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King Henry gold specimen

Le plus gros spécimen d’or – les spécimens, dans la recherche d’or natif, sont des blocs de quartz où l’on voit les filaments d’or cristallisés, courir et suivre les veines de quartz –, découvert dans un filon australien de la mine de Kambalda en 2018, a finalement été vendu au musée de Perth, Australie. Les mineurs étaient tombés sur un filon exceptionnel, le plus gros bloc baptisé « King Henry », pèse 93 kilos pour environ 45 kilos d’or pur (M&D 103) !, vendu pour 3 millions de dollars au musée. Il y a déjà eu de plus gros spécimens découverts par le passé mais ils ont tous fini broyés… King Henry est exposé en compagnie d’une pépite d’argent, la Reine Karratha, découverte en 2000 dans un filon d’argent au sud de Karratha, Australie, c’est la plus belle et plus grosse pépite d’argent découverte à ce jour, elle pèse 145 kilos !


Source : thewest.com.au // Monnaies & Détections 103

Quelques conseils avant de partir chercher de l’or en Australie

Maintenant si après avoir lu l’article « Gold en Australia » l’envie de partir chercher de l’or en Australie vous titille, je voudrais si vous le permettez, vous donner quelques renseignements et conseils qui pourront peut-être vous être utiles.

Pour commencer

Si vous partez chercher de l’or pour faire fortune, vous avez peu de chance d’y arriver. Il faut avoir un budget assez conséquent pour ce périple (j’appelle ça un excédent de trésorerie) que vous risquez de dépenser en totalité lors de ce voyage. Considérez votre voyage comme si vous partiez en voyage de noce, vous y allez pour avoir plein de souvenirs, et ne pensez surtout pas à le rentabiliser avec les pépites d’or que vous trouverez, sinon vous êtes sûr que ça va vous pourrir votre séjour !
L’Australie est un beau pays libre, mais respectez bien les lois australiennes, car les amendes en Australie n’ont rien à voir avec celles de France. Un exemple : si on vous prend sur un terrain où vous n’avez pas l’autorisation de prospecter l’amende peut aller jusqu’à 150 000 $, on peut aussi vous saisir votre détecteur et votre véhicule.

Partir seul ou à plusieurs

Connaissez-vous bien les personnes avec qui vous voulez partir ? C’est dans la dureté du bush que vous allez découvrir qui ils sont vraiment ! Pour ma part un coéquipier nous a fait faux bond au bout de seulement quinze jours… Je vous conseille de sympathiser avec des prospecteurs australiens le soir sur la pelouse du Caravan-Pack où ils se réunissent, ils vous diront qui est qui et surtout de vous méfier des propositions faites par certains prospecteurs. Une histoire me revient, un ami français accompagné de deux prospecteurs australiens ont rencontré dans le bush un prospecteur français installé à Leonora ; seul mon ami lui a serré la main, les deux Australiens se sont éloignés sans dire un mot. Quand il est revenu vers eux ils lui ont dit en anglais « Tu as recompté tes doigts ? » On peut se poser la question sur l’honnêteté de ce prospecteur, rien que de lui serrer la main il est capable de vous voler un doigt.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Quelques conseils avant de partir chercher de l’or en Australie

Maintenant si après avoir lu l’article « Gold en Australia » l’envie de partir chercher de l’or en Australie vous titille, je voudrais si vous le permettez, vous donner quelques renseignements et conseils qui pourront peut-être vous être utiles.

Si vous abandonnez votre voiture sur le bord de la route, les ponts et chaussées australiens sauront vous la garer.

Pour commencer 

Si vous partez chercher de l’or pour faire fortune, vous avez peu de chance d’y arriver. Il faut avoir un budget assez conséquent pour ce périple (j’appelle ça un excédent de trésorerie) que vous risquez de dépenser en totalité lors de ce voyage. Considérez votre voyage comme si vous partiez en voyage de noce, vous y allez pour avoir plein de souvenirs, et ne pensez surtout pas à le rentabiliser avec les pépites d’or que vous trouverez, sinon vous êtes sûr que ça va vous pourrir votre séjour !

L’Australie est un beau pays libre, mais respectez bien les lois australiennes, car les amendes en Australie n’ont rien à voir avec celles de France. Un exemple : si on vous prend sur un terrain où vous n’avez pas l’autorisation de prospecter l’amende peut aller jusqu’à 150 000 $, on peut aussi vous saisir votre détecteur et votre véhicule.

Partir seul ou à plusieurs 

Connaissez-vous bien les personnes avec qui vous voulez partir ? C’est dans la dureté du bush que vous allez découvrir qui ils sont vraiment ! Pour ma part un coéquipier nous a fait faux bond au bout de seulement quinze jours… Je vous conseille de sympathiser avec des prospecteurs australiens le soir sur la pelouse du Caravan-Pack où ils se réunissent, ils vous diront qui est qui et surtout de vous méfier des propositions faites par certains prospecteurs. Une histoire me revient, un ami français accompagné de deux prospecteurs australiens ont rencontré dans le bush un prospecteur français installé à Leonora ; seul mon ami lui a serré la main, les deux Australiens se sont éloignés sans dire un mot. Quand il est revenu vers eux ils lui ont dit en anglais « Tu as recompté tes doigts ? » On peut se poser la question sur l’honnêteté de ce prospecteur, rien que de lui serrer la main il est capable de vous voler un doigt.

Si vous partez seul ou deux maximum, l’avantage c’est que vous aurez plus de possibilités de rencontrer des prospecteurs australiens qui vous inviteront peut-être à venir avec eux sur leur permis de recherche et normalement ils vous laissent vos découvertes. Si vous êtes trois voire plus, vous avez peu de chance que cela se produise, dans le monde de l’or mes amis ne sont pas forcément leurs amis.

Maintenant à plusieurs vous allez diviser deux dépenses, le prix d’achat du 4×4 et du gasoil, mais pas vraiment le reste, vous allez plutôt multiplier les ennuis et la mauvaise humeur. C’est dans des moments de promiscuités dures que l’on découvre vraiment qui est qui, à vous de bien choisir votre coéquipier, si vous ne le connaissez que sur Internet, prenez le temps de passer du temps avec lui lors de plusieurs sorties en France pour ne pas vous apercevoir trop tard que vous ne vous entendez peut-être pas assez pour partir faire un voyage comme celui-ci.

A quelle période faire ce voyage

Dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées par rapport à la France, il vous faut éviter l’été où la chaleur peut monter à + 40°. La meilleure période pour aller détecter dans le bush est le printemps (septembre à novembre) où vous découvrirez avec régal l’éveil de la nature, aussi bien des plantes que des animaux. La deuxième période est l’automne de mars à juin, et si vous supportez le froid en hiver de juin à août mais vous serez pratiquement seul dans le bush. La grosse période à éviter est l’été de décembre à février où le soleil chauffe les roches « Hot rock » qui sonnent comme des pépites.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Gold en Australia 2e partie

Lundi, aujourd’hui c’est la réparation du pneu qu’il faut que nous fassions faire avant de repartir dans le bush ! Nous avons fait le tour de la ville, dans les petites rues, personne dans les grandes rues et aucun garage n’est ouvert, pourtant nous ne sommes pas un jour férié ? Cela nous permet de revoir le couple d’Australiens avec qui nous avions sympathisé la veille, nous leur racontons notre mésaventure de crevaison et du coup je vais faire du troc avec eux, je vais échanger un des bijoux que je fabrique avec du verre et des paillettes d’or de France contre un cric (il en avait deux dans son véhicule). Me voilà dépanné pour mon 4×4, Youpi !!!

Mardi, nous avons enfin trouvé un endroit pour faire réparer la roue de secours par je crois le seul mécano (hormis ceux des mines) sur Leonora et comme d’habitude ça va coûter 50 $, quoi que vous fassiez faire ici, une soudure ou autre chose, le minimum c’est 50 $…
Nous finissons nos courses, le pain n’est pas encore arrivé en boutique, tant pis nous partirons sans, je le ferai moi-même à la poêle dans le bush, ce sera une découverte pour Damien… La loi nous dit qu’il faut que nous informions les fermiers de notre présence sur leurs terres, alors un petit détour s’impose pour demander l’autorisation de prospection à la ferme à qui appartient les terrains où nous allons aller.
Le dernier fermier que nous visitons, partait de chez lui quand il nous a vu arriver, il a fait demi-tour pour nous rencontrer, lui aussi a très facilement donné son aval. Ce qui est surprenant c’est la facilité qu’ont ces fermiers à nous donner des autorisations pour que nous prenions les pépites d’or qui sont sur leurs terres, (enfin, elles ne sont pas si faciles que ça à trouver) à vrai dire ils s’en foutent royalement, eux élèvent des bêtes alors les pépites d’or… Bon, nous avons maintenant plusieurs autorisations pastorales, qui couvrent un peu moins que la superficie d’un département français, nous avons suffisamment de choix sur les lieux à prospecter !
Nous venons d’arriver à notre destination choisie la veille, je me mets à la fabrication du pain, pendant ce temps Damien consulte ses notes, après s’être harnaché il part détecter. Cela fait à peine une demi-heure et voilà le talkie-walkie qui crépite « pépite, pépite, pépite », une 1,3 g, hélas ce sera la seule découverte pour nous deux jusqu’à vendredi.

Fabrication du pain

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°114 …

Gold en Australia 1e partie

Laissez-moi vous raconter notre périple où je suis parti avec Damien chercher des pépites d’or dans le Western Australia. C’est le troisième voyage pour Damien et le quatrième pour moi. Il s’est déroulé de mi-septembre à début décembre 2013.

C’est la première fois que je viens au mois de septembre en Australie, à cette période c’est le printemps, la végétation se réveille, l’herbe pousse, des fleurs de toutes les couleurs que je ne connaissais pas éclosent à beaucoup d’endroits, c’est une explosion de couleurs de toutes sortes. Les animaux semblent moins farouches et se reproduisent, les nouveaux-nés accompagnent leurs parents en balade.
Si vous ne devez venir qu’une seule fois en Australie choisissez cette période, vous ne le regretterez pas.
Certains pourraient croire que c’est le gain qui nous motive à toujours y retourner, je vous dirais oui et non, notre but n’est pas de faire fortune mais de prendre beaucoup de plaisir à vivre libre dans le bush et à y trouver quelques pépites bien sûr. Une chose qu’il faut savoir avant que vous ayez envie de vous aventurer là-bas : les conditions sont difficiles avec le froid, la chaleur et les mouches, il faut l’avoir vécu pour pouvoir en parler, ça ne ressemble en rien aux télé-réalités que l’on voit à la télévision.
C’est lors d’un précédant périple en 2009, que j’ai rencontré Damien. C’était un jeune homme de 34 ans à l’époque, il était venu seul pour découvrir l’Australie et y chercher de l’or. Nous nous sommes rencontrés au Caravan-Park de Leonora, il avait déjà trouvé trois pépites aux alentours de Kalgoorlie dont une de 5,5 g. Tout de suite le courant est passé entre nous, nous avons compris que nous étions sur la même longueur d’onde, sans hésiter nous avons partagé nos connaissances sur la détection, nos points GPS où nous avions trouvé nos pépites.
A l’époque, nous avions tous les deux les mêmes véhicules, des Land Rover Discovery. J’ai vendu le mien dix jours avant la fin de mon séjour, Damien m’a gentiment proposé de partager le sien pour les derniers jours qui me restaient à passer en Australie, j’ai pu ainsi continuer à détecter dans le bush et sortir d’autres pépites plutôt que de végéter à Perth à ne rien faire qu’attendre mon vol de retour pour la France.
Pour cette nouvelle expédition Damien va utiliser son détecteur Minelab GPX 4500, moi un GPX 5000 monté sur une canne de Déus, ce qui le rend plus léger et compact quand il est plié. Nous avons six disques différents à nous deux, que nous utiliserons en fonction du terrain. Un Déus V3 avec le disque 22,5 et le 34×28 font aussi partie des détecteurs que nous pourrons utiliser.
J’ai déjà fait plusieurs expéditions de trois mois en Australie, mais je ne suis en aucun cas un aventurier, il faut être raisonnable dans ces circonstances de voyage surtout quand on achète un véhicule, cela semble facile d’aller dans le bush, mais il vaut mieux être sûr de pouvoir en ressortir !
Pour ma part j’ai investi début 2013 près de 20 000 $ dans un nouveau véhicule, un 4×4, un Toyota HJ60. Cette somme correspond à l’achat, 6 000 $, plus toutes les remises en état et transformations sur celui-ci (ajout d’un réservoir grande capacité de 170 litres, support de roue de secours, blocage de différentiel dans le pont avant, j’ai changé les jantes alu pour des jantes en fer en 16 pouces à cerclage où ont été montés des pneus 16 plis pratiquement increvables). Sur ce véhicule tout a été démonté et révisé, pont avant et arrière, boîte de vitesses et de transfert, tous les silentblocs ont été changés, un peu de carrosserie, le seul truc auquel nous n’avons pas touché est le moteur qui tourne comme une montre.
Depuis mon dernier voyage mon 4×4 est garé chez mon mécanicien à côté de Perth, sur ma demande il a fait une révision complète pour que nous partions tranquilles, les batteries ont été changées, ainsi que le maitre-cylindre d’embrayage qui suintait.

Mercredi 18 septembre 2013. J’ai rejoint Damien chez lui dans l’Isère, nous décollons à 21h45 de l’aéroport de Lyon pour Perth en Australie. Nous sommes vendredi, il est 00h50 à notre arrivée à l’aéroport de Perth dans le Western Australia, nos deux vols se sont bien passés (un changement d’avion à Dubaï), nous avons bien mangé, regardé plusieurs films, pour ma part j’ai bien dormi dans les deux avions. Damien a enfin réussi à dormir un peu lors du dernier vol, mais à l’arrivée il n’est pas au meilleur de sa forme.
Vu notre heure d’arrivée, il nous faut tuer le temps avec des pauses cigarettes pour Damien, et quelques cafés. Nous avons trouvé où prendre une douche dans l’aéroport, la cabine est petite, il est impossible de rentrer avec un bagage sans risquer de le tremper, il faut une personne pour garder les sacs pendant que l’autre se douche, après 34 heures de voyage elle est la bienvenue et nous ravigote !
Il est 4h30 quand on monte dans un taxi pour quitter l’aéroport, trois quarts d’heure plus tard on arrive chez mon mécanicien, il n’est pas là pour me remettre les clefs de mon Toyota, il est parti chercher des météorites dans le désert de Nullarbor Plain. C’est sa femme qui nous ouvre la porte du garage. C’est une lève-tôt, à 6h30 elle part travailler. Damien est surpris quand il découvre mon 4×4, il le trouve vraiment gros, c’est peut-être dû aux roues en 16 pouces qui le surélèvent un peu plus haut, il y a aussi un gros pare-buffle avec deux gros phares.
Nous n’avons qu’une heure pour vérifier tout ce que j’ai entreposé dans mon véhicule, je commence par faire le tri de ce que nous n’aurons pas besoin, je les laisse dans un recoin du garage, pendant ce temps Damien fait le plein des quatre jerricanes d’eau, 75 litres au total, Cathy nous a préparé un café et nous offre une boîte de confiseries pour quand nous serons dans le bush, c’est une gentille attention qui nous fera penser à elle plus d’une fois lors de notre voyage. Moins d’une heure plus tard, nous sommes opérationnels et quittons le garage.
Nous nous sommes donnés deux jours pour les préparatifs : faire toutes nos courses et trouver le reste du matériel qui nous manque avant de partir pour le bush.
On commence notre journée marathon par la station-service en faisant le plein de gazole, la jauge m’indique qu’il me reste un quart du réservoir, nous en rajoutons quand même 120 litres plus un jerricane de secours de 20 litres sur la galerie, ça nous coûte 220 $. Nous en profitons pour faire recharger la bouteille de gaz du réchaud, ici on ne vous change pas la bouteille comme en France, on vous la recharge, c’est assez spectaculaire à voir. Un simple tournevis suffit à l’opération, mais il vaut mieux ne pas être à coté et surtout ne pas fumer, tellement il y a de vapeur de gaz qui s’échappe dans l’air pendant qu’elle est en charge.
Nous enchainons par les courses dans un supermarché « Coles » il est à 1 km, et il se trouve déjà sur la route qui nous rapproche déjà de notre destination. Nous en ressortons avec un caddie presque plein de boîtes de conserves, deux kilos de fromage, un gros saucisson, des sauces tomate, du pain et autres. Nous en profitons pour casser la croûte sur le parking avant d’aller dans un autre supermarché où il y a un chinois qui vend aux prix de gros les légumes et les fruits, en plus nous allons y prendre deux sacs de riz de 5 kg, des nouilles chinoises pour les jours où nous serons trop fatigués pour cuisiner. Je voulais en profiter pour faire un double de ma clef de contact, j’ai bien trouvé l’échoppe mais il n’y a personne et d’après les commerçants d’à côté, il vient quand il en a envie, et aujourd’hui : c’est un jour sans !
Bon, nous continuons notre route, jusqu’à la boutique de camping « BCC », j’ai réussi à convaincre Damien d’investir avec moi dans une tente « OZETENTE V3 » (je vous conseille que celle-là, une merveille), elle se monte et se plie en 30 secondes, équipée d’un auvent, de trois fenêtres et d’une porte avec moustiquaire, elle est conçue pour trois personnes, on peut tenir debout à l’intérieur, elle est suffisamment grande pour pouvoir nous servir d’abri un jour de pluie sans que nous soyons pliés en quatre. En plus nous profitons d’une promo 900 $ au lieu de 1050 $.
Nous reprenons notre route pour aller chez « Prospector-Patch » un vendeur de détecteurs, c’est juste histoire de lui dire « un petit bonjour », suite à mon dernier passage en début d’année, je lui avais montré le montage du GPX 5000 sur une canne de Déus, il est fier de me montrer qu’il a repris l’idée. Nous passons chez Reed un autre revendeur de détecteurs de métaux, qui est quelques rues plus loin, Damien y achète un aimant et un piochon (spécial Australien fait pour déterrer les pépites dans le bush, il sert de siège aussi pendant une pause-café/cigarette).
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans une autre boutique « Dick-Smith » pour acheter une carte Sim 2 $ et un accès à Internet « Pre-Paid Mobile » à 100 $ pour une durée de trois mois (en 2019 c’est 50 $ pour 45 jours) chez « Telstra » (le seul fournisseur d’accès qui passe dans les terres intérieures et quelques fois même dans le bush), on peut aussi s’en servir pour passer un appel sur un téléphone ou pour envoyer un SMS, mais les unités vont fondre plus vite. L’activation de la carte nous occasionnera une petite galère, que nous résoudrons plus tard, pour l’instant nous avons fini nos courses.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Ornithologues

Ils ont d’habitude les yeux en l’air, pour une fois Michael Cross, Australien, regardait par terre, ce qui lui a permis de découvrir, de visu, une rare pièce d’or, elle brillait au soleil après un bel orage ! Un demi-souverain frappé en 1865 et estimé à environ 5000 $ AU. Le plus drôle de l’histoire est le lieu de la découverte, un des plus gros terrains de camping de Leonora, dans le Goldfield et fréquenté depuis des décennies par des milliers de prospecteurs, tous chercheurs d’or !


Source : abc.net.au

624 grammes

Bendigo, Australie, un père de famille se promène dans le Bush australien avec ses deux filles et leur chien, Lucky, un nom qui se traduit par : la chance.
Et ce jour-là, la chance était bien au rendez-vous, une des jeunes filles à tapé dans une pierre qui lui a paru bien plus lourde que les autres. Elle a appelé son père qui était passé dessus sans la voir. Ce dernier qui avait déjà prospecté dans le passé – l’Australie étant la terre des chercheurs d’or – à reconnu dans le caillou une énorme pépite d’or !
Un beau morceau d’or titrant à 22 carats et d’un poids de 624 grammes ! Au cours actuel, un peu plus de 21 000 euros et sans doute plus auprès des collectionneurs… L’endroit de la découverte est tenu secret, le père ayant l’intention de reprendre un détecteur, pour voir si la pépite n’aurait pas des petites sœurs, voire des plus grandes ? Une histoire qui en dit long sur les ressources en or natif du territoire australien, puisque l’on peut encore y trouver des pépites de plus de 500 g juste en se promenant !
Source : bendigoadvertiser.com

Spécimen

Toujours de l’or, cette fois il s’agit de mineurs professionnels de la mine de Beta Hunt à Kambalda, dans le Goldfields occidental, Australie. A 500 mètres de profondeur, les mineurs sont tombés sur une découverte exceptionnelle et rare, même pour eux : des spécimens regorgeant d’or natif !
Les spécimens, dans la recherche d’or natif, sont des blocs de quartz où l’on voit les filaments d’or cristallisés, courir et suivre les veines de quartz. Plus le spécimen est gros, plus le résultat visuel est impressionnant. Six spécimens très riches en or ont été découverts, pour un poids total de 2000 kilos ! le plus gros, baptisé King Henri, pèse à lui seul 94 kilos !
La masse d’or est impossible à déterminer avant concassage et broyage… Il y a autant d’or à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les plus petits seront peut-être vendus tels quels, comme objets de collection, mais les plus gros, après avoir été exposés quelques semaines, seront broyés pour en extraire l’or. Une découverte estimée par la mine de Kambalda à plusieurs millions de dollars, le filon s’annonçant comme très riche…
Source : coinnews.net

3,230 kg

Encore une belle découverte à l’actif d’un retraité cherchant de l’or en Australie. L’homme, qui a préféré garder l’anonymat – il a dû trouver le bon spot… –, a mis au jour une énorme pépite de 3,230 kilos d’or, titrant à plus de 22 carats ! Une petite fortune, la pépite étant estimée à plus de 80 000 dollars Au, environ 50 000 euros ! Découverte réalisée dans le nord de la région, si bien nommée, de Goldfields ! Il lui a fallut creuser près de 2 heures dans un sol argileux, sur un bon signal de son GPZ 7000 de la marque Minelab, pour voir apparaitre à 80 cm de profondeur, la couleur inimitable de l’or natif…
Source : foxnews.com

En août 1786 le Gouvernement anglais décide de créer une colonie pénitentiaire très éloignée des côtes britanniques et le capitaine Arthur Philipp est désigné comme commandant de la flotte qui emmène les relégués au bout du monde. L’objectif est d’atteindre une baie australienne appelée Botany Bay repérée en 1770 par le Capitaine Cook. La traversée est longue et incertaine.

Carte de la route de la Première Flotte.

La traversée et l’installation en Australie

Le 13 mai 1787, 11 navires, quittent le port de Portsmouth, situé sur les côtes sud de l’Angleterre pour un périple de 24000 kilomètres. Ils forment ce qui est appelée aujourd’hui la Première Flotte (the first fleet). Après un rude voyage, avec une première halte dans les Iles Canaries, puis une seconde à Rio de Janeiro et une troisième au passage du Cap de Bonne Espérance, la Première Flotte amène les premiers colons britanniques en Australie.
Pendant cette traversée quelques personnes sont débarquées et une quarantaine meurt. Il y a aussi une vingtaine de naissances. Après 252 jours, le capitaine Arthur Philipp débarque à Botany Bay mais trouve le lieu peu propice pour une installation durable. Il décide alors de chercher un emplacement plus adapté à l’installation d’un port et d’un village. A quelques kilomètres se trouve une baie à laquelle le capitaine Cook avait donné pour nom Port Jakson, lors d’un voyage précédent.
Cet emplacement semble idéal pour un débarquement et l’aménagement d’un village. Arthur Philipp donne l’ordre de jeter l’ancre. Nous sommes le 26 janvier 1788 et le 26 janvier devient le jour de la fête nationale australienne (Australia Day).

Le capitaine Arthur Philipp peint par Francis Wheatley en 1786.

Des années difficiles

Port Jackson est rapidement rebaptisé baie Sydney et la ville qui s’y construit prend le nom de Sydney. Environ 250 soldats, quelques officiers quelques administrateurs civils, 300 marins et 800 bagnards s’y installent, soit une colonie d’approximativement 1400 personnes. Les premières années sont très difficiles car tout manque, en particulier la nourriture. Pour maintenir l’ordre, le capitaine Arthur Philipp, gouverneur de Sydney, doit faire preuve d’autorité mais aussi de diplomatie avec les diverses composantes de la population anglaise et avec la population autochtone. Après deux ans et demi, de nouveaux navires arrivent enfin d’Angleterre. Ils amènent une population supplémentaire de relégués et apportent des vivres tant attendus. La situation s’améliore et la population globale s’accroit pour atteindre 2000 habitants. D’autres navires suivent, ainsi au départ d’Arthur Philipp qui quitte l’Australie en 1794 pour rentrer en Angleterre, la population atteint 4000 habitants.

Le premier regard du Capitaine Arthur Philipp sur Port Jakson.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 102