MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mars, 2012

Rencontres du 3e type au Pérou – 2

 (Première partie dans Monnaies & Détections n° 62)

Cette nouvelle propriété est sur l’extrême hauteur de Cuzco ville, sa particularité est d’avoir un grand terrain de deux hectares environ sans immeuble ou bâtiment. Le terrain est en pente bien sûr mais aménagé en terrasse. Le tout est de savoir si cet aménagement date de l’époque inca ou a été faite il y a quelques années à coups de bulldozer. La réponse nous parvient vite, sur le bas du terrain on y trouve un mur vertical de deux mètres de haut en terre de manière à faire des terrasses planes. Ce mur de terre est truffé d’ossements humains et de quelques morceaux de poteries que Jésus identifie comme étant d’origine inca. La prospection sur le mur se révèle vierge de tout métal ferreux et non ferreux. Là je reste étonné car dans un contexte européen il y aurait eu plein de cibles à détecter dans ce mur de terre. Mais je ne suis pas dans mon élément habituel, j’apprends jour après jour ces nouvelles règles de détections andines. Les terrasses sont herbeuses, une herbe épaisse et haute qui ne permet pas d’utiliser les appareils au meilleur de leurs performances et quand la végétation laisse la place à un sol nu, on tombe sur des tonnes d’immondices qui ont brulé et que l’on retrouve profondément enfouis, visiblement la couche archéologique n’existe plus depuis belle lurette ! …

La suite dans Monnaies & Détections n° 63

Edito n° 63

Ce numéro vous offre quatre pages de plus : pour le même prix, on a décidé d’augmenter nos charges d’impressions et d’envois pour les abonnés sans les répercuter à la vente. Il nous a été difficile de trancher parmi tous les articles en stock que nous avions à publier. Pourquoi ne pas augmenter notre pagination ? La question est tombée lors de notre réunion et a été adoptée à l’unanimité. Ajoutez à cela que nous avons légèrement baissé le nombre de pages de publicités et de librairie et le résultat est là : un rédactionnel plus fourni qui, nous l’espérons, fera votre bonheur.

Lisez le courrier des lecteurs et notamment la lettre de Loïc et son initiative personnelle qui interpelle la D.R.A.C. Savourez les trésors mis au jour en Angleterre et ailleurs, régalez-vous des histoires des prospecteurs dans Vécu. Instruisez-vous sur la fièvre de l’or en Guyane et sur les cavernes et grottes en France. Prenez connaissance des premières impressions de Greg qui a testé pour vous, en toutes libertés, le nouveau détecteur haute fréquence de C.Scope : le CS6 MXi.

 Bonne prospection !

 Gilles CAVAILLÉ

Aokigahara Jukai ou le trésor des morts

Aokigahara Jukai, la mer d’arbres, est nommée plus communément, forêt du suicide… Nous verrons pourquoi un peu plus loin. Inutile de vous dire que ce lieu provoque des sueurs froides à sa simple évocation. Ce massif forestier japonais, situé au nord-ouest du Mont Fuji, s’étend sur près de trois mille hectares. Né de la colère du fameux volcan en 864, la forêt se développa sur ses coulées de lave figée. Arbres et plantes ont ainsi proliféré pour former le massif actuel. 

 

Depuis toujours, Aokigahara a suscité l’attirance et la crainte des populations riveraines. Fascination pour cette nature exubérante, mais également pour ses légendes et mystères particulièrement inquiétants.

Petit portrait physique de la mer d’arbres : sitôt la limite des chemins de randonnée balisés franchie, la forêt attire inexorablement le promeneur ou du moins l’ensorcelle selon certain…

La suite dans Monnaies & Détections n° 62

Demi-couronne irlandaise

Un prospecteur anglais… démontre une nouvelle fois tout l’intérêt des détecteurs de métaux. Au hasard d’un champ un retraité a découvert avec son détecteur une rare monnaie irlandaise datant de la révolution irlandaise de 1642. On peut voir cette monnaie sur le site web du British Museum qui se montre intéressé par la trouvaille…

Source : thisissurreytoday.co.uk

Trouvailles 62.08

Bonjour, pourriez vous m’identifier cet objet trouvé en Normandie, svp ? Il pèse soixante dix grammes et fait 7 cm de haut sur 4,5 cm à sa base. Franck

Cet objet semble être en cuivre, il n’est pas assez pointu pour s’enfoncer dans le sol, pas du tout écrasé à son extrémité si cela avait été un renfort de canne en bois. On distingue deux liserés vers la base du cône et quarante cinq millimètres de diamètre à son plus grand diamètre exclut l’usage d’une canne, alors qu’est-ce donc ? Lecteurs, si vous avez une idée, vous savez où nous trouver ! MO**

Un demi, s’il vous plaît !

 

Les coupes sont systématiquement opérées entre les deux portraits.

Au palmarès des découvertes numismatiques du prospecteur, en bonne position aux côtés du « double tournoi », du « 10 centimes Napoléon III » ou de la trop classique « savonnette », se positionne une énigmatique « demi-rondelle », a priori en bronze…

Deux fois rien, ce qui ne doit pas faire grand-chose, pourrait penser le non initié… Sauf qu’en numismatique, nous le savons tous, la valeur d’une monnaie n’est pas proportionnelle à son état de conservation, au métal qui la compose, à sa côte, mais bien à la connaissance qu’elle peut nous apporter d’une période de notre histoire.
Aussi, cet insignifiant petit bout de bronze nous interroge-t-il. D’autant plus que les sources anciennes restent muettes sur ce phénomène. Pourquoi une demi ? Et d’abord, est-ce vraiment une monnaie ?
La réponse ne va pas de soi. Et mérite, me semble-t-il, ces quelques lignes.
Intéressons-nous en premier lieu à l’identification de l’objet…

La suite dans Monnaies & Détections n° 62

En croisade

Un prospecteur amateur a réalisé une très belle découverte en Écosse… Son détecteur lui a fait mettre à jour un pommeau d’épée très travaillé et comportant 18 facettes ornées d’inscriptions.
Le pommeau a été daté du XIIIe siècle et proviendrait d’une épée ayant appartenu à un croisé ! Ce qui en fait aux yeux des archéologues, la plus importante relique du moyen âge jamais découvert en Écosse.

Source : BBC new

Trouvaille 62.02

 

 

 

 

 

 

 

 

Fidèle abonné chez vous, j’aimerais votre aide pour cette monnaie trouvée ce jour aux environs de HUY en Belgique avec mon DEUS. Argent, diamètre 18 mm, poids 3,25 g.
Je vous remercie de votre attention. Le numéro 60 avec le poster était superbe.
Bien à vous. Gérard D.

Merci pour ces encouragements. Il s’agit d’un denier d’Antonin-le-pieux (25/02/138-7/03/161) avec légère variante sur la titulature : IMP CAES TAEL ANTONINUS AUG PIUS PP Imperator Caesar Titus Aelius Antoninus Augustus Pius Pater Patriae (Empereur César Titus Aelius Hadrien Antonin Auguste Pieux Père de la Patrie). Portrait de l’empereur à droite, revers TR POT XIIII – COS IIII// PAX. Pax (la Paix) debout à gauche, tenant de la main droite une branche d’olivier et un sceptre long de la main droite. “Tribunicia Potestas quartum decimum Consul quartum Pax Revêtu de la quatorzième puissance tribunitienne, consul pour la quatrième fois. La Paix.
Cette monnaie a été frappée à Rome en 151 de notre ère. La monnaie présente un grain d’oxydation important au revers qui peut être nettoyé avec précaution. Le manque de métal et l’usure en font une monnaie peu recherchée par les collectionneurs exigeants mais sa faible côte (30 € ) peut être compensée à la hausse par cette titulature de l’avers que je n’ai pas retrouvée dans mes nombreux ouvrages.

Chronique de la prospection ordinaire

Dans son traité De la Guerre, Clausewitz a écrit une longue phrase qui pourrait aussi bien se rapporter à la détection. Qu’il me pardonne d’avoir remplacé dans son texte le mot Guerre par le mot Prospection : en effet, comme dans la conduite de la guerre, le hasard, les circonstances, les imprévus, les impondérables, la chance ou son absence, nous permettent de faire des trouvailles en des endroits surexploités, ou sur des plateaux inhospitaliers, des sommets inaccessibles, ou au plus profond des forêts, comme de ne rien trouver sur des endroits pourtant réputés porteurs et faciles…   

Nous voyons donc que dès l’origine, l’élément absolu, en quelque sorte mathématique, de la Prospection, ne trouve aucune base certaine sur laquelle fonder des calculs relatifs à l’art de la Prospection ; il s’y mêle d’emblée un jeu de possibilités et de probabilités, de bonne et de mauvaise fortune, qui se poursuit le long de chaque fil, gros ou mince, dont est tissée sa trame et qui fait de la Prospection l’activité humaine qui ressemble le plus à un jeu de cartes.

Bréviaire de Saint Jacques Boucle d’Or

Mais où est-ce que nous pourrions bien aller ?… Ce champ de C…, là, pas très loin, où Domi est allé essayer dans le rastoul* ma nouvelle tête de 28 du Deus, et où il s’est permis de lever un rarissime dé à jouer en bronze, même pas la peine d’y revenir : les propriétaires sont en train d’y installer un pivot pour l’irrigation et c’est un vrai chantier…

L’autre champ, là-bas, le champ M3**…  J’y suis allé après la moisson, en août, là aussi, il y avait encore le rastoul, et plein d’herbes, en plus. Je n’ai pas fait grand chose, une boucle, et deux médiévales blanches, des deniers de Toulouse. Il y avait trop de végétation. Tiens d’ailleurs, j’y ai rencontré un jeune prospecteur de Pamiers, qui tenait son GMP d’une main, le piochon de l’autre, de l’autre la laisse de son petit chien, et de l’autre son téléphone portable, sur lequel son épouse lui demandait de rentrer…
La suite dans Monnaies & Détections n° 62

Trésor de Lava…

L’affaire du fabuleux trésor de Lava* est loin d’être finie. Interpol a, le 16 décembre dernier, lancé un avis de recherche international sur les monnaies de Lava ! Et quelles monnaies  : des multiples d’aureus dépassant pour certains les 300 000 euros pièce ! La plupart étant extrêmement rares, voir uniques elles ne sont pas dures à repérer… Plusieurs ont été localisées aux États-Unis, d’autres au Japon… Rappelons que les premières monnaies furent trouvées en 1860, d’autres en 1957 puis 1978 et le plus gros du pactole en 1985. Aucune des premières découvertes ne donna lieu à des recherches archéologiques ! Elles étaient pourtant connues, la cinquantaine de monnaies dont six multiples de 1957 furent même publiées ! Aujourd’hui le ministère de la culture court toutes dents dehors après ces monnaies et va dépenser une fortune en procédures pour tenter d’en récupérer quelques unes. Quand au site du trésor il n’a donné lieu à aucune découverte officielle, on le considère comme épuisé ! Ce qui est certainement faux, la technologie des détecteurs sous marin étant plus qu’obsolète en 1985/90, il en reste sûrement beaucoup sous l’eau…

Sources : www.interpol.int
*Monnaies & Détections N° 48 et 55