MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘détecteurs de métaux’

Trouvaille 146.27

Bonjour, j’ai acheté par hasard votre revue une première fois, puis deux autres fois ; cela m’a tellement plu que je viens de m’abonner. Bravo à l’équipe : beaux travaux de recherche et belles pages d’histoire, j’adore. J’ai acheté une vieille ferme des années 1700 en Béarn et, en creusant une énième fois pour des travaux, j’ai exhumé l’objet dont la photo est jointe, que même mon voisin agriculteur ne connaît pas. Métal : fer ; poids : 1 320 g ; largeur : 27 cm ; hauteur du demi- disque : 8 cm ; hauteur totale : 18 cm ; épaisseur : 17 mm, finissant sur l’arrondi à 2 mm. Merci de bien vouloir m’aider. Sincères salutations, Alain. Fer en demi-lune prolongé par une soie permettant l’emmanchement d’un manche en bois : on est face à un outil de type doloire ou herminette en axe direct, destiné à équarrir ou dégrossir une bille de bois. Les spécialistes de l’outillage pourront confirmer ou infirmer cette hypothèse dans le prochain numéro.MO**

Trouvaille 146.26.bis

Suivent un petit crucifix et une médaille religieuse, connue pour ses vertus protectrices et purificatrices. Cette médaille de saint Benoît, en métal argenté, daterait de la fin du XIXe au début du XXe siècle, tout comme le crucifix (voir page Artefact pour une description complète des légendes).

Trouvaille 146.26

Merci à Monnaies & Détections, que j’achète régulièrement. Je vous envoie mes trouvailles réalisées dans un champ du Haut- Rhin. Pourriez-vous m’indiquer de quelle tribu est la pièce gauloise ? Un grand merci. Paul.

Ces potins dits « au quadrupède » correspondent aux potins anépigraphes de la tribu des Séquanes, aussi appelés « au triangle sous la tête casquée ». Ils constituent la série 956 du Nouvel Atlas de Delestrée. Avers : tête casquée à gauche, triangle à la base du cou, anépigraphe. Revers : cheval passant à gauche, queue relevée, cercles sous les pattes. DT 3256 ; LT 5 527 var. État : TTB. Valeur : 150 €.

Trouvaille 146.25

Je me permets de vous contacter concernant cette monnaie que je pense d’origine mérovingienne, mais je n’arrive pas à en avoir la certitude malgré mes recherches. Lieu : Oise, aux environs de Compiègne. Diamètre : 30 mm. Je vous remercie pour votre aide. Cordialement, Jérôme.

La couleur de votre objet évoque le plomb avec certitude. Le manque de métal est significatif d’une coulée ratée dans un moule. Pour ces deux raisons, nous ne sommes pas face à une monnaie mais à un méreau du XIIIe siècle, peut-être fiscal, dont le symbolisme est difficile à cerner sur une face, tandis que sur l’autre on distingue aisément une croix aux extrémités ornées de symboles, avec en pourtour une légende fantaisiste.

Trouvaille 146.24

Patrick a trouvé dans l’Indre cette matrice de sceau en bronze. La partie de préhension est ajourée, typiquement à la mode de la fin du XVIIIe siècle. La forme ovale du tampon est classique, mais il est difficile de définir la représentation. Nous y voyons deux volatiles à droite, le plus grand tournant son cou en arrière et regardant le second. Et vous ?

Trouvaille 146.23

Un denier de l’archevêché d’Arles, de 16 mm de diamètre pour un poids de 0,39 g, trouvé par Sylvain sans indication de lieu (grrrr). Avers : + ARCHIEPISCOPUS, croix. Revers : ARELATENSIS ; dans le champ, une mitre avec un G dessous. Nous avons une référence assez proche : PA 4104, avec deux différences majeures — la légende DEI GR ARELATENSIS et, sous la mitre, GAL DS au lieu du G seul — attribuée à Gaillard ou Galhart de Saumate (1317–1323). Une seconde référence, fournie par notre ami Laurent de Bordeaux, est DY 1744 : mêmes légendes et revers, mais à l’avers une étoile dans le premier canton de la croix. Cette monnaie en TTB s’est vendue 140 € en 2024. La vôtre, sans ce manque de métal, aurait aussi été un beau TTB ; vous pouvez néanmoins en espérer 50 à 60 € pour un collectionneur souhaitant la rajouter à son médailler en attendant mieux.

Trouvaille 146.22

Robin des Landes — et non Robin des Bois — même s’il nous a avoué que lorsqu’il prospecte il vit littéralement dans le passé, nous a envoyé ces deux trouvailles. Un écu de 5 F de Louis XVIII, 1823, atelier de Perpignan. Robin n’a pas besoin de nous, et vous non plus, pour identifier cette monnaie, mais elle mérite d’être présentée, car ces gros modules sont rares à trouver isolés en pleine nature. Leur taille et leur poids font qu’au moment où ils tombent, leur propriétaire s’en aperçoit, et s’il est sourd et aveugle ou en situation d’urgence, il y a des chances qu’elle soit retrouvée plus tard à l’œil nu par un quelconque quidam. Une frappe de 714 452 exemplaires en fait la deuxième année la plus prolifique pour Perpignan. Son état est TB ; on note une vilaine griffure à la base de la nuque. Valeur : 40–50 €. Robin en profite aussi pour ramasser des pointes de flèches du néolithique, il a l’œil perçant !

Trouvaille 146.21

Bonjour les amis de Monnaies & Détections, Pourriez-vous identifier cette petite monnaie trouvée dans le Perche ornais ? Poids : 1,18 g ; diamètre : 14 mm. Je pense qu’elle est en argent. Pourriez-vous aussi m’en donner la valeur ? Merci. Gilles.

Il s’agit d’un quart de statère en argent allié ou en électrum appartenant à l’une des émissions des Aulerques Diablintes : quart de statère à la situle, classe III ND (120–50 av. J.-C.). Avers : profil apollinien lauré à droite, chevelure partagée par un double bandeau formé de trois motifs, mèches en forme de S étirés encadrant le visage. Revers : cheval androcéphale à droite, l’aurige au-dessus de la croupe et une rouelle perlée entre eux. Au-dessous, personnage allongé tenant contre le ventre du cheval un vase ansé ou situle, peu visible sur cet exemplaire. DT 2171–2172 ; LT 6502. Il semble que ce soit une monnaie fourrée : on aperçoit du vertde- gris et des zones sombres où le placage aurait disparu, sans pouvoir être formel sans examen sous loupe binoculaire. Monnaie avec un bel avers et un revers plus dégradé. Environ 500 € si elle n’est pas fourrée, beaucoup moins dans le cas contraire.

Trouvaille 146.20

Trouvé par Kellian sur un champ de bataille des Pyrénées-Atlantiques : une poignée de sabre d’infanterie dite « sabre briquet », modèle An XIII, Premier Empire.

Trouvaille 146.19

Bonjour, j’ai trouvé cet objet insolite dans un champ en Deux- Sèvres. Hauteur : 2 cm ; diamètre : 2 cm ; diamètre du pas de vis : 1,5 cm ; poids : 39,6 g. Je pense qu’il est en bronze. Trouvé hors contexte antique. Je n’ai trouvé aucune correspondance sur Internet et m’en remets donc à vous pour tenter de l’identifier. Merci encore et bravo pour votre revue. Yann.79.

La seule hypothèse qui nous vienne à l’esprit est celle d’un bouchon de réservoir ou de flacon technique, utilisé dans un contexte artisanal, industriel ou scientifique. Le poids et le pas de vis excluent les bouchons décoratifs légers. Il est possible qu’il ait appartenu à un huilier ancien, un flacon de laboratoire ou même un petit réservoir de machine. Ce sera notre objet mystère du mois jusqu’à ce qu’un lecteur nous prouve son origine.