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Trouvaille 142.19

Bonjour cher journal, détectoriste passionnée depuis des années et fidèle lectrice, je me lance moi aussi pour partager avec vous cet objet. Voici ce que je pense être une amulette phallique gallo-romaine, trouvée dans les Alpes-Maritimes, en pleine forêt. Je n’ai pas d’idée quant à la datation exacte de l’objet, mais j’adore ce genre d’artefacts. Vive la détection libre et encadrée ! Je rêve que la France prenne le même chemin que l’Angleterre. Cordialement, Élise.

Eh oui Élise, il s’agit bien d’un pendentif phallique en bronze, période gallo-romaine (IIe-IIIe siècle). Il est en très bel état de conservation. On peut noter que l’absence d’usure à l’anneau implique un port court, avant perte, de l’ordre de quelques années. Les stries sont censées représenter la toison pubienne. C’est un modèle classique. Voir la trouvaille de Christophe n°14.01 sur le blog Monnaies & Détections, il est quasiment identique au tien.

Trouvaille 111.21.bis

On continue par un dé de jeu en plomb, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas vraiment carré, les arêtes n’ont pas toutes la même longueur ! Peut-être que son propriétaire l’a jeté de rage à l’époque gallo-romaine… Suit ensuite un petit pendentif phallique en bronze, assez classique, avec un grand anneau de suspension, II-IIIe siècle. Et on termine par un objet d’une époque plus récente, semble-til, de par le style, un élément de décoration terminale représente une tête de chien avec de grandes oreilles ouvertes et deux petites gueules d’animaux stylisés au bout des branches perpendiculaires. La branche étant de surcroit chargée d’une double ligne parallèle et spiralée. La base de l’élément décoratif est saturée d’oxyde de fer ce qui tendrait à penser qu’il était en contact avec ce métal. Cela pourrait être l’extrémité d’une poignée d’arme de poing, dague ou autre. XIII-XVI° siècle

Trouvaille 101.16

Christophe à Grenade a trouvé ce tout petit pendentif phallique en argent gallo-romain, il pèse tout juste huit centièmes de gramme. Sur la droite, une monnaie à la croix dont l’avers n’est pas identifiable
ainsi qu’un petit lingot d’argent. En dessous une agrafe en bronze pour cape. Agrafe à double crochet
datée du VIIe au IXe siècle. Le corps sub-rectangulaire présente une série d’incisions parallèles.

Trouvaille 68.12

Trouvé dans une vigne avec deux monnaies romaines immédiatement à côté, en cours de nettoyage (j’y ai également sorti deux deniers en argent postés dernièrement). D’après la cassure, je pense que l’objet était symétrique et qu’il est fort probable qu’il manque une longueur sur le côté droit (vue de face). Derrière, aucune trace de « soudure » ni de cassure visible. L’objet est en bronze et pèse 24g pour 5 cm de long.

Tu te trompes, Bituriges, à partir d’une certaine taille, les pendentifs phalliques sont tous plats car portés en pendentif justement (et ne cherchez pas un jeu de mot sur la taille). D’un côté, le pénis arrogant, de l’autre, le bras vengeur avec poings fermés et pouce sortant entre les quatre autres doigts. Époque estimée au Ier au IIème siècle après Jésus-Christ.

Trouvaille 62.25

A Palmiers, ville ariègeoise au pieds des Pyrénées, Christophe officie et nous envoie ses trouvailles.

De gauche a droite, on distingue un petit pendentif phallique en bronze d’époque gallo romaine. L’anneau s’est ouvert par usure de frottement. Le pendentif est assez fruste et ne rend pas hommage à son artisan.

Avant de passer à la monnaie, intéressons-nous à cet objet de cuivre brut semble-t-il d’aspect médiéval. Un carré parfait évidé en forme de croix qui contient un prolongement à chaque coin du carré. Prolongement sous la forme d’un buste médiéval qui était peint et stylisé (on distingue sur l’un des bustes de la couleur verte pour les yeux) un nez épais et plat. La chevelure est sous forme de traits parallèles. Mais il peut s’agit d’un casque avec protection nasale ? La croix formée par les buste à l’exacte perpendiculaire crée des encoches où venaient se loger des pendants représentant les mêmes bustes à l’exacte reproductions si ce n’est le bas en forme de triangle pyramidal base en bas au lieu de pointe en bas. Le revers nous permet de voir comment était fixé cet élément mobile sur l’objet principal, il s’agit d’un simple prolongement de la tige retournée et emprisonnant l’original. On peut émettre l’hypothèse que les trois autres éléments mobiles étaient présents à l’origine. Maintenant quelle était l’utilité de cet objet ? Nous n’avons pas de réponses précises mais nous espérons pouvoir percer ce mystère dans le prochain numéro.

hypothèse d’un lecteur:

L’objet en question est une pièce de jonction d’harnachement, celle-ci était positionnée sur le poitrail d’un cheval, les joncs ou les cuisses ; la tête mobile en bas, les trois encoches entre les têtes, recréant les lanières de cuir de l’harnachement ; époque : médiéval probable.

Terminons par le divisionnaire d’écu de Louis XV 1762 pour le Béarn. Il s’agit d’un dixième d’écu d’un indice de rareté très intéressant mais néanmoins son état TB est très moyen. C’est une monnaie estimée 120 à 150 €.