MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour mai, 2011

Trouvaille 58.21

Trouvé par Luc en Haute-Loire : il est mentionné dessus « 45 AUGUSTA BRENNER » avec un soleil au milieu. Il s’agit d’un bouton de réglage du débit d’une lampe portable à pétrole.

Trouvaille 58.20

Deux autres trouvailles en provenance du Burgaud, faites par Roberto : une extrémité en forme de carnyx, donc certainement de la fin de l’Indépendance gauloise ou de l’époque romaine précoce… Mais quel est le type d’objet ? L’extrémité d’un manche ? On suppose que les yeux étaient ornés d’un matériau différent qui prenait place dans la cavité adéquate. Le second objet est l’extrémité d’un bracelet torsadé en bronze représentant un dauphin stylisé, datation proposée : IIIe-IVe siècle.

Trouvaille 58.19

L’objet mystère du mois a la forme d’un stylo mais n’est pas un stylo. Il mesure neuf centimètres de long et est plein. Le métal semble être en fonte ou en bronze moderne. Il se peut que l’oxydation ait soudé définitivement la partie « encapuchonnée » et qu’à l’origine elle pouvait se dévisser. Je penche pour une pièce d’origine militaire, de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale. MO**

Trouvaille 58.18

Ramassé dans un champ travaillé par Henry en Ille-et-Vilaine, cet objet en fer est en fait une dent d’outil agricole du début du XXe siècle.

Trouvaille 58.17

Honneur aux dames, Patricia dans le Gers est toute heureuse d’avoir découvert son premier demi-as de Nîmes. Il est intéressant de voir sur cet exemplaire la marque de scie encore apparente, qui permettait de « casser la monnaie ». La trace passe exactement entre le M et le P de IMP. Monnaie cotée à 40 € en l’état. (Se reporter à l’article un site internet sur l’as de Nimes dans ce numéro, page 7, pour en savoir plus.)

Trouvaille 58.16

Michel de l’Île Jourdain a ramassé une hachette votive : on en a trouvé beaucoup dans les sanctuaires alpins du Haut-Empire, souvent avec des inscriptions donnant le nom des dieux honorés sur place. (Ici, juste deux petits cercles en décor d’un côté et un œil de l’autre.) La seconde trouvaille est composée de boutons de manchettes carrés aux angles abattus, datant du début du XIXe siècle (argent).

trouvaille 58.15

Bonjour, je vous envoie ces deux photos de la médaille que j’ai trouvée en détection. Merci de bien vouloir m’éclairer sur cette médaille… La commune de trouvaille est 23000 Saint-Sulpice-le-Guérétois au lieu-dit « la Métairie » et les dimensions sont 32 mm par 22 mm. Merci, Christophe.

Voici ce que nous avons trouvé comme renseignements : la photo d’un homme en uniforme de caporal-chef au 8e BCP en 1929. Il porte un insigne brodé au bras gauche constitué de deux fusils croisés surmontés d’une grenade. C’est en général un insigne pour l’infanterie et le nombre de flammes permet de différencier les officiers des gens du rang et du type d’armée. L’insigne de béret de l’infanterie est une grenade sur deux fusils croisés. On retrouve cette grenade dans l’insigne de béret des élèves de Saint-Cyr, ou encore des élèves sous-officiers de l’ENSOA, mais également dans celui de beaucoup d’armes dérivées : matériel, CTA, commissariat, douanes. En l’occurrence, dans ce cas présent, il ne s’agit pas d’un insigne mais plutôt d’une plaque apposée sur du matériel pour démontrer son appartenance au corps.

il s’agit d’une plaque de gourmette fantaisie datant de l’entre deux guerre. S’agissant d’un équipement individuel non réglementaire donc librement acquis,  ces gourmettes restent peu nombreuses sur le marché des collectionneurs, contrairement aux plaques patronymiques individuelles réglementaires que tout soldat porte pour identification en situation de conflit.

Trouvaille 58.14

Bonjour, j’ai trouvé cette monnaie en or (en Beauce, dpt 45) que je pense être mérovingienne, mais je n’arrive pas à trouver de pièces lui ressemblant. Ø 12 mm, épaisseur 1 mm. Cette photo est-elle exploitable, et auriez-vous une idée de sa cote ? Cordialement, Frédéric.

Nous voilà face à un triens intéressant car inédit en l’état ! Au droit, nous sommes en présence d’un buste à droite doté d’une chevelure se terminant par une boucle. La légende est hors flan donc illisible. Le revers quant à lui, est plus explicite ! La lecture de la légende nous en dit un peu plus. Commençant à 6 heures : RACIO JASILICI (le J étant rétrograde). En latin, le J n’existant pas, dans la paléographie mérovingienne, il s’agit d’un B, il faut donc lire RACIO BASILICI. Autour d’une croix que l’on appelle « latine ». Cette légende est connue pour quatre ateliers monétaires dont un non-identifié car simplement associé à un nom de personne. Les trois ateliers sont Chalon-sur-Saône, Saint-Aignan d’Orléans et Saint-Martin de Tours. La proximité avec la région de la découverte nous amène à penser logiquement à Saint-Aignan d’Orléans ! Mais il ne faut toutefois pas exclure Saint-Martin de Tours qui, à mon avis, serait plus probable. En effet, dans les recherches par comparaison, nous avons une monnaie de cet atelier ayant par son revers beaucoup de similarités typologiques ! Cette monnaie mériterait une petite étude approfondie. De par son côté inédit, nous ne pouvons donner de cote à ce triens. ID JFLD

Trouvaille 58.13

Bonjour, Dans le cadre d’une découverte d’une pièce très ancienne (découverte il y a environ 45 ans en Périgord), avec une forme de lingot, ce document porte les symboles de rites de la franc-maçonnerie. Indications : dimensions 105 mm x 70 mm x 17 mm épaisseur, poids de 1,334 kg, donc densité de 1,3209 g/cm3 (densité argent 10500, plomb 11350). Métal de couleur très blanc – légèrement rendu. Il serait intéressant de pouvoir envisager une analyse par fluorescence X. (Merci pour votre avis). Souhaitant porter cette découverte à votre connaissance et plus particulièrement pour les raisons de possibles existences de secrets des templiers. Cette pièce pourrait être du XIIe ou XIIIe siècle. Je vous fais parvenir des photos en pièces jointes, ce qui vous permettra d’en apprécier la forme et les ornements. Cette pièce découverte en Dordogne pourrait aussi être de l’époque féodale, avec la présence de nombreux bâtisseurs (les symboles des bâtisseurs ayant été repris par la franc-maçonnerie – franc-maçonnerie opérative, puis franc-maçonnerie spéculative). Désireux de poursuivre des recherches d’origine, de datation et d’utilisation d’une aussi belle pièce, je reste à l’écoute d’échanges d’informations, de connaissances de pièces similaires. D.B.

Ce lingot présente indiscutablement des signes maçonniques traditionnels vraisemblablement liés à des rites de réception dans une loge quelconque. Ce ne sont pas des palmes mais des feuilles de chêne et des glands qui figurent au-dessous (avec un marteau central ?). Les lettres pourraient être les initiales de la loge ou des initiés. Le style ne présente absolument rien de médiéval mais peut se situer dans une fourchette fin XVIIe ou XVIIIe siècle avant la Révolution (on ne voit pas l’œil central). On sait maintenant le rôle important joué par les loges de francs-maçons dans la mise en route des idées révolutionnaires avant 1789. Quoi qu’il en soit, il n’y a aucun lien à établir avec le « secret des templiers », les rose-croix ou autres activités supposées de l’époque médiévale. À la réflexion, le niveau de maçon triangulaire, la main tenant un marteau de tailleur de pierre et les feuilles de chêne doivent nous amener à plus de prudence. Le lingot peut être maçonnique certes, mais aussi emblème de passage avec succès de la maîtrise d’œuvre d’un compagnon maçon-tailleur de pierre et dans ce cas, résumer le rituel de franchissement de la maîtrise au sein d’une loge de maçons compagnons du Devoir (donc, non plus lié à la franc-maçonnerie, mais au compagnonnage qui possédait lui aussi ses loges secrètes surveillées par la Mère, et réservées à ceux qui triomphaient de leur « Tour de France » par la réussite du « chef d’œuvre »).

Trouvaille 58.12

Trouvé par Jean-Marie au Burgaud, deux beaux objets : un support en forme de monstre (lion ailé). Ces supports sont connus chez les Étrusques où ils soutiennent des cistes cylindriques (boîtes de rangement pour objets de toilette) ou des braséros. Mais ce type de support étant encore produit au début de l’Empire, l’objet n’est pas facile à dater. C’est de toute façon une trouvaille très intéressante. Suit un petit objet décoré, une rouelle d’argent à huit rayons avec inclusions de pattes de verre rouge et une bleue dans l’axe central, le tout soudé à un morceau de plomb. Je suppose que c’est une applique décorative arrachée d’un ensemble plus grand en plomb. Inclassable.