MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Archive pour août, 2020

Le mur

Découverte étonnante pour des ouvriers sur le chantier de construction d’un immeuble, en Pologne dans la ville de Poznan. Les ouvriers sont tombés sur les restes d’une fondation gigantesque, un mur de plus de 4 mètres d’épaisseur et dont la base se trouve à 7 mètres de profondeur sous le niveau actuel ! Les archéologues pensent qu’il s’agit là des restes de l’enceinte fortifiée de la première capitale du pays ! Les historiens et les archéologues l’imaginaient dans la ville voisine de Gniezno, sans avoir jamais réussi à la trouver et pour cause, puisqu’ils ne cherchaient pas au bon endroit… La datation laisse penser que ce mur fut érigé entre l’an 968 et l’an 1000, d’après les chroniques de l’histoire il mesurait 12 mètres de haut pour 4 mètres de large à sa base et entourait entièrement la première colonie de Barbares qui fit souche et fonda sous le règne de Mieszko I, ce qui allait devenir l’actuelle Pologne. Les promoteurs du chantier sont inquiets, avec une telle découverte, il n’est pas dit que l’immeuble voie le jour…


Source : thefirstnews.com

Trouvaille 113.03

Steaky steak est dans l’Aveyron. Il nous envoie cette série de belles trouvailles :

Une bague en or d’époque gallo-romaine avec un chaton en ovale où devait être insérée une pierre ou alors une intaille.

Il a également trouvé trois monnaies en or.

La première est attribuée à Philippe VI de Valois (1328-1350). C’est une chaise d’or. L’écu d’or « à la chaise » est ainsi désigné en raison de la stalle gothique où est assis le souverain. Frappée à partir de 1337, cette monnaie fait écho à la guerre de Cent Ans : le roi, couronné, n’est plus vêtu du manteau royal, mais du haubert et de la cotte d’armes ; il ne tient plus le sceptre et la fleur de lis, mais l’épée de la main droite et l’écu de France de la main gauche. Les émissions de 1349 furent celles dont le titre en métal précieux fut le plus bas, conséquence des revers militaires et des difficultés économiques dues à la peste (Texte musée Carnavalet Paris). Avers : + PHILIPPVS DEI – XGRA – FRANCORVM. Revers : + XPC: VINCIT: XPC: REGNAT: XPC: INPERAT. Croix quadrilobée et fleuronnée, dans un quadrilobe orné de feuilles et cantonné de quatre trèfles sans queue (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). C’est une monnaie commune parmi les monnaies or et celle-ci est fendue jusqu’au centre. Son état est donc un petit TB à 550 euros.

Les deux autres monnaies sont des « francs à cheval », la photo, de piètre détail surtout pour la première, ne permet pas d’agrandir sans pixeliser pour lire et différencier l’appartenance. Nous pensons néanmoins qu’il s’agit d’une monnaie de Jean II le bon. Avers : IOHANNES: DEI – :GRACIA: – FRANCOR: REX. Jean II chevauchant à gauche, l’épée haute, coiffé d’un heaume. Revers : + XP’C* VINCIT* XP’C* REGNAT* XPT+ XP’PERAT. Croix feuillue avec quadrilobe en cœur. La frappe est faible, il y a quelques marquages sur la monnaie, c’est un TB+ à 750 euros pour la première, la seconde est un niveau au-dessus pour l’état et se négocie aux alentours de 1000 euros.

Enfin on termine par un sceau : sceau de la fin XVe siècle, au style gothique rhénan pour un chevalier ou marchand anobli dont l’écu armorié figure au centre des arcatures gothiques. Au-dessus et dans les coins on voit un petit castel et deux mains probables (mains d’Anvers ?), le texte difficile à lire pourrait être les nom et prénom du propriétaire, et peut-être son titre ? SAD OMSO GOUGNOES. Sur l’extrémité de la tige de préhension, semble figurer une marque gravée en guise de contre sceau. Ce sceau provient de la zone d’influence balte ou de la Hanse.

 

Trouvaille 110.20

Bonjour, je suis Pierre d’Ille-et-Vilaine (35). Un de mes amis a trouvé ces bijoux en or quasiment pur dont les pierres précieuses sont vraies, dans un creux en forme de S qu’avaient formé les crues d’hiver de la rivière. Puis-je avoir plus d’informations en ce qui concerne l’époque ? Merci, Pierre 35

C’est Noël avant l’heure pour votre ami ! On connait des prospecteurs de plages qui rêveraient de ce palmarès ! Le bracelet multiple contient une monnaie de 10 f de l’Empire Français. On croit déchiffrer la date de 1866 qui irait avec le revers lisible EMPIRE FRANCAIS. Cette monnaie permet de dater précisément ce dépôt ou cette perte de bijoux ? Au mieux première partie du XXe siècle jusqu’au XXIe siècle. On remarquera que le bracelets aux têtes de fauves est de la marque Graziella actuelle.

Trouvaille 110.19

Bonjour, je vous joins une photo d’une fibule à queue de paon avec des traces de dorures, trouvée en Charente. Vous pouvez la publier dans votre revue, bien cordialement, Patrick
Rien à rajouter si ce n’est la date : première partie du premier siècle. La collerette losangique supporte un décor géométrique.

Trouvaille 110.17

Bonjour, je soumets à votre expertise ces éléments trouvés en Margeride (48) : rondelle bouletée de 19 mm, poids 1,95 g, « rondelle » alliage fer et ? de 30 mm, trou intérieur de 5 mm, poids 16,9 g, piécette Henri II de 15 mm, poids 0,8 g, atelier Moulins (03) ou Riom (63). Salutations et remerciements, Jean-Pierre

Une fusaïole en plomb ? Fort probable même si on n’est pas sur le design traditionnel de la fusaïole, mais il y a tellement de variétés que l’on a pas fini d’en faire le tour. Votre rondelle en alliage ferreux restera une rondelle. La monnaie est plus intéressante, il s’agit d’un liard à la croisette fleurdelisée. Avers : H couronné entre trois lis. + HEN. III. D: G. F. P. R (Henri III, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Polonais). Revers : + SIT. NOM. DNI.BEN. Croisette fleurdelisée. Ces monnaies frappées sont souvent de mauvaise qualité mais son degré de rareté lui confère une estimation d’une quarantaine d’euros.

Trouvaille 110.16

Thierry à Momuy, a trouvé peut-être un mouvement d’horlogerie, style volant d’inertie, au bout d’une tige/axe… Cet objet est moderne. Il nous présente aussi un méreau classique, basique, multi usages, géométrie sommaire. Fourchette chronologique large XIVe – XVIe s., peu de choses à en dire !

Trouvaille 110.15

Bonjour, je suis un jeune détectoriste auvergnat de 15 ans, je détecte avec mon père depuis quelques mois et j’ai trouvé récemment cette monnaie : un petit bronze IIPOS arverne à l’échassier. Enzo

Avers anépigraphe, une tête à gauche est présente, les cheveux en arrière, grènetis. Revers : IIPOS. Echassier marchant à gauche, grènetis. On est au premier siècle avant Jésus-Christ. Bravo pour ta trouvaille, c’est un petit état TB, et c’est une monnaie courante, elle s’estime une trentaine d’euros.

Trouvaille 110.12

Bonjour, pourriez-vous me dire quel type de monnaie svp : monnaie gauloise, quel type ?? Poids : 8,17 g, dimension : 2,3 cm, trouvée en Franche-Comté par Bill. Il s’agit à notre avis d’un statère de l’est de la Celtique, de type séquano helvète, Nouvel Atlas t. III, série 833 « à la roue », DT 3067. Sur votre exemplaire, le flou de la frappe dissimule probablement une roue entre les avant et arrière trains des chevaux du bige. Fin du IIe siècle et premier tiers du Ie siècle ; l’avers est constitué du profil d’Apollon lauré à droite et bige à gauche au revers. Cette monnaie est en état TTB. Son estimation est 900- 1000 euros.

Trouvaille 110.11.bis

On termine avec encore deux éléments de boucles, un crochet de ceinture en forme de serpent XVIIe-XXe siècle et la partie interne d’une boucle du XVIIIe siècle, c’est-à-dire la chape et la goupille. Il y a quatre parties dans une boucle : le tour, qui retient le nom de boucle ; l’ardillon, la goupille et la chape. Ici est présenté la goupille qui traverse la boucle, et la chape qui est fixée au cuir ou au tissu.

Trouvaille 110.11

Quelques petites trouvailles trouvées dans l’Aude. Une boucle à deux fenêtres, L 33 mm, l 25 mm, poids 8,71 g. Un poids peut-être monétaire, 15 mm x 15 mm, épaisseur 6 mm, poids 12,97 g. Une boucle méro, je suppose, L 45 mm, l 21 mm, poids 9,75 g, la plus longue. Une autre boucle aussi mero, la plus courte, L 33 mm, l 23 mm, poids 9,899 g. Serpent bronze, L 4 cm, large 2,5 cm. Peut-être épingle à cheveux, bronze aussi, L 5 cm, large 2,5 cm. François

Il s’agit d’une boucle en bronze du XIIIe-XIVe siècle, boucle à double barre symétrique. La traverse frontale a une forme de croissant de lune et est surmontée d’une protubérance où vient se positionner l’ardillon. La traverse centrale présente une ligne bombée en guise de décoration faisant une encoche pour bloquer l’ardillon. Le poids de 12,97 g correspond à peu de choses près au franc de Henry III. La lecture nous donne XD, LPC couronnés ? Une fleur de lys, une lettre en dessous, peut être un D et le chiffre romain XII. Cela pourrait donc être un poids de XD XII G (dix deniers douze grains), sous toute réserve… Il manque réellement les indices de l’autre face pour l’identification définitive. Les deux objets suivants sont bien d’attribution mérovingienne. Boucle quadrangulaire avec un décor de quatre besants à chaque angle, corps étroit avec une extrémité distale s’élargissant et supportant un motif floral. Deux pattes de fixations sont présentes au revers. La seconde est une plaque rigide (boucle et plaque d’un seul tenant) la boucle ne comporte aucune décoration à l’instar de la plaque circulaire où l’on entraperçoit quelques lignes et traits. L’ardillon se logeait dans les deux trous visibles des bras parallèles. On termine avec encore deux éléments de boucles, un crochet de ceinture en forme de serpent XVIIe-XXe siècle et la partie interne d’une boucle du XVIIIe siècle, c’est-à-dire la chape et la goupille. Il y a quatre parties dans une boucle : le tour, qui retient le nom de boucle ; l’ardillon, la goupille et la chape. Ici est présenté la goupille qui traverse la boucle, et la chape qui est fixée au cuir ou au tissu.