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Monnaies et Détections

Catégorie : Vécu

Qui a trouvé le Trésor de Forrest Fenn ?

On vous en parlait dans le numéro 116 de Monnaies & Détections, un très gros vendeur de détecteur de métaux aux États-Unis, la « Kellyco Metal Detectors » offrait une prime à l’inventeur du trésor de Forrest Fenn, 10 000 dollars pour une interview !

La prime ne l’a pas vraiment convaincu, mais l’inventeur était déjà en contact avec un écrivain pour raconter son histoire !
Un petit rappel des faits. En 2010 Forrest Fenn publie un livre, une chasse au trésor, sous la forme de poèmes et d’indices pouvant conduire à un coffre caché dans une région sauvage du Nouveau-Mexique, un coffre contenant des pépites d’or, des pièces, des bijoux et des objets amérindiens ; valeur du coffre, en 2010, un million de dollars ! Forrest Fenn, raconte avoir caché son trésor à un endroit où il pensait s’allonger et mourir en 1988, après qu’on lui a diagnostiqué un cancer… Il montre plusieurs photos du coffre et de son contenu.
Ayant finalement vaincu la maladie, il cacha à cet endroit près de vingt ans plus tard, une partie de sa fortune, il était sur la fin de sa vie, marchand d’art, antiquaire. La chasse au trésor, commence tout doucement, puis le bouche à oreille et les médias, font le reste et finalement des milliers de gens vont se lancer à la recherche du coffre, chasse au trésor qui causa, involontairement, la mort de deux ou trois personnes, la zone de recherche étant sauvage et escarpée… Ces morts et le tapage médiatique qui en découle, renforceront encore plus le nombre de chercheurs !

La suite dans Monnaies & Détections n° 117

Retour vers le passé 2

ou Le trésor de Authier Delpech “La suite” (Voir Monnaies & Détections n° 100)

La parcelle au trésor dite “d’Authier Delpech” vient de se faire toute belle sous la herse du laboureur. Pas une motte ou un brin d’herbe l’un plus haut que l’autre ne dépasse. La terre est aussi fine que du sable et le champ qui s’étire très loin, jusqu’à l’orée d’un bois, se revêt d’une belle couleur ocre de Sienne sous le majestueux soleil automnal qui renait à l’Est.

Nous connaissons précisément l’endroit où se trouvait la cache du dépôt, un peu plus de 240 quarts et huitièmes d’écu ainsi que quelques testons en argent de bon aloi, fin 16e début 17e de même qu’une dizaine de monnaies en or, frappées en Italie en Espagne et dans notre bon Royaume de France, le tout disséminé sur quelques dizaines de mètres carrés en bordure d’une étroite route qui serpente agréablement jusqu’à un magnifique petit bourg perché sur une opulente colline. L’an dernier, lors de notre dernière sortie, nous avons mis la main sur un seul mais superbe huitième d’écu Henri 4. Le site a été bien “nettoyé” et nous a sans doute offert son ultime numéraire enfoui il y a 4 siècles. Comme pour faire durer le plaisir, nous commençons la prospection bien en amont du spot en nous rapprochant en catimini, un tantinet en mode “mine de rien” (en option VIP sur le Déus !) vers le lieu de la cache. Nous revivons ainsi un peu, l’instant magique où nous avons découvert le trésor. Nous nous rapprochons de l’endroit névralgique, près du puits, et un son bien caractéristique se fait entendre dans le casque de l’appareil. Je creuse peu profondément et j’exhume un beau quart d’écu Louis 13 (dit « le juste » pour rappel). J’interpelle le copain et lui montre la belle rondelle en argent de 9 g qui brille dans toute sa splendeur sous le soleil matutinal. Alors qu’il se presse pour voir de plus près ma trouvaille, un son résonne dans son casque. Je l’observe creuser (avec une vue plongeante sur son crâne lisse comme les fesses d’un beau bébé !) il relève la tête et je vois à sa joviale bobine qu’il a fait mieux que moi !… Un huitième d’écu au magnifique relief ! Par acquis de conscience, il passe le détecteur au dessus du trou et un nouveau son bien net retentit à ses oreilles. Un quart d’écu rejoint son escarcelle.

La suite dans Monnaies & Détections n° 117

Le trésor du Zeppelin Staaken

4 août 1919, Breslau, Allemagne – en 1919 la ville de Breslau se situe encore en Allemagne, de nos jours, elle se nomme Wrocław et se trouve en Pologne –, un avion d’une taille démesurée fait chauffer ses moteurs avant de prendre son envol. (1)
Un Zeppelin Staaken R.VI, un avion hors norme pour l’époque, 42,2 mètres d’envergure ! Aussi large qu’une forteresse volante de la Seconde Guerre Mondiale, 2,7 tonnes à vide, auquel il fallait rajouter 3 tonnes de carburant !

 

Au début de la Première Guerre Mondiale, en 1914, le comte Ferdinand Adolf August Heinrich von Zeppelin (1838/1917) qui est ingénieur et militaire allemand (2) imagine un avion d’un nouveau genre, un avion capable de transporter une grande quantité de bombes, de monter très haut pour échapper aux chasseurs et à l’artillerie et d’avoir un grand rayon d’action, personne ne l’a jamais fait, il va concevoir le premier bombardier volant ! Les Staaken Zeppelin, seront opérationnels en 1917 et vont effectuer de nombreux raids, notamment sur l’Angleterre, allant bombarder Londres. Chaque appareil transportait 770 kilos de bombes, leur vitesse maxi était de 140 kilomètre-heure et surtout leur plafond, altitude maxi, était de 6 500 mètres. Leur rayon d’action de 840 kilomètres avec une durée de vol possible de sept à dix heures, ce qui leur permettait le plus souvent d’attaquer de nuit, une technique les rendant quasiment intouchables pour l’époque.

 

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

Un trésor mis au jour par des sangliers

Nous sommes au début d’une froide matinée de mars et deux amis se promènent dans la forêt de Stříbrsko à proximité du monastère de Kladruby dans la région de Tachov en République tchèque. Ici, la nuit, des sangliers ont l’habitude de venir retourner la surface du sol pour trouver de quoi se nourrir. L’un des deux amis a le regard attiré par un objet qui brille sous le soleil matinal au-dessus du sol fraichement remué. Il s’agit d’une monnaie ! 

Le trésor

Le trésor in-situ.
© Musée de la Bohème occidentale à Pilsen

Cette nuit les sangliers ont mis à jour un véritable trésor. En recherchant des vers, ils ont sorti de terre une pierre plate sous laquelle était caché un petit vase d’argile contenant plus de 400 pièces de monnaies datant du XIVe siècle.
Il y a 92 ducats en or et 343 groschens en argent. Les premiers ont peu circulé et sont remarquablement conservés, les autres sont davantage marqués par le temps. Les deux jeunes inventeurs de ce trésor qui ont profité du « travail » des sangliers ont informé les responsables du musée de Bohême occidentale à Pilsen qui sont alors venus faire des photographies et mettre à l’abri les monnaies.

Le vase contenant les pièces du trésor de Tachov.
© iDNES tv.cz

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

Un artefact vieux de plus ou moins 1000 ans avant notre ère

Dans tout voyage, la route empruntée est souvent aussi belle que la destination. J’aimerais pouvoir vous conter l’un de ces voyages, pour moi, sans doute le plus extraordinaire depuis que j’ai débuté la détection de loisir.

Le jour n’est pas encore levé, j’hésite à avancer sur le chemin qui s’enfonce dans le bois encore trop sombre. C’est le mois d’août, il est 6h30. Je me suis levé tôt ce dimanche matin pour parcourir les 60 km qui m’amènent jusqu’à ce lieu qui m’offrira, d’ici 2 heures, ce qui reste jusqu’à aujourd’hui encore ma plus merveilleuse découverte. Ce n’est que la troisième fois que je viens jusqu’ici, encore enthousiasmé par ma trouvaille de la fois précédente, ma première monnaie royale, une 2 sol Louis XVI 1793, en métal de cloche, tout un symbole puisque 1793 est l’année même de sa condamnation pour trahison et de son exécution par décapitation le 21 janvier. Cette découverte d’une monnaie de ce dernier « grand » roi de France dont la mort marquera la fin de l’ancien régime est pour moi plus décisive encore que ce que je crois, et je suis loin d’imaginer que les 4 années qui suivront me conduiront à promener inexorablement mon détecteur dans un rayon de 5 km2 autour de ce même point. La découverte de cette matinée en sera bien sûr l’ultime raison.

Je me décide à avancer malgré l’obscurité, mais je m’arrête très vite à peine quelques mètres franchis, saisi par un soudain bruit de fuite, de branchages fouettés, de bois au sol qui se cassent, et ce qui me paraît être… des aboiements. Les « aboiements » s’éloignant, je comprends que ce ne sont pas des chiens, mais un troupeau de chevreuils que j’ai dû effrayer. Je décide d’attendre un peu pour pénétrer dans le bois, c’est sans doute plus prudent, je n’aimerais pas être « bousculé » par l’un de ces animaux.

A bientôt 50 ans, cela ne fait qu’un an que je pratique la détection. Quand j’étais enfant, je parcourais pourtant déjà les champs fraichement labourés de ce petit village de Picardie où je passais souvent mes samedis en famille, mais sans détecteur, en espérant apercevoir, posé à même le sol, l’un de ces Louis d’or que mon arrière-grand-mère me disait avoir trouvé parfois en ramassant les pommes de terre.

Aujourd’hui, soit près de 40 ans plus tard, je suis équipé d’un XP ADX 150, détecteur moyen de gamme, très simple d’utilisation, en 4,6 Khz, vraiment excellent pour débuter.

Durant les premiers mois de cet achat, je me suis entraîné près de mon actuel chez moi, en Ile de France, … hum, sans commentaire, ce que les hommes peuvent jeter comme saletés aux abords des grandes métropoles, malgré le nombre de poubelles effectivement disponibles !… alors quel bonheur quand après quelques mois de recherche, à 10 mn de marche de chez moi, j’ai trouvé ma première monnaie en bordure d’un ancien chemin menant vers la forêt, une 50 francs Guiraud de 1953, laissant enfin de côté les morceaux d’aluminium, les cartouches, les canettes en tout genre, et les boites de conserves, entre autres… La forêt en question est cernée de dizaines de communes sur-habitées !

Et puis j’ai décidé d’élargir mon périmètre de promenade. Ce faisant, je le découvrirai plus tard en recherchant sur internet l’origine de ma merveille du jour, les hommes habiteraient depuis des millénaires là où je me suis déplacé aujourd’hui. Ils ont laissé leur mémoire dans le sol, y ont abandonné des outils usés, des objets trop abimés, ont égaré leurs petites monnaies, ils ont vécu aux abords du bois où je me trouve, y ont chassé, bûcheronné, et, sans aucun doute, ont passé beaucoup de temps à admirer comme je le fais moi-même aujourd’hui en attendant mon heure, au travers des arbres, les rayons du soleil levant se refléter dans les eaux du fleuve qui serpente juste là, en contrebas. Les eaux de la Seine, puisque c’est d’elle dont il s’agit, ont pu nourrir des familles sur plusieurs générations, et ont permis aussi, je l’imagine, d’amener par bateau, l’objet que je découvrirai bientôt. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 116

Quelques conseils avant de partir chercher de l’or en Australie

Maintenant si après avoir lu l’article « Gold en Australia » l’envie de partir chercher de l’or en Australie vous titille, je voudrais si vous le permettez, vous donner quelques renseignements et conseils qui pourront peut-être vous être utiles.

Pour commencer

Si vous partez chercher de l’or pour faire fortune, vous avez peu de chance d’y arriver. Il faut avoir un budget assez conséquent pour ce périple (j’appelle ça un excédent de trésorerie) que vous risquez de dépenser en totalité lors de ce voyage. Considérez votre voyage comme si vous partiez en voyage de noce, vous y allez pour avoir plein de souvenirs, et ne pensez surtout pas à le rentabiliser avec les pépites d’or que vous trouverez, sinon vous êtes sûr que ça va vous pourrir votre séjour !
L’Australie est un beau pays libre, mais respectez bien les lois australiennes, car les amendes en Australie n’ont rien à voir avec celles de France. Un exemple : si on vous prend sur un terrain où vous n’avez pas l’autorisation de prospecter l’amende peut aller jusqu’à 150 000 $, on peut aussi vous saisir votre détecteur et votre véhicule.

Partir seul ou à plusieurs

Connaissez-vous bien les personnes avec qui vous voulez partir ? C’est dans la dureté du bush que vous allez découvrir qui ils sont vraiment ! Pour ma part un coéquipier nous a fait faux bond au bout de seulement quinze jours… Je vous conseille de sympathiser avec des prospecteurs australiens le soir sur la pelouse du Caravan-Pack où ils se réunissent, ils vous diront qui est qui et surtout de vous méfier des propositions faites par certains prospecteurs. Une histoire me revient, un ami français accompagné de deux prospecteurs australiens ont rencontré dans le bush un prospecteur français installé à Leonora ; seul mon ami lui a serré la main, les deux Australiens se sont éloignés sans dire un mot. Quand il est revenu vers eux ils lui ont dit en anglais « Tu as recompté tes doigts ? » On peut se poser la question sur l’honnêteté de ce prospecteur, rien que de lui serrer la main il est capable de vous voler un doigt.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Quelques conseils avant de partir chercher de l’or en Australie

Maintenant si après avoir lu l’article « Gold en Australia » l’envie de partir chercher de l’or en Australie vous titille, je voudrais si vous le permettez, vous donner quelques renseignements et conseils qui pourront peut-être vous être utiles.

Si vous abandonnez votre voiture sur le bord de la route, les ponts et chaussées australiens sauront vous la garer.

Pour commencer 

Si vous partez chercher de l’or pour faire fortune, vous avez peu de chance d’y arriver. Il faut avoir un budget assez conséquent pour ce périple (j’appelle ça un excédent de trésorerie) que vous risquez de dépenser en totalité lors de ce voyage. Considérez votre voyage comme si vous partiez en voyage de noce, vous y allez pour avoir plein de souvenirs, et ne pensez surtout pas à le rentabiliser avec les pépites d’or que vous trouverez, sinon vous êtes sûr que ça va vous pourrir votre séjour !

L’Australie est un beau pays libre, mais respectez bien les lois australiennes, car les amendes en Australie n’ont rien à voir avec celles de France. Un exemple : si on vous prend sur un terrain où vous n’avez pas l’autorisation de prospecter l’amende peut aller jusqu’à 150 000 $, on peut aussi vous saisir votre détecteur et votre véhicule.

Partir seul ou à plusieurs 

Connaissez-vous bien les personnes avec qui vous voulez partir ? C’est dans la dureté du bush que vous allez découvrir qui ils sont vraiment ! Pour ma part un coéquipier nous a fait faux bond au bout de seulement quinze jours… Je vous conseille de sympathiser avec des prospecteurs australiens le soir sur la pelouse du Caravan-Pack où ils se réunissent, ils vous diront qui est qui et surtout de vous méfier des propositions faites par certains prospecteurs. Une histoire me revient, un ami français accompagné de deux prospecteurs australiens ont rencontré dans le bush un prospecteur français installé à Leonora ; seul mon ami lui a serré la main, les deux Australiens se sont éloignés sans dire un mot. Quand il est revenu vers eux ils lui ont dit en anglais « Tu as recompté tes doigts ? » On peut se poser la question sur l’honnêteté de ce prospecteur, rien que de lui serrer la main il est capable de vous voler un doigt.

Si vous partez seul ou deux maximum, l’avantage c’est que vous aurez plus de possibilités de rencontrer des prospecteurs australiens qui vous inviteront peut-être à venir avec eux sur leur permis de recherche et normalement ils vous laissent vos découvertes. Si vous êtes trois voire plus, vous avez peu de chance que cela se produise, dans le monde de l’or mes amis ne sont pas forcément leurs amis.

Maintenant à plusieurs vous allez diviser deux dépenses, le prix d’achat du 4×4 et du gasoil, mais pas vraiment le reste, vous allez plutôt multiplier les ennuis et la mauvaise humeur. C’est dans des moments de promiscuités dures que l’on découvre vraiment qui est qui, à vous de bien choisir votre coéquipier, si vous ne le connaissez que sur Internet, prenez le temps de passer du temps avec lui lors de plusieurs sorties en France pour ne pas vous apercevoir trop tard que vous ne vous entendez peut-être pas assez pour partir faire un voyage comme celui-ci.

A quelle période faire ce voyage

Dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées par rapport à la France, il vous faut éviter l’été où la chaleur peut monter à + 40°. La meilleure période pour aller détecter dans le bush est le printemps (septembre à novembre) où vous découvrirez avec régal l’éveil de la nature, aussi bien des plantes que des animaux. La deuxième période est l’automne de mars à juin, et si vous supportez le froid en hiver de juin à août mais vous serez pratiquement seul dans le bush. La grosse période à éviter est l’été de décembre à février où le soleil chauffe les roches « Hot rock » qui sonnent comme des pépites.

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Argent liquide et microbes

L’année 2020 restera l’année Covid 19, si toutefois on trouve un vaccin !

La pandémie commencée en Chine touche maintenant la totalité de la planète, avec des millions de contaminés et pire des centaines de milliers de morts (1), l’Europe ayant sous-estimé « cette petite grippe asiatique », nos dirigeants nous ayant plongés dans une situation de confinement jamais vu et cela depuis les grandes épidémies de pestes en Europe, même la terrible grippe espagnole n’avait engendré un tel confinement. Nos habitudes naturelles ayant depuis été revues de façon plus « hygiéniques », lavage fréquent des mains, port du masque, distance sociale, etc. …, et surtout les paiements en liquide qui sont en chute libre partout ! Certains commerçants refusant même ce mode de paiement !, ce qui est interdit par la loi ! Les retraits d’argent liquide s’effondrent également et les paiements s’effectuent presque exclusivement par cartes bancaires ou par paiements sans contact via Smartphone…
L’argent liquide n’ayant vraiment plus la cote, celui-ci serait-il en fin de vie dans nos sociétés ultra connectées ? La peur des microbes et autres virus aura certes un impact sur notre façon d’effectuer les paiements de la vie quotidienne dans notre futur, mais cette question d’hygiène par rapport à l’argent liquide n’est pas neuve !
Déjà dans les années 20, la question fait débat. En 1921 et 1925, deux articles de presse nous montrent que la méfiance envers le cash n’est pas nouvelle ! Il faut toutefois replacer ces écrits dans leur contexte des années 20 où l’on parle de microbes, de germes, de bacilles et non pas de virus car à l’époque on connaissait peu de chose des virus que l’on définissait comme des particules infectieuses plus petites que les bactéries et que l’on appelait germes vivants solubles. Il faudra attendre les années 30 et leur observation au microscope électronique pour en savoir plus !

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Gold en Australia 2e partie

Lundi, aujourd’hui c’est la réparation du pneu qu’il faut que nous fassions faire avant de repartir dans le bush ! Nous avons fait le tour de la ville, dans les petites rues, personne dans les grandes rues et aucun garage n’est ouvert, pourtant nous ne sommes pas un jour férié ? Cela nous permet de revoir le couple d’Australiens avec qui nous avions sympathisé la veille, nous leur racontons notre mésaventure de crevaison et du coup je vais faire du troc avec eux, je vais échanger un des bijoux que je fabrique avec du verre et des paillettes d’or de France contre un cric (il en avait deux dans son véhicule). Me voilà dépanné pour mon 4×4, Youpi !!!

Mardi, nous avons enfin trouvé un endroit pour faire réparer la roue de secours par je crois le seul mécano (hormis ceux des mines) sur Leonora et comme d’habitude ça va coûter 50 $, quoi que vous fassiez faire ici, une soudure ou autre chose, le minimum c’est 50 $…
Nous finissons nos courses, le pain n’est pas encore arrivé en boutique, tant pis nous partirons sans, je le ferai moi-même à la poêle dans le bush, ce sera une découverte pour Damien… La loi nous dit qu’il faut que nous informions les fermiers de notre présence sur leurs terres, alors un petit détour s’impose pour demander l’autorisation de prospection à la ferme à qui appartient les terrains où nous allons aller.
Le dernier fermier que nous visitons, partait de chez lui quand il nous a vu arriver, il a fait demi-tour pour nous rencontrer, lui aussi a très facilement donné son aval. Ce qui est surprenant c’est la facilité qu’ont ces fermiers à nous donner des autorisations pour que nous prenions les pépites d’or qui sont sur leurs terres, (enfin, elles ne sont pas si faciles que ça à trouver) à vrai dire ils s’en foutent royalement, eux élèvent des bêtes alors les pépites d’or… Bon, nous avons maintenant plusieurs autorisations pastorales, qui couvrent un peu moins que la superficie d’un département français, nous avons suffisamment de choix sur les lieux à prospecter !
Nous venons d’arriver à notre destination choisie la veille, je me mets à la fabrication du pain, pendant ce temps Damien consulte ses notes, après s’être harnaché il part détecter. Cela fait à peine une demi-heure et voilà le talkie-walkie qui crépite « pépite, pépite, pépite », une 1,3 g, hélas ce sera la seule découverte pour nous deux jusqu’à vendredi.

Fabrication du pain

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Cahiers de prospection 2005-2006

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis  1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Jeudi 22 septembre 2005
Je pars à 8 h du matin, il fait très beau, ciel bleu, grand soleil. Je vais jusqu’à Nebias, je me gare devant le camping et je monte par une petite route forestière goudronnée. Je ne retrouve pas le même paysage que dans l’autre partie de la forêt de Belesta. Ici aussi bien sûr c’est planté de sapins mais la nature du sol n’est pas la même, il n’y a pas de pierres blanches, la terre est rougeâtre, avec des rochers gris-noirs, et des pierres squameuses. Pas d’alignements ni de tas de pierres. Je n’ai aucun son. Juste une douille de 44/40 sur le chemin de pierres après la route, qui grimpe à flanc de montagne et passe devant une grotte. Je vais marcher toute la journée sous les sapins, aucune trace d’habitat, à peine quelques sons de ferreux, clous de chaussures, restes de bidons, un fer à bœuf. Je croise plusieurs chercheurs de champignons. Le soir vers 18 h en repartant je passe devant quelques pieds de bouleaux, et je trouve une superbe poche de « tremoules ». En arrivant à la voiture devant le camping, il y a un pneu crevé. Je rentre avec la petite roue de secours.

Vendredi 23 septembre 2005
(Congés du 19/9 au 8/10) J’apporte la voiture au contrôle technique et Thierry me dit qu’il a perdu sa bague à la fête d’Escayre. Le soir à 18 h je vais le prendre et nous allons faire l’endroit pour essayer de la retrouver, mais on ne trouve que des pièces de monnaies perdues pendant les fêtes… On cherche quand même deux bonnes heures…

Samedi 1er octobre 2005
Je pars dans la forêt de Bélesta par le plateau de Sault. Temps couvert, un peu de vent, éclaircies. Je commence à rentrer sous les sapins vers 10h30 en suivant un chemin forestier barré et cadenassé. Je fais partir un grand cerf qui monte devant moi en escaladant les éboulis. J’arrive sur un petit plateau, avec à l’entrée les restes de murets en pierre d’une cabane. Elle a dû servir d’abri pour les chasseurs et les forestiers, il y a des douilles et des boites de conserve tout autour. Un tracteur est venu chercher des troncs coupés et il a laissé de longues traces en les tirant, arrachant la terre et écrasant ronces et fougères. J’en profite pour détecter dessus. Je trouve un morceau de fibule, 3 pièces en bronze celtibères, dont une cassée, et un double tournois. Je repars à 18 h, l’obscurité commence à tomber. Toute la journée je suis resté sous le brame d’un ou de plusieurs cerfs, c’est très impressionnant, surtout quand on le sent très proche. Arrivé à la maison j’ai reçu mon premier numéro d’abonné à Monnaies & Détections.

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