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Monnaies et Détections

88.08

Je vous présente un “gros de Roi” de Louis II, dauphin (1440-1455) futur Louis XI. Pierre
Référence : Dup. 2514. Variété : Dauphiné – Louis II – Gros du roi à l’écu de France et Dauphiné. Louis II (Fils de Charles VII) (1440-1456). Avers : + LVDOVICVS DALPHIS VIENE. Ecu aux armes de France-Dauphiné, surmonté d’un dauphin couché. Ponctuation par une étoile. Revers : SIT NOME DNI BENEDTVM. Grande croix fleuronnée dans un octolobe. Ponctuation par une étoile. RR TTB+. Bd.1095. Monnaie extrêmement rare, monnaie d’une grande rareté pour le Dauphiné. Une variante en état B a été proposée a 600 euros sans qu’elle parte. Nous estimons celle-ci entre 1 500 et 2 000 euros.

Journal d’un CDD (le Coin du Disque du Déus)

 

La place du village donnait sur un ruisseau, et en se garant sous les platanes Axel vit sur la droite, derrière une buvette en plaques de ciment, un petit pont de pierre qui le franchissait en tournant. Il descendit de voiture, marcha jusqu’au ruisseau encaissé entre le bord de la place et le pied de la colline sur lequel il voyait les ruines du château à travers les arbres. Le pont était pavé de gros galets luisants de rosée, et il y avait au bout un panneau de chemin de randonnée. Une chaîne de collines bien plus hautes que celle du vieux château dominait le village sur la droite, et Axel eut la surprise d’apercevoir trois chevreuils qui couraient et sautaient dans une friche entre les bois du sommet de la plus grande.

Il revint vers sa voiture car il avait pris rendez-vous par téléphone avec le propriétaire des ruines. Il avait eu ses coordonnées par la mairie. Pendant qu’il chaussait les bottes, il entendit claquer une portière de voiture, et en se retournant il vit venir vers lui un vieux monsieur qui lui demanda s’il était la personne qui avait téléphoné pour le château. Quand Axel le lui confirma, il se présenta en lui tendant la main, puis il se tourna vers son véhicule et fit un signe à son épouse restée au volant. Elle les rejoignit après avoir pris dans le coffre deux bâtons de marche. Axel vit qu’ils avaient tous les deux des chaussures de randonnée. Ils parlèrent du château tout en franchissant le petit pont et en s’engageant sur le chemin qui montait vers les ruines.

Axel apprit qu’il était du XIIIe siècle, que c’était plutôt une maison forte qu’un vrai château, qu’il n’y avait jamais eu de fouilles ni de tentative de restauration, mais que le fermier à qui il avait loué les terres avait utilisé la muraille encore debout pour y monter de bric et de broc une stabulation et un hangar ; toute la colline était clôturée jusqu’au ruisseau, qui en fait le tour, et les bêtes en pacageant tenaient l’endroit propre. Mais le fermier avait pris sa retraite depuis une trentaine d’années, tout était à l’abandon car les prés et les terres étaient toujours travaillées, mais il n’y avait plus de bêtes et la colline était maintenant un vrai roncier. Seuls les chasseurs et les gamins du village y montaient par les sentiers tracés par la sauvagine.

Tout en parlant, ils arrivèrent sur le plateau. Axel constata qu’une toiture de tôles métalliques rouillées, encore appuyée à la muraille, était à demi écroulée sur d’énormes sureaux, et entièrement recouverte de ronces et de lianes. Il y avait empilés au bord du chemin, de vieux pylônes EDF en béton qui avaient dû servir de poutres. Toutes les pentes étaient couvertes de ronces, d’orties, de houx fragons, de nerpruns et de sureaux à moitié desséchés, entrelacés de clématites. Quelques gros chênes et des acacias émergeaient du fouillis. Axel se dit que jamais il ne pourrait pénétrer là-dedans. Ils s’arrêtèrent tous les trois au niveau du tas de pylônes. Impossible d’aller plus loin, de s’approcher des bouts de ruine. « Vous voyez, dit le vieux monsieur, vous êtes le premier à m’avoir demandé de pouvoir prospecter l’endroit, et je ne crois pas que quelqu’un d’autre soit venu sans me le dire, il y a beaucoup trop de végétation… je ne sais pas ce que vous allez pouvoir faire… à vous de voir… on vous laisse là, nous allons en profiter pour aller voir quelques-uns de nos champs, puis nous repartons sur Toulouse… Bon courage et bonne chance… » Axel les regarda reprendre le chemin puis continuer vers la gauche, il vit à travers les arbres qu’il y avait au-delà du ruisseau, dans la plaine, des prés et des labours, ils devaient aller vers là.
… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 88

250 000 euros de pièces d’or !

Le 9 mars dernier, alors qu’ils perçaient la dalle d’une vieille maison à Morlaix en Bretagne, des plombiers ont découvert un trésor ! Une cache située entre les poutres du premier étage et de la cave et contenant une grande quantité de pièces d’or ! Il y a très peu d’informations sur ce dépôt et aucune photo. On sait juste qu’il s’agit de monnaies modernes, des Napoléons et souverains, d’après l’article du Télégramme qui a rapporté l’histoire. Le propriétaire semble minimiser l’importance de la trouvaille, quant aux ouvriers qui estiment la valeur du trésor à environ 250 000 euros, ils ont pris un avocat pour faire valoir leurs droits sur la moitié du trésor, qui leur revient de droit… à suivre.
Source : le Télégramme

88.09

Bonjour, découverte d’une broche en éventail dans la forêt de Cormeilles en Parisis (Val-d’Oise) de 12,6 g. Période ? Merci Francis
Difficile de se faire une idée, on ne comprend pas le système d’attache ? Y a-t-il un axe à la base de l’anneau permettant de le positionner à 90° de la broche ? Il s’agit en tout cas d’une tôle fine de laiton emboutie. La datation est de la première moitié du XXe siècle.

Isla del coco ou la véritable île aux trésors

Perdue dans le Pacifique

Découverte vraisemblablement à l’orée du XVIe siècle par des navigateurs de passage, l’Ile de Coco aurait pu rester encore longtemps inexplorée tant elle est difficile à croiser et à accoster. Ce petit bout de terre de moins de vingt-quatre kilomètres carrés (sept kilomètres de long sur plus de trois kilomètres de large) baigne à plus de cinq cent cinquante kilomètres des côtes du Costa Rica, dont elle dépend. Surnommée « Emeraude du Pacifique », pour sa luxuriance végétale, l’île est désormais un parc national hautement protégé, classée Patrimoine Mondial par l’UNESCO depuis 1997.
Isla del Coco, nommée ainsi pour les nombreux cocotiers qui recouvraient jadis ses reliefs de basalte volcanique, est une île escarpée et rocheuse. Ses pourtours sont ponctués d’une quinzaine d’îlets abrupts. Certaines de ses falaises culminent au-dessus de la mer à cent quatre vingt mètres. Sur ses reliefs on peut croiser de nombreux ravins, chutes d’eau et rivières qui font la joie de la faune locale. Son point culminant le « Pic Iglesias » atteint les six cent trente quatre mètres de haut. En bordure de mer, dans les falaises, pointent ça et là plusieurs entrées de grottes accessibles pour certaines à marée basse. Des grottes à l’accès difficile mais qui sont censées abriter des trésors de pirates… Mais ça, c’est une autre histoire !

 

 L’île refuge

L’un des premiers visiteurs à poser le pied sur l’île en 1526 est un certain Joan Cabezas de Grado, navigateur d’origine espagnole. Une des premières mentions de l’île sur une carte apparaît sous le règne de François Ier, en 1542. On peut y lire le nom de « Isle de Coques ». Par la suite, l’île fut cartographiée par un français du nom de Nicolas Desliens vers 1556 ; enfin son nom définitif « Isle de Cocos » est inscrit en 1559 dans l’Atlas d’Andréas Homo.
L’île de Coco, de par sa situation isolée privilégiée, son abord difficile, ses baies protectrices – dont les deux principales sont les baies de Chatham et de Wafer – des hauteurs permettant une vision lointaine des arrivants, est choisie par nombre de pirates et forbans, comme lieu de refuge. Ils y trouvent de l’eau fraîche, du bois en quantité pour réparer leurs navires, des denrées alimentaires comme des fruits et noix de coco, riches en vitamines pour lutter contre le scorbut. Les hommes de mer laissent à chaque escale des animaux comme des cochons, des chèvres ou des chats qui prolifèrent rapidement pour le bonheur des nouveaux arrivants. Plus encore, cette île à la géographie torturée et aux cavités nombreuses est un coffre-fort naturel et prisé.

Les enfouisseurs

On ne sait pas précisément combien de trésors sont cachés dans l’île, mais on peut parler cependant de trois dépôts notables. L’île est fréquentée par les coureurs des mers sur plus de quatre siècles. Certains pirates y dissimulent leurs biens pour venir les rechercher en des périodes plus calmes. Des indications ou messages codés, encore visibles de nos jours, sont gravés sur certains rochers des baies de l’île. D’autres n’ont pas cette chance et disparaissent souvent avec leur secret, noyés dans le naufrage de leur navire, tués lors d’un combat ou pendus au bout d’une corde. Il existe les petits trésors individuels contenus dans une bourse ou un coffret et les trésors de razzia dissimulés par les capitaines de navires. Robert Vergnes, un des derniers chasseurs de trésor de l’île de Coco explique cette accumulation de trésors : « Les aventuriers ont dû truffer le sol des Cocos de deux sortes de trésors : ceux qui restent indivis, les joyaux, les objets précieux qu’une vente aux enchères transformerait en argent partageable à la fin de la campagne. Ceux qui étaient particuliers aux pirates précautionneux. (…) Pour moi, le trésor de Davis, c’est l’ensemble des trésors des morts ».
Davis, un de ces pirates qui se sert de l’île comme coffre-fort, mais qui est donc ce personnage ?
… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 88

 

Crucifix viking

Une rarissime découverte réalisée au détecteur de métaux par un amateur, un prospecteur du Danemark ! Un crucifix ou présenté comme tel, réalisé en fil d’or pour un poids de 13,2 g, c’est le troisième du genre à être découvert, le premier, en argent, fut trouvé en 1927 près de Stockholm en Suède. Des fragments d’un deuxième exemplaire, en or, furent mis au jour en 2012 au Danemark. La découverte près de la ville d’Aunslev, de Dennis Fabricius, au détecteur de métaux est le plus bel exemplaire connu à ce jour. Daté du début du Xe siècle, aux environs de l’an 900, il remet en cause un début de christianisation des Vikings qui serait intervenu plus tôt qu’on ne le pensait alors. Mais rien ne dit que ces pendentifs vikings n’étaient pas de simples imitations, locales, de bijoux chrétiens ramenés dans les butins des raids vikings… La découverte a tout de même été saluée par les archéologues Danois.
Depuis que le Danemark a mis en place une loi similaire à l’Angleterre concernant la détection et les découvertes réalisées aux détecteurs de métaux, les trouvailles, trésors et déclarations sont en hausse constante. En moins de 10 ans, les découvertes de trésors et d’objets vikings ont explosé ! Alors que dans le pays voisin, la Suède qui pratique une politique de l’autruche face aux détecteurs de métaux, quasiment aucun trésor ! Ça ne vous rappelle rien… ?
Source : thelocal.dk

88.04

Bonjour, j’ai trouvé ce poids monétaire de 3,47 grammes dans des vignes (83270), je crois reconnaitre le profil d’Henri IV entouré de deux H, mais je ne trouve pas d’information sur celui-ci, si vous pouviez m’aider, merci, Bruno.
Oui, c’est bien Henry IV. Il s’agit d’un poids monétaire de 2 deniers et XX grains.

Trésors rugissants

Janvier 1978, quartier considéré comme malfamé, dit « du petit Athènes », Los-Angeles, États-Unis. Deux gamins creusent un trou dans un terrain boueux entre deux maisons, au 1137 West 119Th Street. Ils ont en tête d’enterrer un chat, vivant, enfermé dans une caisse ! Probablement deux futurs serial killers…

Alors qu’ils creusent, leur pelle heurte une plaque de métal qui sonne bizarrement creux… ! Délaissant le chat, les deux gamins se mettent à dégager la plaque d’une couleur vert foncé qui semble avoir été emballée dans une feuille de plastique, comme pour la protéger. Ils creusent et la plaque grandit encore et encore, quant un bout de chrome apparaît, suivi d’une surface vitrée ! Affairés à creuser, ils n’ont pas vu arriver le shérif qui fait sa ronde, il leur tombe dessus. Après avoir libéré le chat et expédié les gamins chez eux à coups de pieds aux fesses, le shérif se penche sur le trou et n’en croit pas ses yeux : une voiture, on dirait bien une voiture emballée dans du plastique et entièrement enterrée, c’est le coffre et la lunette arrière que les gamins ont commencé à dégager !

Le shérif imagine tout de suite le pire, si la voiture a été emballée c’est sans doute pour éviter aux odeurs de remonter… il s’attend déjà à y trouver un ou plusieurs macchabées et appelle de suite du renfort. Il va falloir une bonne journée à plusieurs hommes et une pelleteuse pour dégager de sa gangue de terre la voiture, quand l’arrière entièrement dégagé laisse apparaître la marque et le type du véhicule, c’est la stupeur, une Ferrari ! (1 et 2)

Une Dino 246 Gts, le modèle Gts ayant la particularité d’avoir un toit démontable contrairement aux Gt (celle de Dany Wild dans « Amicalement vôtre », pour ceux qui ont connu cette série TV). La Dino est un peu à part dans la marque Ferrari, une sorte de sous marque, distincte, créée par Enzo Ferrari en mémoire de son fils « Dino » qui trouva la mort prématurément des suites d’une myopathie à l’âge de 24 ans. Dino, brillant motoriste avait mis au point un moteur V6 qui permettra à Ferrari de gagner le championnat du Monde en 1961. Pour lui rendre hommage, Enzo créa la Dino 246 Gt/Gts autour de son moteur… Contrairement à ce que pensait le shérif, la voiture est vide et c’est un soulagement, reste maintenant à savoir qui a enterré cette voiture et surtout pourquoi ? Les enquêteurs pensent dans un premier temps à une arnaque aux assurances… Les Ferrari n’étant pas si courantes que ça, le numéro de série parle très vite, la 07862 GTS type 246 de couleur vert métallique a été vendue en octobre 1974 à un plombier d’Alhambra, en Californie, Mario Cruz qui l’avait achetée pour l’anniversaire de sa femme. Elle n’en profita pas très longtemps, alors qu’ils dinaient au restaurant, on leur vola la Dino le 7 décembre 1974 et c’est donc quatre ans plus tard qu’on la retrouvera, au fond de son trou !
… Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 88

12,5 carats

Une chasse au trésor originale, pour ce couple du Missouri, États-Unis. Carla ayant par mégarde jeté à la poubelle sa bague qu’elle avait posée sur l’évier le temps de faire le ménage, une bague ornée d’un diamant de 12,5 carats ! Valeur marchande, 400 000 dollars, environ 355 000 euros ! Quand elle s’en est rendue compte, son mari Berni avait sorti les poubelles et les éboueurs étaient déjà passés… Ils ont réussi à localiser le camion avant qu’il ne déverse son chargement de huit tonnes d’ordures et ont obtenu le droit de le fouiller avec l’aide de plusieurs employés de la décharge, c’est d’ailleurs l’un d’eux qui a retrouvé la précieuse bague. L’histoire ne dit pas s’il touchera 10 % de sa valeur, mais une récompense serait la moindre des choses.
Source : 20minutes.fr

88.19

Salut, voici les photos de quelques-unes de mes trouvailles. La première dans le 84, 12 mm en bronze et 2,04 g. La deuxième trouvée dans le 07 à Bourg-Saint-Andéol. Je n’ai pas fini de la nettoyer car patine très fragile, 2,81 g et 20 mm. La troisième en argent, 3,93 g et 23 mm. Ramon 30
Bronze au taureau (130-120 av. J.-C). Avers : tête d’Apollon à droite. Revers : ΜΑΣΣΑ LΔ. Taureau à droite. Monnaie en état TB et néanmoins belle patine noire, elle s’estime 50 euros.
La seconde est un double tournois de Louis XIII, atelier D (Lyon) pour le millésime 1615. Son état est TTB et s’estime 15 euros.
Et on termine par une royale en argent Louis XV dont l’avers (le portrait du roi) est furieusement usé avec une belle entaille… La décote sera à la hauteur de cette balafre et de l’usure. Il s’agit d’un XX sols de Navarre, 1719, Aix-en-Provence, & à la pointe de l’écu, (pd. th. 4,079 g. titre 917°/°° taille 1/60 marc, 20 st.. , 11 d.). Avers : LVD. XV. D. G. FR. – ET NAV. REX. Buste juvénile de Louis XV à droite, lauré et cuirassé. Revers : .SIT. NOMEN. DOMINI. – & – .BENEDICTVM 1719. Écu couronné écartelé aux 1 et 4 de France, aux 2 et 3 de Navarre accosté de XX-S. Elle s’estime une vingtaine d’euros, un sol pour un euro quoi…