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L’épée volée du sacre de Charles X

Le sacre de Charles X.

Le retour de la monarchie en France au XIXe siècle fut chaotique et compliqué ! Louis XVIII né à Versailles (1755-1824), frère cadet de Louis XVI (1754-1793), fut ainsi roi de France à la chute de Bonaparte, de 1814 à 1824 (hors période des Cents jours), mort sans aucun héritier, la couronne de France revient ainsi à son frère cadet. Il était comte d’Artois quand il émigra en 1789, et organisa la défense de la couronne depuis l’étranger, en organisant un débarquement qui échoua en Vendée en 1795.

La couronne du sacre.

Ainsi, il devient roi de France le 16 septembre 1824 sous le nom de Charles X.
Etant nostalgique de la monarchie absolue de droit divin et voulant à tout prix gommer tout héritage de la Révolution, Charles X fit reprendre pleinement le cérémonial de l’ancien régime. Son frère Louis XVIII avait renoncé à la cérémonie du sacre parce qu’il n’aurait pu en supporter les fatigues ! Charles X reprit la tradition et voulut une cérémonie fidèle à celle de ces ancêtres, c’est-à-dire grandiose et fastueuse ! Les préparatifs commencèrent dès novembre 1824, un budget très important fut consacré à la restauration des bâtiments et la décoration fastueuse de la cathédrale de Reims et du palais épiscopal. Le roi fit spécialement composer une messe par Luigi Cherubini, directeur du conservatoire de Paris et commanda également un opéra à G. Rossini, « Le voyage de Reims ». Une épée fut aussi réalisée pour le sacre de Charles X, celle-ci était composée de 1 576 diamants, Charles ne voulant pas utiliser l’épée du sacre des rois de France car celle-ci fut profanée par Bonaparte qui fit gommer les fleurs de lys ornant la poignée de l’épée et l’utilisa lors de son sacre comme empereur des Français, et cela révulsait Charles X  qui n’avait que haine et mépris pour Bonaparte.
Le 27 mai 1825, le cortège royal partit de Compiègne, étape incontournable sur la route du sacre. Le 29 mai le sacre de Charles X se déroula devant un parterre de nobles, de savants, d’artistes et poètes, Victor Hugo composa l’ode « Le sacre de Charles X » qu’il publia dans son recueil « Odes et ballades ». Une médaille en argent fut émise à l’occasion du sacre, d’un diamètre de 41 mm et de 40,25 grammes, œuvre de Gayrard Raymond (1777-1858). Cette médaille fut également émise en bronze.
Pour rassurer l’opinion populaire, Charles X avait accepté de prêter serment de fidélité à la charte constitutionnelle de 1814, charte octroyée par Louis XVIII qui met en place une monarchie constitutionnelle et qui garantit les libertés acquises par la Révolution de 1789 !
Le sacre de Charles X fut des plus limités dans l’opinion publique où l’anticléricalisme était vivace ! Le peuple n’y voyait que la résurrection de l’ancien Régime, et le ministère autoritaire de Villèle lui valut une impopularité tenace. L’avènement du ministère Martignac en 1828 n’y changea rien ! La chambre ayant refusé la confiance au cabinet Polignac fut dissoute mais les élections furent favorables à l’opposition !

La suite dans Monnaies & Détections n° 119

Vol d’une couronne en or

Début décembre, la cathédrale d’Angoulême a été visitée nuitamment. Après avoir cassé un vitrail, lui-même une pièce de collection signée Othoniel, le ou les voleurs ont brisé la vitrine des couronnes dans la salle du trésor, s’emparant d’une couronne en or, la couronne de Notre-Dame d’Obezine. La vitrine des reliquaires n’a, elle, pas été fracturée. Peut-être un vol sur commande, ce qui laisserait l’espoir de revoir un jour la couronne intacte…
Source : sudouest.fr

 

10 grammes d’or

2 décembre 1804, un petit bonhomme d’origine Corse est sacré empereur. Ce jour-là, Napoléon porte, tel un César, une couronne de laurier en or ! Cette couronne, œuvre de l’orfèvre Biennais était composée de feuilles entièrement en or, chaque feuille de 9 cm de long pesant 10 grammes d’or. Lors des premiers essais, Napoléon jugea la couronne trop lourde à porter et demanda donc à Biennais de l’alléger. Ce dernier ayant six filles, il enleva six feuilles et en donna une à chacune de ses filles. Ce qui au final est une chance car sinon ils n’en resterait plus une seule… A la chute de l’Empire, la couronne fut fondue par la Monnaie de Paris « malheur aux vaincus », il ne restait donc plus que six feuilles. Les aléas de la vie ont fait que plusieurs ont été perdues, volées, fondues… Il n’en reste de nos jours que deux, comme étant certifiées provenant de la couronne de Napoléon. L’une d’elle passa en vente dans les années 1980, préemptée par le musée de Fontainebleau pour 80 000 francs à l’époque ! L’autre feuille, toujours dans la descendance Biennais, va passer aux enchères fin novembre. Au moment où nous mettons sous presse, nous n’avons pas le résultat de la vente, seulement la mise à prix : 150 000 euros ! Pas mal, pour 10 grammes d’or, surtout que cette feuille, si elle a bien fait partie de la couronne d’origine, n’a pas été portée le jour du sacre, puisque Napoléon lui-même les avait fait démonter…
Source : actu.fr/ile-de-france/fontainebleau

Un trésor sous son lit


Un Anglais à la retraite et qui ne doit pas faire souvent le ménage, a découvert sous son lit, dans une vieille boîte en carton, emballée dans du papier journal, une couronne qui daterait de la période dite « hellénistique », qui débuta après la mort d’Alexandre le Grand en 300 av-JC. Une couronne en or ! Pesant un peu plus de 100 g et vieille d’environ 2 300 ans ! Elle fut probablement trouvée ou achetée par son grand-père, un grand voyageur amateur d’antiquités… Une première estimation la situe tout de même entre 140 000 et 270 000 euros ! Ce qui devrait assez le motiver pour faire le ménage de fond en comble…
Source : sputniknews.com

La symbolique de la couronne

Origine et historique de la couronne 

Du latin « corona », de l’hébreu « atarah » (entourer), ou du grec « stéphanos », c’est d’abord à l’origine un ornement de tête fait de branches, d’herbes et de fleurs, en quelque sorte un bandeau ou diadème pour retenir la chevelure dans un premier temps, puis pour orner le tête afin de se distinguer. Selon Pline l’Ancien, le Dieu romain Bacchus fut l’inventeur des diadèmes et selon Athénée, les buveurs s’en paraient la tête pour se garantir des fumées du vin, plus tard seulement, en fit un insigne royal.

Couronne radiée sur la tête
d’Antiochus VI Dionisos sur
un tétradrachme d’argent du
Royaume de Syrie (145 av JC).

En Grèce, à l’origine, le diadème était fort étroit ; Alexandre adopta le premier le large diadème des rois de Perse, dont les extrémités retombaient sur les épaules. On ne sait en quel temps précis les empereurs romains prirent le diadème, innovation qui froissait la haine antique des Quirites contre les rois. C’est l’empereur romain Dioclétien qui prit le premier cet ornement d’une manière formelle. Les premières effigies des empereurs sont ornées de diadèmes ou de simples bandeaux. Plus tard, ils se ceignirent de couronnes rayonnées.

On retrouve diverses couronnes de toutes les matières, en exemple les couronnes de laurier, de lierre, d’olivier, de chêne, de pampre, de myrte, de roses, etc., ensuite un ornement symbolique porté par tous les souverains de toutes les nations, constitué de métal parfois en or affiné avec des pierres précieuses. Les Egyptiens portaient des couronnes et des diadèmes en lin ou en soie, de couleur puis d’autres en or et en argent. Les couronnes sont aussi des sujets représentés sur les médailles et les monnaies depuis la haute Antiquité, ce sont celles de laurier et d’olivier que l’on retrouve le plus souvent.

Dans l’Antiquité, la couronne était un objet de religion, d’honneur et de parure. Les premières furent consacrées aux divinités, aux princes et à des prêtres. Ce fut alors des marques de distinction ; on les voyait en usage dans les cérémonies religieuses ou civiles et dans les festins. On orna avec des couronnes les temples, les autels, les portes des maisons, les vases sacrés, les navires, les victimes et les tombeaux. Depuis Constantin Ier seulement, les empereurs romains sont représentés dans la numismatique avec le diadème enrichi quelquefois par des perles ou des diamants en un seul ou à double rang, c’est aussi depuis la même époque qu’il fut permis aux impératrices de porter le diadème.  …

La suite dans Monnaies & Détections n° 78