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Monnaies et Détections

Catégorie : Trouvailles

99.13

Bonjour, abonné à votre magazine depuis quelques années, je ne pensais pas un jour faire appel à vos connaissances. J’ai trouvé cette monnaie dans un labour dans la région de Pont l’Abbé et malgré les recherches avec un collègue, nous n’avons rien trouvé. Pouvez-vous m’aider à identifier cette monnaie et peut-être la faire paraitre dans votre prochaine revue ? Merci d’avance, Jean-Paul 
Il s’agit d’une monnaie anglaise, un penny à la croix courte (short cross) de Henry II Plantagenet au XIIIe siècle. Avers : HENRICVS R-EX. Henri en buste de face, barbu, sommée d’une croix bouletée, avec la main droite tenant un sceptre bouleté et cruciforme. Revers : croix double et bouletée, cantonnée de quatre croisettes bouletées. La légende doit présenter le nom du monétaire suivi de la ville comme par exemple WILHE On LUND pour Wilhem à Londres, malheureusement cette légende n’est pas lisible. On sait que cela commence par un E et se termine par EN mais entre les deux ? Monnaie en TB++ estimée 65 euros sous réserve de la rareté du monétaire et de la ville…

99.17

Bonjour, j’ai trouvé ce poids de ville au cours d’une sortie avec des amis, j’ai effectué quelques recherches et il correspond à la ville de Béziers ! Si quelqu’un peut m’en dire plus à son sujet, j’aimerais bien savoir ! Merci ! Poids 24,1 g, épaisseur 0,5 cm, hauteur 3 cm, largeur 2,7 cm. Chevreuil34
Rare et très beau poids uniface en forme d’écu et aux armes (trois fleurs de lys surmontant quatre bandes horizontales) pour la ville de Béziers, doté d’une belle patine uniforme. Ce poids était en usage dans la ville du XVIe au XVIIIe siècle. Il s’agit de 1/16e de livre ou once. ID Ricko34

99.02

Bonjour, pourriez-vous m’aider à identifier et dater les restes de cette monnaie ? Trouvée dans les Hautes-Pyrénées. Merci, cordialement, Frank
Le périmètre géographique de la trouvaille est plus logique dans les Pyrénées pour une monnaie espagnole qu’au Luxembourg (précédente identification). Il ne s’agit pas d’un reste, ce type de monnaie espagnole est coupée à la cisaille et provient vraisemblablement d’un des ateliers d’Amérique du sud où l’argent se trouvait à foison. A cette époque, ils ne prenaient plus trop le temps de fignoler leurs monnaies. Il s’agit d’un demi réal ou 17 maravédis de Philippe IV d’Espagne, frappé en 1621 ou 1627, le dernier chiffre n’étant pas certain. Monogramme couronné de Philipus à l’avers et croix cantonnée des armes de Castille et Leon au revers. Nous n’avons pu identifier l’atelier. C’est une monnaie TB+ à 35 euros en moyenne.

98.13

Bonjour, pouvez-vous m’aider à estimer ces pièces de monnaies trouvées dans le 86 ? Merci d’avance, Bruno 
Visiblement elles n’ont pas été trouvées au détecteur car il n’y a pas de patine. Il s’agit de deux médailles, deux monnaies et d’un petit élément de bijou. Les médailles sont en cuivre pour Napoléon III. Louis Napoléon Bonaparte (Napoléon III), le neveu de Napoléon 1er, entreprit le 17 juillet 1852 un périple en France en commençant par Strasbourg, il n’est alors que Prince-Président Le 13 octobre 1852, il entre dans les Deux-Sèvres par Mauzé-sur-le-Mignon. Louis Napoléon Bonaparte entre dans Niort par la porte de la Rochelle où avait été dressé un arc de triomphe. C’est à l’occasion de ce passage que fut gravée cette médaille, il est savoureux de voir que le portrait est de nature d’après 1848.

La seconde fait état du Plébiscite national des 20 et 21 décembre 1851, intitulé : « Le Peuple français veut le maintien de l’autorité de Louis-Napoléon Bonaparte, et lui délègue les pouvoirs nécessaires pour établir une constitution sur les bases proposées dans sa proclamation du 2 décembre 1851. » Il obtiendra quasiment 7 500 000 voix soit 76,8 % des inscrits. Au droit : LOUIS NAPOLEON BONAPARTE ; au revers : ACCLAMATION EN FAVEUR DU PLEBISCITE DU 2 X-BRE 1851 7 millions de voix. La bélière est cassée sur la première et la seconde a été rayée intentionnellement, sans doute un opposant…
Les deux monnaies suivantes sont un quatre doubles de l’ile de Guernesey et un sapèque chinois dont les valeurs n’excèdent pas le prix d’un petit noir au comptoir. Enfin le carré en cuivre avec des hiéroglyphes est extrait d’un bracelet du milieu du XXe siècle comme celui présenté en exemple.

98.03

Bonjour à tous, voilà un objet à identifier qui semble provenir de l’époque romaine. Il mesure 42 mm de long pour 6 mm de diamètre maximum et il est en cuivre. Eric 04
Les objets surgissent de terre et posent sans cesse de nouvelles questions aux nouveaux venus. C’est un objet récurrent de par les questions qu’il soulève régulièrement. Il s’agit d’une agrafe à crochet de la période mérovingienne. Le corps de l’agrafe est décoré de petites stries perpendiculaires au corps. Le trou central servait à fixer l’agrafe sur le vêtement pour éviter de le perdre.

98.02

Pour ID, ces trois petits objets : cette petite figurine ou médaille ou broche, trouvée un après-midi dans un labour du GARD, on y voit un personnage sur un cheval tenant un étendard. De même pour cette croix que j’ai pris pour une croix de guerre au sorti de terre, mais après je pense plutôt à une croix chrétienne. MERCI GUGU13
Il s’agit très vraisemblablement d’une broche ou figurine représentant Jeanne d’Arc, XIX-XXe. En effet les divers symboles habituels sont représentés : l’étendard, personnage féminin et épée à la main sont classiques.
La « petite cuillère » est gallo-romaine, en bronze, pour le Ier au IIIe siècle. Il s’agit peut-être d’un instrument chirurgical.
Enfin la croix est intéressante, de bronze avec des traces d’argenture, il s’agit d’une reproduction de croix templière avec un motif central à l’intersection, une rosace. Il ne nous a pas été possible d’identifier un ordre religieux se regroupant derrière cette croix. Elle semble moderne et estimons sa période au XIXe siècle.

98.04

Petit sceau naval en verre bleu, trouvé en forêt dans l’Hérault. Si quelqu’un a des précisions à m’apporter sur la datation et l’origine de cet objet… ? Merci par avance Tété le lutin 34
L’objet a pour dimensions 19 mm sur 16 mm (il est légèrement ovale). Il manque la partie annulaire mais c’est une  très jolie bague sigillaire du début XVIIIe siècle, montée pour le sceau à partir d’un camée gravé ou d’une pâte de verre bleue sertie dans le métal et figurant un navire. La bague était portée probablement par un membre important d’une compagnie de navigation et de commerce maritime du type Compagnie des Indes Orientales - ou bien par un armateur affrétant des navires de commerce maritime pour lesdites compagnies, en commandite. La forme du gaillard arrière est schématisée et stylisée en poire sur de nombreuses gravures métalliques comme celles des jetons de Nuremberg, extrêmement répandus (on accentue un effet d’optique vu de trois quart arrière). Belle trouvaille !

98.18

Je vous écris concernant ce denier découvert dans un champ de labour et je ne sais pas à qui il appartient. Pouvez-vous me donner des renseignements ? David à Cognac
Il s’agit d’un denier pour le duché de Normandie, LePoey d’Avant précise (927-943) Rouen. Avers : + VVILELMVS, croix cantonnée de quatre besants. Revers : + ROTOMA CIVITA, croix losangée en cœur, cantonnée de quatre croissants. Poey d’Avant conteste l’attribution de ce denier à Guillaume Longue épée, second duc de Normandie et Jarl des Normands de la Seine (voir l’excellente série télévisée VIKING à ce propos !). Il l’attribue plus volontiers à Guillaume comte d’Hyèmes de par le style. Nous sommes au début du 10e siècle ; c’est une monnaie rare. Elle est en TTB, son estimation est de 1 500 euros.

98.10

Je soumets à votre sagacité, et à celle des lecteurs, ce double-tournois trouvé sur un chemin. Outre le fait qu’il est en bon état par rapport aux nombreuses « savonnettes » que l’on trouve d’ordinaire, la légende me paraît curieuse. D’abord au niveau de la date : si le 1 et le 6 sont classiques, le 8 et surtout le 2 le sont beaucoup moins. D’autre part, nous avons un monogramme avec les lettres A et M (pour Arthur Masson), jusque-là rien d’anormal, mais, par contre, il manque le second « O » de TOURNOIS. S’agirait-il d’une frappe illégale ? Par avance, merci ! Luc du Lot
On constate surtout au revers, un poinçon fêlé, dû au nombre de frappes. La patte du E (à 16 h) se prolonge pour toucher la base d’une des fleurs de lys, c’est la première fêlure. Dans la date, c’est la même chose le 2 s’est détérioré pour former cette espèce de virgule. Quant au 8 nous y verrions plutôt un 3 avec une fêlure se créant entre les trois branches du chiffre… La faute sur la légende n’est pas répertoriée par les livres, Le monde numismatique, n’a pas fini de répertorier toutes les variantes de chaque type de pièce.

98.01

François à Saint-Gaudens a trouvé cette monnaie italienne du Piémont, la famille Radicati comte de Passerano. Il s’agit d’un douzain d’Hercule Radicati. A l’avers la légende présente : + HE. IIII. –RADICATI. Écu de France couronné, accosté de deux H, un D sous l’écu. Revers : croix cantonnée aux 1 et 4 d’un lis, aux 2 et 3 d’une couronne. Et la légende classique française SIT NOMEN DNI BENEDICTA mais incomplète et illisible (Béni soit le nom du Seigneur). Monnaie en piètre état de conservation mais dont la cotation collection avoisine les 20 euros.

On continue dans la foulée et soixante-dix ans plus tard avec cette monnaie, ma foi d’assez belle conservation de Guillaume IX d’Orange, un denier tournois de 1650 : GVILLELM (rose) D. G. PRI. AVR. Buste cuirassé à droite. Revers : DENIER. TOVRNOIS. (date). Trois lis posés deux et un. Une petite faiblesse de frappe la classe en TB+, son estimation est de 40 euros.

On passe à une monnaie de la République romaine : un quinaire de Cornelia avec la tête de Jupiter à droite anépigraphe. Au revers, une Victoire debout à droite couronnant un trophée. CN LENT à l’éxergue “Cnæus (Cornelius) Lentulus” (Cneius Cornelius Lentulus). Le portait est beau, le flanc n’est pas tout à fait rond c’est dommage mais la monnaie a de beaux restes, en TB+ estimation 40 euros.

Difficile en revanche d’identifier formellement les deux monnaies romaines suivantes : pour la première il s’agit d’une impératrice, le revers montre une allégorie avec la corne d’abondance, beaucoup de monnaies peuvent correspondre à ce schéma. Tout au plus précisons que selon le type de coiffure, nous sommes en présence d’une impératrice du début du troisième siècle, l’une des Julia peut-être ? Pas d’estimation pour cette monnaie dans cet état malgré sa belle patine. La seconde est peut-être une monnaie de Philippe l’arabe, sans certitude et elle est extrêmement corrodée. Elle est sans valeur de collection également.

Petit objet médiéval portant le nom de capsulae qui servait d’élément de ceinture. La plupart du temps en bronze, le vôtre porte encore des traces de dorures et d’émaux rouges. Sa taille est de 3,2 cm pour une largeur de 2 cm. Il semble que l’élément central soit mobile autour d’un axe qui a été martelé.