MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Catégorie : Non classé

Trouvaille 145.15

Bonjour à toute l’équipe de la rédaction. Je vous partage une nouvelle trouvaille, une figurine représentant un cerf, très certainement de l’époque gallo-romaine, trouvée dans la Somme. Celle-ci en bronze mesure en hauteur comme en longueur 55 mm du museau à la queue et des sabots avant à la pointe des « bois ». Merci d’enrichir notre culture par vos articles toujours aussi passionnants. Vincent.

On est dans l’expectative… statuette antique ? Reproduction pour tromper issue de la Bulgarie ou autre ? La patine n’est pas franche, c’est ce qui nous fait douter, mais il y a des terrains qui agressent le bronze. Le cerf est bien représenté, stylisé, les bois sont faits de façons classiques comme sur certaines statuettes antiques que nous avons visionnées mais provenant de pays hors Europe. Le socle joignant les deux antérieurs avant n’est pas représentatif de la figurine animalière gallo-romaine. Non décidément on ne le pense pas antique. Mais vous savez ce que c’est, la revue l’affirme à chaque fois : « chacun détient un petit bout du puzzle et notre soif d’apprendre est immense ! ». Si vous pensez le contraire merci de nous le faire savoir avec des arguments décisifs.

Trouvaille 145.07

Bonjour à toute l’équipe de monnaies et détection je viens de trouver cet objet style rivet. Longueur de 3 cm et le diamètre de la couronne 13 mm. Pourriez-vous identifier et dater cet objet ? Merci, Gilou.

On ne peut pas l’identifier formellement. Votre objet semble cassé, la couronne reposait sur un socle que l’on voit nettement brisé. Elle était donc au sommet d’un objet plus complet. Il peut s’agir d’une ornementation sur meuble précieux, coffret ou autre, ou encore éventuellement un objet anglais marketing brisé, de la famille royale, comme l’exemple que nous vous fournissons d’une cuillère vendue en coffret avec les photos de Lady Diana et Charles.

Trouvaille 144.29

Trouvaille d’Aloïs dans un champ de la Creuse, il nous a fallu un certain moment pour l’identifier. C’est en fait une clé de foudre pour verrouiller un fût de vin d’époque XVIIIe. L’origine remonte à la région Alsace et Palatinat en partie Allemagne, elle servait à verrouiller le portillon de nettoyage des tonneaux de vin de manière à empêcher les prélèvements non autorisés. La partie plate était ornée d’un clou dont on voit encore la trace, qui était fiché dans la partie bois sculpté décoratif de la clé. Cela pouvait donner des sculptures de bois de 50 cm représentant des animaux ou des figures marines. On vous présente un exemple complet trouvé sur le net (proantic.com). Sur l’exemplaire d’Aloïs, le bouton terminal est tordu, soit objet jeté car abîmé après avoir été forcé, soit ravage outil agricole. En tout cas merci à Aloïs pour cet objet trouvé au détecteur et qui nous était parfaitement inconnu. On doit avoir plus de chances d’en trouver dans les chais oubliés des vignobles actuels que dans un champ de la Creuse.

Trouvaille 144.23

Bonjour, suite à votre article page 12 dans le numéro 141, voici un sifflet qui correspond, me semble-t-il. Il mesure 50 mm du bout de la truffe à l’embouchure du sifflet. Dans la gueule du chien il devait y avoir un anneau en fer, car il y a des traces de rouille. Trouvé dans le département de l’Orne. N’hésitez pas à publier. Dommage que vous n’ayez pas le son car il fonctionne parfaitement. Au plaisir de vous lire. Un abonné, Marc.

Grand merci pour cette participation, il ressemble très fortement à l’exemplaire page 12 en haut à droite qui fait 48 mm de long. La forme de la tête du chien, sa truffe, ses oreilles et jusqu’au collier dont la largeur et les décorations correspondent nous font penser qu’ils proviennent tous les deux de la même manufacture. Nous remettons notre exemplaire paru pour visualisation par les nouveaux lecteurs qui ne posséderaient pas le numéro concerné.

Trouvaille 143.22

Vincent, dans sa Marne natale, a découvert ce joli Gros dit Florette de Charles VI, frappé à Villefranche entre 1420 et 1422 (point creux sous la croisette à l’avers et au revers). Avers : Trois fleurs de lys posées 2 et 1 sous une couronne tréflée. + KAROLVS: FRANCORV: REX (Charles, roi des Francs). Revers : Croix fleurdelisée cantonnée de deux couronnelles. + SIT: NOME: DNI: BENEDICTV (Béni soit le nom du Seigneur). Réf. : DUP.387, monnaie en état TTB, 120 euros.

Trouvaille 143.13

Abonné à votre journal, j’ai toujours un grand plaisir à le lire. La diversité des articles permet d’apprendre des tas de choses ! Je vous envoie une petite médaille trouvée dans le Pas-de-Calais, en contexte WW1. Son diamètre est de 23 mm et elle est en cuivre. Qu’en pensez-vous ? Merci pour votre aide. Flo.

Il s’agit d’une médaille à tête d’Indien. Avers : SIUOL – MAHARBA, Indien de profil avec une coiffe à plumes. Revers : Écu avec l’aigle américain tenant une branche de laurier et des flèches dans ses serres ; trois étoiles au-dessus, et trois autres autour de l’écu. Médaillette signée AD/SG dans un triangle sous le cou de l’Indien. La légende SIUOL – MAHARBA fait référence à un Louis Abraham… plusieurs questions se posent : qui est ce Louis Abraham ? Pourquoi son nom est-il écrit à l’envers ? Quelle est l’origine de cette médaillette ? Nous avons trouvé, sur un forum spécialisé de la Première Guerre mondiale, un amateur éclairé qui y voit un rapport évident avec l’escadrille La Fayette. Citons-le : « La médaille a presque à coup sûr un rapport avec l’escadrille La Fayette, créée grâce à l’aide de riches Américains, en avril 1916 je crois, et composée majoritairement de volontaires de même nationalité jusqu’à l’entrée en guerre des États-Unis. Ce moment-là, elle fut intégrée à l’armée US. La tête d’indien (Sioux ou Séminole selon les sources) est bien l’insigne de cette escadrille (Unité aéronautique N 124), reconnu officiellement à partir de décembre 1916. Reste l’énigme de la légende “LOUIS ABRAHAM”, à fortiori gravée selon la technique du miroir, si chère à Léonard de Vinci, mais qui, on en est sûr, n’a rien à faire ici. » Cette médaille a dû être frappée en quantité industrielle car on a retrouvé de nombreux exemplaires en vente sur la toile. La plupart des numismates se contentent de la mettre en vente sans citer l’origine…

trouvaille 143.12

Bonjour, voici une jolie médaille à bélière inversée et une gauloise trouvées dans le Gard, ainsi qu’une monnaie médiévale. Davidou23.

La drachme gauloise est une drachme à la croix de style flamboyant, soit Pétrocores soit Nitiobroges, avec à l’avers une tête à gauche, et au revers une croix avec une fleur centrée au premier et quatrième canton, une roue ornée au second, et une hache au troisième. Réf. : DCR-173. Estimée à une quarantaine d’euros. . Enfin, la dernière monnaie est un denier fort de Charles Ier (1482–1490), 5e type. Réf. : Bd.1143. Avers : + KAROLVS. DVX. SABAVD. G — Écu de Savoie entre deux annelets (Charles, duc de Savoie). Revers : + P NCEPS. IN. ITALIA K entre quatre annelets. La monnaie est un B++, et peut intéresser un collectionneur pour une quinzaine d’euros.

Trouvaille 143.11

Je viens d’achever la lecture de votre dernier numéro, toujours aussi riche. Membre d’associations archéologiques et historiques, je mets un bœuf sur ma langue à chaque évocation de la prospection au moyen de détecteur. Leur simple détention serait, selon les plus extrêmes de mes “camarades”, tout simplement interdite ! Sauf évidemment pour les collaborateurs des sociétés sous-traitantes de la DRAC. Sans faire de procès d’intention, est-on sûr que leurs appareils restent dans les placards le week-end ? Trêve de mauvais esprit, je vous joins les photos d’artéfacts trouvés en Côtes-d’Armor, non loin du littoral. La monnaie en argent fait environ 1 g. Merci d’avance pour vos avis. Bien cordialement, Erick.

Commençons par la monnaie. Il s’agit d’un denier du comté de Penthièvre, au type immobilisé au nom d’Étienne Ier. Avers : croix cantonnée de deux étoiles aux 1er et 2e cantons. ✠ STEPhAN COM (Étienne, comte). Revers : Profil barbare à droite (avec ou sans étoile devant le visage). ✠ GVINGAMP pour Guingamp. Réf. : PA.1430. État TTB-, une vingtaine d’euros. Concernant les deux appliques : La première montre cinq trèfles aux feuilles ajourées, disposés en quinconce, avec la tige courbée vers le centre. Elle devait être fixée sur un support aujourd’hui disparu (bois, pierre ou autre) pour une fonction décorative. Difficile de la dater. La seconde applique, emboutie, représente un visage féminin de face avec une haute coiffure diadémée (?) portant un gros collier de perles et un pendant central, avec un ruban noué sur le côté gauche du visage. Quel personnage symbolise-t-elle ? Nous ne saurions le dire. À remarquer : une usure flagrante du visage, démontrant un toucher régulier (symbolisme religieux ? sainte ?), et l’absence de système de fixation (mise à part la possibilité de rivets ou attache via les orifices du nœud), peu probable vu l’absence d’usure à cet endroit.

Courrier des lecteurs 141

Comme tous les deux mois (à quelques infidélités près), j’ai fait l’emplette du nouveau numéro (n° 140) de votre revue chez mon marchand de journaux. Un « rituel » que j’apprécie toujours beaucoup, qui me ramène à cette fin des années 1980 où, enfant, emmené alors par mon père, je faisais déjà de même – les revues s’appelaient alors « Trésors de l’Histoire » ou « Numismatique & Change », les unes comme les autres me permettant (chacune dans un genre différent) d’assouvir ma curiosité de jeune numismate en herbe. Puis les études sont venues, le début de la carrière, l’orientation de mes collections a changé pour la bibliophilie, devenue aussi ma profession autant que ma passion. Jusqu’aux alentours de 2015 où le désir de revenir un peu aux monnaies, romaines et byzantines cette fois, m’a saisi. En kiosque, plus de « Trésors de l’Histoire », plus de « Numismatique & Change », mais votre « Monnaies & Détections » et quelques-autres. Au fil des mois et des lectures, j’en suis demeuré à votre seule revue, pour la qualité et l’intérêt de fond de ses articles et informations, sans compter l’aspect agréable tant de la mise en page que de la fluidité (et correction) d’écriture des auteurs (et cela sans le parasitage désagréable d’avoir des « placements de produits » à chaque photo d’illustration, parfois au détriment des objets reproduits). Bref, depuis plusieurs années, je vous dois de belles heures de lecture dominicales (ayant même la surprise, au détour d’une page du n° 131, de trouver citer un de mes articles !). Que vous dire, sinon merci et bravo, en vous souhaitant bonne continuation ! L’autre objet de mon message était de vous demander d’adresser les mêmes chaleureux remerciements à celui qui fournissait le premier article de vos numéros depuis maintenant bien des années. Il y avait un réel plaisir à se faire emmener en balade par ce prospecteur-chroniqueur qui, d’une plume à la fois élégante et évocatrice, avait l’art de brosser en quelques mots les situations et les paysages. D’une certaine manière, ces « Cahiers de prospection » permettaient de communier autour de ce frisson de la découverte (ou du désappointement). Aussi est-ce avec surprise que j’ai vu tout à coup le texte de ce numéro 140 obliquer vers une digression au format inhabituel pour cette chronique (mais au contenu réjouissant : un trésor !) pour en arriver hélas à une bien triste conclusion… Le joli détournement final des célèbres vers hugoliens m’a, je dois le confesser, fortement ému. Je tenais donc à saluer et à remercier ce chroniqueur qui m’a permis de vivre pendant toutes ces années, par procuration, un peu de ce plaisir de la découverte et de l’exhumation du passé directement de la terre (une sorte de plaisir que je connais certes par mes découvertes chez les libraires d’anciens et les numismates : c’est parfois tout aussi excitant, mais c’est évidemment autre chose !). Auriez-vous l’amabilité, si vous jugez la chose pertinente, de lui faire parvenir ces quelques mots de gratitude et de sympathie ?

Vous priant d’excuser ce message un peu long sans doute, je vous souhaite une bonne continuation à la tête de votre revue (dont le prochain numéro sera, comme toujours, attendu avec impatience) et vous prie d’accepter, cher Monsieur, l’expression de mes bien sincères et cordiales salutations,

Nicolas D.

Trouvaille 140.17

Bonjour, je vous transmets une de mes trouvailles faite dans le 44, que j’aimerais faire identifier. Merci à vous et au plaisir de vous lire, Hugo.

Il s’agit d’un objet en plomb probablement un peson ou un poids, étant donné qu’il est percé. On peut facilement l’imaginer utilisé comme fil à plomb grâce à cette ouverture. Sa décoration peu courante, évoque un gâteau dans lequel des parts aurainet été découpées au couteau avec des cercles concentriques tracés au compas. N’oubliez pas de mentionner le poids de ce type d’objet, car cette information peut s’avérer précieuse.