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Monnaies et Détections

Lion d’Or

Le musée de la Cité de l’or, situé à Saint Armand Montbron, département du Cher, a subit un vol début octobre. De nombreux bijoux en or, deux ostensoirs et un lion réalisé en tôle d’or ont été volés. Le préjudice total est estimé à plus de 120 000 euros, une estimation basée sur la valeur des objets. Bien sûr, le lion, sculpture de l’artiste Goudji est estimé à lui seul à plus de 80 000 euros, alors qu’au poids de l’or : 705,9 g, il n’en vaut même pas 25 000…
Source : leberry.fr

97.01

Bonjour, j’ai trouvé cette pièce où médaille dans le jardin de mon voisin dans le 59. Que pouvez-vous me dire à son sujet ? Merci, Jean-Luc
Un bateau toute voile dehors, prend la mer, béni par un ecclésiastique sur la terre ferme à droite. Au revers on distingue un nom et semble-t-il une date : HEINDRICK ESTUE, les deux lignes suivantes sont moins visibles DERE MAANT DEN 28 DAGN 1773. Il semble que nous soyons en présence d’une médaille bénissant ou commémorant un voyageur ou un marin d’origine néerlandaise (Maant signifie appelle dans cette langue). La traduction des deux dernières lignes signifiant les 28 jours 1773. Une traversée de l’Atlantique correspondrait à cette durée à cette époque. Très originale trouvaille pleine d’émotion… On se trouverait donc en présence d’une médaille commémorant le voyage de ce monsieur ? Qui est capable de se lancer dans la recherche généalogique de cette personne pour confirmer cette belle hypothèse ?

Les chaines de la production monétaire gauloise

10 grammes d’or

2 décembre 1804, un petit bonhomme d’origine Corse est sacré empereur. Ce jour-là, Napoléon porte, tel un César, une couronne de laurier en or ! Cette couronne, œuvre de l’orfèvre Biennais était composée de feuilles entièrement en or, chaque feuille de 9 cm de long pesant 10 grammes d’or. Lors des premiers essais, Napoléon jugea la couronne trop lourde à porter et demanda donc à Biennais de l’alléger. Ce dernier ayant six filles, il enleva six feuilles et en donna une à chacune de ses filles. Ce qui au final est une chance car sinon ils n’en resterait plus une seule… A la chute de l’Empire, la couronne fut fondue par la Monnaie de Paris « malheur aux vaincus », il ne restait donc plus que six feuilles. Les aléas de la vie ont fait que plusieurs ont été perdues, volées, fondues… Il n’en reste de nos jours que deux, comme étant certifiées provenant de la couronne de Napoléon. L’une d’elle passa en vente dans les années 1980, préemptée par le musée de Fontainebleau pour 80 000 francs à l’époque ! L’autre feuille, toujours dans la descendance Biennais, va passer aux enchères fin novembre. Au moment où nous mettons sous presse, nous n’avons pas le résultat de la vente, seulement la mise à prix : 150 000 euros ! Pas mal, pour 10 grammes d’or, surtout que cette feuille, si elle a bien fait partie de la couronne d’origine, n’a pas été portée le jour du sacre, puisque Napoléon lui-même les avait fait démonter…
Source : actu.fr/ile-de-france/fontainebleau

Agenda 97

MAUBEUGE • 59
Dimanche 3 décembre 2017
14e salon international multi-collections
Espace Sculfort, avenue Jean Jaurès, 59600 Maubeuge
De 9h à 17h. Entrée 2 €
Renseignements : 06.45.65.89.04

PORTES-LES-VALENCE • 26
Dimanche 3 décembre 2017
33e salon bourse du collectionneur
Salle Georges Brassens, 6 rue du 8 mai 1945, 26800 Portès-lès-Valence.
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.76.09.24.06

BAGNOLET • 93
Samedi 16 décembre 2017
Monexpo 2017
Hôtel Novotel, 1 avenue de la République, 93170 Bagnolet
De 9h à 17h. Entrée 4 €
Renseignements : 06 18 07 14 94

VALLEROY  • 54
Samedi 16 décembre 2017
Bourse multicollections
Salle des fêtes, 1 place de la Libération, 54910 Valleroy
De 8h à 12h. Entrée 1 €
Renseignements : 06.71.55.67.50

NŒUX-LES-MINES • 62
Dimanche 17 décembre 2017
Rendez-vous des collectionneurs
Salles des fêtes, Mairie, 62290 Nœux-les-Mines
De 8h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 07.62.63.91.56

FEGERSHEIM • 67
Dimanche 14 janvier 2018
20e salon toutes collections
Centre sportif et culturel, 17 rue du Général de Gaulle, 67640 Fergersheim
De 8h30 à 18h. Entrée 2,50 €
Renseignements : 03.88.64.16.77

LURCY-LEVIS • 03
Dimanche 21 janvier 2018
18e salon multicollections
Marché couvert, à côté de la Mairie, 03320 Lurcy-Lévis
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.86.75.06.62

ORRY-LA-VILLE • 60
Dimanche 21 janvier 2018
22e salon toutes collections
Salle polyvalente, rue des fraisiers, 60560 Orry-la-Ville
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.44.58.94.00

ARBOIS • 39
Dimanche 28 janvier 2018
Salon multicollections André Rey
Salle Omnisport, place du champ de Mars, 39100 Arbois
De 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.70.46.44.01

BAILLEUL • 59
Dimanche 28 janvier 2018
40e foire hivernale des collectionneurs
Salles des fêtes et centre social, 57 rue de Lille, 59270 Bailleul
De 8h à 18h. Entrée 1 €
Renseignements : 03.28.41.15.29

VERN SUR SEICHE • 35
Dimanche 28 janvier 2017
Bourse aux livres et aux collections
Salle des fêtes de la Chalotais, 35770 Vern sur Seiche
De 9h à 17h. Entrée 1 €
Renseignements : 06.83.82.41.70

Sommaire 97

Vécu
Cahiers de prospection 1995-1996
Detectival 2017
Au type d’Astérix !
LA trouvaille du rallye Detectival 2017
7,3 kilos d’or dans un piano
Brèves
Article interactif
Les chaines de la production monétaire gauloise
Histoire
Le trésor médiéval des Terreaux
Rouelles bouletées et représentation du monde astral chez les Celtes
Numismatique
Un monnayage d’exception : Les monnaies commémoratives non‑circulantes des JO d’hiver d’Albertville 1992
2 € commémoratives
Animaux sur les monnaies
Trouvailles
Librairie
Petites annonces
Agenda
Courrier

Edito 97

Encore un très grand rallye organisé en Angleterre sous le contrôle des archéologues anglais. Vous aurez un véritable aperçu de l’ambiance de fête et de prospection grâce à l’article de Dimitri qui en est à son second sur place. Dimitri parle de peu de trouvailles mais Carlos, lui, a axé son article sur la belle trouvaille faite par un de ses copains qui en a fait don aux musées anglais : une belle cornucopiae gallo-romaine en bronze. Comme quoi la part de chance existe réellement en détection. Encore faut-il prospecter régulièrement pour se la voir attribuer !!! Fortuna se mérite !
Dans ce numéro, les brèves se taillent la part du lion, les trouvailles mondiales sont toujours plus nombreuses ! Faut-il y voir un nombre sans cesse croissant de prospecteurs ou bien une meilleure information ? Il est vrai que l’info venant d’Angleterre est récurrente car on est dans la légalité. En France on ne trouve rien ! La loi du patrimoine va plomber le moindre trésor découvert fortuite­ment. Mais c’est ce que réclament les archéologues français : « un peu moins de travail svp… »
Bonne lecture.
Gilles Cavaillé

Vacances dans le Cantal

Cette année pour les vacances de juillet, direction : Le Cantal. La voiture est chargée et bien sûr, le XP dans sa valise est de la partie ! A peine arrivé sur le site des vacances, à une trentaine de kilomètres d’Aurillac, que déjà, mes yeux de détectoriste ont repéré quelques bois et champs aux alentours. Allons voir ce que le Cantal nous réserve comme surprise…

Je gare ma voiture au bord d’une route peu fréquentée et bordée de bois de chaque côté. Le Déus et ses accessoires sont chargés et prêts à commencer leur service. Je pénètre dans ce bois où un tapis de feuilles mortes recouvre le sol sur plusieurs centimètres. Les châtaigniers côtoient aisément les frênes et les tilleuls. Je commence un léger balayage. Difficile de rester discret dans ce lieu avec un craquement incessant à chacun de mes pas. Un premier son résonne dans mon casque. Je m’inquiète rapidement car une motte de terre semble avoir été retournée. Ma première pensée sera la bonne. Une canette de Fanta, à peine dissimulée sous les feuilles, est mise à nue. Un détectoriste est passé par ici avant moi… sans prendre la peine de reboucher ses trous et de s’encombrer des déchets. Si quelqu’un est passé avant moi, je vais devoir redoubler d’efforts pour scruter les coins les plus reculés du bois. Le silence est de mise. Pas un son dans mon casque. Juste un reste de douille au bout d’une demi-heure… Pourtant, je rôde autour des arbres, balade mon disque sous les buissons de houx, frôle les racines des arbres morts, longe les murets en pierre de lauzes et explore les fossés encore visibles. Rien. Pas un son. Seulement au loin le bruit des cloches des vaches de Salers. Soit la personne qui est venue avant moi a tout débarrassé, soit, et je pense plus à cette deuxième hypothèse, peu de personnes sont venues s’aventurer jusqu’ici. Cependant, je ne désespère pas malgré les attaques des fourmis volantes et autres petits taons qui tentent de coloniser le moindre espace de chair mise à nue.

J’ai traversé sur toute la longueur le bois et j’arrive désormais au pied d’un petit ruisseau au débit peu prononcé. Le coin aurait pu être digne d’une carte postale si la présence d’un vieux pneu et d’une vieille marmite rouillée ne polluaient pas ce site. Voici déjà plus d’une heure que je me balade avec mon Déus qui reste bien silencieux. Je décide donc de rebrousser chemin et remonter vers la voiture. Je passe au pied d’un houx quand mon casque s’affole enfin. Alléluia ! Un son ! Je m’empresse d’écarter les feuilles mortes avec mes pieds et j’enfonce ma pelle dans ce sol sec. Je passe mon disque au-dessus de la motte retirée et le son à nouveau résonne dans mon casque. Je termine l’opération à la main. Une grosse rondelle grise et encrassée se retrouve prisonnière entre mes doigts. Après un léger frottement avec mon pouce, je constate qu’il s’agit d’un alliage pauvre et boursouflé par les années passées sous terre. Ce n’est pas une monnaie, mais je reconnais presque immédiatement la barbichette de Napoléon III. Derrière son profil usé, se cache un profil féminin. Au revers, les années et l’acidité du sol ont eu raison des écritures. Je range cette « médaille¹ » dans une pochette et la glisse dans mon pantalon. Aucun autre son ne se fera entendre jusqu’à la voiture.
De l’autre côté de la route se trouve un autre bois. Je m’y aventure en espérant que les trouvailles seront cette fois, un peu plus abondantes. Je retrouve la même configuration : murets, fossés et arbres identiques. En passant au fond d’un léger fossé, mon disque réagit. Un bel indice stable s’affiche sur le cadran de ma télécommande. Une pelletée plus tard et une pièce de 10 francs Génie de la Bastille de 1991 est mise au jour. Par réflexe, je repasse mon disque au-dessus du trou et un son similaire se fait entendre. Je sortirai la même monnaie, mais de 1988 celle-ci. Enfin ! Mes premières monnaies dans le Cantal. Pas terrible mais cela reste un bon début. Je continue dans ma lancée et m’aventure encore un peu plus profond dans cette végétation. Pas de nouveau son, juste un morceau d’aluminium par ci par là. L’heure avançant rapidement en détection, je décide de rebrousser chemin. A quelques mètres de mon véhicule, dans un semblant ancien chemin masqué par la végétation, un bon son résonne dans mon casque. La télécommande affiche un indice de 84. Je creuse et retire une belle motte de terre. Le son est encore au fond du trou. Je retire mon propointer de son étui, l’allume et le promène dans la cavité. Le son continu me confirme la proximité imminente d’une trouvaille. J’élargis précautionneusement le trou et renverse une nouvelle motte sur le sol. L’impact en fait éclater la terre qui libère un gros module encrassé. Je la saisis et au vu de son diamètre et poids, je pense directement à un 2 sols. Effectivement, en grattant légèrement, le portrait du roi décapité apparait timidement ainsi que l’année 1792 en-dessous. Ainsi se termine ma première sortie sur les terres du Cantal.

*1 Médaille de première classe décernée à Mathieu Edouard Granger lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1855 (diamètre 38 mm).

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96

Trésor de bronze aux enchères

Septembre 2014, deux prospecteurs anglais… se baladent dans la campagne du Lincolnshire quand ils aperçoivent un fermier en train de déchaumer son champ. Ils vont le voir et obtiennent la permission de prospecter le terrain, qui fut donc choisi par pur hasard. Ils prennent chacun un côté du champ et au bout de 100 m l’un d’eux lève le bras, une monnaie ! Tant mieux pour toi lui crie son collègue, il n’a pas fini sa phrase que l’autre remet ça, une autre et une autre. C’est le genre de truc qui énerve, surtout quand on n’est pas du bon côté du champ ! Ce jour-là, les deux prospecteurs vont trouver exactement 100 monnaies de bronze. Elles seront bien sûr déclarées. L’année suivante après un labour plus profond du fermier ils en referont 181 ! Un beau petit trésor de bronze romain d’au moins 281 monnaies. Sans grande valeur ni rareté, le trésor passera ces jours-ci en vente, un seul lot dont l’estimation la plus haute est de 500 £, la somme obtenue sera partagée 50/50 entre les deux prospecteurs et le propriétaire du terrain.
Source : lincolnshirelive.co.uk/news

96.14

Bonjour, vous trouverez ci-joint les photos d’un denier de Caligula et Agripinne, avant et après nettoyage (brosse à dents et eau déminéralisée), que j’aimerais faire paraître dans votre revue. Il pèse 3,8 g, diamètre 17 mm. Le flanc est légèrement décalé et le temps a laissé une cicatrice au dessus de l’oeil de Caligula, mais je pense que c’est un très bel exemplaire. Monnaie trouvée dans le 28 près de Toury. Je n’ai trouvé que très peu d’exemplaires sur le net, pouvez-vous m’en dire plus ? Cordialement, Frédéric
Beau denier en argent en état TB, hélas cette cicatrice à l’œil…, monnaie frappée en 37/38 après Jesus Christ. Avers C CAESAR AVG GERM P M TR POT. Tête de Caligula à droite. “Caius Cæsar Augustus Germanicus Pontifex Maximus Tribunicia Potestate Consul” (Caius césar auguste germanique grand pontife revêtu de la puissance tribunitienne consul). Revers : AGRIPPINA. MAT. C. CAES AVG GERM. Buste drapé d’Agrippine mère à droite avec une chevelure ornementée se terminant par une queue de cheval. “Agrippina Mater Caii Cæsaris Augusti Germanici” (Agrippine mère de Caius César auguste germanique). La monnaie est légèrement décentrée sur le revers, la balafre au-dessus de l’œil de Caligula se prolonge dans la légende à 16 heures et lui ote le grade SUP pour le passer en TB++. Néanmoins cette monnaie est plaisante à regarder et sa rareté est extrême. On l’estime à 2 200 euros.