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Monnaies et Détections

Archive pour juin, 2021

Chasse au trésor

Dans la même veine que la célèbre « Chouette d’or », un livre publié en 1993 qui lançait ses lecteurs vers un trésor, une chouette en or, cachée quelque part en France et qu’une série d’énigmes devait permettre de retrouver…
Les éditions du Trésor, qui ont à leur catalogue de nombreux livres sur différents types de chasse au trésor, publient un nouveau livre « L’or de Sipan » à la clé des énigmes, une statuette en or aux yeux d’émeraude, d’une valeur de 50 000 euros !
Sipan est dans la réalité, un village au nord du Pérou, près duquel fut découvert en 1987, un site funéraire de la tribu des « Moché », le site de Huaca Rajada, exceptionnellement riche en objets et statuettes en or ! Bonne chance aux amateurs d’énigmes, en espérant que la fin sera plus heureuse que pour la chouette d’or, l’auteur décédé depuis, la chouette n’a jamais été retrouvée !


Source : editionsdutresor.com

118.10

Bonjour, je vous adresse un beau pendentif en forme de cœur avec un saint sur le verso (avec trois lys et lettres S.A. à gauche ?). Et un calice avec deux angelots au recto. Il provient d’une hauteur à proximité d’une abbaye de l’ordre de prémontré !… Merci pour votre aide précieuse pour un éclaircissement. Salutations et détectons encore ! Arnaud
Il s’agit d’une médaille religieuse pour Saint Antoine, le saint que l’on invoque pour retrouver les objets perdus. Sur une face on voit le saint Sacrement : le calice et Marie et le Christ agenouillé sur l’autre face saint Antoine tient le Christ debout dans sa main et porte trois fleurs de lis dans l’autre. La forme de la médaille représente le Sacré Cœur, la bélière bouletée permet de dater la médaille du XVIIe siècle.

L’or de la Laponie finlandaise

Nous croyons souvent que le Cercle polaire est une vaste étendue plate recouverte par la banquise, et la neige, et où vivent des Esquimaux chassant le phoque et la baleine. En fait, il est traversé par la Laponie, une immense région sauvage et dépeuplée formée de Taïga et de Toundra qui unit les 3 pays scandinaves que sont la Finlande, la Suède et la Norvège. C’est une terre de légendes et de rêves où ses habitants de toujours, les Samis, élèvent leurs rennes. C’est en Laponie finlandaise que nous irons à la rencontre du soleil de minuit, et des gisements aurifères qui offrent l’or le plus pur du monde.

L’orpaillage est une des activités principales du grand nord finlandais, et de nombreuses entreprises proposent des produits tirés du métal jaune si convoité.
De nos jours, l’or est toujours extrait dans les étendues sauvages de la Laponie finlandaise autour d’Oulu. Au fil du temps, plusieurs milliers de kilos du métal précieux ont été arrachés à la roche et à l’eau, mais personne n’en connait le poids exact car les chercheurs d’or sont des gens discrets qui ont le sens du secret.
C’est donc dans cette région rude aux étés courts et aux hivers sombres et glacials qu’en septembre 1868 de l’or fut découvert dans la rivière Ivalojoki par une expédition gouvernementale dirigée par le Directeur de la Monnaie finlandaise. C’est ainsi que débuta dans les années 1870 la ruée vers l’or en Laponie finlandaise appelée aussi la ruée vers l’or d’Ivalo.
Une décennie plus tôt, un Norvégien du nom de Tellef Dahll découvrit de l’or plus au Nord dans la rivière Tana en effectuant une étude géologique. Il en informa les autorités finlandaises car ce cours d’eau servait de frontière entre les deux pays. La Finlande, qui était à l’époque une partie autonome de la Russie, souffrait d’une grande famine et le gouvernement local finlandais espérait que l’or profiterait à l’économie du pays. C’est ainsi que la prospection de l’or en Laponie fut autorisée pour tous les “honnêtes” hommes du grand-duché de Finlande et de l’empire russe.
Les premiers chercheurs d’or, environ 500 prospecteurs, se dirigèrent vers la rivière Ivalojoki à travers la Laponie. Les prospecteurs parcoururent des centaines de kilomètres en ski, à pied ou en bateau pour se rendre dans la zone de prospection aurifère au confluent de la rivière Ivalo et de son affluent à Sotajoki.
A Kultala, des fonctionnaires délivraient des licences aux prospecteurs et achetaient leur or. Il y avait aussi des agents de la force publique et des cartographes, ainsi qu’un restaurant et un bureau de poste. Malgré tout à son apogée, le nombre de fonctionnaires et de chercheurs d’or ne dépassa pas les 600 personnes. Seuls, les 19 prospecteurs les plus riches employèrent d’autres chercheurs qui travaillaient 11 heures par jour, six jours par semaine.

La suite dans Monnaies & Détections n° 118

30 kilos d’or volé

28 janvier, dans les environs de Lyon, un jeune couple d’une trentaine d’années est pris en otage par un commando armé ! Les malfaiteurs n’ont pas tapé au hasard, le père du jeune homme a une entreprise qui traite des métaux précieux, dont de l’or… Ce dernier est contacté par les ravisseurs qui vont l’obliger à aller vider son coffre, s’il veut revoir son fils et sa compagne… Par un jeu de piste envoyé par sms, il se retrouve sur la commune de Neyron, le chef d’entreprise et le couple seront retrouvés attachés à un arbre, quant au contenu du coffre, 30 kilos d’or, envolé !
Malgré un mode opératoire digne de professionnels, les braqueurs étaient des amateurs, d’après les enquêteurs, qui un mois et demi après le vol ont localisé le commando de neuf hommes et retrouvé le butin. Cerise sur le gâteau, ce ne sont pas 30 kilos d’or, mais 50 kilos que les enquêteurs ont trouvés ! Soit le résultat d’un autre vol, ou alors le chef d’entreprise a de sérieux problèmes de comptabilité et de futurs ennuis avec le fisc…

Sources : actu.fr/auvergne-Rhône-Alpes & leparisien.fr

118.02

Thomas de la Haute-Garonne a trouvé ce teston de Savoie : Charles Ier (1482-1490). Avers : + KAROLVS D SABAVDIE MAR I ITA. Buste en arme à droite. Revers : + XPS VINCIT XPS REGNAT XPS INPER. Ecu de Savoie entre FR – ET sous un lac d’amour. La monnaie aurait pu être un TTB (prix moyen 2700 euros) mais du fait des rayures remarquables sur le revers et à l’avers elle est rétrogradable en TB et se négocie aux environ de 600 euros.

Le roi des pirates

Henry Every, alias : Henry Avery, John Avary, Long Ben ou Benjamin Bridgeman… fut l’un des plus célèbres flibustiers anglais. Né en 1659, personne ne connait la date de sa mort, elle est donnée pour après 1696 !

Il serait mort en 1699 ou 1714, mais rien n’est moins sûr, sous un de ses nombreux noms d’emprunts.
En 1693, Henry Every est contremaitre sur le Duke, un navire anglais faisant partie d’une flotte de quatre vaisseaux armée à Bristol, Angleterre. Ces quatre navires ont pour but d’aller chercher des épaves de galions espagnols « chargés de trésors » ayant coulé dans la mer des Caraïbes ! Pour aller repêcher ces trésors, les Anglais doivent obtenir l’autorisation des Espagnols pour exploiter les épaves, seulement elle tarde à venir, les quatre navires dont le Duke, mouillent en baie de Corogne, capitale de la Galice à l’époque, pendant près de six mois et les marins anglais ne sont plus payés !
C’en est trop pour Henry Every, sous son impulsion 85 marins du Duke se révoltent (une mutinerie), et s’emparent du navire, les voilà devenu pirates ! Le Duke est rebaptisé « Fancy », Every est élu chef des pirates et en profite pour créer son pavillon, resté célèbre, un crâne de profil surmontant les deux tibias, qui eux sont un classique des pavillons pirates. Ils mettent les voiles vers l’Afrique occidentale. En chemin ils s’associent à deux petits sloops, des navires de pirates plus petits ce qui les rend plus maniables à l’attaque et ils se lancent dans les abordages…

La suite dans Monnaies & Détections n° 118

Sommaire n°118

Vécu
Cahiers de prospection 2007
Suspense à la BnF !
L’or de la Laponie finlandaise
Le crash du Heinkel 111 Wnr 5599 le 13 décembre 1941
Trésors et justice
Économie rustique, recyclage et réparations pratiques trouvées en détection
Découverte d’une copie d’un prototype inédit pour Lothaire I
Le roi des pirates
Les apports scientifiques de monnaies gauloises trouvées au détecteur
Le coin du bricoleur
Brèves
Histoire
Le Moyen-âge et la féodalité
Tiens, voilà le facteur…
Numismatique
Une principauté napoléonide
Monnaies d’aubaine à La Réunion
La pièce de 5 francs de Zéphirin Camélinat
De quelques vestiges du Sud
Trouvailles
Monnaies/objets
Courrier
Banc d’essai
Sur le sable abandonné…
Librairie
La photo insolite

Édito n°118

Ce numéro 118 fait la part belle aux apports scientifiques que les monnaies découvertes au détecteur apportent à la com­mu­nauté scientifique. La vraie, celle qui publie pour faire avancer la recherche de notre patrimoine. Lisez et partagez avec bonheur sur les forums et sur les réseaux sociaux l’article page 30.
De même, la découverte d’un prototype inédit de monnaie pour Lothaire en page 26 provient d’une découverte d’un prospecteur déclarée en Belgique.
N’en déplaise à certains, la science ne peut se passer de l’immense base de données que représentent les trouvailles hors contexte des prospecteurs. Ceux qui le nient se trompent de combat ou pire, protègent des acquis et des privilèges dont ils veulent rester les maitres absolus sans contrôle extérieur.
En 2020, 900 objets ont disparu des collections de musées, l’OCBC est une branche de la police judiciaire spécifi­quement dédiée à la traque d’objets artistiques ou culturels volés, dans la majorité des cas, le vol a toujours été
fait dans des circonstances très floues et en ne laissant quasiment pas de traces ni d’effractions…. Tiens, tiens…
Bonne lecture,
Gilles Cavaillé