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Monnaies et Détections

Yamashita Gold !

La chasse aux fabuleux trésors japonais semble reprendre aux Philippines, avec une demande d’un groupe de recherche qui n’a pas l’air amateur et probablement bien informé. Sa source est apparemment un ancien soldat japonais âgé de 90 ans connaissant l’emplacement d’un dépôt qui serait resté inviolé… Les journalistes parlent, eux, toujours des trésors du général Yamashita, pure invention des services secrets US, pour dédouaner l’empereur du Japon et ses proches*.
Les chercheurs ont posé une demande de forage de grande ampleur sur une zone précise de Baguio, déjà connue pour avoir livré au moins une cache impériale*. Les incroyables découvertes réalisées par le passé sur les caches impériales ont de quoi motiver.
Sur la photo ci-jointe, on peut voir un soldat US, au centre, qui tient une barre – de 12 kilos vu les dimensions – à ses pieds et au fond, il y a des barres bien plus grosses ! Certaines, sont probablement les fameuses barres de 75 kilos qui furent retrouvées dans plusieurs dépôts. Les Japonais avaient pris pour habitude de fondre systématiquement l’or volé, sous forme de très gros lingots, certainement pour limiter le vol parmi leurs propres troupes, il faut être au moins deux pour déplacer ce genre de barre et personne ne part en courant avec un lingot d’or de 75 kilos !
Sources : philstar.com // * Tout sur les trésors japonais dans : Monnaies & Détections 84 et 85 « Nom de code : Kin no Yuri »

92.07

Trouvée par Jean-Louis en forêt de Fontainebleau, une petite broche fort simple, en argent mis à part l’ardillon saucé. Toute en longueur, elle présente un cabochon de verre taillé coloré rouge, enserré de part et d’autre d’un élément floral symétrique. Deux petits cabochons devaient être présents mais ont aujourd’hui disparus. Cette broche est d’époque fin XVIIIe siècle à première moitié XIXe. Quand vous exhumez en forêt ce type d’objet, il ne faut pas hésiter à ramasser le volume de terre dont vous avez extrait le bijou pour tranquillement le tamiser et retrouver les pierres disparues…

Le bombardier mysterieux

Un avion particulier

Le 10 novembre 1943, le Heinkel He 111 portant l’immatriculation GL+ET décolle de Cazaux.
Cet appareil n’est pas un He 111 standard, c’est un appareil d’essai. Il appartient à l’unité spéciale « Erprobungsstelle Süd » qui essaie les nouveaux matériels et cet avion est utilisé pour tester les derniers modèles de viseurs.
Pendant l’été et l’automne 1943, l’Erprobungsstelle a déjà fait plusieurs vols avec cet appareil dans les environs de Cazaux et de Millau, en lâchant des bombes afin de valider la précision de ce nouveau type de viseur.
Ce 10 novembre 1943, parmi l’équipage de 5 personnes : Willy Dennert est le pilote (2) et Herbert Waschk est le commandant de bord (3).
Herbert Waschk a déjà été décoré à plusieurs reprises : le 5 novembre 1942, en particulier, il a reçu la « Croix allemande » en or (4).

Un vol d’essai qui s’achève de manière dramatique

L’appareil décolle sans problème et part vers l’est. Mais peu après Albi, à 5 000 mètres d’altitude, le moteur gauche prend feu. Cet incendie dérègle les commandes de vol.
L’avion devient incontrôlable (5). Le pilote réussit à sauter en parachute alors que les quatre autres membres d’équipage, piégés dans le Heinkel 111 en détresse, s’écrasent avec l’avion.
Il est vraisemblable que les quatre passagers ont été plaqués à la paroi du fuselage par la force centrifuge, énorme dans un avion en vrille.
A l’impact, l’appareil est pulvérisé et le pilote est le seul rescapé. L’armée allemande vient récupérer les quatre corps, puis, quelques jours plus tard, évacuera les restes de l’avion en réquisitionnant les chars à bœufs des environs. Seuls quelques débris minuscules subsistent, enfoncés dans la terre.

Découverte de l’avion

Par un pur clin d’œil de l’histoire, nous arrivons sur le site de crash (6) jour pour jour 70 ans après l’accident. Toutes les autorisations administratives ont été obtenues en amont auprès des services compétents, de la DRAC, et aussi auprès des propriétaires du terrain (7). Ceux-ci nous ouvrent grand leur porte. Le grand-père de la famille qui a été témoin du crash nous relate ses souvenirs de l’évacuation de l’épave.
Sur le terrain, le travail de recherche commence et les pièces apparaissent.
Les fragments retrouvés sont en mauvais état car le champ a longtemps été labouré et la charrue est destructrice pour les fins morceaux d’aluminium, déjà malmenés par le crash.
Un grand nombre de scories (8) nous confirme qu’un incendie a eu lieu et les fragments de peau tordue de l’avion laissent imaginer la violence du choc.
Des composants de l’appareil revoient le jour : de la tuyauterie, des composants d’équipements, de la tôle froissée (9).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

 

Les trésors du Mentor

En 1802, la frégate anglaise le Mentor, partie de Grèce pour l’Angleterre, coulait corps et bien en Mer Égée. Elle transportait alors, pour le compte de Lord Elgin, 7e du nom – et accessoirement ambassadeur de Sa Majesté pour l’Empire ottoman –, un fabuleux trésor ! Dont des éléments arrachés au Parthénon ! Les plus belles frises du Parthénon, le plus célèbre temple grec, consacré à la déesse Athéna Parthénos, déesse de la guerre et de la sagesse (en admettant que les deux soit compatibles), sont toujours conservées au British-Museum, les Grec les réclamant depuis des décennies, sans succès…
Mais les merveilles du Parthénon furent ramenées en plusieurs fois, le Mentor en transportait une partie. Dès son naufrage, Lord Elgin engagea des plongeurs d’éponges qui réussirent à renflouer une partie de la cargaison. Les rapports de l’époque disent clairement que tout ne fut pas récupéré, c’est sur cette base que des archéologues, qui ont réussi à localiser l’épave, la fouillent à nouveau. Un trésor de monnaies, de bijoux et de quelques statuettes, a déjà été trouvé, pour l’instant aucun élément du Parthénon, mais tous les espoirs sont permis…
Source : thetimes.co.uk

92.01

Bonjour, j’ai trouvé en détection, du côté de Castelnaudary dans l’Aude, cette jolie monnaie d’un diamètre de 20 mm et pesant 1,7 grammes. Si vous pouvez m’aider à l’identifier et me donner une cotation. Merci d’avance. Cordialement, James
Il s’agit d’un denier de Louis le pieux pour Toulouse : +HLVDOVVCVS IMP croix. Revers : +TOLVSA CVI. (Gariel, n° 125 – MG, n° 419 – Prou, n° 805). Argent. Carolingien LOUIS LE PIEUX, empereur (janvier 814-20 juin 840). Votre monnaie est en état TTB avec une petite fêlure à midi. son estimation est de 750 euros.

Les 53 aureus du motard

En 1971, en Haute-Loire, un jeune agriculteur laboura un de ses champs comme chaque année. En ce beau jour de septembre il fit une rencontre étrange. Il conduisait son tracteur avec sa charrue retournant la terre végétale, quand au bout d’une heure passée de travail à surveiller les lignes de ses passages, il lui prend soudain l’envie d’uriner. Il arrêta et descendit de son tracteur et se plaça devant les socs de la charrue pour se soulager. Pendant sa vidange son regard se porta naturellement sur un des socs dépourvu de terre fraîche. Il vit à quelques centimètres de son visage une sorte de point de couleur jaune brillant. Il saisit le petit objet collé à la motte de terre, et croyant que c’était un bouton, il le mit dans sa poche et remonta sur son tracteur pour terminer de labourer son champ. Arrivé chez lui, il donna ce qu’il croyait être un bouton à sa femme passionnée de couture, mais cette dernière déduisit que c’était probablement une pièce de monnaie ancienne en voyant une tête barbue d’un côté et un personnage sur l’autre face. Elle n’y prêta guère d’attention et plaça la monnaie dans sa boîte à couture. Sur le point d’avoir un bébé le mois suivant, le jeune couple était plus axé sur la naissance prochaine qu’à une monnaie ancienne, même si elle semblait être en or.

Aureus de Marc Aurèle

L’incroyable histoire arriva une vingtaine d’années plus tard, quand Rémi le fils de l’agriculteur, revenu de son service militaire, se passionna pour le moto-cross. Ses parents d’ailleurs, lui avaient offert une 125 cm3 pour ses vingt ans. Fils unique, Rémi avait en projet de reprendre la ferme d’exploitation de son père qui était déjà un héritage de ses grands parents.
Rémi et quelques copains se retrouvaient souvent pour se défouler dans les bois et les terrains vallonnés de la campagne avec leurs motos. Une fois, ils avaient été arrêtés par les gendarmes à cause du bruit occasionné dans le bois proche d’un bourg voisin. Par manque d’espace, Rémi décida d’établir un nouveau parcours cross dans un bosquet attenant à l’un de ses champs en jachère. Et tous les samedis, au lieu d’aller dans le bois communal proche des habitations, ils prenaient les chemins à travers champs pour rejoindre leur nouveau parcours improvisé afin d’y effectuer quelques sauts sur les talus, là où le bruit ne dérangeait personne. Les virages en épingles étaient leurs obstacles préférés et très vite les ornières se creusaient de plus en plus. Sans le savoir Rémi et ses copains motards s’entraînaient dans le champ où le père de Rémi avait trouvé vingt ans auparavant la « monnaie jaune ».

Aureus de Commode

Un samedi du mois de juin 1991, Rémi et un de ses copains parcouraient les talus entourant le champ sur leur moto à fond la caisse. Le camarade de Rémi se trouvait devant à une vingtaine de mètres, il négocia un des virages et Rémi le poursuivant de près, arriva sur le virage, et là il aperçut plusieurs rondelles jaunes dans le fond l’ornière. Il y prêta attention et s’arrêta pour les regarder de plus près. Trouvant ces pièces jaunes très jolies, il les ramassa et les mit dans une poche.

Aureus de Faustine mère

 

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

38 Kilos

De plomb cette fois, c’est la belle découverte d’un prospecteur anglais… Jason Baker qui a mis au jour un énorme lingot de plomb d’époque romaine. Trouvaille réalisée pendant un rallye de détection dans le Somerset. On peut y lire une inscription romaine sur deux lignes : IMP DVOR AVG ANTONINI ET VERI ARMENICORVM. En référence aux empereurs Marcus Aurelius et Lucius Verus, le lingot ayant, probablement, été façonné entre l’an 164-169.
Objet d’une prochaine vente aux enchères, son estimation est de 60 000 euros, Jason espère pouvoir se payer un appartement avec les 50 % de sa part d’inventeur de trésor !
Sources : bbc.com et bonhams.com

92.20

Pourriez-vous m’aider à identifier ce sceau trouvé sur les hauteurs de Maule dans les Yvelines ? Je vous envoie ces photos afin de vous aider, et quelques informations supplémentaires. Le sceau a un diamètre de 26 mm et une hauteur de 25 mm. En espérant que vous puissiez éclairer ma lanterne. Merci d’avance, Yves
Ce sceau de  style XIVe siècle figure un simple chevalier (juste adoubé ?) en chemise ou bliaud non ceint, tenant l’épée droite, à côté de son cheval, au-dessus, un croissant et une étoile. Il s’agit peut-être d’une allusion à l’orient des croisades ? La légende se lit : S(igillum) IEA (en deux lettres serrées), VILVIN ou (GVILVIN) DOMINO DE BAISE. On le traduit en sceau de JEAN- GUILLAUME seigneur (s) de BAISE. On est en présence des prénoms abrégés de deux (co)seigneurs Jean et Guillaume ou d’un seul, Guillaume seigneur de Baise. Nota : tous les villages de ce nom sont en Gascogne ou en Midi-Pyrénées. Très bel état de conservation, Yves a fait une belle trouvaille.

 

Traces de la grande guerre et artisanat de tranchée

Dès le début de la guerre de 1914, une activité fut mise en pratique dans les tranchées en attendant les assauts contre l’ennemi. Les soldats eurent besoin de s’occuper l’esprit et commencèrent à travailler le métal des obus tirés pour y graver quelques motifs décoratifs et le souvenir de leur campagne. Le conflit se transforma assez vite en guerre de position, les poilus eurent le temps d’élaborer cette activité qui fût en fait, un moyen de se remonter le moral.

Les soldats fabriquèrent ainsi de très belles œuvres à partir de morceaux de métal, on pouvait avoir aussi bien des obus finement ciselés, ou des petits objets comme des coupes-papiers, des ustensiles de bureau comme des portes-plumes faits à partir de cartouches de fusils, des crayons ou des briquets, en passant par des tabatières, des encriers, des petites voitures, des avions, des boîtes à bijoux richement décorées de motifs floraux ou encore des bagues destinées aux épouses et fiancées. Beaucoup de ces objets portaient le nom et la date de la campagne, et le nom de celui qui avait réalisé l’œuvre y était parfois inscrit. On fabriquait des crucifix à partir de cartouches de fusils, et ils pouvaient contenir à l’intérieur des petits morceaux d’éclats d’obus d’un blessé en guise de piété et de protection. L’activité manuelle des œuvres obligeait l’esprit du poilu à se concentrer sur ce travail créatif permettant, non seulement de faire plaisir à un proche pour un cadeau valorisant, mais aussi d’en améliorer l’ordinaire par la vente des œuvres réalisées, et surtout à oublier l’anxiété provoquée par les dangers, le stress des combats et des blessés.

Bagues en aluminium.

Bague sertie de fleurs.

Coupes-papiers en cuivre.

Une lettre de décembre 1915 témoigne de la fabrication fréquente d’objets : « Je t’envoie un porte-plume que j’ai fait pendant mon séjour à l’infirmerie avec deux cartouches boches que j’ai soudées, et deux bagues, une pour toi, l’autre pour ma mère. J’en ai aussi deux autres pour mes nièces Lucie et Anne que je n’ai pas tout à fait finies ». Le travail effectué, permettait ainsi d’entretenir un lien affectif avec les membres de la famille. Selon une lettre de novembre 1914 d’un officier, la matière première était récupérée sur des munitions allemandes : « Mes hommes trouvent mille petits moyens ingénieux pour se distraire, actuellement la fabrique des bagues en aluminium fait fureur, ils les taillent dans les fusées d’obus, les boches fournissent la matière première à l’œil, certains soldats sont devenus très habiles et je porte moi-même une jolie bague parfaitement ciselée et gravée par un légionnaire ».
La récupération des obus nécessitait beaucoup de prudence car de nombreux soldats inconscients et pressés de récupérer la marchandise des boches, se contentaient de prendre des munitions non explosées. Une lettre d’un soldat de juillet 1915 en témoigne : « Il y a eu ce soir deux soldats morts et cinq blessés, c’étaient des soldats qui avaient touché un obus qui n’était pas explosé, pour avoir de l’aluminium afin de faire des bagues ».

Poilus au travail d’obus.

Cendrier en forme de képi de poilu.

Le travail de l’artisanat de tranchée était aussi pratiqué par des blessés en convalescence ou des prisonniers. L’origine de l’activité datait déjà du XIXe siècle. On pratiqua beaucoup cet artisanat qui évolua tout au long de la première guerre et perdura jusqu’à la deuxième guerre de 1940 et même après. Toutes ces œuvres sont aujourd’hui très recherchées par des collectionneurs et passionnés d’art et de militaria, elles sont regroupées sous la dénomination d’artisanat de tranchées. Les pièces les plus élaborées proviennent de France en Yser et de Grande-Bretagne. Ces deux pays recèlent les plus beaux exemplaires ouvragés et intéressants.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 92

Le faux trésor qui était vrai…

Kazakhstan, dans la région de Mangystau, en 2014, des pièces d’or sont découvertes, un trésor ! Hé bien non, à la vue des monnaies, des archéologues et des numismates soi-disant professionnels, déclarent que les monnaies sont fausses, probablement fabriquées récemment en Ouzbékistan d’après les « spécialistes ». Puisque c’est un faux trésor, aucune fouille n’est réalisée sur place.
Bizarrement, courant 2016 de nouvelles monnaies sont découvertes sur la même zone ! Un archéologue se décide à faire une fouille, on ne sait jamais, et il trouve dans une stratigraphie intacte une terre non remuée depuis le 12/13e siècle, des monnaies d’or identiques aux premières !
Heureusement, les premières monnaies avaient été conservées, plus d’une centaine de pièces au total, pour ce beau trésor médiéval tout en or. Les premiers inventeurs devraient finalement toucher leur part, au Kazakhstan l’inventeur d’un trésor, quelle que soit la façon dont il est découvert, a droit à 50 % de sa valeur. C’est déjà pas mal, en France ce n’est pas le cas, la découverte « fruit du hasard ou pas » reste sujette à une interprétation juridique et des jurisprudences assez floues, pour ne pas dire vaseuses…
Source : astanatimes.com