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Articles taggés ‘trésor’

Le coffre de Napoléon

La ville de Rouen, Seine-Maritime, possède une statue équestre de Napoléon. Cette dernière, qui date du XIXe, a été déposée en juillet dernier, une des pattes du cheval étant fissurée, la statue est partie en restauration. Les ouvriers ont eu la surprise de découvrir un trésor sous la statue ! Un coffre en bronze placé dans le socle, personne n’était au courant. Ce n’est pas vraiment rare, ce genre de trouvaille est assez fréquent dans les grandes statues de bronze, bien souvent les fondeurs laissent une trace pour le futur… Le coffre contient de nombreux documents qui ont malheureusement pris l’eau et un tube de laiton, pas encore ouvert, depuis juillet ! Tube qui pourrait contenir une pièce ou une médaille, à suivre.


Source : francebleu.fr
Pour voir une des vidéos de l’ouverture du coffre, taper dans votre moteur de recherche : statue coffre Napoléon.

Qui a trouvé le Trésor de Forrest Fenn ?

On vous en parlait dans le numéro 116 de Monnaies & Détections, un très gros vendeur de détecteur de métaux aux États-Unis, la « Kellyco Metal Detectors » offrait une prime à l’inventeur du trésor de Forrest Fenn, 10 000 dollars pour une interview !

La prime ne l’a pas vraiment convaincu, mais l’inventeur était déjà en contact avec un écrivain pour raconter son histoire !
Un petit rappel des faits. En 2010 Forrest Fenn publie un livre, une chasse au trésor, sous la forme de poèmes et d’indices pouvant conduire à un coffre caché dans une région sauvage du Nouveau-Mexique, un coffre contenant des pépites d’or, des pièces, des bijoux et des objets amérindiens ; valeur du coffre, en 2010, un million de dollars ! Forrest Fenn, raconte avoir caché son trésor à un endroit où il pensait s’allonger et mourir en 1988, après qu’on lui a diagnostiqué un cancer… Il montre plusieurs photos du coffre et de son contenu.
Ayant finalement vaincu la maladie, il cacha à cet endroit près de vingt ans plus tard, une partie de sa fortune, il était sur la fin de sa vie, marchand d’art, antiquaire. La chasse au trésor, commence tout doucement, puis le bouche à oreille et les médias, font le reste et finalement des milliers de gens vont se lancer à la recherche du coffre, chasse au trésor qui causa, involontairement, la mort de deux ou trois personnes, la zone de recherche étant sauvage et escarpée… Ces morts et le tapage médiatique qui en découle, renforceront encore plus le nombre de chercheurs !

La suite dans Monnaies & Détections n° 117

De l’or à la plage

Le village Godavari en bord de mer dans la région d’Andhra Pradesh en Inde, a été balayé fin novembre par un cyclone qui a décapé le haut de plage comme on peut le voir sur la photo, d’énormes galets sont visibles. Dans les jours qui ont suivi de nombreux villageois ont découvert des perles et des morceaux d’or sur la plage ! découvertes réalisées à vue, sans aucun détecteur. D’après le journal « Time of India », plus de cinquante personnes auraient trouvé de l’or ! Toujours d’après les journalistes, le cyclone a probablement arraché les fondations d’un ancien temple, aujourd’hui sous la plage, qui contenait soit un trésor, soit une ou des tombes contenant des bijoux et des perles d’or…


Source : thehindu.com

Retour vers le passé 2

ou Le trésor de Authier Delpech “La suite” (Voir Monnaies & Détections n° 100)

La parcelle au trésor dite “d’Authier Delpech” vient de se faire toute belle sous la herse du laboureur. Pas une motte ou un brin d’herbe l’un plus haut que l’autre ne dépasse. La terre est aussi fine que du sable et le champ qui s’étire très loin, jusqu’à l’orée d’un bois, se revêt d’une belle couleur ocre de Sienne sous le majestueux soleil automnal qui renait à l’Est.

Nous connaissons précisément l’endroit où se trouvait la cache du dépôt, un peu plus de 240 quarts et huitièmes d’écu ainsi que quelques testons en argent de bon aloi, fin 16e début 17e de même qu’une dizaine de monnaies en or, frappées en Italie en Espagne et dans notre bon Royaume de France, le tout disséminé sur quelques dizaines de mètres carrés en bordure d’une étroite route qui serpente agréablement jusqu’à un magnifique petit bourg perché sur une opulente colline. L’an dernier, lors de notre dernière sortie, nous avons mis la main sur un seul mais superbe huitième d’écu Henri 4. Le site a été bien “nettoyé” et nous a sans doute offert son ultime numéraire enfoui il y a 4 siècles. Comme pour faire durer le plaisir, nous commençons la prospection bien en amont du spot en nous rapprochant en catimini, un tantinet en mode “mine de rien” (en option VIP sur le Déus !) vers le lieu de la cache. Nous revivons ainsi un peu, l’instant magique où nous avons découvert le trésor. Nous nous rapprochons de l’endroit névralgique, près du puits, et un son bien caractéristique se fait entendre dans le casque de l’appareil. Je creuse peu profondément et j’exhume un beau quart d’écu Louis 13 (dit « le juste » pour rappel). J’interpelle le copain et lui montre la belle rondelle en argent de 9 g qui brille dans toute sa splendeur sous le soleil matutinal. Alors qu’il se presse pour voir de plus près ma trouvaille, un son résonne dans son casque. Je l’observe creuser (avec une vue plongeante sur son crâne lisse comme les fesses d’un beau bébé !) il relève la tête et je vois à sa joviale bobine qu’il a fait mieux que moi !… Un huitième d’écu au magnifique relief ! Par acquis de conscience, il passe le détecteur au dessus du trou et un nouveau son bien net retentit à ses oreilles. Un quart d’écu rejoint son escarcelle.

La suite dans Monnaies & Détections n° 117

10 000 $ de récompense

Comme au bon vieux temps du Far-West, une prime de 10 000 dollars est offerte pour retrouver un chasseur de trésor ! Cette prime est offerte par la « Kellyco Metal Detectors » un des plus gros vendeurs de détecteurs aux États-Unis, principalement sur le net. La Kellyco offre cette prime contre une interview du chasseur de trésor qui a découvert, il y a quelques mois, le trésor de Forrest Fenn (voir M&D 113). Un trésor recherché par des milliers de personnes pendant dix ans, quatre en sont mortes (par accident lors des recherches), et qui avait une valeur approchant les trois millions de dollars ! Ce serait, sans aucun doute, un bon coup publicitaire pour la Kellyco. L’inventeur avait préféré rester anonyme, rien ne dit qu’il parlera maintenant et il ne doit plus être à 10 000 $ près. Reste qu’un de ses proches peut le vendre pour toucher la prime ! Au Far-West, tout est possible…

Source : prnewswire.com

Et Bonaparte vola le trésor des chevaliers de Malte

Malte, petit archipel de la Méditerranée entre la Sicile et l’Afrique, capitale La Valette.

L’île a eu une histoire mouvementée entre la conquête de l’islam en 870, ensuite reconquise par Roger de Sicile en 1090, elle tombe par la suite dans le giron des Habsbourg d’Espagne. Malte fut ainsi donnée par Charles Quint aux chevaliers de Rhodes en 1518, ordre religieux et militaire issu des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem fondé en 1099. L’ordre participa à toutes les croisades. Réfugiés à Rhodes en 1308, la chute des templiers ayant servi d’avertissement, les dignitaires de l’ordre s’établissent à Rhodes, très loin du pouvoir de Philippe le Bel. En 1530, l’ordre devient ainsi les chevaliers de Malte.
L’ordre des chevaliers de Malte participe également à la terrible bataille navale de Lépante en 1571 qui oppose la Sainte Ligue, alliance catholique hispano-italienne commandée par Don Juan d’Autriche, demi-frère et amiral du roi d’Espagne Philippe II, contre Sélim II et son grand amiral Ali Pacha, qui un an auparavant a fait tomber le dernier bastion vénitien à Chypre, à Famagouste où ses défenseurs furent traitreusement massacrés après avoir négocié leur reddition. Humilié, l’occident perd pied dans feu sa mare nostrum.
La sainte ligue arme 206 galères et 6 grosses unités appelées galéasses, la flotte est montée par 28 500 soldats dont 8 000 Espagnols chevronnés. En face Ali Pacha dispose de 208 galères et 120 petites unités, et 27 000 soldats dont 10 000 redoutables janissaires. Le combat débute vers 10h20 à 15h. L’anéantissement de la flotte de Sélim II est consommé. Il a perdu 170 galères, coulées ou prises, contre 17 pour Don Juan. Les pertes sont toutefois critiques. Chaque camp déplore 8 000 tués et 22 000 blessés. Les Ottomans abandonnent 3 500 prisonniers et 15 000 esclaves chrétiens. Aussitôt libérés de leurs chaînes, la galère amirale d’Ali Pacha est capturée et l’amiral ottoman est décapité. Sa tête ornera la proue de la galère amirale de Don Juan.
Pendant la bataille, l’ordre des chevaliers de Malte subit de très lourdes pertes. La galère amirale de l’ordre fut prise par les Ottomans et tous les chevaliers furent décapités dont un très grand nombre de dignitaires de l’ordre. Les Ottomans tentèrent d’emporter la galère comme trophée mais durent l’abandonner pour échapper aux massacres. Les Ottomans sauvent 30 galères et autant d’unités plus légères. C’est tout ce qui réchappe du désastre.
Par la suite, l’ordre des chevaliers de Malte aura pour mission d’intensifier la gloire maritime de l’ordre par une lutte sans merci contre les pirates barbaresques qui infestaient la Méditerranée. Les expéditions navales contre les corsaires musulmans furent poursuivies avec de fréquents succès et un butin non négligeable pour les caisses de l’ordre et cela jusqu’au règne de Manoel de Vilhena qui s’éteignit le 12 décembre 1736, après 14 années à la tête de l’ordre des chevaliers de Malte.

Monnaies de Manoel de Vilhena (1722-1736).

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°113 …

Un trésor caché par les Vandales retrouvé après 1800 ans

Goths et Vandales sont dans notre imaginaire des peuples conquérants que fuyaient les populations locales d’Europe. Ces deux tribus germaniques se sont installées dans les années 100 après J.C. en Pologne, l’une au nord, l’autre plus au sud. Selon le professeur Andrzej Kokowski de l’Institut d’archéologie de l’Université Marie Curie-Skłodowska de Lublin, elles se sont combattues vers la fin du deuxième siècle ou au début du troisième siècle lorsque les Goths descendent vers le sud pour s’installer sur les rives de la mer noire. Le trésor découvert récemment à Cichobórz dans la commune polonaise de Hrubieszów au sud de Lublin près de la frontière ukrainienne nous rappelle cette période.

Fin du deuxième siècle : les Goths combattent les Vandales pendant leur “grand voyage” de la Scandinavie à l’Europe du Sud-Est. © d’après Google maps

La découverte du trésor

La presse polonaise nous indique qu’en 2019 un agriculteur du village de Cichobórz, dans la commune polonaise de Hrubieszów, se déplace dans un champ récemment labouré. Certains journaux expliquent qu’il y ramasse ici et là des bois perdus par des cerfs pendant l’hiver alors que d’autres sous-entendent qu’il recherche des objets anciens. Son regard est soudainement attiré par un petit disque brillant. C’est un denier romain en argent ! Il regarde autour de lui, et il en voit un autre, puis encore un, et encore un autre… Il les recherche avec fébrilité et en ramasse ainsi des centaines. C’est incroyable, extraordinaire, stupéfiant. Il est euphorique. Il réfléchit à ce qu’il doit faire et décide de se rendre au musée d’Hrubieszów, la commune dont dépend Cichobórz. Les responsables du musée le reçoivent, l’écoutent et envoient un agent sur place. Rapidement celui-ci découvre d’autres monnaies. Une fouille minutieuse du champ est alors organisée et au total 1753 monnaies sont trouvées sur une surface de quelques centaines de m². Probablement que la boîte qui contenait ces pièces a été brisée par le soc d’une charrue lors du labourage du champ et que les pièces ont été dispersées. Bartłomiej Bartecki, le directeur du musée Stanisław Staszic à Hrubieszów est abasourdi. C’est l’un des plus importants trésors monétaires romains trouvés en Pologne qui vient d’être déposé dans son musée.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Le trésor de Begoml en Biélorussie

Alexander Nikolaevitch Naumovets, un habitant de Borisov près de la petite ville de Begoml, district de Vitebsk, située à 100 kilomètres au nord de Minsk, la capitale de la Biélorussie, se promène sur une route forestière lorsqu’il distingue sur le sol quelque chose qui ressemble à une plaque rectangulaire. Il comprend que l’objet qui a attiré son attention est un vieux portefeuille lorsque celui-ci s’effrite entre ses doigts et que des pièces de monnaie tombent à terre.
Plusieurs journaux locaux, Les Nouvelles populaires de Vitebsk, Les informations de Borisov, le Journal de Vitebsk et quelques autres ont relaté cette découverte début février 2020.

La remise du trésor au musée de Begoml

La presse biélorusse ne nous dit pas si Alexander Nikolaevitch Naumovets flâne en  rêvant, recherche des champignons ou utilise un détecteur à métaux le long du chemin qu’il emprunte au moment de sa découverte en cette fin de janvier 2020. Elle nous explique seulement qu’il remet le jour même son trésor à Olga Tolyarenok, la responsable du musée de Begoml. Ce trésor est composé de 19 pièces de monnaie en argent du XVIIe siècle frappées pour beaucoup sous Sigismond III Vasa (Zygmunt III Waza), roi de Pologne et Grand-duc de Lituanie, de deux broches, d’une boucle d’oreille et d’un fragment de bague.

Le trésor trouvé en janvier 2020 à Begoml. © Родныя Вытокі

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

A la fin 2019 la presse allemande a présenté l’information : un trésor a été découvert dans le clocher de l’église-cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de la ville de Bad Camberg au nord-ouest de Francfort-sur-le-Main. C’est Aaron Sauerborn, un jeune apprenti-menuisier de l’entreprise « Holzbau Sven Krüger », qui est l’inventeur du trésor.

L’église-cathédrale de Bad Camberger

Bad Camberg est une petite ville qui compte aujourd’hui 15000 habitants. Ce n’est que depuis 1981, année où elle a été officiellement classée comme station thermale, qu’elle porte ce nom (Bad signifie Bain). Elle s’appelait alors simplement Camberg comme on peut le voir sur l’ancienne carte postale reproduite sur cette page. C’est en 1580 que la tour est ajoutée à une ancienne église dont il ne reste rien puisque le bâtiment est rénové à la fin du XVIIIe siècle. Seuls la tour et son clocher sont alors conservés. L’église-cathédrale, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul en 1781, ne subit plus ensuite de modification importante.

La découverte du trésor

A l’automne 2019, un travail de vérification de la charpente conduit un jeune apprenti-menuisier à monter dans le clocher de l’église. En inspectant les poutres, perché sur une échelle, il met la main sur des objets qu’il trouve très froids et qui tombent sur le sol. Ce sont des pièces de monnaie ! Au total il y en a 96. Il les ramasse, redescend du clocher et va remettre sa découverte aux prêtres de l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ceux-ci confient les pièces à des experts numismates de Francfort-sur-le-Main qui les nettoient et les étudient. Elles ont toutes été frappées entre 1551 et 1630, l’une est en or et les autres sont en argent. La plus remarquable est un taler frappé en 1623 par Ferdinand II. Les pièces ont probablement été cachées dans le clocher peu de temps après sa construction. Peut-être pendant la guerre de Trente Ans qui embrasa presque toute l’Europe et qui dura de 1618 à 1648 ?

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Le trésor des Narychkine

Le 19 mars 2012, au numéro 29 de la rue Tchaïkovski, à Saint-Pétersbourg en Russie, un ouvrier qui participe à la restauration d’un hôtel particulier va faire une découverte spectaculaire.

Alors qu’il démonte un vieux plancher de chêne entre deux étages de cette belle maison bourgeoise qui existait déjà début 1900, il tombe sur une cache murée entre le plancher et l’étage inférieur, d’une très grande contenance. La seule voie d’accès est une ouverture dissimulée sous le plancher. A l’étage où se trouve la pièce secrète on ne voit rien, parfaitement agencée elle était totalement invisible et elle contient un trésor fabuleux ! Le trésor de la famille des Princes Narychkine vient de refaire surface, 95 ans après avoir été caché. Comment peut-on être aussi précis sur la date ? Tout simplement parce que de nombreux objets composant le trésor étaient enveloppés dans des journaux datés de 1917, année de la révolution Russe !
En 1917, le Tsar Nicolas II, empereur de toutes les Russies, règne en maître absolu. A cette époque Saint Pétersbourg est encore la capitale de l’empire de Russie. Mais, une trop grande différence entre les très riches et les plus pauvres, comme c’est souvent le cas, va déclencher la révolte du peuple et la Révolution russe va tout balayer et, comme toujours dans ces cas-là, générer de très nombreux trésors, qui sont loin d’avoir tous refait surface.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°111 …