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Monnaies et Détections

Sommaire Monnaies & Détections n° 80

Vécu
Découverte d’un torque en or caché au cœur du trésor de Jersey
Journal d’un CDD
L’affaire de Najac : un Clochemerle régional
Le 17 février 2012, dernier jour de l’existence du franc
Le trésor de Black Sam
Un an de trouvailles monétaires en 2014, les statistiques !

Actualités
Météorite du Mont-Dieu, suite…

Brèves

Histoire
Gardiners Island ou la cache du Capitaine Kidd
Jean II le Bon

Appel aux prospecteurs
Trésors en attente d’une déclaration sans risque en France

Numismatique
La médaille de fidélité de Neuchâtel. Une médaille très polémique

Trouvailles
Monnaies/objets

Courrier

Banc d’essai
La puissance légendaire de Fisher pour « la Traque de Reliques » : le F19 kHz – 2e partie

Librairie

La page du bibliophile
« L’or dans la peau »

Agenda

Petites annonces

Edito 80

Ce début d’année a vu l’horreur s’installer dans nos villes sous la forme du terrorisme le plus abject : tuer de sang-froid des humoristes, hommes et femmes de tous horizons, au nom d’une idéologie abjecte. Les Français se sont mobilisés en masse pour rejeter cette violence qui déferle dans nos rues, près de nos écoles et de nos toits. Je ne pouvais pas écrire cet éditorial sans faire référence à Charlie Hebdo qui occupe toutes mes pensées depuis plusieurs jours.

Nous sommes tous Charlie, Charb, Tignous, Wolinsky, Cabu et les treize autres victimes de ces fous fanatiques. Nous resterons vigilants pour que cela ne puisse devenir une fatalité. 

Cela permet de relativiser aussi nos propres problèmes : le haro sur notre loisir par des personnes qui outrepassent leur devoir et le droit. Nous devons prendre conscience que baisser la tête ne fait que renforcer la position de nos ennemis et nous faire perdre nos libertés petit à petit. Alors oui, prospectez crânement hors site classé avec l’autorisation du propriétaire et résistez pacifiquement aux agressifs de tous poils et vous verrez qu’ils en seront décontenancés. La loi est pour nous ! La prospection de loisir hors recherche archéologique est absolument libre ! Dura lex sed lex

Bonne prospection

Gilles Cavaillé

Louis VII le Jeune

Portrait du roi

Louis VII le Jeune nait en 1120, fils de Louis VI le Gros et d’Adèle de Savoie. Il fut élevé à l’abbaye de Saint-Denis et fut le sixième souverain de la dynastie des Capétiens directs. Il a été sacré roi le 25 octobre 1131 et occupa ses fonctions jusqu’en 1180. Il épousa trois femmes : Aliénor d’Aquitaine, Constance de Castille et Adèle de Champagne. C’était un personnage ascétique ayant loupé sa vocation de moine, d’ailleurs il fut tonsuré à 13 ans et nommé sous-diacre à 15 ans, puis on lui attribua les abbayes de St Denis de la Châtre, de St Spire de Corbeil, de Notre Dame d’Etampes et de l’archidiaconie d’Orléans.

Il était maladroit et indécis dans ses entreprises. Il mit néanmoins en valeur le domaine royal et la basilique Saint-Denis qui fut la première église ogivale chrétienne, style que l’on n’appelait pas encore « gothique » puisque ce qualificatif voulait dire « barbare ». Louis VII fut souvent en opposition avec le pape et en conflit avec son vassal principal Thibault de Champagne.

L’abbé bénédictin Sugger rédigea la biographie du roi Louis VII, car il le connaissait très bien. L’abbé Bernard de Clairveaux devint un glorieux personnage de par sa fondation de 63 monastères et sa canonisation de saint homme par le pape Alexandre III. Bernard de Clairvaux fit aussi l’étonnement du siècle pour son autorité et l’influence qu’il donna au roi Louis VII pour ses décisions.

Une fois sacré Louis était roi, mais non pas par son caractère et l’exercice de son pouvoir. Il eut néanmoins droit à l’appellation de « Sire » et au titre de « Majesté ». Et pour ne pas le confondre avec son père Louis VI le Gros à cause de l’obésité, on surnomma Louis VII « le Jeune ». Lors du sacre il jura de conserver en paix l’Eglise de Dieu et tout le peuple chrétien sous son règne, de réprimer l’injustice et de joindre tous ses jugements et toute la justice à la miséricorde. On vit en lui un homme très attaché à la religion. Quand son père Louis VI était proche de sa mort, il lui passa son anneau royal, et Louis VII ouvrit la caisse du trésor de son père destinée aux pauvres et aux églises, il y avait une fortune de milliers de deniers et de joyaux en or et de pierres précieuses...

La suite dans Monnaies & Détections n° 79 

Denier de Louis VII (1137 à 1180, Bourges).

20 ducats or

Une très rare monnaie mise en vente, le mois dernier, par « Numismatica Genevensis SA ». Frappée à Bâle, Suisse, en 1741 elle n’est connue qu’à deux exemplaires, l’autre monnaie, en moins bon état, se trouve dans un musée suisse depuis 1964. Vers la fin du 17e siècle la ville de Bâle accueillit de nombreux huguenots français chassés par la révocation de l’édit de Nantes (1685). Ces huguenots étaient doués en commerce et apportaient un savoir-faire. Environ un demi-siècle plus tard la ville de Bâle était l’une des plus prospères d’Europe ! Et en 1741 elle frappait cette exceptionnelle monnaie d’une valeur de 20 ducats or, une somme considérable pour l’époque. Sur son revers on peut voir un animal mythique, un « basilic », mélange de serpent, dragon avec une tête de coq… Le basilic était déjà mentionné dans l’antiquité gréco-romaine. La rareté ayant un prix, la mise de départ du basilic était de 500 000 francs suisses.

Source : ngsa.bidinside.com

Trouvaille 79.08

Petite trouvaille gallo-romaine par Tim dans le Doubs, un probable pommeau de couteau en bronze représentant la tête d’un animal, bouche ouverte et oreille basse. Chien ? Ours ?

Prospection inopinée

En villégiature dans les Alpes cet été, je savourais, à l’heure incontournable de l’apéro un pastis bien frais en cette fin de mois d’août, pour une fois sous les chauds rayons du soleil qui n’avait pas été franchement généreux ces derniers jours. Ma vue s’étendait sur un léger coteau sur lequel un grand corps de ferme d’un seul tenant occupait un large espace. Vous le savez, on n’est pas prospecteur à demi temps, cette baraque me titillait depuis un moment et mon détecteur – qui me suit plus souvent que ma moitié, oserais-je le dire – frémissait légèrement à la vue de cette vieille maison.

J’avais déjà fait le tour de la ferme deux ou trois jours plus tôt, une grande étable vidée totalement, chais et autres annexes idem, portes grandes ouvertes sauf la partie habitable, sol de terre meuble et pavés, le genre de sol à cacher de lourdes boites de fer blanc pleines de monnaies sonnantes et trébuchantes. Un véritable appel à la chasse ! Allons, pas de prospection sans accord du proprio ! Mais où le trouver ? Rien d’autre en vue à la ronde… Sacrifierais-je sur l’autel de ma conscience, à une prospection sans autorisation en sachant pertinemment que le moindre bruit me ferait sursauter et par là même nuirait à ma concentration, à mon plaisir et à d’éventuelles trouvailles ? Je n’étais pas à mon coup d’essai mais je savais que ce serait plus sympa avec le proprio. Perdu dans mes pensées et dans les vapeurs très légères de ma boisson anisée, je vois une voiture monter la petite route qui serpente et s’arrête devant l’objet de ma contemplation. Deux personnes en descendent. J’y crois ! Cela s’appelle un coup de pouce du destin, quelque chose m’attend là-bas, j’y vais !

Il ne me faut que quelques minutes à pied, au plus court, pour les rejoindre. Deux hommes me regardent s’approcher d’eux, l’un est en costard, l’autre est plus âgé et semble « local ». Après les formalités d’usage et senti que je ne dérangeais pas, je rentre tout de go dans le vif du sujet. Un peu hilare au début, l’actuel propriétaire, qui a une proposition d’achat pour cette bâtisse, finit par se laisser convaincre qu’il ne faut jamais vendre une vieille maison sans y passer un coup de « poêle ». L’argument le plus convainquant c’est qu’il n’a rien à y perdre et tout à y gagner.

C’est parti, demain à neuf heures (parce qu’il a les bêtes à soigner d’abord), on attaque.

***

Ce n’est pas la première fois que je cherche dans une maison mais c’est extrêmement rare que je le fasse quand elle est débarrassée de toute la pollution métallique qui l’encombre : ferrailles anciennes qui s’accumulent, pièces mécaniques, citernes, engins agricoles HS qui empêchent une recherche dégagée, monceaux de bouteilles vides étalées au sol à moitié enterrées avec col d’étain. En général c’est plus un travail de déménageur que de prospecteur !

Là c’est un vrai bonheur…

La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Pile ou face ?

Côté pile, Mickey Mouse et côté face la Reine Élisabeth II ! Cette monnaie des plus improbables, en or s’il vous plaît, existe vraiment. Elle est frappée, en petite série tout de même, sur l’île de Niue, située au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Ce n’est pas une médaille, mais bien une monnaie, puisqu’elle a réellement cours sur l’île de Niue, mais sûrement pas pour longtemps, les collectionneurs se l’arrachent ! Et sa cote en tant que monnaie de collection a déjà pulvérisé sa valeur faciale d’un quart d’once d’or (7,1 g).

La petite île de Niue, 1400 habitants, a trouvé le filon et se spécialise dans le tirage de monnaies pour le moins spéciales, leur première série en 2011 était sur le thème de Star-Wars ! Et cette année un millier de monnaies à l’effigie de Donald Duck, pesant une once d’argent, 28,3 g, s’est vendu en 10 minutes ! L’île de Niue qui touche des royalties sur chaque monnaie espère empocher un peu plus de 3 millions d’euros de bénéfice sur les 10 ans à venir…

Source : boursorama.com

Trouvaille 79.19

Trouvaille de Mathieu dans la Haute-Garonne : un denier de Centulle BÉARN – SEIGNEURIE DE BÉARN: CENTVLLO COME. : croix cantonnée aux 1 et 2 d’un besant : (Centulle, comte). Revers : + ONOR FORCAS. Description revers : PAX dans le champ. Traduction revers : Honneur à la Fourquie. Monnaie en état TB estimée 15 euros.

La seconde monnaie est une carolingienne de Louis le Pieux. Avers : HLVDOVVICVS IMP entre deux grénétis. Revers : TOLVSA CIVI, croix. La monnaie est fatiguée, c’est un TB + qui s’estime aux alentours de 450 euros.

Le comte de Chambord fut sous le nom d’Henri V le prétendant légitime au trône de France. Ce roi malchanceux faillit à trois reprises accéder au trône de France.

Le dernier-né de la Maison de France

Charles-Ferdinand duc d’Artois, duc de Berry, et fils de Charles X, épouse le 17 juin 1816, à Notre-Dame de Paris, la princesse Caroline des Deux-Siciles, fille aînée de François Ier roi des Deux-Siciles et de Clémentine d’Autriche.

Le couple réside au palais de l’Elysée qui a été aménagé par Charles X tout spécialement pour eux et leurs enfants. Quatre enfants naitront de cette union. Les deux premiers décèderont en bas âge. En 1819, naîtra Louise Marie-Thérèse d’Artois puis en 1820, Henri.

La disparition du duc de Berry

Alors que son épouse, Caroline des Deux-Siciles, duchesse de Berry, est enceinte, le duc d’Artois est assassiné le 13 février 1820.

Apparenté aux ultras, ces royalistes qui prônent le retour à l’Ancien Régime et à ses valeurs traditionnelles, le duc d’Artois est poignardé à sa sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu, le dimanche gras 13 février 1820, vers onze heures du soir, par l’ouvrier Louvel, pro-bonaparte, qui veut « détruire la souche des Bourbons » – ce sera un échec car, quelques mois plus tard, naîtra un garçon, Henri, le futur comte de Chambord –.

Le duc aura la force d’arracher la lame puis tombera en syncope. Transporté dans une des salles du théâtre, le prince mortellement blessé expire le lendemain à six heures du matin. Au cours de cette longue agonie, il révèle que son épouse est enceinte. Il demande que son assassin soit gracié et regrette de mourir de la main d’un Français.

Le duc d’Artois est inhumé dans la basilique Saint-Denis.

Après l’assassinat de son mari, la duchesse de Berry s’installe aux Tuileries, avec sa fille.

Dieudonné ou « don de Dieu » : « l’enfant du miracle » 

Sept mois et demi plus tard, le 29 septembre 1820, au palais des Tuileries, à Paris, la duchesse de Berry accouche d’un fils : Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné de Bourbon, duc d’Artois, duc de Bordeaux, surnommé « l’enfant du miracle » par Lamartine.  …

La suite dans Monnaies & Détections n° 79

Trésor des Atrébates

Découvert par hasard dans la région d’Arras en 2011, ce trésor était sur la propriété boisée de particuliers située entre Pas-en-Artois et Warlincourt-lès-Pas. Datant du II-Ier siècle avant J.C., le trésor des Atrébates, est composé de 42 pièces, principalement des parures en or : torques, parures, bijoux, lingots. “C’est une des découvertes majeures de toute l’histoire de l’archéologie gauloise”, souligne le musée. Son classement s’imposait, ajoute-t-il, “au vu de son caractère exceptionnel non seulement au plan national, mais aussi à l’échelle de la civilisation celtique, qui s’étendait sur l’ensemble de l’Europe centrale et occidentale”. Sa valeur est estimée à 800 000 euros et le musée a lancé un appel aux dons pour rassembler 400 000 euros l’Etat prenant en charge l’autre partie. Une polémique enfle, créée sur l’action de l’Happah, qui réfute toute trouvaille fortuite et soupçonne l’inventeur d’avoir utilisé un détecteur de métaux. Si l’avenir lui donne raison, nous ne donnons pas cher des prochains objets archéologiques en or découverts fortuitement ou pas, ils seront tout simplement fondus en toute discrétion pour éviter ce genre d’ennuis !

Nos enfants pourront remercier le futur désert archéologique français créé par l’Happah !