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Monnaies et Détections

Catégorie : Trouvailles

113.09

Un après-midi dans un champ du 45, il y a quelques mois de cela, détection avec mon détecteur Déus. J’ai trouvé une petite statuette en surface. Pourriez-vous m’aider à l’identifier ? Elle est en bronze. Merci. Loïc 
Il s’agit d’un chérubin tenant un objet non identifié. Plutôt XVIII-XIXe siècle que gallo-romain.

Trésor de grenier

À l’automne dernier, lors d’une journée d’expertise gratuite, un particulier avait soumis une aquarelle à un groupe d’experts, il n’avait aucune idée de sa valeur. La signature de l’aquarelle : Gauguin. P, le 2 juillet 1865, avait déchaîné les passions : un dessin réalisé par Paul Gauguin (1848-1903), alors âgé de seulement 17 ans ! Le premier dessin connu de Gauguin. On ne lui connaissait, avant cette découverte, que des peintures et il était considéré comme un peintre autodidacte… Plusieurs experts ont confirmé qu’il s’agissait, probablement, du célèbre peintre, d’autres ont préféré ne pas se prononcer. L’aquarelle, un chalet suisse au bord de l’eau, a finalement été vendue 99 000 euros, acquisition d’un particulier français résidant en Suisse, une sorte de retour aux sources pour cette aquarelle.

Source : interencheres.com

113.2

Bonjour à tous. Je sollicite vos connaissances à propos de la pointe de flèche en cuivre que j’ai trouvée dans la terre de mon jardin potager dans le sud-est. La soie présente un motif incisé en zigzags entrelacés recto-verso. Poids : 13g. Mesures : longueur totale : 81 mm, longueur de la pointe : 40 mm, largeur maximum de la pointe : 19 mm. Merci pour votre aide ! Patrick
Cet objet a la forme d’une pointe de flèche mais cela n’en est pas une pour plusieurs raisons : les pointes de flèches en cuivre datent de l’Age du cuivre comme la Palmela qui a peu de chance de se retrouver dans votre jardin et cette forme n’est pas du tout répertoriée. La soie n’en est pas une, c’est plutôt un manche avec un décor en losange pour une meilleure tenue entre le pouce et l’index éventuellement. Il n’existe pas de soie de cette forme, il n’y a aucun intérêt à décorer une soie qui est une partie que l’on ne peut voir. On pencherait plus certainement sur un petit outil à fard ou d’herboriste pour mélanger, prélever et homogénéiser un onguent quelconque.

113.03

Steaky steak est dans l’Aveyron. Il nous envoie cette série de belles trouvailles :

Une bague en or d’époque gallo-romaine avec un chaton en ovale où devait être insérée une pierre ou alors une intaille.

Il a également trouvé trois monnaies en or.

La première est attribuée à Philippe VI de Valois (1328-1350). C’est une chaise d’or. L’écu d’or « à la chaise » est ainsi désigné en raison de la stalle gothique où est assis le souverain. Frappée à partir de 1337, cette monnaie fait écho à la guerre de Cent Ans : le roi, couronné, n’est plus vêtu du manteau royal, mais du haubert et de la cotte d’armes ; il ne tient plus le sceptre et la fleur de lis, mais l’épée de la main droite et l’écu de France de la main gauche. Les émissions de 1349 furent celles dont le titre en métal précieux fut le plus bas, conséquence des revers militaires et des difficultés économiques dues à la peste (Texte musée Carnavalet Paris). Avers : + PHILIPPVS DEI – XGRA – FRANCORVM. Revers : + XPC: VINCIT: XPC: REGNAT: XPC: INPERAT. Croix quadrilobée et fleuronnée, dans un quadrilobe orné de feuilles et cantonné de quatre trèfles sans queue (Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande). C’est une monnaie commune parmi les monnaies or et celle-ci est fendue jusqu’au centre. Son état est donc un petit TB à 550 euros.

Les deux autres monnaies sont des « francs à cheval », la photo, de piètre détail surtout pour la première, ne permet pas d’agrandir sans pixeliser pour lire et différencier l’appartenance. Nous pensons néanmoins qu’il s’agit d’une monnaie de Jean II le bon. Avers : IOHANNES: DEI – :GRACIA: – FRANCOR: REX. Jean II chevauchant à gauche, l’épée haute, coiffé d’un heaume. Revers : + XP’C* VINCIT* XP’C* REGNAT* XPT+ XP’PERAT. Croix feuillue avec quadrilobe en cœur. La frappe est faible, il y a quelques marquages sur la monnaie, c’est un TB+ à 750 euros pour la première, la seconde est un niveau au-dessus pour l’état et se négocie aux alentours de 1000 euros.

Enfin on termine par un sceau : sceau de la fin XVe siècle, au style gothique rhénan pour un chevalier ou marchand anobli dont l’écu armorié figure au centre des arcatures gothiques. Au-dessus et dans les coins on voit un petit castel et deux mains probables (mains d’Anvers ?), le texte difficile à lire pourrait être les nom et prénom du propriétaire, et peut-être son titre ? SAD OMSO GOUGNOES. Sur l’extrémité de la tige de préhension, semble figurer une marque gravée en guise de contre sceau. Ce sceau provient de la zone d’influence balte ou de la Hanse.

 

112.8

Bonjour la rédaction. En ces temps de confinement dans le 90 et en attendant de retrouver un peu de liberté avec mon détecteur…, c’est avec plaisir que je me replonge dans les anciens numéros. Merci pour votre engagement pour que notre passion soit un jour reconnue comme d’utilité publique !! Sauvons notre histoire, elle est sous nos pieds. Quelques photos de trouvailles, si vous pouviez me dater la bague, et me donner votre avis sur l’objet en forme d’anneau. Un grand merci. PS, vous pouvez faire figurer les photos dans un prochain numéro si vous le souhaitez. Bague poids 1,52 g, taille 20 x 12 et monnaie gauloise Sénon au sanglier, trouvées près de Port-sur-Saône. Anneau ? 11,93 g, 23 de diamètre 16 intérieur, trouvé à côté de Belfort, 90. Thierry 
Bague atypique de fabrication artisanale, de taille considérable (20 mm), consistant en un écu supportant la lettre G de typographie moderne. Il semble qu’il y ait aussi un liséré faisant le tour de l’écu en simples petites barres parallèles. Le chaton est relié à l’anneau plat et large par les côtés de l’écu avec une ovalisation des deux côtés de l’écu qui surligne un simple ovale géométrique comme décoration. L’anneau est brisé ; en considérant la relative modernité de la lettre on pourrait se lancer dans une datation fin XVIIIe- XIXe siècle.
Le potin Sénon est à la tête d’indien et au sanglier, au premier siècle avant JC. Anépigraphe. Tête “d’indien” fortement stylisée à droite, six mèches de cheveux tirées en arrière. Revers : aussi anépigraphe, sanglier, enseigne à droite ; au-dessous, trois points posés en triangle. Monnaies en TB++ estimée 25 euros.
Quant à votre anneau, il n’ y a pas grand-chose à dire…

112.04

Bonjour, je vous fais parvenir les photos de cet objet 5 cm x 5 cm en bronze, pouvez-vous m’identifier cet objet et me donner sa valeur ? Trouvé dans le département 27. J’attends votre réponse dans un prochain numéro, cordialement, Manu. 
C’est une applique peltiforme, peut-être en provenance d’un harnais gallo-romain. Le thème est un enfant jeune tenant des serpents dans les mains. Bien qu’il ressemble à un Cupidon, on y voit plutôt Hercule enfant qui étrangle les serpents et au-dessus une tête de lion pour rappeler le lion de Némée qui a vaincu Hercule. Ie-IIe siècle.
Suit un très beau sceau en amande ou en navette, donc ecclésiastique de la fin XIVe s. ou début XVe s. La description est la suivante : Dieu se penche en haut et tend la main depuis un nuage, une coupe symbolise le ciel avec le mot latin probable en abrégé : AETERNITAS (l’Eternité), au-dessous de cet arc de cercle, les lettres IN RI inscrites sur la croix, abréviatif de : Iesus Nazareth Rex Iudaeorum (Jesus de Nazareth, Roi des Juifs). En dessous, trois bâtiments sont présents, une petite tour, une grande tour centrale, un clocher ; ces trois figures pourraient symboliser des édifices inscrits dans les murailles d’une cité on pense alors à Reims dont le sceau présente des murailles avec des tours et structures avoisinantes (voir sceau de Reims). Dieu a tendu la Sainte ampoule, destinée à oindre les rois de France. La légende de bordure est difficilement lisible on lit FVLCO (Foulques)… Un Fulco Foulques a été  évêque de Reims vers 900… Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse mais elle est tentante pour l’un des chanoines de la cathédrale de REIMS. A défaut de cette première lecture, Dieu ayant désigné son fils le Christ, depuis la voûte céleste, à la cité terrestre, il pourrait s’agir aussi du sceau d’un chanoine d’un chapitre d’une église sous le patronage de SAINT SAUVEUR, église à repérer d’après le contexte local de la découverte.

112.02

Bonjour, je souhaiterais savoir ce qu’est cet objet qui devait être plus grand, cassé sur le bas, trouvé dans des vignes au niveau de l’estuaire en Gironde. Objet en bronze, 5 cm de haut sur 4,5 cm de large, poids 72 g, avec deux traits parallèles sur l’axe de symétrie, deux cercles de chaque côté de l’axe de symétrie et un petit cercle dans le cercle (voir le dessin). Est-ce romain ? Emilie
Même avec toutes vos photos, on a du mal à imaginer l’objet en trois D, bref cela ne nous permet pas de vous aiguiller sur une éventuelle piste. Qui sait, un lecteur s’écriera peut-être : « Euréka j’ai trouvé » ?

112.6

Bonjour je vous envoie les photos de la bague. La partie interne se lit très bien, mais la partie externe a été plutôt usée. Je l’ai trouvée à l’œil nu en déblayant la ruine qui est sur mon terrain. Je l’ai nettoyée avec de l’eau. Je ne peux pas vous dire quel est le métal, j’aurais pensé argent. En attente d’une réponse je vous remercie. Gwen 
C’est très certainement une bague en argent car elle ne comprend pas de points de corrosion. On lit effectivement très bien la légende interne : IZEBR+DIA+BIZ+SAB. La légende extérieure est par contre incomplète et usée : +IERFE+DIA+EI+ ? Il s’agit d’un simple anneau plat, brisé semble-t-il. Pour s’en défaire ou en défaire un défunt, soit effectivement de la fin XVIe s. par le style au début du XVIIIe s. – et réponde à un souci de protection magique par inscriptions d’abréviations des invocations de formules latines – la protection contre les forces du mal, et donc les épidémies me semble assez logique. La légende interne est à rapprocher de l’oraison de l’évêque Zacarias contre la peste de 1547. Elle semble se dissocier des invocations des médailles de saint Benoit contre les sorciers qui ne répondaient pas à la même problématique.

112.03

Objet trouvé dans un terrain vers Séchilienne dans l’Isère… Merci, cordialement Thierry
Toujours plus facile d’identifier un objet entier, cette identification est le fait de notre ami Régis Najac qui nous fournit même deux photos pour bien se rendre compte de la chose, c’est une enclume portable pour affûter les faux, on la plantait dans le sol et on affûtait et martelait le tranchant de la faux.

112.05

Trouvaille d’un sceau de la région de Montpellier par Octave. Celui-ci est en très bon état : dans le champ l’agneau pascal. C’est encore un sceau navette type, pour un prêtre du XIVe s., renforcé par la légende latine abrégée +S. SAC-DOTIS .N .SEIRAC (sigillum sacerdotis Nicolas (?) SEIRAC – Sceau du prêtre Nicolas SEIRAC… messager de l’Agneau Divin, et serviteur du Christ – d’où le décor central à l’agneau symbolisant le Christ immolé sur la croix). Mais c’est un sceau bien plus courant que le numéro 4 de ce numéro.s