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Monnaies et Détections

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Trouvaille 145.27

De nouveau Jéjé 77, avec ses trouvailles dans le même département, (les vôtres ou celles du cousin ?) une jolie vervelle de 26 × 22 mm datée du XIVe siècle avec un léopard rampant à gauche. Arme trop simpliste pour être identifiée mais à rapprocher des armes d’Edouard III d’Angleterre et de la guerre de 100 ans. Suit une boucle en bronze incomplète de 28 mm de longueur. La monture, avec une barre transversale épaisse qui offre des stries de décorations présente un bouton hémisphérique relié à la boucle par une tige épaisse dépassant du centre du bord extérieur. Les côtés suggèrent un rappel aux dauphins des boucles romaines, le revers est plat. Il manque une partie trop fine qui n’a pas résisté. Dans les boucles romaines, il n’y a pas ce bouton proéminent en avant, mais il existe sous différentes formes entre la fin du XVe et du XVIe siècle.

Trouvaille 145.05

Bonjour à toute l’équipe, Veuillez trouver ci joints les photos d’une vervelle trouvée dans l’Hérault. Pouvez-Vous m’en dire plus sur l’origine du blason et sa période ? Cordialement Jean.

La forme de l’écu est typiquement française et date du XIIIe siècle. Le fond semble être un pointillé ce qui signifie que la couleur est or. La figure est un chien rampant à gauche en général un lévrier. Tous les animaux peuvent figurer sur un blason y compris les chèvres et lapins, on est loin du lion mais le lion a été à tel point utilisé que l’on a pu dire que « qui n’a pas d’armes, porte un lion » pour résumer, en langage héraldique, cette vervelle porte une armoirie décrite comme : « D’or au chien d’argent ». Concernant la famille il doit s’agir d’un membre de la famille BRUNET (PANAT CASTELPERS) VILLENEUVE ; une branche se fixa au diocèse de Bézier, où elle est connue sous le nom de Villeneuve. Blasonnement : D’or au lévrier rampant de gueule à la bordure componée d’argent et de sable de seize compons. La bordure componée n’est pas présente sur la vervelle par manque de place ; de même que la patte avant gauche du lévrier a été allongée sur la vervelle. Sur la vervelle, on distingue à peine le collier, ce qui le fait remarquer, c’est la boule qui se trouve sur le dos du lévrier au niveau du cou (un grelot sans doute). Ces renseignements proviennent de « l’armorial du Languedoc » par Louis de la Roque. Merci à Eric pour l’ID.

Trouvaille 135.17

Trouvaille de Patrick, une vervelle de petite taille 1.5cm (pendentif ?) avec écu présentant un écartelé à la croix de gueule et de « coquille saint Jacques » ( selon Patrick), en toute honnêteté on ne voit pas les coquilles saint Jacques…  la rigueur que l’on s’impose nous oblige à effectuer une recherche plus approfondie sur le net sur les armes écartelées ci-dessus,  bon,  on est tombé sur la « conserverie la belle illoise» On a pas osé allé plus loin…

Bonjour,

Ayant trouvé moi-même une vervelle identique à celle que vous présentez dans votre blog sous le numéro 135.17, je me permets de vous contacter afin de vous faire part de mes connaissances quant à son identification. Cette vervelle représente un blason de la famille De Fargues (secteur Langon, Gironde) et on retrouve ce blason sculpté dans la pierre au-dessus de la porte d’entrée principale du château de cette commune. Ce château est la propriété depuis 1472 de la famille de Lur Saluces. Même si la datation de cette vervelle est de plus un siècle antérieur à la prise de possession du château par la famille de Lur, j’ai tout de même fait cadeau de cette vervelle au comte de Lur Saluces car cet objet appartient au patrimoine historique de ce château et elle y est plus à sa place dans ses vitrines que dans ma collection ! J’ai récemment trouvé une seconde vervelle de la famille de Fargues. Le site Eraldica Occitana (ci-dessous en lien) a fait un bel article sur la famille de Fargues, on y apprend beaucoup sur le lignage et les blasons de cette noble et grande famille du 13e et 14e siècle. https://eraldica-occitana.com/quelques-jalons-de-lhistoire-heraldique- de-la-famille-de-fargues-en-bazadais/ Mes deux vervelles ont été trouvées sur le site que je suppose être l’emplacement du château vieux à environ 100 mètres l’une de l’autre et à 600 m du Château neuf dont l’édification remonte à 1306. Historiquement elles sont à leur place ! Il me serait intéressant de connaitre le lieu de découverte de celle récemment mise en publication. Je joins les photos des deux vervelles trouvées ainsi que celle du blason se trouvant à l’entrée du château de Fargues. Bien cordialement, Pascal

Merci pour ce partage, ce que nous avions pris pour une coquille saint Jacques est en fait un pot de sable (sable = noir). La trouvaille de Patrick est une vervelle aux armes de Béraud de Fargues, frère de Bernard, tous les deux neveux du Pape Clément V qui a favorisé leurs carrières religieuses. Béraud, fut ainsi nommé évêque d’Albi où il restera de 1313 à 1334. On peut contempler ses armes sur une clé de la voûte majestueuse de la cathédrale Sainte Cécile de la capitale albigeoise, au niveau de la dixième travée. Béraud aussi, avait écartelé les armes primitives de Fargues avec un symbole religieux ostensible mais sans rappeler les armes de sa mère, née de Got. Son écu peut être blasonné « écartelé d’argent à la croix de gueules et d’or au pot de sable ». Patrick a trouvé sa vervelle dans les Landes sur la côte landaise ce qui est cohérent.

La rédaction

Trouvaille 116.26

Bonjour, je partage quelques extraits de mes plus belles trouvailles (parmi d’innombrables chou-blancs) : comme ce médaillon héraldique médiéval, l’écu des comtes de Boulogne, un des premiers blason de France, XI-XIIe siècles, d’or et aux trois tourteaux de gueules. Ou encore ce gros potin gaulois à la tête négroïde séquani et le cheval à gauche, Ø 20 mm pour 7,6 g, qui peut signifier une migration d’un clan de Séquanes vers l’ouest de la Celtica, tout juste entre les régions pictones et santones. Et ces autres objets et monnaies dont j’ai une incertitude sur l’identification ! – un crochet en bronze 26 mm de large, 45 mm de hauteur et 3,5 d’épaisseur – un poids monétaire 12 mm sur 12 pour 1,48 g – une moitié de module, dos lisse en cuivre Ø estimé 43 mm et dans l’état 5,78 g, matérialisant un arbre ou une plante ? – un plomb Ø 23 mm, cryptogramme en latin – et deux deniers, l’un, je crois de Charlemagne Ø 21 mm pour 1,64 g et l’autre de Louis le pieux 814/840, Ø 19,5 pour 1,62 g, frappés à l’atelier de Melle. Merci de confirmer l’identification de ces objets et si possible une estimation des monnaies. Charentais17

La vervelle est une très belle trouvaille de bonne conservation, il n’y a rien à rajouter sur la présentation que vous en avez faite. Le potin gaulois est un potin séquane à la grosse tête. Avers : tête casquée à gauche, avec un bandeau parallèle ; l’oeil vide et un globule dans la bouche. Revers : anépigraphe. Taureau chargeant à gauche, la queue relevée et terminée par un globule, peu de relief, état TB 20 euros.

Trouvaille 104.07

Bonjour, lecteur assidu de votre revue je me permets de vous transmettre ces photos pour savoir si vous pouvez m’en dire un peu plus. Pièces trouvées avec mon Déus du côté de Carbonne. Un lot de 3 pièces soudées entre elles qui me semblent être des romaines, mais de quel empereur ? Une monnaie visage côté gauche, peut-être une autre romaine ? Pour le reste trouvé du côté de Garidech : une monnaie qui pèse 4,1 grammes et a un diamètre de 16 mm, je pense à de l’argent : croix sur une face et un cheval (d’après moi) sur l’autre face avec de gros yeux ! Rien trouvé sur internet. Et les deux autres objets trouvés à peu près côte à côte. Un cœur qui pèse 14,4 grammes avec une dimension de 30 mm et qui me semble être du bronze. Une médaille avec un blason sur la face d’une dimension de 35 mm. Merci d’avance, Henri 31.

Vos trois monnaies collées sont romaines, début du IVe siècle (300-330), reconnaissables à la forme générale du portait typique de cette époque et de Constantin le grand et ses descendants. Impossible de préciser plus que cela sans titulature lisible. Avez-vous bien tourné autour de cette trouvaille ? Et éventuellement décapé sur une dizaine de centimètres avant de repasser l’appareil ? C’est une obligation quand on trouve des monnaies collées…
Même problème pour votre autre monnaie romaine, elle n’est pas identifiable en l’état, il s’agit peut-être d’un des usurpateurs lyonnais Victorin ou les Tetricus.
Pour la trouvaille de Garidech de 4 g et d’un diamètre de 16 mm, ce n’est pas une monnaie, probablement un méreau du XIIIe siècle, et il n’est pas certain qu’il soit en argent, de plus il ne s’agit pas d’un cheval mais plus certainement d’un chien.
On continue par une petite vervelle en forme d’écu supportant un meuble héraldique et enfin on termine par un petit pendentif en forme de cœur dont l’époque est difficile à estimer mais postérieure au XVe siècle.

Trouvaille 98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.

Bonjour au sujet du dernier objet, il ne s’agit pas d’une capsulae mais d’une vervelle, Luc du Lot.

Merci, vous avez parfaitement raison, le système d’attache de la ceinture n’est pas présent et l’élément est mobile merci pour votre courriel, la rédaction

Trouvaille 94.06

Patrick est à Carbonne (région toulousaine) et il a trouvé cette jolie vervelle perdue par un languedocien dans la période du XIVe au XVIe siècle. L’intérêt de cette vervelle est qu’elle représente le palais des archevêques de Narbonne présent sur tous les poids monétaires de Toulouse.

Trouvaille 90.19

par inconnu, envoi de trois trouvailles originales : une vervelle ou pendant  représentant un écu fascé avec comme meubles : trois fleurs de Lys (royaume de France) au XIII-XIV° eme siècle on distingue encore des restes de couleurs : or pour les lys et rouge pour le fond haut et bas.

Trouvaille 72.25

De Juju en Ariège, un objet qui pourrait être une vervelle ou un pendentif de harnais, mais d’époque plus récente. Ce n’est pas médiéval – cela ressemble bien à un décor pendant ou pendentif d’un harnachement de cheval, mais le style est plutôt début XVIIe siècle.
Le centre comporte un blason mi-parti avec un demi-visage (on ne voit pas l’autre moitié du décor) au-dessus, séparé par un trait horizontal. On lit C 21 ou 24 (numéro d’un régiment de cavalerie probable). Dans les feuilles extérieures, on distingue le dessin d’une tour (armes d’une ville comme Tournai).
Ce serait donc un pendentif de harnais de cavalerie indiquant les armes du régiment, son numéro et les armes de la ville de garnison au début du XVIIe siècle. Avis aux amis férus de militaria.

Trouvaille 70.03

Trouvé dans un champ en Charente. Poids : 6 grammes. Diamètre : 3/5 cm. Apparemment c’est de l’or. Bronze avec un aigle sur fond bleu. DedE.

Non, ce n’est en aucun cas de l’or, il s’agit d’une applique décorative certainement enchâssée sur un meuble en bois. Le décor représente un aigle à deux têtes de face et les serres écartées, le style est très artisanal. Le fond est constitué d’un émail bleu. Il s’agit peut-être d’une influence germanique du XIVe siècle et il s’agit d’un vestige de vervelle…