue de la République, 62221 Noyelles sous Lens. De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.21.42.12.69

HALLUIN • 59
Dimanche 15 novembre 2020
Bourse multicollections
Salle Alexandre Faidherbe, rue Marthe Nollet, 59250 Halluin. De 8h à 16h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.30.89.84.91

LILLE • 59
Dimanche 22 novembre 2020
40e bourse numismatique
Salle du gymnase, 7 place Sébastopol, 59000 Lille
De 9h à 17h. Entrée 2 e Renseignements : 06.43.01.57.57

Sommaire du n° 114

Vécu
Cahiers de prospection 2005-2006
Le trésor de l’ancien château de Nowy Sącz en Pologne
Navigation tragique
Gold en Australia – 2e partie
Le trésor des Russes blancs
Brèves
Numismatique
Il y a 400 ans, en 1620, le roi de France Louis XIII, rattache le Béarn et la Navarre à la France
Les hommes qui voulurent rester rois
Les ateliers monétaires provisoires sous la Révolution – 2e partie
Or de papier, les emprunts russes
Un Dauphiné pas si libéré
Trouvailles
Monnaies/objets, avec la Palmela
Courrier
Librairie
La photo insolite
Agenda

Édito 114

Bientôt vingt ans que nos abonnés reçoivent leurs exemplaires dans leur boite à lettre. Nous avons à cœur qu’ils leur parviennent deux à trois jours avant la sortie en kiosque. Il y a eu sur le précèdent numéro un raté : pour la première fois, la Poste n’a pas rempli son contrat qui est de livrer la revue dans les quatre jours à partir de la réception de ceux-ci. Or, déposés le 19 août, certains abonnés ne l’avaient toujours pas reçu au 15 septembre… Toutes nos excuses à nos fidèles lecteurs, nous avons demandé des explications à la Poste, celle-ci fait, soit disant, une enquête interne et a promis de nous tenir au courant. C’est très important pour nous que nos abonnés reçoivent leurs revues en temps et en heure. Alors j’espère que ceux-ci ne nous tiendront pas rigueur de cet unique raté de la Poste, en attendant bonne lecture sur ce numéro 114 !
Gilles Cavaillé

113.8

Jeune prospecteur de 17 ans, je vous envoie une pièce trouvée derrière chez moi dans le 85. Poids : 2 grammes (je ne possède pas de balance assez précise) ; diamètre : 17,5 mm. Je n’ose pas trop la nettoyer par peur de l’abîmer. Pourriez-vous me la dater et me la valoriser, ainsi que me dire si c’est de l’argent ou du billon ? Au plaisir de vous lire dans ma revue préférée. Guillaume 
Pas facile c’est sûr ! Très peu de relief, trois ou quatre lettres à peine lisibles pour les légendes et en plus nous ne sommes pas persuadés de comprendre l’avers : est-ce réellement un personnage coiffé tenant un bâton ? Ce n’est pas évident. L’aspect de la monnaie nous donne du XIIIe siècle en intuition. Finalement la seule chose de reconnaissable c’est la croix double avec les quatre étoiles cantonnées, on s’est donc dirigé sur un bugne de l’évêché de Metz mais les légendes ne correspondent pas… On pensait à une monnaie anglophone, on est allé sur le monnayage anglais et on a trouvé le penny d’Alexander III roi d’Ecosse de 1249-1286. Avers : + ALEXANDER DEI GRA. Tête couronnée à gauche d’Alexandre III d’Écosse ; devant lui le haut d’un sceptre fleurdelisé (Alexandre, par la grâce de Dieu). Revers : + ROB ER ONB ER. Croix coupant la légende, cantonnée de quatre étoiles. On distingue bien les trois lettres NDE (N et D liés) sur l’avers et ER sur l’autre face. C’est une monnaie en TB du monnayeur Robert à Bertwik. Estimation 70 euros.

Gold en Australia 1e partie

Laissez-moi vous raconter notre périple où je suis parti avec Damien chercher des pépites d’or dans le Western Australia. C’est le troisième voyage pour Damien et le quatrième pour moi. Il s’est déroulé de mi-septembre à début décembre 2013.

C’est la première fois que je viens au mois de septembre en Australie, à cette période c’est le printemps, la végétation se réveille, l’herbe pousse, des fleurs de toutes les couleurs que je ne connaissais pas éclosent à beaucoup d’endroits, c’est une explosion de couleurs de toutes sortes. Les animaux semblent moins farouches et se reproduisent, les nouveaux-nés accompagnent leurs parents en balade.
Si vous ne devez venir qu’une seule fois en Australie choisissez cette période, vous ne le regretterez pas.
Certains pourraient croire que c’est le gain qui nous motive à toujours y retourner, je vous dirais oui et non, notre but n’est pas de faire fortune mais de prendre beaucoup de plaisir à vivre libre dans le bush et à y trouver quelques pépites bien sûr. Une chose qu’il faut savoir avant que vous ayez envie de vous aventurer là-bas : les conditions sont difficiles avec le froid, la chaleur et les mouches, il faut l’avoir vécu pour pouvoir en parler, ça ne ressemble en rien aux télé-réalités que l’on voit à la télévision.
C’est lors d’un précédant périple en 2009, que j’ai rencontré Damien. C’était un jeune homme de 34 ans à l’époque, il était venu seul pour découvrir l’Australie et y chercher de l’or. Nous nous sommes rencontrés au Caravan-Park de Leonora, il avait déjà trouvé trois pépites aux alentours de Kalgoorlie dont une de 5,5 g. Tout de suite le courant est passé entre nous, nous avons compris que nous étions sur la même longueur d’onde, sans hésiter nous avons partagé nos connaissances sur la détection, nos points GPS où nous avions trouvé nos pépites.
A l’époque, nous avions tous les deux les mêmes véhicules, des Land Rover Discovery. J’ai vendu le mien dix jours avant la fin de mon séjour, Damien m’a gentiment proposé de partager le sien pour les derniers jours qui me restaient à passer en Australie, j’ai pu ainsi continuer à détecter dans le bush et sortir d’autres pépites plutôt que de végéter à Perth à ne rien faire qu’attendre mon vol de retour pour la France.
Pour cette nouvelle expédition Damien va utiliser son détecteur Minelab GPX 4500, moi un GPX 5000 monté sur une canne de Déus, ce qui le rend plus léger et compact quand il est plié. Nous avons six disques différents à nous deux, que nous utiliserons en fonction du terrain. Un Déus V3 avec le disque 22,5 et le 34×28 font aussi partie des détecteurs que nous pourrons utiliser.
J’ai déjà fait plusieurs expéditions de trois mois en Australie, mais je ne suis en aucun cas un aventurier, il faut être raisonnable dans ces circonstances de voyage surtout quand on achète un véhicule, cela semble facile d’aller dans le bush, mais il vaut mieux être sûr de pouvoir en ressortir !
Pour ma part j’ai investi début 2013 près de 20 000 $ dans un nouveau véhicule, un 4×4, un Toyota HJ60. Cette somme correspond à l’achat, 6 000 $, plus toutes les remises en état et transformations sur celui-ci (ajout d’un réservoir grande capacité de 170 litres, support de roue de secours, blocage de différentiel dans le pont avant, j’ai changé les jantes alu pour des jantes en fer en 16 pouces à cerclage où ont été montés des pneus 16 plis pratiquement increvables). Sur ce véhicule tout a été démonté et révisé, pont avant et arrière, boîte de vitesses et de transfert, tous les silentblocs ont été changés, un peu de carrosserie, le seul truc auquel nous n’avons pas touché est le moteur qui tourne comme une montre.
Depuis mon dernier voyage mon 4×4 est garé chez mon mécanicien à côté de Perth, sur ma demande il a fait une révision complète pour que nous partions tranquilles, les batteries ont été changées, ainsi que le maitre-cylindre d’embrayage qui suintait.

Mercredi 18 septembre 2013. J’ai rejoint Damien chez lui dans l’Isère, nous décollons à 21h45 de l’aéroport de Lyon pour Perth en Australie. Nous sommes vendredi, il est 00h50 à notre arrivée à l’aéroport de Perth dans le Western Australia, nos deux vols se sont bien passés (un changement d’avion à Dubaï), nous avons bien mangé, regardé plusieurs films, pour ma part j’ai bien dormi dans les deux avions. Damien a enfin réussi à dormir un peu lors du dernier vol, mais à l’arrivée il n’est pas au meilleur de sa forme.
Vu notre heure d’arrivée, il nous faut tuer le temps avec des pauses cigarettes pour Damien, et quelques cafés. Nous avons trouvé où prendre une douche dans l’aéroport, la cabine est petite, il est impossible de rentrer avec un bagage sans risquer de le tremper, il faut une personne pour garder les sacs pendant que l’autre se douche, après 34 heures de voyage elle est la bienvenue et nous ravigote !
Il est 4h30 quand on monte dans un taxi pour quitter l’aéroport, trois quarts d’heure plus tard on arrive chez mon mécanicien, il n’est pas là pour me remettre les clefs de mon Toyota, il est parti chercher des météorites dans le désert de Nullarbor Plain. C’est sa femme qui nous ouvre la porte du garage. C’est une lève-tôt, à 6h30 elle part travailler. Damien est surpris quand il découvre mon 4×4, il le trouve vraiment gros, c’est peut-être dû aux roues en 16 pouces qui le surélèvent un peu plus haut, il y a aussi un gros pare-buffle avec deux gros phares.
Nous n’avons qu’une heure pour vérifier tout ce que j’ai entreposé dans mon véhicule, je commence par faire le tri de ce que nous n’aurons pas besoin, je les laisse dans un recoin du garage, pendant ce temps Damien fait le plein des quatre jerricanes d’eau, 75 litres au total, Cathy nous a préparé un café et nous offre une boîte de confiseries pour quand nous serons dans le bush, c’est une gentille attention qui nous fera penser à elle plus d’une fois lors de notre voyage. Moins d’une heure plus tard, nous sommes opérationnels et quittons le garage.
Nous nous sommes donnés deux jours pour les préparatifs : faire toutes nos courses et trouver le reste du matériel qui nous manque avant de partir pour le bush.
On commence notre journée marathon par la station-service en faisant le plein de gazole, la jauge m’indique qu’il me reste un quart du réservoir, nous en rajoutons quand même 120 litres plus un jerricane de secours de 20 litres sur la galerie, ça nous coûte 220 $. Nous en profitons pour faire recharger la bouteille de gaz du réchaud, ici on ne vous change pas la bouteille comme en France, on vous la recharge, c’est assez spectaculaire à voir. Un simple tournevis suffit à l’opération, mais il vaut mieux ne pas être à coté et surtout ne pas fumer, tellement il y a de vapeur de gaz qui s’échappe dans l’air pendant qu’elle est en charge.
Nous enchainons par les courses dans un supermarché « Coles » il est à 1 km, et il se trouve déjà sur la route qui nous rapproche déjà de notre destination. Nous en ressortons avec un caddie presque plein de boîtes de conserves, deux kilos de fromage, un gros saucisson, des sauces tomate, du pain et autres. Nous en profitons pour casser la croûte sur le parking avant d’aller dans un autre supermarché où il y a un chinois qui vend aux prix de gros les légumes et les fruits, en plus nous allons y prendre deux sacs de riz de 5 kg, des nouilles chinoises pour les jours où nous serons trop fatigués pour cuisiner. Je voulais en profiter pour faire un double de ma clef de contact, j’ai bien trouvé l’échoppe mais il n’y a personne et d’après les commerçants d’à côté, il vient quand il en a envie, et aujourd’hui : c’est un jour sans !
Bon, nous continuons notre route, jusqu’à la boutique de camping « BCC », j’ai réussi à convaincre Damien d’investir avec moi dans une tente « OZETENTE V3 » (je vous conseille que celle-là, une merveille), elle se monte et se plie en 30 secondes, équipée d’un auvent, de trois fenêtres et d’une porte avec moustiquaire, elle est conçue pour trois personnes, on peut tenir debout à l’intérieur, elle est suffisamment grande pour pouvoir nous servir d’abri un jour de pluie sans que nous soyons pliés en quatre. En plus nous profitons d’une promo 900 $ au lieu de 1050 $.
Nous reprenons notre route pour aller chez « Prospector-Patch » un vendeur de détecteurs, c’est juste histoire de lui dire « un petit bonjour », suite à mon dernier passage en début d’année, je lui avais montré le montage du GPX 5000 sur une canne de Déus, il est fier de me montrer qu’il a repris l’idée. Nous passons chez Reed un autre revendeur de détecteurs de métaux, qui est quelques rues plus loin, Damien y achète un aimant et un piochon (spécial Australien fait pour déterrer les pépites dans le bush, il sert de siège aussi pendant une pause-café/cigarette).
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans une autre boutique « Dick-Smith » pour acheter une carte Sim 2 $ et un accès à Internet « Pre-Paid Mobile » à 100 $ pour une durée de trois mois (en 2019 c’est 50 $ pour 45 jours) chez « Telstra » (le seul fournisseur d’accès qui passe dans les terres intérieures et quelques fois même dans le bush), on peut aussi s’en servir pour passer un appel sur un téléphone ou pour envoyer un SMS, mais les unités vont fondre plus vite. L’activation de la carte nous occasionnera une petite galère, que nous résoudrons plus tard, pour l’instant nous avons fini nos courses.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Un bateau en argent !

Originale comme découverte. Des prospecteurs qui cherchaient un avion allemand s’étant crashé en 1945, ont trouvé avec leurs détecteurs de métaux, sur l’emplacement d’un ancien cours d’eau aujourd’hui asséché qui a totalement disparu, un bateau en argent ! En réalité, c’est une coupe en argent, ayant la forme d’un bateau… D’origine russe comme les poinçons d’orfèvres l’attestent, cette coupe servait à boire de l’hydromel ou de la vodka. Le conservateur du musée de Kołobrzeg qui a récupéré l’objet, espère même avoir touché le gros lot, en effet la famille du dernier Tsar de Russie (Nicolas II, 1868-1918) utilisait ce genre de coupe, et un des poinçons présent sur la coupe/bateau atteste que cette coupe fut importée en Russie entre 1896 et 1908 ! L’enquête se poursuit et des fouilles ont été entreprises, sur le lieu de la découverte, au cas où il s’agirait-là, d’un trésor caché par des Russes fuyant la révolution de 1917…


Source : thefirstnews.com

113.01

Bonjour à tous et à toutes, je me permets de vous solliciter afin d’identifier plusieurs objets, car je sèche complètement… Tous trouvés dans les mêmes champs en Ariège ! Je commence par ces 2 monnaies votives en plomb ? Époque gallo-romaine ? Les 2 font 1,3 cm de diamètre. La première pèse 1,3 g, métal : en plomb je suppose… La deuxième pareil 1,3 cm de diamètre, mais plus lourde 1,9 g, même genre «d’objet» avec des symboles plutôt similaires. Ensuite cet objet en plomb ou jeton de compte médiéval, diamètre 2 cm, poids 5 g. Un autre, élément très décoré, sûrement un bijou ? Aucune idée de ce que c’est et de l’époque. Si vous avez une idée ? 5,2 cm de long pour un diamètre de 5 mm, creux en cuivre ou bronze avec un genre de fil d’or ou cuivre entortillé. On continue avec cette «monnaie en plomb» qui s’est cassée sortie de terre. Poids total 2,3 g, diamètre de 2,2 cm, je ne sais pas à quoi cela peut servir, le châtel tournois, me fait penser à du médiéval. Et pour finir, un genre de broche que je pense d’époque mérovingienne mais sans aucune certitude… Poids 6,8 g, longueur 6,3 cm, en cuivre. Hugo
Commençons par les deux objets. Oui il s’agit d’une broche constituée de trois fils de cuivre parallèles de section carrée, supportant dix coupelles par fil. Probablement que ces coupelles contenaient des éclats de verres colorés aujourd’hui disparus. Période du haut moyen âge. Le second objet est un tube en fer sur lequel sont enroulés en spirale deux fils de bronze de diamètres différents. Au vu de notre description se basant uniquement sur une photo, on ne peut pas vous préciser s’il y a un fil d’or intercalé avec les fils de bronze ou s’il s’agit d’autre chose. L’objet semble cassé aux deux extrémités mais le prolongement en fer augure certainement le manche d’un petit outil. Le dépôt de rouille en son centre semble être dû au contact avec un morceau de fer dans le sol et non faire partie de cet objet.
Deux de vos plombs sont quasiment identiques : il s’agit de méreaux du XVe portant un M gothique arrondi, on peut suggérer que ce M est l’initiale de Missa et que vous avez deux méreaux rémunérant la présence à la messe.
Ce contexte collerait avec le plomb suivant, un méreau ecclésiastique portant au centre une crosse episcopale entre un croissant et une étoile ou soleil à rayons, au revers la lettre B en forme de briquet, style début XIVe.
Le dernier plomb, bien vu, est un méreau de rémunération au décor d’un tournois avec la croix ancrée au revers, dans un cercle de bordure hachurée de style début XIIIe. S’ils ont tous été trouvés ensemble, c’est bien un ensemble médiéval, probablement religieux pour le contexte, allant du XIIIe au XVe siècle.

Man, un royaume discret

La numismatique de l’île de Man est moderne, diverse et originale.
Moderne puisqu’elle se développe encore, depuis la Mint Tower de Londres en 2020.
Diverse par la multiplication des émissions commémoratives propices à faire entrer des devises, de même que l’imposante philatélie mannoise.
Originale parce qu’elle tente de mettre en valeur la culture, le particularisme de l’île de 572 km2 qui gît en mer d’Irlande.
Lorsque des monnaies de 20 d. s’ornent du portrait d’Elisabeth II et d’un bateau viking côté pile, cela indique un choc de civilisations qui aurait eu lieu au Moyen-Age.
Lorsqu’une langue celtique fait son apparition, toujours de l’autre côté, le champ des possibles se restreint. Elisabeth II + langue celtique ? Ecosse, Pays de Galles voire Ulster. Eh… bien, non !
Man a été sous domination norvégienne jusqu’au XIIIe siècle. Ce long règne scandinave sur un substrat celte (l’occupation romaine ayant été anecdotique) va donner une coutume et un parlement qui reflètent, en ce XXIe siècle, cette civilisation des “Gaels Galls”, qui a imprimé sa marque aussi sur le Galloway écossais. Ce mélange de Vikings et des autochtones a donc duré jusqu’en 1266.
Même devenu vassal du roi d’Angleterre, le royaume de Man a perduré officiellement jusqu’en 1504. La dynastie Stanley, préféra ensuite user du titre de Seigneur de Man, une tendance générale pour tous les anciens royaumes d’Irlande et de mer d’Irlande, il s’agissait de ne pas faire d’ombre à la monarchie anglaise, tellement coupeuse de têtes.

A gauche, Les Stanley, leur blason, leur devise en français.
A droite, Les Murray, leur couronne ducale.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

 

Deux porte-couteaux à 100 000 € !

Belle découverte pour deux enfants d’une famille parisienne, réfugiés dans la maison familiale à la campagne pour cause de confinement. Les deux gamins qui cherchaient des vieux draps pour monter une cabane ont découvert dans l’armoire de la grand-mère récemment décédée deux petits blocs, jaunes et très lourd… Leur père a cru, dans un premier temps, qu’il s’agissait de porte-couteaux ! Vous l’avez compris, c’étaient bien deux lingots d’or ! Probablement achetés dans les années 60 et qui au cours actuel, se négocient à plus de 50 000 euros pièce ! De quoi garder un bon souvenir du confinement…
Source : lepoint.fr