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L’or de la Laponie finlandaise

Nous croyons souvent que le Cercle polaire est une vaste étendue plate recouverte par la banquise, et la neige, et où vivent des Esquimaux chassant le phoque et la baleine. En fait, il est traversé par la Laponie, une immense région sauvage et dépeuplée formée de Taïga et de Toundra qui unit les 3 pays scandinaves que sont la Finlande, la Suède et la Norvège. C’est une terre de légendes et de rêves où ses habitants de toujours, les Samis, élèvent leurs rennes. C’est en Laponie finlandaise que nous irons à la rencontre du soleil de minuit, et des gisements aurifères qui offrent l’or le plus pur du monde.

L’orpaillage est une des activités principales du grand nord finlandais, et de nombreuses entreprises proposent des produits tirés du métal jaune si convoité.
De nos jours, l’or est toujours extrait dans les étendues sauvages de la Laponie finlandaise autour d’Oulu. Au fil du temps, plusieurs milliers de kilos du métal précieux ont été arrachés à la roche et à l’eau, mais personne n’en connait le poids exact car les chercheurs d’or sont des gens discrets qui ont le sens du secret.
C’est donc dans cette région rude aux étés courts et aux hivers sombres et glacials qu’en septembre 1868 de l’or fut découvert dans la rivière Ivalojoki par une expédition gouvernementale dirigée par le Directeur de la Monnaie finlandaise. C’est ainsi que débuta dans les années 1870 la ruée vers l’or en Laponie finlandaise appelée aussi la ruée vers l’or d’Ivalo.
Une décennie plus tôt, un Norvégien du nom de Tellef Dahll découvrit de l’or plus au Nord dans la rivière Tana en effectuant une étude géologique. Il en informa les autorités finlandaises car ce cours d’eau servait de frontière entre les deux pays. La Finlande, qui était à l’époque une partie autonome de la Russie, souffrait d’une grande famine et le gouvernement local finlandais espérait que l’or profiterait à l’économie du pays. C’est ainsi que la prospection de l’or en Laponie fut autorisée pour tous les “honnêtes” hommes du grand-duché de Finlande et de l’empire russe.
Les premiers chercheurs d’or, environ 500 prospecteurs, se dirigèrent vers la rivière Ivalojoki à travers la Laponie. Les prospecteurs parcoururent des centaines de kilomètres en ski, à pied ou en bateau pour se rendre dans la zone de prospection aurifère au confluent de la rivière Ivalo et de son affluent à Sotajoki.
A Kultala, des fonctionnaires délivraient des licences aux prospecteurs et achetaient leur or. Il y avait aussi des agents de la force publique et des cartographes, ainsi qu’un restaurant et un bureau de poste. Malgré tout à son apogée, le nombre de fonctionnaires et de chercheurs d’or ne dépassa pas les 600 personnes. Seuls, les 19 prospecteurs les plus riches employèrent d’autres chercheurs qui travaillaient 11 heures par jour, six jours par semaine.

La suite dans Monnaies & Détections n° 118

La carte au trésor

Un trésor a été révélé dans un no man’s land. Une carte détaillée, qui a été financée par l’Etat et que le Bureau des Ressources Géologiques et Minières a réalisé.

Pour la modique somme de 40 millions d’euros un Inventaire des Ressources Minérales de la Guyane a été dressé. La publication de ces cartes a coïncidé avec la vague d’orpailleurs clandestins, les garimpeiros, qui a déferlé sur le département français d’Amérique du Sud. Si les dignes fonctionnaires se défendent explicitement de la moindre corrélation entre pointer du doigt les paillettes et voir se multiplier les chantiers clandestins, implicitement il n’en est pas de même. “Vingt ans pour dresser la carte d’un trésor et ne pas publier les résultats ?! Cela aurait été absurde” conclut un ancien directeur. Il n’a pas l’air gêné que l’argent public ait manifestement servi à ouvrir le poulailler en grand à tous les renards brésiliens bienheureux de venir jouer à cache-cache avec les quelques malheureux gendarmes perdus dans la jungle amazonienne et française. Tant pis pour les tribus d’Indiens ou de Marrons qui, en plein cœur d’une zone de biodiversité soi-disant protégée, avalent le mercure répandu dans les rivières (il faut 1,3 kg de mercure pour amalgamer 1 kg d’or) et transitant par le poisson pêché dans les fleuves et les rivières opportunément désignés par le BRGM entre 1975 et 1995.

Cette 500 $ du Suriname contient probablement de l’or illégal.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Ruée vers l’or en Mauritanie

Après le Sénégal et la Guinée (Monnaies & Détections n° 70), c’est la Mauritanie qui est aux prises avec la fièvre de l’or ! Face à l’orpaillage clandestin, le Gouvernement mauritanien a mis en place un permis d’orpaillage ; depuis le 25 avril, il y a déjà plus de 20 000 orpailleurs déclarés ! En plus du permis, les chercheurs d’or qui ont un détecteur doivent l’avoir fait dûment dédouaner, 250 euros de taxes… Cela dit les GPX 5000 se revendent localement aux alentours de 10 000 euros ! De nouvelles zones aurifères ont été découvertes dans le nord du pays, à 250 km de Nouakchott et les autorités ont bien du mal à canaliser l’afflux de milliers de prospecteurs !
Et ça ne va sûrement pas se calmer, le non au Brexit anglais, entraînant la chute de la livre sterling a fait flamber le cours de l’or…
Source : www.rfi.fr/afrique

Le renouveau technologique de l’orpaillage artisanal en Guinée

Courant février 2013, une mission professionnelle de deux semaines en Guinée m’a amené à revivre une expérience similaire à celle connue deux ans auparavant dans la partie orientale du Sénégal voisin.

J’avais alors assisté sur plusieurs mois à la découverte d’un filon aurifère, à sa mise en exploitation artisanale et à son abandon. Cette « ruée vers l’or » d’échelle locale s’était accompagnée (i) de l’arrivée massive d’orpailleurs artisanaux (souvent clandestins) de toute l’Afrique de l’Ouest (Mali, Guinée, Burkina-Faso, Ghana, …), (ii) d’une exploitation dans des conditions hors de tout contrôle des autorités et hors de toute considération d’hygiène et de sécurité, et (iii) une fois la zone épuisée, de l’exode progressif des orpailleurs et des acteurs du réseau social associés (commerçants, prostituées, convoyeurs d’eau et de carburants, …).

Cette fois, l’expérience vécue en Guinée est un peu différente. Les zones exploitées sont les mêmes qu’auparavant (souvent proches de travaux de reconnaissance ou des exploitations minières de compagnies étrangères) mais les techniques d’orpaillage ont bénéficié de l’apport indéniable d’une technologie moderne qui bouscule les pratiques artisanales traditionnelles d’Afrique de l’Ouest.

L’orpaillage moderne à l’aide des détecteurs de métaux

Cette révolution technologique est celle de l’utilisation des détecteurs de métaux.

Du point de vue technique, on signalera que les grandes marques sont représentées (FISHER, TEKNETICS), certaines ont même installé leur quartier à la capitale (MINELAB à Conakry) pour alimenter massivement le marché et endiguer la contrefaçon asiatique qui résiste mal aux 45°C et à la poussière latéritique…

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 70

Détecteurs TEKNETICS T2 en action autour d’un puits d’orpaillage, pour recueillir les concrétions aurifères du minerai extrait des galeries. ©