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Monnaies et Détections

Trouvaille 80.20

Objet peu courant en détection : cela a été trouvé en Loire Atlantique dans les vignes des coteaux au-dessus de la Loire par PAS44. Il s’agit d’un nuancier en céramique pour prothésiste dentaire. On pourrait compter sur les doigts de la main le nombre de prospecteurs qui ont déjà trouvé ce type d’objet…

Gardiners Island ou la cache du Capitaine Kidd

Manchonake

Gardiners Island, l’Ile de Gardiner… Une virgule de terre qui peut paraître insignifiante, tout au bout de l’extrémité orientale de Long Island. Une île certes de taille modeste, mais une île à l’histoire mouvementée et aux trésors cachés encore inconnus, notamment une portion des biens du Capitaine Kidd.

Gardiners Island mesure environ dix kilomètres de long sur cinq de large, soit approximativement treize kilomètres carrés. Sa surface est recouverte de plusieurs marais et étangs, de champs, de bois de chênes, d’érables et de bouleaux. L’île dépend de l’état de New York, dans le Suffolk et baigne dans l’Atlantique à quelques quarante-trois kilomètres des côtes.

Le maître de l’île

Ce territoire giboyeux et arboré appartenait à l’origine aux Indiens Montaukett qui le nommaient alors, Manchonake. Le 10 mars 1639, un homme du nom de Robert David Lion Gardiner découvre l’île et après de multiples tractations avec le sachem Wyandanch, s’en porte acquéreur. La légende raconte qu’il la troqua contre quelques couvertures d’origine hollandaise, un pistolet, de la poudre, des balles et un grand chien noir. Mais ce troc surprenant est aussi un signe de remerciement des Indiens Montaukett envers Gardiner qui les aida lors de la guerre de Pequot. Devenu propriétaire, Gardiner s’empresse de nommer son bout de terre, île de Wight.

Il lui est accordé par Charles I, Roi d’Angleterre, le « droit de posséder la terre pour toujours ». Plus tard, l’île de Wight est déclarée colonie de propriété industrielle et le maître des lieux est autorisé à établir et faire exécuter les lois sur son territoire. Il développe alors sur l’île des plantations de blé, de maïs, d’arbres fruitiers et de tabac. D’autres zones sont destinées à l’élevage. Gardiners Island appartient à la famille de Lion pendant plus de trois cents ans, c’est la plus grande île privée des Etats-Unis.

L’escale de Kidd

A la fin du XVIIe siècle, le gouverneur colonial de New York fait part de ses inquiétudes, Long Island est selon lui un territoire malfamé, hébergeant de nombreux pirates. Il pointe du doigt son extrémité orientale qui est un nid de forbans.

En 1699, sur la route de Boston, où il veut prouver son innocence des crimes de piraterie qui lui sont reprochés, le Capitaine Kidd croise au large de l’île de Gardiner. Il y fait un arrêt programmé de trois jours et avec la complicité silencieuse de Madame Gardiner, enfouit un trésor notable estimé à trente mille dollars. Le magot, dont l’emplacement est identifié par une pierre sertie d’une médaille de bronze, est précisément caché dans un ravin, entre la pointe de Bostwick et le manoir Gardiner. En échange de son silence, Kidd offre à Madame Gardiner quelques pièces d’or, un morceau du tissu précieux prélevé dans la cargaison d’un navire maure et un sac de sucre, denrée rarissime pour l’époque. Mais ce « cadeau » avait une contrepartie… Il menace John, le fils de Lion Gardiner, en ces termes : si lors de son retour, le trésor n’est plus à sa place d’origine, il se chargera lui-même d’ôter la vie à sa famille. On peut comprendre alors le silence qui s’en suivit.

Mais Kidd est arrêté et John Gardiner n’a plus de crainte à avoir. Sous la demande pressante de Lord Bellomont, gouverneur colonial de New York, il indique la cache du trésor de Kidd. Celle-ci offrira de bien belles surprises, des barres d’argent, des pièces de huit, des pierres précieuses où l’on pouvait compter rubis et diamants, des chandeliers et enfin plusieurs sacs de poudre d’or. De ce trésor, amené à Boston par John, il restera un beau diamant oublié sur l’île. Le joyau fut offert plus tard à sa fille.

… La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Un trésor sous l’escalier !

Quelque part dans le Tennessee, États-Unis, vit un homme qui a préféré garder l’anonymat et que, pour le côté pratique, nous appellerons Tom Sawyer. Tom, a passé une grande partie de son enfance chez ses grands-parents qui possédaient une ferme, il y passait la plupart de ses vacances et comme tous les enfants, il y a sûrement rêvé de pirates et joué à la chasse aux trésors… Le temps passant, ses grands-parents l’ont quitté et un jour Tom a hérité de la ferme… Décidé a y vivre, il a entrepris des travaux de rénovation.

Alors qu’il arrachait une vieille moquette sous le cagibi de l’escalier montant au premier, il est tombé sur une dalle en béton coulé dans le plancher en bois et laissant apparaître une plaque ronde. Il arrache la plaque et dessous, serti dans la dalle, il y a un coffre fort ! Tom, n’en revenait pas, lui qui avait quasiment grandi dans cette maison, n’avait jamais entendu parler d’un coffre et il ne pensait même pas que ses grands-parents auraient eu quelque chose à y déposer ! Il lui faudra une bonne journée aidé d’un ami serrurier pour forcer le coffre. Et là… il croit d’abord voir des briques couleur rouille/ocre, il s’agit en réalité de boîtes en fer qui ont rouillé et à l’intérieur des boîtes, un vrai trésor ! Des pièces d’argent, des pièces d’or, des lingots d’argent, quelques bijoux et montres ainsi que plusieurs liasses de billets. Malheureusement les billets ont beaucoup souffert. Quelques années plus tôt la maison avait subi un dégât des eaux inondant le rez-de-chaussée, d’où les boîtes rouillées… Malgré tout, le pactole est assez important, de quoi payer une bonne partie des travaux ! Et il a donné à Tom et son frère l’idée de faire de plus amples recherches dans la maison. Ils ont bien fait, une table basse a révélé une cache avec un double fond, livrant une collection de vieux pistolets et de billets de 1 dollar.

Si Tom n’avait pas fait lui-même ces découvertes, il aurait, comme il le dit lui même, eu beaucoup de mal à y croire. Il en a retenu une bonne leçon, c’est que tout le monde a des secrets ! Certains étant mieux cachés que d’autres…

Source : viralnova.com-Tennessee

Trouvaille 80.08

Je vous envoie ce message pour une identification d’une médaille et de plusieurs monnaies trouvées en Haute-Savoie. Merci pour votre aide, si vous pouviez également me donner une estimation. Dominique, Chambéry

La première monnaie est un sol en billon du Duché de Savoie : Charles Emmanuel IV. Avers : CAROLUS. EMANUEL. IV. (rose) 1798 (rose). Croix évidée aux bras couronnés cantonnée de quatre croix de saint Maurice. Traduction avers : (Charles-Emmanuel IV). Revers : D. G. REX. SARD. CYP. ET. IER. &. Les lettres CE fleuronnées sous une couronne accostée de S.-1 : (Par la grâce de Dieu, roi de Sardaigne, Chypre et Jérusalem). Sous toute réserve néanmoins car la photo est de piètre qualité. Son estimation ne peut excéder une vingtaine d’euros.

La seconde est un douzain aux 2 C de Charles X. Avers : CAROLVS X.D. G. FRANC. REX, (légende commençant à 6 heures). Écu de France couronné et accosté de deux C. (Charles X, par la grâce de Dieu, roi des Francs. Au revers on distingue : SIT. NOmenN. DNI. BENEDICT. Croix échancrée cantonnée de quatre couronnes. Traduction revers : (Béni soit le nom du Seigneur). La monnaie est franchement usée, le millésime et l’atelier sont illisibles, elle reste quand même un sympathique souvenir de trouvaille.

La troisième monnaie est encore une monnaie de Savoie. Une obole du premier type de Charles Ier de Savoie. Avers : + KAROLVS° DVX° S° B S dans le champ (Charles, duc de Savoie, par la grâce de Dieu). Revers : + ABAVD ET P : croix de Saint Maurice : (En Italie, prince des Marches). Cette monnaie est qualifiée de rare et son état TB+ lui confère une estimation de 150 euros.

Parmi les objets on distingue un bouton de la régie des postes Sardes. Avers : RÉGIE POSTE. Aigle éployé surmonté de la couronne fermée, portant l’écu de Savoie. Matière plaquage argent sur cuivre, il s’agit donc d’un bouton d’avant la réunification avec l’Italie en 1861.

Le second objet est difficile à identifier, nous ne connaissons ni la taille ni la photo du revers pour voir le système d’attache. Il semblerait qu’il s’agisse d’une applique en cuivre avec argenture ayant disparu, trois bras à 90° de base décorative s’élancent au départ d’un cabochon marron (pierre ? verre ?) serti fortement. Il s’agit d’un objet probablement de période moderne XVIIe-XIXe.

Enfin on termine par un objet résolument moderne, une broche en laiton avec système de fixation en pince. Là encore une photo du revers eut été plus parlante, c’est un motif floral dans un cercle décoré d’une frise de triangles.

Le trésor de Black Sam

Il vint au monde le 23 février 1689 dans le comté du Devonshire, Angleterre, il s’appelait Samuel Bellamy. Mais, c’est sous un autre nom que la mort viendra le chercher, 28 ans plus tard, un nom resté gravé dans les mémoires, celui de Black Sam : le Pirate !  

La vie de Samuel Bellamy (1) bien que courte fut extrêmement mouvementée. Sa mère meurt en le mettant au monde ; étant le plus jeune d’une fratrie de six enfants, Samuel a la vie dure et s’engage très jeune, à l’âge de 15/16 ans, dans la Royal-Navy où il participera à plusieurs combats. Il se marie aussi, très jeune, et a un fils. Puis pour une raison inconnue, il quitte la Navy, l’Angleterre, femme et enfant en 1710 – il n’a alors que 21 ans – pour aller faire fortune au Nouveau-Monde. Bien qu’il ait promis à sa femme de revenir fortune faite, elle ne le reverra jamais ! Samuel pendant son séjour dans la Royal-Navy est devenu un bon marin et il a sûrement entendu parler de naufrages, en particulier de galions espagnols. Car il a la ferme intention de devenir un chasseur de trésor et de récupérer les fortunes englouties au large de la Floride, États-Unis !

Les premières années passées au Nouveau-Monde sont assez décevantes pour Samuel, il est très loin de faire fortune… 1715 va être une année charnière qui va faire basculer son destin. Il débarque à Cap Cod, Massachusetts qui deviendra son port d’attache. Il y rencontre la jeune Maria qui a tout juste 15 ans et en tombe amoureux. À Cap Cod il croise la route de deux hommes en particulier, qui lui proposent de s’embarquer avec eux comme pirate ! Maria est enceinte et il lui faut de l’argent… Terminée la chasse aux trésors engloutis ! il décide de chasser des trésors bien plus tangibles et accessibles sur les mers, il sera pirate et comme tous les pirates, Samuel Bellamy prend un nom de guerre, ce sera : Black Sam !

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Le code

Encore plus mystérieux que le Da Vinci Code, le disque de Phaistos, un disque/tablette en terre cuite, découvert en 1908 sur le site du palais minoen de Phaistos, en Crète. Depuis sa découverte, il y a donc plus d’un siècle, les archéologues et chercheurs qui se sont penchés sur les signes qui le recouvrent ont, pour la plupart, pensé qu’il s’agissait d’une écriture inconnue et indéchiffrée à ce jour ! On trouve 241 signes sur les deux faces, mais seulement 45 de différents, qui reviennent à intervalles plus ou moins réguliers « comme nos 26 lettres de l’alphabet latin ». Une équipe de chercheurs crétois pense avoir déchiffré le code, celui-ci parlerait d’une déesse-mère et d’une femme, plus réelle sur le point d’accoucher…

Allez, je saute le pas, qui va certainement faire grincer quelques dents… Il y a en France des tablettes de terres cuites, recouvertes de signes revenant eux aussi à intervalles plus ou moins réguliers. Tablette découverte sur le site de Glozel « voir M&D N° 52 ». Si le disque de Phaistos a résisté plus d’un siècle aux chercheurs pourquoi n’en serait-il pas de même pour les tablettes de Glozel, découvertes, elles, en 1924…

Source : dailymail.co

 

Trouvaille 80.02

Un ensemble de boucles de ceintures mérovingiennes de bonne conservation trouvées fortuitement au détecteur de métaux, en attente d’une déclaration sans risque. La petite plaque à gauche représente un buste stylisé peut-être féminin (longue tresse de cheveux de part et d’autre du visage). La boucle a été attribuée par l’inventeur à la plaque de droite mais ce n’est pas celle d’origine car elle est surdimensionnée par rapport à la plaque, même si le tenon s’emboite parfaitement. Le style de décoration est identique à la première plaque mais n’est pas identifié. Les photos du revers vous permettent de mieux comprendre comment elles étaient fixées sur du cuir.

Météorite du Mont-Dieu, suite…

Lire les articles parus sur ce sujet dans Monnaies & Détections N° 60, 62, 76 et 79

Que peut-on penser d’une administration publique refusant de se plier à une décision de justice ? 

Le retour de la météorite (364 kg).

Il a fallu intenter un procès pour faire reconnaitre les droits de Jean-Luc Billard comme seul propriétaire de la météorite qu’il a trouvée fortuitement grâce à son détecteur… Dans la foulée le juge rajoutait une astreinte de 100 € par jour de retard en plus de l’amende pour préjudice moral. Or, notre avocat a reçu un courrier de la préfecture des Ardennes, qui rejette le paiement de cette astreinte de plus de deux mois de retard (100 € par jour de retard) sous le prétexte que les exigences de Jean-Luc Billard ont retardé la livraison. Alors restituons les choses dans leurs contextes. Monsieur Billard a entreposé la météorite chez un agriculteur proche du lieu de trouvaille, à un endroit facilement accessible pour la déplacer dans un avenir proche. Le préfet a envoyé sa cavalerie manu militari pour récupérer indument la pierre chez l’agriculteur qui ne s’y est pas opposé bien entendu. La météorite a fini dans un musée privé de minéraux et fossiles de Bogny-sur-Meuse où elle a été gentiment exploitée par ce dernier.

Le tribunal a reconnu le droit de propriété de Monsieur Billard sur la météorite et a ordonné au préfet de procéder à sa restitution.

Or ce musée est en ville, avec des marches partout et difficile d’accès. Il s’agit donc pour Jean-Luc Billard de louer une chèvre, un transpalette et un manitou pour l’extraire de la place, on est loin des conditions d’accès telles qu’il les avait définies chez l’agriculteur…

La préfecture des Ardennes, certainement déçue de la décision de justice, a trainé les pieds et voulait que la « restitution » devienne « une mise à disposition », ce qui aurait occasionné de gros frais à Monsieur Billard. Ce dernier s’est opposé à cette façon d’interpréter le jugement rendu. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

11 000 livres pour 3 pennies

Trois rares monnaies d’argent trouvées au détecteur de métaux en Angleterre, dans le Suffolk, en 2012. Ces monnaies trouvées isolées, une par une, n’ont pas obtenu la mention « trésor » et ont donc pu passer en salle des ventes, chez Spink à Londres. Frappées entre 750 et l’an 1087 les trois monnaies ont été vendues pour un total de 11 000 £ soit 14 000 euros ! Pas mal pour 3 pennies !

Et on comprend mieux, avec ce résultat, pourquoi les prospecteurs anglais recherchent les détecteurs les plus performants que l’on puisse trouver pour la chasse aux « Harmmered » ces petites pièces d’argent martelé. Certaines d’entres elles, sont en argent bas titre, équivalentes à nos billons et sont très dures à détecter. Les cas où de telles monnaies ont été trouvées dans des déblais de fouilles archéologiques « fouilles terminées » sont légions ! À moins de tamiser la terre, ce qui est impossible, ou d’avoir une grande expérience des détecteurs de métaux, il est très facile de passer à côté d’un denier ou d’une obole de 0,5 gramme… Les découvertes de ce type de monnaies, tout comme les quarts de statères ont pourtant explosé, depuis l’apparition des détecteurs à haute fréquence (18 kHz et plus) ce qui est bien la preuve matérielle que ces monnaies échappaient aux archéologues il y a à peine vingt ans ! Et sans être mauvaise langue, elles leur échappent toujours…

Source : Spink London.com

Trouvaille 80.18

Trouvé par Rémi en Corrèze, un beau statère arverne au bouclier, d’un poids de 7,34 g : il est anépigraphe. Avers : tête féminine à gauche, les cheveux traités en lignes obliques parallèles, avec des grosses mèches du front à la base du cou. Le  revers est aussi anépigraphe : cheval marchant à gauche ; rameau à 6 branches (pas complet) au-dessus de la croupe ; bouclier avec umbo sous le cheval. Selon le site de vente de la CGB cette monnaie serait officiellement connue à quatre exemplaires. Le statère vendu était TTB+ et il est parti au prix de 3 860 euros. L’exemplaire que nous dévoile Rémi est de qualité moindre, le visage est « mou », le flanc étroit ne permet pas de présenter le cheval en son entier et son encolure manque de détails. Le rameau, au dessus est incomplet. On peut estimer cette monnaie à 2 200-2 500 euros.