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Les trésors de Riazan

En 1237 après JC, la ville Riazan située à 200 km au sud-est de Moscou, Russie, fut assiégée par l’armée mongole. Les troupes des Mongols étaient dirigées par le Tsar Batu Khan, petit-fils du célèbre Gengis Khan ! Ils réussirent à prendre la ville, Riazan fut entièrement pillée et rasée, la grande majorité des habitants furent exécutés ! Par la suite, la ville fut reconstruite, un peu plus au sud, et la forêt recouvrit les restes du vieux Riazan. Un premier trésor y fut officiellement découvert en 1822, puis plusieurs autres au cours des deux siècles suivants. Début 2021, les archéologues russes, ont lancé une nouvelle recherche sur les bords de la rivière Orca, là où fut trouvé le trésor de 1822 et un nouveau trésor a été découvert.
Un bel ensemble de torques, colliers, pendentifs et lingots, le tout en argent, 32 artefacts cachés là, entre la fin du onzième siècle et le début du douzième, la datation du dépôt a surpris les archéologues, il est antérieur à la prise de Riazan par les Mongols et fut donc caché avant 1237…


Source : heritagedaily.com

2 518 aurei

L’un des plus gros trésors de pièces d’or romaines découvert ces trente dernières années, a échappé de peu à un vol ! Trois hommes avaient réussi à pénétrer dans le musée de Trêve, Allemagne, et commencé à percer la vitre blindée protégeant le trésor : 2 518 pièces d’or et le reste du chaudron en bronze qui le contenait ! Le système d’alarme a bien fonctionné et la police est arrivée juste à temps, les malfaiteurs avaient réussi à s’enfuir, mais l’un d’eux avait laissé son ADN sur la vitre blindée… Le trésor de Trêve, découvert en 1993, est depuis au coffre, le musée ayant décidé de renforcer son système de protection. Le trésor étant le plus gros, en or du musée, 18,5 kilos d’or presque pur et au détail des monnaies, une valeur marchande de plusieurs millions d’euros. À l’époque romaine, le contenu du chaudron représentait la paye annuelle, de 160 légionnaires romains !


Source : artnews.com

Le coffre de Napoléon, suite

Suite de la brève du numéro 117, sur la statue de Napoléon à Rouen. Statue démontée en juillet 2020, le socle cachait des liasses de papiers rongées par l’humidité et un tube de laiton scellé. La statue date seulement de 1865, il a donc fallu presque un an, à la Drac pour ouvrir un tube de laiton, ouverture faite à l’aide d’aiguille à ultrason et d’un maillet en téflon. D’après les journalistes qui ont suivi l’affaire de près, le tube contenait un trésor !
7 monnaies en bronze, 5 monnaies d’argent et 5 en or ! Des monnaies à l’effigie de Napoléon III, sans plus de précision sur leurs valeurs faciales… Et les journalistes de rajouter que désormais les numismates de la Drac travaillent sur l’analyse de ces monnaies pour en déterminer l’origine et la provenance. Étant donné qu’il y a une date et un poinçon d’atelier sur chaque monnaie, ça ne devrait pas leurs prendre plus de six mois…
A suivre !


Source : lepoint.fr

Trésors et justice

La découverte d’un trésor reste pour la plupart des inventeurs un instant magique qui reste gravé dans la mémoire. Hélas, il arrive que le rêve devienne cauchemar et que la vie du ou des inventeurs devienne un véritable enfer !, surtout quand l’on parle de détecteur de métaux, là, les foudres de la justice s’abattent comme les 10 plaies d’Egypte. En France, la référence en matière reste le « célèbre » trésor de Boucq ! qui vu de l’étranger fait encore bien rire dans le monde des prospecteurs ! Hélas, la situation en France ne risque pas d’aller mieux, bien au contraire !, le pire reste à venir, je pense !…

Mais même la découverte d’un trésor et cela sans détecteur de métaux peut aussi apporter son lot d’ennuis et de misère comme la découverte de Saissac dans l’Aude, un dépôt de 1957 monnaies des années 1180-1270.

Le trésor de Saissac

Nous sommes en 1979, la municipalité de Saissac achète un terrain au nord-ouest du village au lieu-dit « La Croix » et cela pour y construire un village de vacances. Les travaux débutent en octobre. Le nivellement du terrain est effectué au bulldozer, 2 ouvriers sont chargés de la tâche, le conducteur du bulldozer et son collègue qui surveille les travaux. Pendant les manœuvres, la pelle déterre une poterie qui vole en éclats. Les 2 ouvriers se ruent alors sur les monnaies et s’en remplissent les poches, ils gardent la découverte secrète, spoliant de la sorte le propriétaire du terrain, la commune de Saissac. De retour à leur domicile, les ouvriers cherchent à monnayer leur découverte. Le conducteur va ainsi réussir à vendre 500 monnaies à un antiquaire de Blagnac. Quand à l’épouse du 2e ouvrier, elle tente aussi de vendre des monnaies et contacte un numismate de Toulouse qui, lui, signale de suite cette vente suspecte à un étudiant en archéologie, G. D., qui a son tour informe la mairie de Saissac de la découverte. Une plainte est alors déposée le 4 décembre. Un des ouvriers informé de la plainte vient remettre à la gendarmerie de Saissac un lot de 59 monnaies et précise que d’autres pièces sont encore sur le site. Les gendarmes se rendent chez le 2e ouvrier à Lavernosse et saisissent 755 pièces, 16 fragments de pièces et des tessons de poterie. Les 500 monnaies vendues à l’antiquaire sont récupérées et saisies !

… La suite dans Monnaies & Détections n° 118

Suspense à la BnF !

En septembre 1922, des ouvriers travaillant dans une briqueterie à Beaurains près d’Arras mettent à jour un trésor inestimable : 700 monnaies romaines contenues dans un vase en argent ainsi que quelques bijoux et objets de vaisselle d’argent et des multiples d’or.

Le trésor se distingue par la présence de ces multiples ou médaillons d’or, des pièces rarissimes, non destinées à circuler, mais frappées comme pièces d’hommage pour les dignitaires de l’Empire.
Le partage ne se fit pas sans heurts ni vols, bref le trésor a été un peu dispersé. Chaque intervenant ayant vendu sa part, une partie des monnaies se trouve au musée d’Arras mais n’est pas exposée, une autre au British museum et 18 monnaies sont au cabinet des médailles de la bibliothèque royale de Belgique. Quelques multiples sont conservés à Arras. Cinq de ces médaillons dormiront pendant des décennies dans les coffres de la maison Bourgey qui les avait achetés à Jeanne Wartel, la propriétaire du terrain à l’époque.
En 2017, Sabine Bourgey dépose une demande de certificat d’exportation pour les cinq médaillons. Frédérique Duyrat, directeur du département des monnaies à la BnF, met en route la procédure pour les faire classer « trésor national ». La commission, chargée de statuer, est issue du monde de l’art et peut admirer à volonté les cinq médaillons puis écoute le rapport de Mme Duyrat qui conclut par : « qu’elles aient été entre les mains de l’empereur Constance Chlore leur donne encore plus de valeur historique ». Le verdict tombe, les monnaies sont classées trésor national.
Le 21 septembre 2017 la maison Bourgey conteste la décision et porte l’affaire en justice. En février 2020 la décision de justice est rendue : « les médaillons resteront classés trésor national ».
Entretemps, le temps est passé et le déclassement se fait automatiquement trente mois après la date de classement soit mars 2020 si les monnaies n’ont pas été préemptées par l’administration.

La suite dans Monnaies & Détections n° 118

Chasse au trésor

Dans la même veine que la célèbre « Chouette d’or », un livre publié en 1993 qui lançait ses lecteurs vers un trésor, une chouette en or, cachée quelque part en France et qu’une série d’énigmes devait permettre de retrouver…
Les éditions du Trésor, qui ont à leur catalogue de nombreux livres sur différents types de chasse au trésor, publient un nouveau livre « L’or de Sipan » à la clé des énigmes, une statuette en or aux yeux d’émeraude, d’une valeur de 50 000 euros !
Sipan est dans la réalité, un village au nord du Pérou, près duquel fut découvert en 1987, un site funéraire de la tribu des « Moché », le site de Huaca Rajada, exceptionnellement riche en objets et statuettes en or ! Bonne chance aux amateurs d’énigmes, en espérant que la fin sera plus heureuse que pour la chouette d’or, l’auteur décédé depuis, la chouette n’a jamais été retrouvée !


Source : editionsdutresor.com

Le coffre de Napoléon

La ville de Rouen, Seine-Maritime, possède une statue équestre de Napoléon. Cette dernière, qui date du XIXe, a été déposée en juillet dernier, une des pattes du cheval étant fissurée, la statue est partie en restauration. Les ouvriers ont eu la surprise de découvrir un trésor sous la statue ! Un coffre en bronze placé dans le socle, personne n’était au courant. Ce n’est pas vraiment rare, ce genre de trouvaille est assez fréquent dans les grandes statues de bronze, bien souvent les fondeurs laissent une trace pour le futur… Le coffre contient de nombreux documents qui ont malheureusement pris l’eau et un tube de laiton, pas encore ouvert, depuis juillet ! Tube qui pourrait contenir une pièce ou une médaille, à suivre.


Source : francebleu.fr
Pour voir une des vidéos de l’ouverture du coffre, taper dans votre moteur de recherche : statue coffre Napoléon.

Qui a trouvé le Trésor de Forrest Fenn ?

On vous en parlait dans le numéro 116 de Monnaies & Détections, un très gros vendeur de détecteur de métaux aux États-Unis, la « Kellyco Metal Detectors » offrait une prime à l’inventeur du trésor de Forrest Fenn, 10 000 dollars pour une interview !

La prime ne l’a pas vraiment convaincu, mais l’inventeur était déjà en contact avec un écrivain pour raconter son histoire !
Un petit rappel des faits. En 2010 Forrest Fenn publie un livre, une chasse au trésor, sous la forme de poèmes et d’indices pouvant conduire à un coffre caché dans une région sauvage du Nouveau-Mexique, un coffre contenant des pépites d’or, des pièces, des bijoux et des objets amérindiens ; valeur du coffre, en 2010, un million de dollars ! Forrest Fenn, raconte avoir caché son trésor à un endroit où il pensait s’allonger et mourir en 1988, après qu’on lui a diagnostiqué un cancer… Il montre plusieurs photos du coffre et de son contenu.
Ayant finalement vaincu la maladie, il cacha à cet endroit près de vingt ans plus tard, une partie de sa fortune, il était sur la fin de sa vie, marchand d’art, antiquaire. La chasse au trésor, commence tout doucement, puis le bouche à oreille et les médias, font le reste et finalement des milliers de gens vont se lancer à la recherche du coffre, chasse au trésor qui causa, involontairement, la mort de deux ou trois personnes, la zone de recherche étant sauvage et escarpée… Ces morts et le tapage médiatique qui en découle, renforceront encore plus le nombre de chercheurs !

La suite dans Monnaies & Détections n° 117

De l’or à la plage

Le village Godavari en bord de mer dans la région d’Andhra Pradesh en Inde, a été balayé fin novembre par un cyclone qui a décapé le haut de plage comme on peut le voir sur la photo, d’énormes galets sont visibles. Dans les jours qui ont suivi de nombreux villageois ont découvert des perles et des morceaux d’or sur la plage ! découvertes réalisées à vue, sans aucun détecteur. D’après le journal « Time of India », plus de cinquante personnes auraient trouvé de l’or ! Toujours d’après les journalistes, le cyclone a probablement arraché les fondations d’un ancien temple, aujourd’hui sous la plage, qui contenait soit un trésor, soit une ou des tombes contenant des bijoux et des perles d’or…


Source : thehindu.com

Retour vers le passé 2

ou Le trésor de Authier Delpech “La suite” (Voir Monnaies & Détections n° 100)

La parcelle au trésor dite “d’Authier Delpech” vient de se faire toute belle sous la herse du laboureur. Pas une motte ou un brin d’herbe l’un plus haut que l’autre ne dépasse. La terre est aussi fine que du sable et le champ qui s’étire très loin, jusqu’à l’orée d’un bois, se revêt d’une belle couleur ocre de Sienne sous le majestueux soleil automnal qui renait à l’Est.

Nous connaissons précisément l’endroit où se trouvait la cache du dépôt, un peu plus de 240 quarts et huitièmes d’écu ainsi que quelques testons en argent de bon aloi, fin 16e début 17e de même qu’une dizaine de monnaies en or, frappées en Italie en Espagne et dans notre bon Royaume de France, le tout disséminé sur quelques dizaines de mètres carrés en bordure d’une étroite route qui serpente agréablement jusqu’à un magnifique petit bourg perché sur une opulente colline. L’an dernier, lors de notre dernière sortie, nous avons mis la main sur un seul mais superbe huitième d’écu Henri 4. Le site a été bien “nettoyé” et nous a sans doute offert son ultime numéraire enfoui il y a 4 siècles. Comme pour faire durer le plaisir, nous commençons la prospection bien en amont du spot en nous rapprochant en catimini, un tantinet en mode “mine de rien” (en option VIP sur le Déus !) vers le lieu de la cache. Nous revivons ainsi un peu, l’instant magique où nous avons découvert le trésor. Nous nous rapprochons de l’endroit névralgique, près du puits, et un son bien caractéristique se fait entendre dans le casque de l’appareil. Je creuse peu profondément et j’exhume un beau quart d’écu Louis 13 (dit « le juste » pour rappel). J’interpelle le copain et lui montre la belle rondelle en argent de 9 g qui brille dans toute sa splendeur sous le soleil matutinal. Alors qu’il se presse pour voir de plus près ma trouvaille, un son résonne dans son casque. Je l’observe creuser (avec une vue plongeante sur son crâne lisse comme les fesses d’un beau bébé !) il relève la tête et je vois à sa joviale bobine qu’il a fait mieux que moi !… Un huitième d’écu au magnifique relief ! Par acquis de conscience, il passe le détecteur au dessus du trou et un nouveau son bien net retentit à ses oreilles. Un quart d’écu rejoint son escarcelle.

La suite dans Monnaies & Détections n° 117