MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Trouvaille 143.20

Trouvaille d’ Odile dans le Tarn. Un liard à la croisette en billon du royaume de Navarre attribué à Henri d’Albret (1516–1555), avec la légende : GRA. DEI. SVM. ID. QVOD. SVM. .(Grâce à Dieu, je suis ce que je suis). et croisette pleine. La grande H couronnée au revers et la légende suivante : HENRI. DEI. G. REX. NAVAR. D. B (Henri, par la grâce de Dieu, roi de Navarre et seigneur de Béarn). Monnaie à faible valeur de cotation : 20 €.

Trouvaille 143.19

Bonjour la rédaction. Félicitations pour votre magazine et votre expertise. Je me permets de vous envoyer ces photos pour une pièce d’abord identifiée comme Trentin, puis comme double excellente. Pourriez-vous me confirmer ? Poids : 7 g pour un diamètre de 2,9 cm environ. Bruno.

Non, la première identification est la bonne. Il s’agit bien d’un Trentin de Barcelone, confirmé par le poids, émis sous les rois de Castille et Léon, Ferdinand et Isabelle (1469–1504). Avers : FERNANDVS ET HELISABET REX. ET REGI (Ferdinand et Isabelle roi et reine), émis par Philippe III (1598–1621). Bustes de Ferdinand et Isabelle face à face. Un point entre eux, une étoile à huit branches au-dessus, une autre étoile au niveau du cou. Revers : SVB: VMBRA ALARVM TVARVM, écu écartelé (Castille et Léon aux 1 et 4, Navarre aux 2 et 3) devant un aigle aux ailes déployées. Cette monnaie est en état TTB- et peut s’échanger autour de 1 500 euros. Réf : Cayon 2907 / 5016.

Trouvaille 143.18

Bonjour. Voici les photos d’un sceau trouvé dans une ancienne vigne de l’ouest du Lot (ils sont en train de les arracher en nombre, une page se tourne !). Sous réserve, j’y vois un homme auquel un diable est accroché, dont on voit la queue qui pend. Peut-être lui déchire-t-il la poitrine, lui arrachant « les » coeurs, qui tombent devant lui. Et je lis : « VIS SEUL SUFIS ». Merci de me dire ce que vous en pensez, et quelle datation vous proposez. Longue vie à la revue, Luc du Lot.

Ce cachet est intrigant. La scène présente un personnage debout, on distingue bien une queue, à moins qu’il ne s’agisse de l’extrémité d’un dragon ou d’un diable juché sur le personnage. Le bras tendu laisse choir des cœurs fendus. C’est l’antithèse des cachets à motif denier à épouser que l’on peut trouver sur le net, notamment dans la collection Terisse. La forme du cachet est identique à ces pièces datées sans trop de précision entre le XVIIe et le XIXe siècle. Votre exemplaire se situerait plutôt dans la datation la plus ancienne. Le message est clair : « seul, je me suffis », et la scène suggère des peines de cœur à répétition… Sceau probablement du XVIIe siècle, dans un style allégorique assez inhabituel mais structuré comme les cachets personnels de cette époque.

Trouvaille 143.17

Bonjour. Le Bois des Justices, sur la carte IGN, a attiré mon attention. On avait au Moyen Âge le droit de pendaison à cet endroit. Pas moins de 60 gros de Florettes Charles VI m’attendaient. Y a-t-il un rapport avec le gibet ? Je ne pense pas. Les pauvres bougres devaient être fouillés et dépouillés de leurs biens. Une belle boursée. Je présente ici la plus belle : diamètre 24 mm, pour 2,13 g. Certaines sont bien rincées et présentent une patine verte, ce qui laisse à penser qu’elles sont fourrées. Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous identifier la Florette royale à l’hermine ? Il y en avait 5 dans la boursée. Imitation Charles VII par Jean V ? Merci. J.P.

Pour répondre à votre question, aucune de ces monnaies ne peut être fourrée car c’est une impossibilité technique, il n’y a pas assez d’épaisseur. Le vert de gris présent sur ces monnaies indique un alliage de billon plus ou moins fort. (argent et cuivre). À l’époque, c’était un spectacle de voir un supplice, et le monde se regroupait, mais on voit mal un bourgeois en profiter pour cacher son magot. Les deux choses n’ont aucun lien. Vous avez trouvé 5 Florettes de Bretagne parmi les 60 Florettes de ce magot. Sur la photo des monnaies en tas, on distingue plusieurs Florettes de Charles VI avec les deux couronelles dans les cantons de la croix. Couronelles non présentes sur les Florettes de Jean V de Bretagne. Réf. : Dy.275B. Avers : + IOHANHES + BRITONV DVX V (atelier). Trois mouchetures d’hermine posées 2 et 1 sous une couronne. Revers : + SIT NOME DNI + BENEDICTV. Croix tréflée et feuillue. Votre monnaie serait un beau TTB s’il n’y avait ce manque de matière. Toutefois, 60 euros seraient une juste proposition pour un collectionneur.

Trouvaille 143.16

Nouvel abonné à votre revue, j’ai trouvé cette bague en or (voir en PJ), d’un poids de 4 g, de 20 mm de diamètre ext., sans poinçon. Pourriez-vous la dater, éventuellement situer son origine ? Par avance, je vous en remercie. O64.
Il s’agit d’une bague moderne en filigrane, en provenance du Portugal.

Trouvaille 143.15

Bonjour, fidèle lecteur du magazine, pouvez-vous m’aider à identifier ce plomb étrange, qui fait huit centimètres de diamètre sur une seule face ? Un grand merci. Bruno.

Plomb-cachet ? Bulle templière ? Reproduction sur plomb de l’empreinte d’une matrice de sceau ? Reproduction maladroite d’une empreinte de sceau ayant existé ? Les hypothèses se bousculent mais ne permettent pas de dater l’objet. On peut simplement ajouter que la patine du plomb lui donne un minimum de quelques siècles. Ce plomb représente un chevalier sur son destrier à droite, l’épée levée au bout du bras, l’écu orné d’une croix templière protégeant son corps. Il y a une erreur de perspective : le corps de l’homme est trop bas par rapport au cheval ; on distingue bien son pied pendant. Les deux cercles insérés juste au-dessus de la croupe de l’animal sont incompréhensibles. On distingue vaguement une légende : CAAROLU+ (le reste est illisible), ce qui fait immanquablement penser à CAROLUS. Bref, la manufacture ne provient pas d’un artisan chevronné.

Trouvaille 143.14

Bonjour, voici un objet difficile à identifier pour ma part. Je l’ai trouvé dans un champ labouré à côté de Poitiers. Je pense qu’il avait la même fonction qu’une petite cuillère. Il pèse 3,55 g, mesure 2,8 cm sur 1,8. Je pense à un objet romain. Pouvez-vous m’éclairer ? Merci. Christophe.

La cuillère comme hypothèse est tentante, mais la taille est franchement réduite, et surtout, la présence (si la photo est fidèle) de restes de placage doré ne va pas dans ce sens. De plus, le manche remplacé par cet axe percé serait vraiment singulier pour une cuillère. Nous préférons l’hypothèse d’un pendant médiéval de harnachement, du XIVe siècle.

Trouvaille 143.13

Abonné à votre journal, j’ai toujours un grand plaisir à le lire. La diversité des articles permet d’apprendre des tas de choses ! Je vous envoie une petite médaille trouvée dans le Pas-de-Calais, en contexte WW1. Son diamètre est de 23 mm et elle est en cuivre. Qu’en pensez-vous ? Merci pour votre aide. Flo.

Il s’agit d’une médaille à tête d’Indien. Avers : SIUOL – MAHARBA, Indien de profil avec une coiffe à plumes. Revers : Écu avec l’aigle américain tenant une branche de laurier et des flèches dans ses serres ; trois étoiles au-dessus, et trois autres autour de l’écu. Médaillette signée AD/SG dans un triangle sous le cou de l’Indien. La légende SIUOL – MAHARBA fait référence à un Louis Abraham… plusieurs questions se posent : qui est ce Louis Abraham ? Pourquoi son nom est-il écrit à l’envers ? Quelle est l’origine de cette médaillette ? Nous avons trouvé, sur un forum spécialisé de la Première Guerre mondiale, un amateur éclairé qui y voit un rapport évident avec l’escadrille La Fayette. Citons-le : « La médaille a presque à coup sûr un rapport avec l’escadrille La Fayette, créée grâce à l’aide de riches Américains, en avril 1916 je crois, et composée majoritairement de volontaires de même nationalité jusqu’à l’entrée en guerre des États-Unis. Ce moment-là, elle fut intégrée à l’armée US. La tête d’indien (Sioux ou Séminole selon les sources) est bien l’insigne de cette escadrille (Unité aéronautique N 124), reconnu officiellement à partir de décembre 1916. Reste l’énigme de la légende “LOUIS ABRAHAM”, à fortiori gravée selon la technique du miroir, si chère à Léonard de Vinci, mais qui, on en est sûr, n’a rien à faire ici. » Cette médaille a dû être frappée en quantité industrielle car on a retrouvé de nombreux exemplaires en vente sur la toile. La plupart des numismates se contentent de la mettre en vente sans citer l’origine…

Trouvaille 143.12.bis

Le pendentif en laiton fondu représente la Vierge à l’Enfant. Debout et couronnée, la Vierge présente l’Enfant sur son bras gauche et tient un lys dans la main droite. XVIIIe siècle. On a retrouvé un exemplaire quasiment identique vendu 100 € aux enchères

trouvaille 143.12

Bonjour, voici une jolie médaille à bélière inversée et une gauloise trouvées dans le Gard, ainsi qu’une monnaie médiévale. Davidou23.

La drachme gauloise est une drachme à la croix de style flamboyant, soit Pétrocores soit Nitiobroges, avec à l’avers une tête à gauche, et au revers une croix avec une fleur centrée au premier et quatrième canton, une roue ornée au second, et une hache au troisième. Réf. : DCR-173. Estimée à une quarantaine d’euros. . Enfin, la dernière monnaie est un denier fort de Charles Ier (1482–1490), 5e type. Réf. : Bd.1143. Avers : + KAROLVS. DVX. SABAVD. G — Écu de Savoie entre deux annelets (Charles, duc de Savoie). Revers : + P NCEPS. IN. ITALIA K entre quatre annelets. La monnaie est un B++, et peut intéresser un collectionneur pour une quinzaine d’euros.