MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour décembre, 2014

Condor en détresse

7 juin 1943, il fait un temps splendide dans le sud de la France.

Le Focke Wulf FW 200 « Condor » numéro 52 de l’escadrille KG40 (insigne) décolle de Lecce, dans le sud de l’Italie en direction de l’Allemagne.

Les Condor (photo 1) sont des quadrimoteurs allemands à long rayon d’action. Basés sur la côte atlantique, ils harcèlent les convois alliés et envoient par le fonds les cargos qui ravitaillent l’Angleterre.

Celui-ci, immatriculé F8+PT, transporte 6 hommes. Le pilote Georg Ulrici est originaire de Wiesbaden et il a 22 ans. Il y a aussi quatre hommes d’équipage et un « monteur » de l’usine Focke Wulf, Alfred Zitzen. C’est un vol de convoyage, l’avion  n’est pas armé et les soldats l’ont chargé d’objets personnels et de souvenirs pour
leur proches : caisses de vin, nourriture, tabac, habillement, sacs à mains et chapeaux de femmes, etc…

Quelques heures après le décollage, vers 13h30 et alors que l’avion survole la région de Najac, un moteur prend subitement feu. L’incendie est tellement violent que le bâti-moteur fond, le moteur se détache de l’aile et tombe dans un vallon. La situation est grave car l’aile qui brûle risque de se replier à tout moment. Devenu asymétrique, l’avion est difficile à contrôler. L’équipage cherche à se poser en urgence mais la région est très vallonnée. Georg Ulrici repère un sommet relativement plat, le « Pech », et il tente une approche désespérée vers cette courte piste de fortune. Cent cinquante mètres avant le début de cette piste improvisée, l’appareil accroche des arbres mais il réussit à poursuivre son vol. Il touche durement la lande, continue droit devant lui en semant des pièces sur son chemin.

L’avion percute un talus, se soulève, se casse en deux et retombe, dégageant une immense fumée.

Au même moment, la famille P. se promène sur le Tech : elle voit tout ! Suzette, âgée de sept ans ramasse des coquelicots, lorsqu’elle entend le bruit d’un avion. Levant la tête, elle voit une lumière sur l’avion (certainement l’incendie) puis elle distingue un objet tombant de l’avion (le moteur). Elle a l’impression que l’avion vient vers elle. Prise de panique, elle s’enfuit et va se cacher dans les fougères. Conséquence de cette immense frayeur, Suzette aura peur des avions toute sa vie !

Ses sœurs Elise et Henriette ont également vu le crash. Dans la panique générale, elles filent se cacher dans le lit de la maison familiale sans que leurs parents les voient. Elles ne seront retrouvées par leurs parents – morts d’inquiétude – que dans la soirée.

Dans un bois voisin, un jeune français est caché pour fuir le STO : voyant l’avion allemand arriver, il s’enfuit de peur d’être fait prisonnier. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Le souterrain aux mille trésors

Les archéologues mexicains travaillant sur le site des pyramides de Teotihuacan ont révélé il y a quelques semaines l’impressionnant résultat d’une fouille qui dure depuis maintenant 11 ans ! En 2003 sous la pyramide du serpent à plumes, était découverte l’entrée d’un tunnel, à 18 mètres de profondeur sous la pyramide, d’une longueur de plus de 110 mètres. Plus de 1000 tonnes de terre et de pierres ont déjà été retirées du tunnel. A 103 mètres de l’entrée, des milliers d’objets ont été découverts, céramiques, poteries, bijoux et statuettes de jade, coquillages du Golfe du Mexique et de la Mer des Caraïbes ! Ainsi que plus d’un millier de graines de différentes espèces végétales.

La fouille se poursuit et les archéologues espèrent trouver des tombes de hauts dignitaires au bout du tunnel. L’une des découvertes les plus intéressantes est la voûte même du tunnel, elle est recouverte d’une poudre minérale, d’après les expertises un mélange d’hématite et de magnétite. Selon les chercheurs, lorsque l’on pénétrait dans le tunnel avec des torches, la voûte se mettait à scintiller comme si elle avait été recouverte de milliers d’étoiles ! Plusieurs ethnies d’Indiens cohabitaient à Teotihuacan, des Mayas, des Otomis, Nahuas… Et on ne sait toujours pas qui est à l’origine de la cité de Teotihuacan…

Source : bbc.com

Le gps de randonnée Garmin Dakota 20 – 2e partie

La préparation des sorties

Dans la 1e partie de l’article (voir M&D n° 77), nous avons abordé les 2 fonctions principales du GPS de randonnée Dakota 20, à savoir la localisation (page CARTE) et la création de waypoints (page MARQUER WAYPOINT).  

Dans cette 2e partie nous allons voir comment préparer des sorties détection avec la fonction OU ALLER du Dakota. Pour finir, un paragraphe sera consacré au transfert de points d’une carte papier (IGN 1/25000e par exemple) vers la cartographie numérique du GPS.  

Note 

Toutes les opérations de préparation de sortie avec le Dakota peuvent être faites tranquillement à domicile. En effet le GPS a juste besoin ici d’accéder à la cartographie stockée sur sa carte microSD, et donc pas besoin ici de sortir dehors pour recevoir les signaux satellites.

Fonction « ou aller ». se déplacer sur la carto numérique et créer un waypoint distant

Il est très facile avec le Dakota de consulter n’importe quel endroit de la cartographie numérique, aussi facilement qu’avec les cartes ign papier. Cela permet de “reconnaitre” la destination à l’avance, si besoin d’y marquer des waypoints très précisément, donc de faire gagner beaucoup de temps par la suite sur le terrain.

Comment faire ?

– Avec OU ALLER faire une recherche sur le nom du village ou la ville de destination afin d’afficher la cartographie centrée sur le village ou la ville.

– Terminer la recherche en utilisant l’écran tactile du Dakota pour aller à l’endroit précis recherché.

Il suffit d’effleurer l’écran tactile avec un doigt pour faire défiler la cartographie ce qui permet de se centrer très vite sur le point exact recherché.

– Créer si nécessaire un waypoint pour enregistrer le point recherché dans la mémoire du GPS.

Une fois sur le terrain il sera très facile de trouver l’endroit grâce au guidage du GPS (voir M&D n° 77 page 57 / Retour sur waypoint). …

La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Bague médiévale

Stockton, comté de Durham, Angleterre… Ian Bisset sort prendre l’air avec son fidèle détecteur dans un des champs de son voisin agriculteur. Après avoir creusé un bon son, assez profond, la chance et le hasard lui ont permis de trouver une superbe bague en or. Cette belle bague ayant plus de 300 ans, sans doute médiévale, et contenant plus de 10 % d’or, elle rentre dans la catégorie, anglaise, des trésors !

Mise en dépôt au British Museum, elle va être expertisée et sa valeur marchande estimée sera partagée entre Ian, l’inventeur et son voisin le propriétaire du terrain.

Un système simple et très efficace qui permet au Royaume-Uni de s’enrichir jour après jour de nouveaux trésors archéologiques et surtout de recenser et dresser des cartes de répartitions pour tout type d’artefact, de bijou ou de monnaie sur l’ensemble du territoire anglais. Apportant ainsi une somme de connaissances inégalée en matière d’archéologie…

Source: gazettelive.co.uk

Trouvaille 79.05

Voici une monnaie, un denier plus exactement trouvé par un gersois. Diamètre 17 mm, poids 0,92 g. Avers : effigie du roi à gauche, trois perles derrière la nuque, entourée de la légende SANCIVS.REX. Revers : croix de procession surmontant un « chêne de Sobrarbe » entourée de la légende ARA-GON. Denier de Sanche Ier (vers 1085). Sanche Ier d’Aragon ou Sancho Ramirez (lieu inconnu, vers 10431 – Huesca, après le 4 juin 1094), est le fils de Ramire Ier d’Aragon et d’Ermesinde de Foix. Il succède à son père en 1063 et règne sur le royaume d’Aragon. En 1076, il est appelé au trône de Pampelune par la noblesse navarraise et devient roi comme Sanche V de Pampelune. Concernant la monnaie proprement dite : celle-ci comporte plusieurs manques de métal qui font fortement chuter sa valeur. Le portrait reste splendide en état sup. Complète, cette monnaie s’estimait aux alentours de 150 euros.

Boxted rallye

Voilà quelques nouvelles de nos amis Anglais qui ont organisé à la mi-septembre un rallye, le Boxted rallye de Kim, près de Colchester dans le Sussex. 

Le prix était assez élevé, 50 livres sterling pour les trois jours mais les bénéfices sont reversés à une association de charité. 

Bien que n’égalant pas en taille le week-end wandered classique, il y avait quelques deux cents prospecteurs inscrits et environ 80 hectares de terres à prospecter. Le lieu de vie était un champ avec les tentes servant de bureau d’inscription et de stand de professionnels White, Detecnicks, et quelques numismates. Un camion pizza permettait de boire un café pour se réchauffer et de manger de la saine nourriture sous forme de pizza…

Nous avons croisé un Italien, une meute de Danois, un couple de Français qui a refusé d’être pris en photo (c’est navrant d’en arriver là et de ne pas assumer son plaisir… mais il y a un vieux dicton qui dit que pour vivre heureux, vivons cachés et on respecte les décisions de chacun) et plein d’Anglais équipés de 51 % de Déus (comptage fait directement dans les champs…). XP fait décidément des ravages et les Anglais qui ont un rapport libre avec la détection ont vite compris que le Déus révolutionne le marché et apporte de réelles performances…

 La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Bijoux romains

Belles découvertes pour des archéologues anglais sur une fouille à Colchester. Ils ont mis à jour un petit trésor de bijoux romains, probablement les restes d’un coffret à bijoux d’une riche romaine. Trois colliers en or, deux bracelets et une chaîne en argent pour les gros bijoux et quatre bagues en or ainsi que deux paires de boucles d’oreille également en or. Le tout accompagné d’un petit sac contenant quelques pièces de monnaie. Une des plus belles trouvailles du genre pour le Royaume-Uni…

Source: heart.co.uk

Trouvaille 79.09

Jolies trouvailles de monnaies sélectionnées par Pierre dans le Lot. De gauche à droite :

Un écu au soleil de Louis XIII 1616 D (Lyon) en état TB+ déclassé à cause du pli redressé… Avers : LVDOVICVS XIII D G FRAN ET NAVA REX. Ecu couronné surmonté d’un soleil. Revers : CHRISTVS REGNAT VINCIT IMP. (millésime). Croix aux bras torsadés et fleurdelisés. 1305 exemplaires relevés sur le Droulers : valeur 1 300 euros en égard à l’atelier Lyon et ce millésime qui apparait peu courant est introuvable dans les ventes passées.

Vient ensuite un escudo de Séville pour Jeanne et Charles d’Espagne (1516-1555) : avers : IOANA ET KAROLVS : écu couronné, à multiples quartiers ; à gauche un G, à droite une S. Revers : HISPANIARVM. RE. Croix potencée dans un quadrilobe tréflé aux angles, la monnaie est en état TB+ et s’estime 250-280 euros.

On continue avec un teston du premier type de François Ier frappé à Angers, lettre F et point secret 7. Avers : (couronnelle) FRANCISCVS : I D : GRA : FRANCOR : REX. Buste du roi à droite coiffé d’une couronne ouverte sur un chaperon. Revers : (couronnelle) XPS : VINCIT : XPS : REGNAT : XPS : IMP. Ecu de France couronné dans un polylobe ponctué. Cet atelier sort peu souvent, l’état de la monnaie est un TB maximum et son estimation est de 550 euros.

Enfin on termine cette jolie série par un huitième d’écu d’Henry IIII, avec une contremarque au lys qui la range au rang des monnaies très recherchées par les collectionneurs. Ecu de face, 4e type 1603 Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Quantité frappée : 85 201. Flanc irrégulier TB+/TTB 350 euros.

 

Depuis l’adoption de la loi sur les trésors en 1996, le “Portable Antiquities Scheme” a enregistré pas moins d’un million de trouvailles d’objets et de monnaies de toutes les époques. La plupart de ces trouvailles ont été réalisées par des prospecteurs avec leurs détecteurs de métaux, dont l’utilisation est permise à condition d’avoir l’autorisation du propriétaire du terrain. Le fruit des trouvailles réalisées est partagé à moitié entre le propriétaire du terrain et “l’inventeur” de l’objet, comme on dirait en France. Du coup des milliers de prospecteurs britanniques s’adonnent à leur loisir favori en toute décontraction… Et la chaîne BBC 4 vient même de diffuser une série télé consacrée aux prospecteurs.

Andy (Mackenzie Crook, auteur réalisateur interprète dans la série Detectorits).

Cette comédie dramatique compte 6 épisodes d’environ 50 minutes et porte le titre “Detectorists”, c’est-à-dire “Les prospecteurs”. Elle a été réalisée par le comédien Mackenzie Crook, qui s’est fait un nom en jouant des films tels que “The Office”, ou encore dans la série “Pirates des Caraïbes”. C’est sans doute cette notoriété hollywoodienne qui a permis à Mackenzie Crook de produire cette série qu’il a écrite et dans laquelle il joue un des deux rôles principaux.

Mackenzie Crook a expliqué sur la chaine Sky News les raisons qui l’avaient poussé à écrire et à réaliser une série sur le thème des prospecteurs. Le monde des prospecteurs et des passionnés de détection est fascinant, a-t-il déclaré : il est très intéressant de découvrir comment les prospecteurs passent leur temps libre dans ce loisir souvent envahissant relié à l’histoire. La perspective de la découverte d’un véritable trésor pimente les week-ends de ces passionnés dont Mackenzie Crook fait lui-même partie.

Andy et Becky (Rachael Stirling).

Tenues de camouflage et manie des marques de détecteurs de métaux

D’après le journaliste James Delingpole, lui-même prospecteur et qui a écrit un compte-rendu amusant de la série “Detectorists” pour le magazine “The Spectator”, c’est sans doute le vécu de Mackenzie Crook qui donne à la série son côté authentique. Les détails de cette charmante comédie …

La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Un fabuleux trésor viking découvert au détecteur de métaux

Début septembre 2014, Derek Mc.Lennan un prospecteur écossais se promène dans le comté de Dumfries, il ne sort jamais sans son fidèle CTX 3030, un détecteur Minelab. Derek qui a 47 ans est à la retraite, une retraite d’homme d’affaires qui lui permet de passer le plus clair de son temps à pratiquer son loisir préféré, la chasse aux trésors ! Alors qu’il prospecte un champ en pâture, le CTX accroche une cible qui semble volumineuse… Derek commence à creuser et il creuse encore et encore jusqu’à 60 cm de profondeur où apparaissent les premiers objets, un trésor ! De l’or, de l’argent, plus d’une centaine d’objets dont un vase en argent énorme ! Derek vient de mettre à jour le plus gros trésor viking jamais découvert en Ecosse ! Le dernier trésor viking, de moindre importance, trouvé par des archéologues en Ecosse, c’était il y a 150 ans… C’est certainement le vase qui a permis à Derek « d’accrocher » le trésor, la plupart des objets, plus petits, étaient au fond du trou entre 1 et 2 mètres de profondeur, hors de portée d’un CTX.

Derek a bien entendu déclaré son fabuleux trésor, sinon on n’en parlerait pas ! Et puis, il ne risque rien, bien que l’Ecosse soit un peu à part dans le système anglais, protégé par le « Treasure Act » qui non seulement protège ses droits, mais va en plus le récompenser pour son acte civique envers le patrimoine écossais. Le terrain où a été trouvé le trésor appartient à l’église d’Ecosse et propriétaire comme inventeur sont déjà d’accord sur un 50/50 de la valeur marchande. Le trésor finira, bien sûr, dans un musée.

Le plus gros morceau du trésor et le plus « détectable » est cet énorme vase en argent d’époque carolingienne ! Un objet très rare probablement originaire d’Allemagne, comme on le voit sur les photos il est encore plein et n’a toujours pas été vidé ! Les archéologues veulent d’abord le passer aux rayons X. Il contient probablement des monnaies et bijoux. Le vase est à lui seul estimé à environ 200 000 livres sterling ! Le reste de la centaine d’objets mis à jour est, si on peut le dire, plus commun. Amulette d’Irlande, bijoux de Scandinavie et d’autres pays anglo-saxons en or et argent, les Vikings étaient de grands voyageurs et pillaient un peu partout ce qui donne à leurs trésors un aspect encore plus magique, avec des artefacts, bijoux et monnaies provenant de toute l’Europe.

Une image figée en terre du 9e et 10e siècle, comme cette croix en argent d’un type très rare, les experts y voient des symboles chrétiens représentant probablement les quatre évangiles.

Autre bijou atypique, cette étonnante épingle en or représentant un oiseau, un bijou-amulette dans le plus pur style viking !

Fabuleux ce trésor et ce n’est pas fini, il y a encore le vase qui contient certainement des merveilles, de quoi faire rêver pendant encore longtemps Derek et tous les amateurs de chasse aux trésors !

Sources : bbc.com & theguardian.com
Crédit photos Church of Scotland