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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘médaille religieuse’

trouvaille 131.06

6 Bonjour,
Fidèle lecteur de votre revue, je vous envoie les photos de 3 trouvailles faîtes dans bois du 39. La première n’est pas une médaille religieuse car pas d’accroche et elle est en bronze. Ensuite un teston Charles III en argent de 9 grammes et une petite obole Amédée VI Merci d’avance Patrice
Si,  c’est une médaille religieuse mais l’anneau n’est plus présent sur sa face on distingue un archange marchant, Saint Michel ?, semblant protéger une ville en arrière-plan    la légende  SVB NANT IVS M    (NANTES ?) au revers, deux chérubins semblent intercéder et prier un couple céleste de sortir des enfants des flammes de l’enfer ? À quel saint, la médaille fait elle allusion ? Serait-ce le rappel d’un évènement dramatique lié à une ville ? Le style de la médaille est  fin XVIII)  ou début XIX°. Votre teston est bien attribué à Charles III duc de Lorraine atelier de Nancy (1545-1608) avers : ☨ CARO D G CAL LOTA B GEL DVX Charles, par la grâce de Dieu, duc de Calabre, Lorraine, Bar, Gueldres Revers Écu aux armes pleines de Lorraine surmonté d’une couronne. ☨ MONETA NOVA NANCEI CVSA Monnaie nouvelle frappée à Nancy. Boudeau 1529. État B+ monnaie à 40-50€. Pour l’obole d’Amédée, nous ne l’avons pas publiée, la photo était trop floue plus un état inférieur à B et sans votre ID on n’aurait pu l’identifier et  les lecteurs méritent de jolies photos.

La médaille du Campo dei Fiori

Histoire d’une médaille qui fit couler beaucoup d’encre en France
à la toute fin du XIXe siècle et début du XXe

Cette médaille fut « découverte » sur un marché en Italie, le Campo dei Fiori, cette « découverte » fit la une de la France illustrée, journal littéraire, scientifique et religieux daté du 3 décembre 1898 et fut ensuite repris par divers journaux français, Le Gaulois du dimanche, Le Temps, Le Matin, La libre Parole, Le Petit Bleu, Le soleil du dimanche et présentant cette médaille comme représentant le véritable portrait du Christ. Ces articles connurent un certain succès et furent repris par une petite partie de la presse européenne (Belgique, Suisse, Angleterre et Italie). Ci-dessous la une et le texte parus dans La France illus-
trée du 3 décembre 1898.

La découverte
« L’inventeur » du nom de Boyer d’Agen raconte la découverte : « c’est presque sans chercher que j’ai trouvé un jour du mois de mars 1897 à Rome, au Campo dei Fiori, là où les juifs de l’ancien ghetto tiennent chaque mercredi le marché de la vieille ferraille, de la Robba Vecchia, en clamant à tue tête dans les rues. Je fouillais dans un tas de monnaies romaines, de Paoli et autres baiccos pontificaux, quand j’amenai au hasard des doigts, une espèce de médaille toute noire que la patine
et la rouille avaient complètement recouverte. Je frottai légèrement la face et j’y découvris une inscription
hébraïque. « Quanto ? demandai-je au juif qui ne regarda même pas la médaille, due soldi, répondit-il, j’échangeai un Victor-Emmanuel contre une figure de Jésus que je ne tardai pas à reconnaître. Je possédais peut-être un des portraits les plus anciens, à coup sûr un des plus idéalement burinés, d’après quelque document direct qui remonterait lui-même à …

la suite dans la revue de Monnaies&Détections 131

118.10

Bonjour, je vous adresse un beau pendentif en forme de cœur avec un saint sur le verso (avec trois lys et lettres S.A. à gauche ?). Et un calice avec deux angelots au recto. Il provient d’une hauteur à proximité d’une abbaye de l’ordre de prémontré !… Merci pour votre aide précieuse pour un éclaircissement. Salutations et détectons encore ! Arnaud
Il s’agit d’une médaille religieuse pour Saint Antoine, le saint que l’on invoque pour retrouver les objets perdus. Sur une face on voit le saint Sacrement : le calice et Marie et le Christ agenouillé sur l’autre face saint Antoine tient le Christ debout dans sa main et porte trois fleurs de lis dans l’autre. La forme de la médaille représente le Sacré Cœur, la bélière bouletée permet de dater la médaille du XVIIe siècle.

La médaille de la rue Bac

Les médailles religieuses sont légions et nous prospecteurs en rencontrons souvent lors de nos sorties. On en trouve partout !, dans les champs, les prairies, les forêts, les parcs et les jardins. Elles sont en cuivre, en aluminium, en argent et, parfois en or et cela, sous toutes formes ! Elles représentent divers Saints, la Vierge ou la Sainte Trinité, bref, la totalité du Panthéon chrétien.Il y a toutefois une médaille qui surclasse toutes les autres, la célèbre médaille miraculeuse de la Vierge, plus connue sous le nom de « médaille de la rue du Bac », située à Paris.

L’histoire débute en 1830 avec une jeune nonne de 24 ans, Catherine Labouré. Celle-ci se prépare à prononcer ses vœux au noviciat des Filles de la Charité, fondation ayant pour vocation d’assister les pauvres et aussi de recueillir les enfants abandonnés.
Catherine Labouré est d’origine paysanne bourguignonne et totalement illettrée. Le 18 juillet 1830, à la nuit tombée, la jeune nonne est en train de prier dans sa cellule quand, soudain, un enfant totalement inconnu d’elle lui rend visite et lui annonce que la Vierge l’attend !
Il la conduit ainsi dans la chapelle qui est illuminée d’une multitude de cierges, et, soudain, un bruit se fait entendre et la jeune nonne voit la Vierge Marie assise à ses côtés. Cette vision se reproduira le 27 novembre 1830. Mais cette fois-ci, la Vierge Marie est debout, les bras écartés et ses mains irradient les rayons d’une lumière céleste et la Vierge lui demande alors de faire frapper une médaille. Elle lui explique que ces rayons sont le symbole des grâces qu’elle obtient pour les hommes. La vision est entourée de l’invocation suivante : « Ô Marie conçue sans pêché, priez pour nous qui avons recours à vous ».
Puis, soudain, la Vierge s’estompe et fait place à la lettre M avec la petite croix et les deux cœurs (celui du Christ et celui de la Vierge).
En décembre 1830, Catherine voit pour la dernière fois la Vierge Marie ! Les autorités religieuses du diocèse de Paris au courant de ces apparitions donnent leur accord à la frappe de la médaille en mars 1832. L’abbé Aladel, confesseur de la jeune nonne, commande les premières médailles au bijoutier Vachette situé 54 quai des Orfèvres à Paris, et cela en mai 1832.
Le 30 juin, les premières 1 500 exemplaires sortent des ateliers et la première distribution concerne les Filles de la Charité, puis les personnes atteintes du choléra.
Les miracles, guérisons et conversions suivent immédiatement cette divulgation. A un point tel que dès février 1834, la médaille est qualifiée de « miraculeuse ». Le 10 juin 1834, sa diffusion a déjà atteint Constantinople, puis le monde entier ! En 1834, la diffusion atteindra des chiffres impressionnants, 62 664 exemplaires, en 1835, plus d’un million, sans parler des copies qui ne respectent pas les critères fixés par la Vierge. La demande ne cesse d’être grandissante. En 1839, 10 millions d’exemplaires originaux sont ainsi vendus de par le monde. En 1876, à la mort de Catherine Labouré, plus d’un milliard de médailles circulent de par le monde, la « médaille miraculeuse » est universellement connue !

Le premier tirage

Ces premiers tirages sont reconnaissables par la présence au revers de deux petites barres horizontales sous le M et, plus bas, d’un trèfle situé entre les 2 cœurs, le poinçon de la société Vachette. Les 12 étoiles qui figurent autour de la tête de la Vierge lors de l’apparition sont placées sur le pourtour. Sur l’avers, la légende sur le pourtour est inscrite sur deux lignes.

La suite dans Monnaies & Détections 116

«Les médailles religieuses ?, chacun sait que les numismates les dédaignent. » (Le guide marabout de la numismatique, Bruxelles 1981).
« Nos médailles de dévotion, intéressantes au point de vue de l’histoire religieuse de notre pays, manquent de caractère artistique ! » (Revue belge de numismatique, Bruxelles 1920).
«  Les médailles religieuses sont réalisées dans un style naïf et sans grand art !, sont indignes d’une étude approfondie et sérieuse ! » (Revue belge de numismatique, Bruxelles 1924).
Voilà comment les médailles religieuses furent traitées et encore de nos jours elles sont totalement absentes des plateaux des numismates, et très rares sont les études qui leur sont consacrées, même les universitaires les dédaignent avec mépris (voir citations ci-dessus), elles sont les recluses de la numismatique pour rester poli…
Le terme médaille, de l’italien medaglia, ne fut employé qu’à partir du XVe siècle et cela avec un sens très ambigu, désignant à la fois des pièces de monnaies hors cours, des pièces de métal frappées pour commémorer un souvenir, un évènement, etc … ou à des médailles de dévotion, pouvant être assimilées aux « emblèmes » prophylactiques dans l’antiquité.
Déjà en usage chez les païens, le port des médailles fut adopté par les chrétiens dès le IIIe siècle. Ces pièces monétiformes pour la plupart étaient destinées à être portée au cou.
Le très petit nombre de pièces examinées au XIXe siècle par l’archéologue italien Giovanni Battista de Rossi proviennent des catacombes de Rome et sont à dater du IIIe au VIe siècle. Ces médailles devaient être apposées sur le ciment à l’extérieur des loculi ou liées au cou des morts. Ces médailles sont en bronze, plomb, bois, etc. et figurent des illustrations gravées de thèmes variés : représentation du bon pasteur, martyre, épisode de l’ancien testament et du nouveau testament, représentation du Saint Esprit ou d’illustration de cultes particuliers propres à la personne portant ces illustrations. Ces pièces comportent souvent le nom de la personne qui devait porter l’objet, suivi du mot « VIVAS » (que tu vives), formule abrégée de l’expression « Vivas in deo » ou « Vivas in Christo ».Les premiers chrétiens utilisèrent également les encollia des « tessères » de dévotion, offertes en offrande personnelle à Dieu, devant les autels des plus célèbres sanctuaires des martyrs.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°111 …

Trouvaille 37.15

Voici, exhumé d’un fond de tiroir par Daniel en Ariège (une fois n’est pas coutume), lecteur de la revue et habituel fournisseur de trouvaille au détecteur pour ce même article, une médaille en bronze conservée religieusement avec un papier manuscrit datant de 1904. Mazette, déjà plus d’un siècle ! La médaille, sans patine, semble usée et présente deux bustes face à face, mais autant que je vous lise l’identification faite par ce Monsieur Macé il y a un siècle plus tôt : “La médaille, d’une date certainement postérieure à l’empereur Constantin, est probablement datée de la Renaissance portée d’un côté, deux têtes auréolées avec en haut l’inscription PET PAV qui est l’abréviation de PETRUS PAULUS et qui signifie Saint Pierre Saint Paul. En bas, l’inscription ROMA. De l’autre côté, deux têtes sans auréoles avec en haut l’inscription SALVAT MUNDI.MATER SALVAT qui est l’abréviation de Savator mundi mater salvatoris et qui signifie : Le sauveur du monde la Mère du sauveur. En bas, l’inscription Roma. Rennes le 7 Mai 1904 suivi de la signature de Monsieur Macé. J’ai toujours beaucoup de plaisir à ces petits instants du passé, ces écrits, qui le temps de la lecture font revivre deux personnes. Ce Monsieur Macé de Rennes fut certainement sollicité par le propriétaire de la médaille pour une identification, un siècle plus tôt, hier donc ! et déjà une éternité pour nous… Cette médaille et sa lettre ont dû donner à Daniel autant de plaisir à la lecture que d’exhumer une nouvelle monnaie même si sa valeur est plus sentimentale qu’autre chose.

Trouvaille 33.23

Monsieur, je suis lecteur de votre magazine qui me donne beaucoup de plaisir à lire.

Je suis commerçant et mon passe temps est la détection depuis seulement un an.

J’ai eu la chance de trouver différentes choses que j’aimerais vous soumettre, je les ai découvertes dans la région de Bourg en Bresse, là où j’habite.

La première est une pièce que j’ai trouvée sur le bord de l’Ain sur la rive faite de galets.

La deuxième est un médaillon que j’ai découvert à 25 cm de profondeur dans un près dans la Bresse profonde. Amicalement Jean-Luc S

Un sol français de louis XV de 1721 (lettre d’atelier sous l’écu illisible  sans valeur de collection) et une médaille du XVI° XIX° siècle représentant un saint en train de prier mais la lecture de la légende se rapportant a celui ci est illisible  je ne peux vous en dire plus.

Trouvaille 28.08

une  très belle médaille peu courante trouvée dans l’Aude

Au recto :

Il s’agit du Couronnement de la Vierge.La Vierge couronnée donne lieu à de magnifiques oeuvres d’Art dès l’époque médiévale. C’est au 12ème siècle que la croyance dans l’Assomption du corps de Marie s’impose. Cet honneur fait par Dieu à l’une de ses créatures, rend celle-ci plus proche de Dieu et donc plus apte à intercéder pour les hommes auprès de son FIls. Nous avons ici la représentation très rare de la Trinité : 1 Dieu en 3 personnes. A gauche, Jésus tient sa croix, à droite, Dieu le Père identifiable par le triangle qui lui sert d’auréole et au-dessus, le Saint-Esprit plane sous la forme d’un oiseau (habituellement une colombe… un peu grande ici…) La Vierge, à genoux, reçoit la couronne aux 12 étoiles.

Au verso :

– la colonne sur laquelle on attacha Jésus pour le fouetter,

– le coq qui chanta 3 fois, comme Jésus l’avait prédit, après que Pierre eût renié son maître 3 fois,

– la tunique de Jésus qui fut jouée aux dés (que l’on voit à côté) car les soldats qui assuraient l’exécution des condamnés avaient le droit de se partager les affaires de celui-ci. Pour satisfaire à cet usage, il aurait fallu déchirer cette tunique pour que chacun en récupéra un morceau. Etant donné sa qualité, les soldats préfèrent la jouer aux dés.

– l’échelle qui servit à descendre le corps de Jésus de la croix.

– le brasero, près duquel Pierre se réchauffait durant la nuit de l’arrestation de Jésus en attendant de voir comment les choses allaient tourner. C’est près de ce foyer qu’il fut reconnu par une servante et autres personnes, et qu’il renia Jésus. Au-dessus, représentation du calice qui sert au sacrifice de la Messe, avec le Saint-Esprit figure de la divinité qui domine l’ensemble (toutes ailes déployées) sous la forme d’une colombe. D’après le graphisme très fouillé de la gravure, je serais tentée de dire médaille du 17ème.

Trouvaille 22.31

Stéphanie et Raphaël, du département ensoleillé de l’Aude, ont ramassé ces divers petits objets , somme toute assez courants pour les prospecteurs, une paire de bouton de manchettes un Christ sur la croix, deux  médaille religieuses,

Trouvaille 15.19

Yannick, sans indication de localisation, aimerait quelques renseignements sur cette médaille religieuse en bronze ou argent   avec la sainte croix. Le personnage est drapé , porte la croix et le calice l’inscription est CRUX BENE fin XVIII° siècle pour l’Italie probablement

Page 34, dans la rubrique « trouvailles », sous la référence 15.19, il est présenté une médaille religieuse avec la mention CRUX BENE. Je crois pouvoir apporter au lecteur toutes les précisions utiles concernant cet objet. J’ai moi-même été confronté à ce type de médaille et j’ai effectué des recherches qui ont apporté les résultats suivants :

Il s’agit d’une médaille de Saint-Benoît brandissant la croix. En règle générale, on peut déceler à l’avers et au revers toute une série de lettres initiales dont voici la signification :

ESMC : du Saint Monte Cassino

CSPB : la croix du Père Saint-Benoît

CSSML : Crux sacra sit mihi lux (que la sainte croix soit ma lumière)

NDSMD : non drago sit mihi dux (que le dragon ne soit pas mon guide)

VRSNSMV : vade retro satana : nunquam suade mihi vana (arrière Satan, ne me tente pas avec des choses vaines)

SMQLIVB : Sunt mala quae libas ; ipsa venera bibas (la boisson que tu offres est empoisonnée. Bois-la toi-même).

La croix de Saint-Benoît est souvent déposée en terre afin de protéger les cultures. Saint-Benoît est devenu patron de l’Europe de 1964 et fêté le 11 juillet.

Avec mes félicitations pour la qualité des informations de votre magazine et mes cordiaux encouragements. Salutations distinguées.

P.Dalmaz

merci pour ces informations cruciales! 🙂