MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

115.03

Bonjour, je vous soumets une bague chevalière que j’ai trouvée dans la forêt de la Hardt à proximité de Sierentz. Elle est en argent, mais le médaillon est en or. Je pense qu’il représente un dieu romain mais je ne saurais dire lequel. Peut-être une bague d’un militaire ? Pour les dimensions, la partie la moins large fait 4 mm, et la partie la plus large fait 11 mm. Le diamètre de la chevalière, qui est de forme plutôt ovale, varie de 12 à 18 mm. Je ne peux pas y faire rentrer mon petit doigt ! Je vous remercie beaucoup ! Maxime
La photo a été faite sous lumière artificielle apparemment car on a du mal à différencier les deux métaux. Il s’agit bien sûr d’une bague gallo-romaine avec une inclusion de chaton or représentant un personnage mythologique, on hésite entre Mercure et Bacchus mais les symboles de Mercure les plus évidents sont le pétase et les sandales ailées non présents ici ? Bacchus a souvent une thyrse qui l’accompagne, est-ce l’objet qu’il porte en main gauche ? A la main droite il pourrait s’agir d’une coupe tripode… Tout cela est un peu tiré par les cheveux mais il n’en reste pas moins que c’est un bel objet. (Identification collégiale lecteurs MD sur page Facebook du magazine)

La carte au trésor

Un trésor a été révélé dans un no man’s land. Une carte détaillée, qui a été financée par l’Etat et que le Bureau des Ressources Géologiques et Minières a réalisé.

Pour la modique somme de 40 millions d’euros un Inventaire des Ressources Minérales de la Guyane a été dressé. La publication de ces cartes a coïncidé avec la vague d’orpailleurs clandestins, les garimpeiros, qui a déferlé sur le département français d’Amérique du Sud. Si les dignes fonctionnaires se défendent explicitement de la moindre corrélation entre pointer du doigt les paillettes et voir se multiplier les chantiers clandestins, implicitement il n’en est pas de même. “Vingt ans pour dresser la carte d’un trésor et ne pas publier les résultats ?! Cela aurait été absurde” conclut un ancien directeur. Il n’a pas l’air gêné que l’argent public ait manifestement servi à ouvrir le poulailler en grand à tous les renards brésiliens bienheureux de venir jouer à cache-cache avec les quelques malheureux gendarmes perdus dans la jungle amazonienne et française. Tant pis pour les tribus d’Indiens ou de Marrons qui, en plein cœur d’une zone de biodiversité soi-disant protégée, avalent le mercure répandu dans les rivières (il faut 1,3 kg de mercure pour amalgamer 1 kg d’or) et transitant par le poisson pêché dans les fleuves et les rivières opportunément désignés par le BRGM entre 1975 et 1995.

Cette 500 $ du Suriname contient probablement de l’or illégal.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

La tombe du prince

Un cimetière antique du premier siècle a été découvert en Allemagne, dans la région de Saxe-Anhalt. Parmi les 60 tumulus répertoriés, une tombe plus importante que les autres par son mobilier a révélé celle d’un probable prince germanique. Ce dernier fut inhumé avec 11 animaux, du bétail, chevaux et même un chien. Et pour qu’il ne se sente pas trop seul avec sa ménagerie, six femmes furent sacrifiées et enterrées avec lui ! Il avait sur lui, une épée de fer, une belle fibule en bronze, une petite statuette de bronze et une monnaie en or romaine, de l’empereur Zénon, frappée aux environs de l’an 480…

Source : thehistoryblog

115.01

Bonjour, Pourriez-vous m’aider à identifier une statuette retrouvée dans les affaires de mon beau-frère aujourd’hui décédé, passionné de détection ? Le lieu de découverte est très vraisemblablement le Tarn, dans les alentours de Brassac. Elle mesure 7,5 cm de hauteur et représente un éphèbe maniant ce qui semble être une fronde. En bronze, elle est recouverte de concrétions blanchâtres, verdies par endroits par le contact avec le métal. Espérant que vous pourrez m’aider, bien cordialement, Gisèle.
Elle n’est résolument pas antique, son style est indéfinissable. Le socle n’est pas un élément habituel d’une statuette gallo-romaine, si vous n’aviez précisé qu’il tenait une fronde on ne l’aurait pas deviné et ce n’est toujours pas évident. Ces concrétions blanchâtres ne sont pas les corrosions habituelles du bronze, ce qui nous fait penser à un autre métal. Bref elle continuera à garder son mystère.

L’arme de Bayonne

Baïonnette : N. F (de Bayonne où cette arme fut mise au point au XVIe siècle), sorte de petite épée pouvant se fixer au bout d’un fusil.

Voilà la définition donnée par le Petit Larousse du mot baïonnette. Petit retour historique sur l’origine de cette arme peu commune qui fit des ravages sur tous les champs de bataille du monde, pour atteindre son paroxysme lors de la guerre de 1914-1918. Bayonne, capitale du Pays Basque français, entre la peste, les guerres de religion et la prise de la ville par Charles Quint, Bayonne a vécu quelques heures mouvementées au XVIe siècle. L’arme la plus courante est le mousqueton. C’est une arme à feu assez rudimentaire que l’on charge avec de la poudre noire.
On raconte qu’un jour des paysans de Bayonne livrent un combat pour on ne sait quoi, tombent à court de poudre noire et de projectiles. Leur mousquet devient donc inutile. Que faire ?, se rendre ?, se battre à mains nues ? C’est alors que l’un des paysans a l’idée d’utiliser le couteau qu’il porte toujours en poche. Il plante le manche du couteau dans le canon de son mousquet et c’est ainsi dit-on que naît la baïonnette. En réalité, il est possible et même probable que d’autres aient eu l’idée auparavant, à commencer par les mousquetaires, ces militaires armés d’un mousquet, mais c’est l’épisode de Bayonne qui va imposer l’appellation « baïonnette ».
En 1655, le médecin personnel de Louis XIV note : « On fait à Bayonne des dagues qu’on appelle bayonettes ». A la même époque, Furetière fait entrer le terme dans son dictionnaire, précisant lui aussi qu’il est venu originairement de Bayonne.
Au départ, la baïonnette n’est qu’un système D pour transformer une arme à feu en arme blanche à défaut de pouvoir faire mieux, mais ce système D ne tarde pas à intéresser l’armée. En effet, le mousquet a ses limites…, il ne permet guère plus d’un tir par minute. C’est très long lorsque l’ennemi est juste en face ! Si les mousquets sont équipés de baïonnettes, cela va permettre soit de tenir l’ennemi à distance, soit s’il approche, de l’embrocher. A la fin du règne de Louis XIV, le fusil à silex s’impose à la place du mousquet à mèche, la baïonnette à douille, innovation de Vauban en 1687 reste en place en autorisant le tir.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Alexandre III roi d’Écosse

Une rare monnaie à l’effigie du roi Alexandre III d’Écosse (1241/1286) a été découverte par un prospecteur en Angleterre, dans le Comté de Norfolk. Non seulement la monnaie est assez rare, celle-ci fut frappée en 1280, mais en plus, elle fut transformée en bijoux ! Refaçonnée, probablement pendant la période Tudor, en un pendentif avec une croix stylisée sur le revers, ornée de quatre perles, dont deux sont manquantes. La monnaie / bijou a été déclarée trésor et intéresse le musée de Norfolk.

Source : bbc.com

Quelques conseils avant de partir chercher de l’or en Australie

Maintenant si après avoir lu l’article « Gold en Australia » l’envie de partir chercher de l’or en Australie vous titille, je voudrais si vous le permettez, vous donner quelques renseignements et conseils qui pourront peut-être vous être utiles.

Si vous abandonnez votre voiture sur le bord de la route, les ponts et chaussées australiens sauront vous la garer.

Pour commencer 

Si vous partez chercher de l’or pour faire fortune, vous avez peu de chance d’y arriver. Il faut avoir un budget assez conséquent pour ce périple (j’appelle ça un excédent de trésorerie) que vous risquez de dépenser en totalité lors de ce voyage. Considérez votre voyage comme si vous partiez en voyage de noce, vous y allez pour avoir plein de souvenirs, et ne pensez surtout pas à le rentabiliser avec les pépites d’or que vous trouverez, sinon vous êtes sûr que ça va vous pourrir votre séjour !

L’Australie est un beau pays libre, mais respectez bien les lois australiennes, car les amendes en Australie n’ont rien à voir avec celles de France. Un exemple : si on vous prend sur un terrain où vous n’avez pas l’autorisation de prospecter l’amende peut aller jusqu’à 150 000 $, on peut aussi vous saisir votre détecteur et votre véhicule.

Partir seul ou à plusieurs 

Connaissez-vous bien les personnes avec qui vous voulez partir ? C’est dans la dureté du bush que vous allez découvrir qui ils sont vraiment ! Pour ma part un coéquipier nous a fait faux bond au bout de seulement quinze jours… Je vous conseille de sympathiser avec des prospecteurs australiens le soir sur la pelouse du Caravan-Pack où ils se réunissent, ils vous diront qui est qui et surtout de vous méfier des propositions faites par certains prospecteurs. Une histoire me revient, un ami français accompagné de deux prospecteurs australiens ont rencontré dans le bush un prospecteur français installé à Leonora ; seul mon ami lui a serré la main, les deux Australiens se sont éloignés sans dire un mot. Quand il est revenu vers eux ils lui ont dit en anglais « Tu as recompté tes doigts ? » On peut se poser la question sur l’honnêteté de ce prospecteur, rien que de lui serrer la main il est capable de vous voler un doigt.

Si vous partez seul ou deux maximum, l’avantage c’est que vous aurez plus de possibilités de rencontrer des prospecteurs australiens qui vous inviteront peut-être à venir avec eux sur leur permis de recherche et normalement ils vous laissent vos découvertes. Si vous êtes trois voire plus, vous avez peu de chance que cela se produise, dans le monde de l’or mes amis ne sont pas forcément leurs amis.

Maintenant à plusieurs vous allez diviser deux dépenses, le prix d’achat du 4×4 et du gasoil, mais pas vraiment le reste, vous allez plutôt multiplier les ennuis et la mauvaise humeur. C’est dans des moments de promiscuités dures que l’on découvre vraiment qui est qui, à vous de bien choisir votre coéquipier, si vous ne le connaissez que sur Internet, prenez le temps de passer du temps avec lui lors de plusieurs sorties en France pour ne pas vous apercevoir trop tard que vous ne vous entendez peut-être pas assez pour partir faire un voyage comme celui-ci.

A quelle période faire ce voyage

Dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées par rapport à la France, il vous faut éviter l’été où la chaleur peut monter à + 40°. La meilleure période pour aller détecter dans le bush est le printemps (septembre à novembre) où vous découvrirez avec régal l’éveil de la nature, aussi bien des plantes que des animaux. La deuxième période est l’automne de mars à juin, et si vous supportez le froid en hiver de juin à août mais vous serez pratiquement seul dans le bush. La grosse période à éviter est l’été de décembre à février où le soleil chauffe les roches « Hot rock » qui sonnent comme des pépites.

La suite dans Monnaies & Détections n° 115

Jacques Chirac en argent

Depuis septembre dernier, la Monnaie de Paris, propose deux nouvelles pièces d’argent en tirage limité. Une 10 euros et une 20 euros, portant le portrait de l’ancien président de la République, on peut aussi y voir une statuette Chupicuaro, l’emblème du Musée Branly, en référence à la passion des arts premiers de Jacques Chirac. Les monnaies sont en argent 900 millièmes, la 10 euros est vendue 11 euros et la 20 euros se négocie à 45 euros ! Au cours de l’argent, c’est cher et même très cher, 350 % au-dessus du cours pour les 20 euros !

Le tirage de cette dernière étant limité à 10 000 exemplaires, vous pouvez espérer une plus-value sur la rareté, mais pour avoir une plus-value sur le poids de l’argent, il vous faudra être très patient…

Source : mieuxvivre-votreargent.fr

115.15

Lecteur assidu de votre revue depuis plusieurs années. Je me lance dans l’envoi de ce mail pour cette monnaie trouvée en Normandie, à l’entrée d’un champ (labour) où il y avait des gravats ?!!! Était-elle dans les gravats ou dans les champs !! Mystère. Une première en or pour moi !! Cette monnaie fait 6,58 g et un diam. de 24,5 mm. Selon mes recherches, ce serait un double écu d’or ou pistole de Louis II de Montpensier 1578. Monnaies des Dombes. Pourriez-vous me donner une estimation ? Merci de votre retour et peut-être d’une parution dans la revue. Cordialement, Thierry

Il s’agit bien d’un écu d’or ou demi pistole de Louis II de Montpensier pour la principauté des Dombes. Avers : + LVDO. P. DOMBARVM. D. MONTIS. Écu de Bourbon couronné (Louis, prince de Dombes, duc de Montpensier). Revers : + DNS. ADIVT. ET. REDM. MEVS. 1578. Croix feuillue. (Le Seigneur est mon soutien et mon rédempteur). La monnaie est un peu au dessous du TTB et peut s’estimer 1200 euros.

 

Un nouveau regard sur les ateliers monétaires gaulois

On doit à Monsieur Louis-Pol Delestrée un nouveau regard sur la manière de frapper monnaies des ateliers monétaires gaulois. Jusqu’à présent, on imaginait les ateliers monétaires gaulois fonctionnant à l’identique des ateliers romains civiques et grecs. Rappelons que la monnaie est un droit public et que l’état romain se chargeait de cette fonction par le biais de personnage exerçant un pouvoir émetteur d’ordre politique. A contrario de l’usage romain et grec utilisant des ateliers fixes, pérennes dans le temps et localisés au pouvoir central de la ville émettrice, il se dessine, au vu des nouvelles recherches, un constat fort différent pour les ateliers gaulois. Ils devaient être mobiles, constitués d’artisans spécialisés et introduit dans la symbolique celtique et se déplaçaient en fonction des commandes de notables ou marchands partout en Gaule.

Ces trois dernières décennies, les trouvailles d’outils monétaires (à l’évidence pour la plupart, trouvailles de prospecteurs…) ont permis de mettre au jour deux outils monétaires inconnus auparavant : les poinçons et disques monétaires (voir article page 34 revue Monnaies & Détections N° 95). Ces outils, inconnus dans les ateliers monétaires romains fixes, sont un des nombreux éléments qui conceptualisent les ateliers itinérants gaulois.

 

Reprenons brièvement la chaine de production monétaire 

 

1. Les coins : 37 coins monétaires trouvés et publiés en France permettent d’avoir une idée précise de la composition métallique. Il fallait de véritables artisans spécialisés pour graver aussi artistiquement des symboles et figurations gauloises qui nous échappent complètement. De même, ces artisans devaient fréquenter la classe sacerdotale ou druidique pour pouvoir délivrer un message symbolique de leur mythologie sur les coins qu’ils allaient graver. Rappelons que les monnaies gauloises étaient anépigraphes jusqu’à la fin du IIe siècle avant JC et que les thèmes symboliques y sont totalement abstraits pour nous car non éclairées par des sources écrites.

Mais les coins sont fragiles et cassaient au bout d’un certain nombre de frappes et c’est la raison de l’existence des disques et poinçons suivants :

2. Le poinçon offre l’aspect du coin monétaire mais l’image à la base est en relief. Cette image en relief était obtenue par le moulage d’une monnaie frappée avec le coin d’origine. Il suffisait alors d’utiliser cette empreinte en relief et d’imprimer sur de l’argile ou un métal mou l’empreinte en creux pour obtenir, à partir de cette dernière, une nouvelle empreinte en relief qui pouvait être fixée à la base du moule dans lequel était coulé le bronze nécessaire à la création du nouveau coin en remplacement de celui qui avait lâché. 15 exemplaires sont connus et répertoriés.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°115 …