MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Articles taggés ‘loi’

Justice, crimes et châtiments Les Francs et la loi salique

Les Francs, peuple plein de gloire et de sagesse, est composé d’individus à l’aspect rayonnant de santé. Audacieux et capables de supporter de grandes fatigues, tels furent les Francs qui parvinrent à secouer le cruel joug romain. Ces paroles, certes, ne sont pas empreintes de modestie. Les Francs qui les prononcèrent se considéraient comme des gens qui avaient conquis leur liberté, d’où leur nom de Francs qui signifie « libres », « affranchis ».

Les Francs apparaissent pour la première fois dans l’histoire vers l’an 258 lorsque l’empereur Aurélien les écrase près de Mayence sur le Rhin, en Germanie occidentale. Plus tard, les Francs Ripuaires (c’est-à-dire riverains), qui vivent sur les bords du Rhin moyen et les Francs Saliens (vivant sur les bords du fleuve Sala, aujourd’hui appelé Ijssel) se dirigent vers le sud et l’est et s’infiltrent sur les territoires hollandais, belge, luxembourgeois et français actuels. La chute de Cologne, prise par les Francs en 355, donne un coup terrible à l’empire romain déjà agonisant. En 388, une terrible vague de guerriers francs venus de Germanie franchit le Rhin, tuant et pillant au passage toute la Gaule du nord. Enfin, en 406, le pouvoir romain abandonnait très officiellement toute prérogative sur les territoires de la Gaule du nord aux Francs.
De race germanique, le guerrier franc est armé d’une épée et surtout d’une hache à double tranchant (francisque). Les hommes comme les femmes aimaient les bijoux et portent bagues, bracelets et colliers qu’ils confectionnaient eux-mêmes. Le Franc est rude et violent, la plus grande qualité est alors le courage, qui d’ailleurs absout l’assassinat ou la violence.

La loi salique

Rien d’étrange à ce qu’un peuple évolué comme les Francs puisse se donner des lois et jusqu’à un certain point des lois civiles. La loi « fondamentale » dite « loi salique » (du nom des Francs Saliens) fut formulée au début du VIe siècle par 4 chefs vénérables, puis examinée « démocratiquement » par 3 assemblées du peuple avant d’entrer en vigueur dans tout le royaume. Il y avait 2 procédures judiciaires, la « compurgation » et « l’ordalie ».

La compurgation

Compurgation signifie « décharge faite par plusieurs personnes. Suivant ce système, un nombre déterminé de témoins bien qualifiés témoignent du bon vouloir et de l’innocence de l’accusé dans le cas, évidemment, où il n’est pas coupable. Le nombre de témoins varie avec la gravité de l’accusation. Il en faut une dizaine pour disculper un accusé de vol, 72 pour un homicide, pour les crimes considérés comme très graves tels la trahison, le massacre d’un noble ou d’un prince, on peut avoir recours à 300 personnes. Les législateurs partent du principe qu’un, deux ou trois témoins peuvent être corrompus mais 10, 50 ou 100, c’est à peu près impossible.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Ces artefacts perdus pour la science

Beaucoup se reconnaitront dans ce petit texte, et désolé de ne pourvoir citer mes sources, ça viendra peut-être un jour.

Tout d’abord, rappelons-nous que pour l’archéologie officielle et dogmatique : « Tout objet sorti de son contexte n’a pas d’intérêt archéologique ».

Une terre labourée en profondeur depuis des siècles devient-elle « contexte archéologique » à la découverte d’une monnaie ancienne ?

Question épineuse.

Voici donc :

Un jour du siècle passé, c’est-à-dire voici quelques mois, un prospecteur a découvert un magnifique artefact en plusieurs éléments reliés, qu’il supposait être celte et regardait comme exceptionnel.

Son intention première a été de le déclarer au SRA de sa région.

Toutefois, l’ayant trouvé avec son détecteur, et bien que ce soit hors de tout secteur archéologique, il hésita et remisa sa trouvaille dans une « boiboite »…

Inutile de dire qu’il craignait la foule d’emmerdements inhérents aux respects de la loi et les tracasseries administratives chères aux SRA et autres INRAP dans ce domaine.

Pauvres de nous et bienheureux Anglais…

Cependant, très au fait des choses archéologiques et patrimoniales, il se dit ne pouvoir conserver cet objet pour lui sans en faire profiter la science. Il décida d’en envoyer des vues à un archéologue de renommée, lequel est tout à fait conscient de l’intérêt majeur de la détection électromagnétique dans le domaine des connaissances archéologiques.

Ils ne sont pas tous aussi intégristes que certains.

La réponse ne se fit pas attendre et l’objet en question se révéla être un rarissime ensemble fibulaire celte en argent, et plus que rarissime car totalement inédit.

Ce scientifique déclara : « Rien d’aussi joli de ce type n’a été découvert en France, depuis Napoléon III ! »

Excusez du peu !

L’objet a donc une valeur archéologique importante, mais ne servira jamais à la science ni à l’archéologie.

En Angleterre il serait devenu un trésor, un de ces trésors qui servent la science, qui sont exposés et ravissent le public.

En France cela devient une merdouille oubliée dans de sombres tiroirs et promise à la benne un jour ou l’autre, au fil des « héritages » ou des nettoyages de printemps.

C’est lamentable.

Cette « anecdote » (qui n’est pas sans en rappeler une autre, récente et fâcheuse concernant une certaine fibule en or…) est d’autant plus remarquable qu’elle n’est pas du tout isolée et que nombreuses sont celles qui ne seront jamais connues…

Pourtant les membres des fora de détection en connaissent des quantités (dépôts de haches de bronze ou de bronzier, dépôts monétaires, objets insolites et non répertoriés, monnaies rarissimes ou uniques, voire même sites d’intérêt majeur, lieux de cultes celtiques, etc. etc…).

Nous souhaitons cependant que ces objets soient répertoriés en attendant que la loi soit en notre faveur et nous désirons sauvegarder les informations de chaque trouvaille de valeur avec de belles photos, les lieux précis de la découverte et tous les détails possibles.

Pourquoi cette petite histoire ?

Parce qu’elle est loin d’être banale et que nombre de découvertes fortuites ne peuvent pas être déclarées ni étudiées tant nos lois sont incitatives à leur non respect, tant elles sont nuisibles à l’archéologie et à l’Histoire.

C’est grave.

Ces lois desservent notre patrimoine.

Ces lois nuisent à notre histoire.

Vous êtes, messieurs les élus, les complices de ces préjudices si vous ne faites pas évoluer ces lois.

Arouar.

Régis Najac

On se calme !

Nous entendons le bruit qui court…

Un bruit ?

Et les fora se régalent et le naïf paranoye, et l’Happache frétille, et voilà !

Un bruit ?

Concernant la détection de loisir, il parlerait des lois draconiennes qui se préparent dans l’ombre… Certains ultras se plaisent à le colporter en agitant le bâton (j’ai pas dit « merdeux », hein) de la répression.

Et en rajoutent.

Comme c’est le cas pour toute campagne plus ou moins calomnieuse, la réputation de la détection de loisir souffre des publicités négatives portées aux médias par quelques journalistes en mal de sensationnel ou de scandale. Ou de chiens écrasés.

Un site archéo a été « pillé » ou « saccagé » par des poileurs ? (prétend le chroniqueur, photos à l’appui de quelques trous non rebouchés) et c’est la corporation entière des amateurs de détection qui est mise au banc des accusés, les fabricants et fournisseurs à celui des trafiquants d’armes, et les machines à celui des engins de guerre…

Mais la détection ?

Ben il en est de même pour notre loisir, terni aussi par quelques brebis galeuses au sein de nos rangs, il faut bien l’avouer. Mais c’est hélas commun à toute association, corporation ou autre rassemblement d’individus autour d’une même idée ou passion… Itou dans tous les camps, y compris dans celui des représentants de la loi et de l’ordre, qui se devraient pourtant d’être exemplaires.

Pas de leçons, s’il vous plaît.

D’aucuns aimeraient bien que notre loisir soit déclaré hors la loi, et ce, pour des considérations très discutables, quand ce n’est pas simplement pure jalousie ou réelle stupidité…

La suite dans Monnaies & Détections n° 69