MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Articles taggés ‘franc Napoléon’

90.08

Trouvé par Philippe, un demi franc argent de Napoléon premier 1808. Avers : NAPOLEON EMPEREUR (petit losange). Tête laurée de Napoléon Ier à droite, un ruban descendant derrière la nuque. Revers : RÉPUBLIQUE FRANÇAISE (petit losange), 1808 (petit losange), A. DEMI FRANC en deux lignes, dans une couronne composée de deux branches de laurier, nouées à leur base par un ruban. La monnaie a, c’est dommage, une profonde rayure sur l’avers qui ne lui confère qu’un état passable B+. Son estimation est de 25 euros.

Découvrons l’Histoire à travers la monnaie

L’ascension politique de Louis-Napoléon Bonaparte (1848-1870) : 

Du 5 francs Cérès (1849) de la Deuxième République
aux 5 francs Napoléon III (1870) du Second Empire

Comment Louis-Napoléon Bonaparte parvient-il à fonder le Second Empire et comment ce nouveau régime va-t-il évoluer ? 

 PREMIERE PARTIE

La construction de l’Empire

Le coup d’état du président de la Deuxième République

Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte a été élu président de la Deuxième République. On ne trouve pas de pièces de monnaie à son effigie en tant que président, mais en 1849, un nouveau type de pièces en argent, 5 francs Cérès avec une tête de femme – déesse des moissons – symbolisant la Deuxième République, est mis en circulation. Il est à noter qu’à la même époque, est créé le premier timbre-poste papier qui représente cette même effigie.

Dès 1850, Louis-Napoléon entre en conflit avec l’Assemblée car se profile l’échéance électorale de 1852 qui doit décider d’un nouveau président de la République, à laquelle, d’après la Constitution, il ne peut se représenter.

Face à la division des royalistes partagés entre les partisans du jeune comte de Paris âgé de 12 ans, petit-fils de Louis-Philippe, et ceux du comte de Chambord, petit-fils de Charles X, Louis-Napoléon tente de faire réviser la Constitution pour permettre sa réélection. L’Assemblée vote favorablement mais la majorité des trois-quarts nécessaire, n’est pas atteinte, et une proposition de rétablissement du suffrage universel échoue.

Sentant le climat favorable, mais la voie légale impossible, afin de conserver le pouvoir, Louis-Napoléon, un an avant la fin de son mandat, passe à l’action. Le 2 décembre 1851, date anniversaire du couronnement de Napoléon Ier et de la victoire d’Austerlitz, le président organise un coup d’État : il décrète la dissolution de l’Assemblée, le rétablissement du suffrage universel et s’empare de tous les pouvoirs. Il prend le titre de Prince-Président de la République française. Il fait arrêter les opposants les plus fermes (Thiers) et les généraux les plus hostiles (Cavaignac) ; son demi-frère Morny devient ministre de l’Intérieur et le général Saint-Arnaud, ministre de la Guerre. L’armée, dont les chefs sont majoritairement favorables au président, soutient le coup d’état et réprime les manifestations populaires hostiles qui éclatent à Paris et en province. L’armée tire sur la foule et environ 10 000 opposants sont condamnés et exilés en Algérie. Cette résistance républicaine contribue à faire accepter le nouveau régime par les partis conservateurs. Cependant, le coup d’état et la répression qui l’a suivi creusent entre le pouvoir bonapartiste et les républicains réduits à l’impuissance mais non soumis, un fossé qui ne sera jamais comblé.

Pour assurer sa légitimité, Louis-Napoléon Bonaparte organise aussitôt un plébiscite qui…

Découvrez la suite dans Monnaies & Détections n° 69