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Monnaies et Détections

4 détecteurs, 10 programmes d’usine, une gamme complète d’accessoires optionnels pour optimiser les recherches, et bien plus encore… !

Que dire de neuf, rajouter à tout ce qui a déjà été écrit, discuté sur divers fora (même moi, j’ai consacré plusieurs essais sur la version complète du Déus et accessoires entre 2012 et 2013 sur 5 numéros d’un magazine spécialisé aujourd’hui disparu !). Après une mure réflexion, une évidence s’est naturellement imposée pour conserver une certaine objectivité :

Confier le Déus WS4 à mon ami auvergnat Franck qui vit à quelques kilomètres d’Issoire dans le Puy-de-Dôme. Qui mieux qu’un nouvel utilisateur, pourrait confier ses premières impressions, avec un esprit neuf, sur un détecteur qui, au premier abord et pour certains, semble assez complexe à utiliser et surtout sans sombrer dans d’interminables explications techniques… En plus de trente ans de détection, Franck a possédé une grande variété d’appareils. Actuellement, il pratique avec plusieurs machines qu’il connait sur le bout des doigts, toutes très performantes, chacune adaptée à différents types d’investigations. Le pari était de savoir si Franck avec le Déus WS4 allait encore trouver quelques cibles enfouies là où ses propres détecteurs étaient déjà passés !

L’autre challenge, et pas le moindre, était d’initier quelqu’un qui a toujours été hermétique, réfractaire à l’utilisation d’appareils « digitaux, numériques ». Plus habitué, depuis plusieurs décennies, à ne détecter qu’avec des appareils dits analogiques (à boutons). Il était grand temps qu’il découvre la détection « poids plume et sans fil ».

Première difficulté : Franck a toujours détesté les manuels d’utilisation. Il fallut donc préparer un petit résumé sur le fonctionnement et les différentes capacités de recherche du WS4 !

LE MATéRIEL (rappel)

Le Déus WS4 se compose d’un casque sans fil type « Backphone » avec oreillette de contrôle déclipsable et munie d’un petit écran. Il est livré en standard avec un disque DD 22,5 ou 28 cm sans câble et la fameuse canne  télescopique en « S » noire, brevetée XP. Le tout est alimenté par deux batteries lithium miniatures 9 g grande autonomie.

LE MENU

Les 7 réglages communs à tous les modes / programmes de recherche : 

- DISC/Discrimination 

- SENS/Sensibilité 

- GND/Balance manuelle des effets de sol 

- FREQ/Choix de la fréquence 

- TONE/Nombre de tonalités 

- VOLUME/Sortie audio 

- COIL/Choix du disque 

- P1 à P10/Programmes de recherche d’usine + 9 personnels de sauvegarde. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 82

100 000 euros trouvés avec un détecteur

Jour de chance pour Mike Brown, un Australien, parti faire un tour avec son détecteur, après que sa femme lui ait dit d’aller prendre l’air…

Et il a bien fait Mike, puisqu’il a découvert une superbe pépite de 2 700 grammes. Trouvaille réalisée dans un secteur qu’il avait déjà prospecté et pourtant la pépite était à seulement 15 cm de profondeur ! Les grosses pépites ayant une valeur de collection supérieure au cours de l’or, la belle pépite de Mike est estimée à environ 100 000 euros !

Source : 47carat.com

Trouvaille 82.17

Bonjour, pourriez-vous me donner une identification complète de cette monnaie magnifique ? En or je pense (jaune). Poids en 3 et 4 grammes. Diamètre 1,8 environ. Trouvée près de Rouen en limite d’un champ et d’une forêt. Merci, Franck.

Il s’agit d’un hémistatère aulerques eburovices au cheval et au loup en électrum. En 60 avant JC. Avers : anépigraphe. Tête humaine stylisée à gauche (l’espèce de grosse virgule est en fait la joue gauche du visage stylisé). Revers : anépigraphe. Cheval stylisé bondissant à droite, avec les restes de l’aurige au-dessus du cheval. Sous le cheval, un loup. La monnaie est un peu décentrée à l’avers mais le revers présente pas mal de détails, c’est une monnaie qui s’estime dans les 500 euros.

« Entre chien et loup »

Toulouse, 7 mars 1944

La Luftwaffe s’entraine dans le sud de la France. Bien qu’éloignée du front, elle commence à être harcelée par la Royal Air Force. Deux mois plus tôt, trois Junkers 88 de l’escadrille KG76 ont été abattus ou touchés par des Mosquito venant de Sardaigne (voir Monnaies & détections n° 76).

A cette période, comme le dit Chris Goss : « le moral des équipages de l’escadrille ZG1, est au plus bas et la perte d’hommes expérimentés quasiment à chaque fois qu’une victoire est remportée n’est guère faite pour le remonter. Combien de temps reste-t-il alors aux équipages de la ZG1, personne ne peut alors le dire mais le futur semble de plus en plus compromis ».

Ce soir-là, le Junkers 88 C-6 de l’escadrille ZG1 numéro de série 750814 s’entraine au vol de nuit et arrive de Bordeaux.

Ce JU88 de type C-6 est une version équipée spécifiquement pour la chasse de nuit : le nez vitré à l’avant du fuselage a été remplacé par trois canons plus trois mitrailleuses, et un radar de type Fug « Lichtenstein » permet le repérage des bombardiers anglais la nuit.

Aux commandes, un équipage de trois hommes : Heinz Döhler, Friedrich/Fritz Gargulak et Ernst Bongers.

En approche sur Toulouse, l’avion survole les coteaux sud de Toulouse, et se prépare à l’atterrissage à Francazal.

Soudain, pour une raison inconnue, l’avion s’écrase, à quelques kilomètres du seuil de piste, dans un champ. L’appareil est pulvérisé, il n’y a aucun survivant.

Dans les jours qui suivent, les Allemands évacuent ce qui reste de l’appareil.

Dans la mémoire locale, des souvenirs de cet événement subsistent et vont traverser les années.

L’enquête sur le terrain

C’est en partant de ces souvenirs et de la tradition orale que notre travail commence. Des témoignages concordants nous confirment un crash d’avion allemand (voir la fin de cet article : http://www.ladepeche.fr/article/2009/01/13/522413-colomiers-francois-monfraix-j-ai-vu-leurs-corps-disloques.html), ainsi que l’emplacement où l’avion est tombé.

Le long travail administratif préalable est lancé : trouver le propriétaire du terrain et avoir son accord, obtenir toutes les autorisations adéquates, etc… Ceci étant fait, la recherche elle-même peut commencer.

Des pièces qui parlent

Les pièces découvertes sont nombreuses, et on peut facilement les ramasser à la main ! (photo 1) … La suite dans Monnaies & Détections n° 82

Le trésor de Léonard

Il se nommait Léonard H Thomas, ressortissant britannique engagé dans la marine à l’âge de 17 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1943, Léonard participa à une mission classée secret défense. Alors qu’il était en poste sur le Queen HMS Ulster, son bâtiment fut chargé de récupérer pour plusieurs millions de livres sterling en lingots d’or et d’argent en pleine mer, transbordés d’un bateau russe ! La cargaison d’or était un payement des Russes aux Américains pour une grande livraison d’armes ; Russes, Anglais et Américains étaient alors tous alliés contre les nazis. L’or et l’argent étaient sur un chalutier russe en provenance du port de Mourmansk. Ce que nous révèlent les mémoires de Léonard, décédé en l’an 2000 à 88 ans, c’est que pendant le transbordement, une caisse de lingots d’or tomba à la mer !

D’après Léonard, le transbordement s’effectua dans la région des Clyde, probablement la Baie de Baffin à proximité du Groenland. La position exacte n’étant pas mentionnée… il n’est même pas sûr qu’elle fut relevée à l’époque. Le convoi du Queen HMS avait la nuit précédente perdu des bateaux coulés par un sous-marin allemand, personne ne tenait à rester sur la zone…

C’est la fille de Léonard qui, après avoir trouvé un carnet relatant jour par jour ce qu’il avait vécu pendant la guerre, a publié ses mémoires, dont cette anecdote pouvant mener vers une caisse de lingots d’or perdue dans les eaux froides de l’Arctique depuis 1943…

Source : telegraph.co

Trouvaille 82.19

Trouvaille de Yannick en Bretagne, sans indication de lieu : trois monnaies provenant d’une petite boursée bien homogène.

Un gros de François II. FRANCISCVS: BRITONVM: DVX: (atelier): (hermine) : écu aux six mouchetures d’hermine posées 3, 2, 1. Revers : +: SIT: NOMEN: DNI: BENEDICTVM: (hermine): croix fleuronnée, avec en cœur, dans un rectangle aux coins arrondis la lettre d’atelier, R, cantonnée de quatre besants. Monnaies en état TTB qui s’estime 150 euros.

Les deux autres sont de la même région comme on peut l’observer immédiatement avec la présence des mouchetures d’hermine, il s’agit de deux blancs à la targe attribués chacun à un seigneur différent : Jean V (1389-1442) et François II (1458-1488). +IOHANES: BRITONV: DVX: V, V pour Vannes. Targe de Bretagne échancrée à gauche portant huit mouchetures d’hermine posées 3, 2 et 3. La pointe de la targe se termine par un besant. Au revers se lit la légende suivante : SIT: NOME: DNI: BENEDICTV, croix pattée (Béni soit le nom du seigneur). L’état est TTb et cette monnaie vaut 80 euros.

Pour le blanc à la targe de François II seule diffère la légende de l’avers : FRANCISCVS: BRITONVM: DVX. R pour Rennes. Cette monnaie est légèrement décentrée et s’estime à l’identique de sa consœur.

Le monnayage colonial français

La monnaie des comptoirs de l’Inde française (Pondichéry)

Une puissance coloniale est un Etat qui envoie dans un autre pays, une réunion de personnes – femmes, hommes et enfants – afin d’y établir une présence pérenne et autonome, une colonie de peuplement, et d’y bâtir une société. Cette nouvelle société s’épanouit et se développe en particulier grâce à l’agriculture, à la chasse et au commerce.

La colonie de peuplement (Canada français) est différente du comptoir commercial colonial (Inde française) dont le but n’est pas de peupler, mais de faire des échanges commerciaux avec les commerçants locaux.

Monnayage colonial est le nom donné aux monnaies émises dans et pour ces territoires soumis à une métropole, à une puissance coloniale. La numismatique coloniale française couvre trois siècles d’histoire et un très vaste espace géographique.

Les comptoirs coloniaux français de l’Inde sont formés de l’ensemble des territoires et des bureaux généraux de commerce établis en différentes localités, que la France a maintenu dans la péninsule indienne jusqu’au milieu du XXe siècle.

À la fin du XVIe siècle, deux évènements vont révolutionner l’Occident et son commerce maritime : la découverte de l’Amérique et la découverte de la route des Indes qui avaient auparavant apporté beaucoup au niveau économique pendant l’Antiquité. C’est bien le commerce qui garantira le contact entre l’Orient et l’Occident, bien qu’il ne soit pas encore question de colonies, mais plutôt de rêve et de convoitises liés aux richesses inestimables relatées dans les récits des voyageurs, poussant même les Européens à braver l’inhospitalité maritime de la côte du Coromandel.

Cet attrait pour la richesse de l’Inde est source de nombreux conflits entre membres de l’Europe qui veulent s’approprier le contrôle des routes maritimes et des comptoirs, qui deviendront très vite des bastions fortifiés. Ce sont les Anglais qui finalement au XIXe siècle arriveront à asseoir leur domination, après les Portugais, les Hollandais, les Danois, les Suédois. Les Français n’obtiendront le contrôle que tardivement après de nombreux échecs.

Comptoirs, compagnies de commerce et monnayages coloniaux 

En France, les comptoirs se développent aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment en Afrique occidentale pour la traite des Noirs et le commerce du coton, et en Inde (Pondichéry et Chandernagor) pour les indiennes de coton et les épices. Des comptoirs sont créés également en Amérique du Nord (par exemple, Tadoussac au Québec pour les fourrures et la morue).

Le comptoir colonial 

C’est une structure coloniale à vocation commerciale permettant au pays qui le contrôle de s’assurer un approvisionnement en ressources provenant des régions environnantes. Ces mêmes régions peuvent en échange acquérir des produits provenant du pays contrôlant le comptoir. Le principe du comptoir est que le pays qui le contrôle exclut le peuplement ou le contrôle politique direct des régions avec lesquels le commerce est réalisé, son but étant de faciliter le commerce en permettant le développement d’infrastructures locales : routes, voies ferrées, ports, habitations, infrastructures d’entretien des navires, banques, correspondant à la technologie et aux standards du pays qui le contrôle.

Les pays qui contrôlent ces comptoirs acquièrent ainsi la capacité d’accéder directement aux matières premières ou autres produits introuvables chez eux comme l’or, le caoutchouc, les épices, etc. Historiquement, les comptoirs sont aussi les lieux de départ du commerce des esclaves, notamment en Afrique subsaharienne.

Étant organisés par un seul pays, les échanges métropole/colonies sont monopolistiques – en général opérés par une seule grande compagnie commerciale – et protectionnistes, les prix n’étant pas fixés sur la base d’un échange concurrentiel, le tout au bénéfice exclusif du pays possédant le comptoir. En raison de leur intérêt commercial, les comptoirs sont souvent l’objet d’attaque ou d’invasion par des puissances concurrentes cherchant à prendre le contrôle du commerce régional.

Certains comptoirs restent des lieux d’échange commerciaux mais d’autres sont une étape avant la colonisation complète des régions avoisinantes, comme le fit la France en Afrique. … La suite dans Monnaies & Détections n° 82

Pour les addicts du smartphone

Pour les addicts du smartphone, de musique et de détection : il est possible d’allier les trois ! Un ingénieux Espagnol a inséré un système Bluetooth dans l’arceau du WS4 du Déus, avec l’accord du fabricant XP, et propose, de ce fait, l’arceau XP modifié sur lequel vous insérez votre récepteur de casque. Vous allumez votre Déus et vous allumez le Bluetooth, et c’est parti ! Votre musique en bruit de fond s’entend parfaitement et dès qu’une cible fait réagir l’appareil, le volume musical baisse et ne vous perturbe pas pour entendre nettement les signaux sonores. Le volume remontera légèrement si le Déus ne s’exprime plus. Il se passera la même chose si vous êtes en conversation téléphonique.

Fourni sans smartphone. Bluetooth V3. Fréquence : 2.4 GHz. Portée : 8 m. Autonomie en écoute musicale : environ 3 heures. Autonomie en communication : environ 4 heures. Autonomie en standby : environ 120 h heures. Recharge par câble USB/micro USB (fourni). 59,90 euros

Source : http://www.loisirs-detections.com/fr/fiche-arceau-ws4-bluetooth-1371.html

Trouvaille 82.01

Bonjour, j’ai trouvé cette monnaie dans le 05, la taille est de 16 mm et le poids de 0,5 g. C’est une monnaie de Charlemagne attribuée à Arles mais je n’arrive pas à en trouver une identique sur les divers forums. Je fais appel à vous pour essayer de voir si ce type de monnaie a déjà été répertorié. Fidèle lecteur, j’aurais grand plaisir à la voir apparaître dans un de vos numéros de Monnaies & Détection, cordialement, Yohann.

Et bien voilà qui est fait, et votre identification est la bonne : denier de Charlemagne (768-814), CARLUS en deux lignes avec une petite croix au centre. Au revers : ARDIS en croix. Référence Depeyrot N° 55. Il existe de très nombreuses variantes de cette monnaie, sans croix, avec ligne de points et autres. Un exemplaire en état TTB se vend en moyenne 1800 à 2500 euros selon la variété. Votre monnaie est très abimée et ne pourra jamais s’approcher de cette somme…

Marée du siècle, découverte du siècle ?

Tout d’abord, soyons précis… Ce n’est pas LA marée du siècle comme les médias nous rabattent les oreilles depuis des semaines, mais la première marée d’équinoxe d’importance du siècle. En effet, ce type de marée exceptionnelle, touchant au maximum théorique de son cœfficient, c’est-à-dire 120, revient généralement tous les dix-huit ans. La dernière en date, remontait à 1997, le prochain cycle nous ramènerait donc à 2033.

Samedi 21 mars, 11 heures du matin, il fallait être sur le pied de guerre, avec mon Excalibur qui se « prend la grosse tête », pour affronter cette marée d’équinoxe et découvrir ce qu’elle allait offrir au beachcomber que je suis. On se dit toujours, avec une marée de ce type, le sable va dévoiler ses trésors depuis longtemps préservés. Seconde correction, il n’en est rien, car les conditions météorologiques ne sont pas favorables à un « dégraissage » du sable du littoral. Le vent souffle de la terre vers la mer à 20 kilomètres heure et induit de très petits vagues et une houle faible qui n’agissent pas sur la morphologie de la plage. La marée va certes monter haut et descendre très bas, mais en douceur sans influer sur la découverte d’objets longtemps conservés sous des couches de sable.

Ma plage de prédilection, sur les rivages d’Aquitaine, est en périphérie d’une belle station balnéaire mais n’en demeure pas moins très fréquentée l’été. En basse saison, elle retrouve son caractère sauvage et peu couru, on peut y retrouver tout ce que la mer y dépose durant les tempêtes hivernales, sans que les tracteur-cribleurs y mettent leur grain de sel. Derniers éléments de son profil, de hautes dunes dominent une plage qui descend vers l’estran en pente douce.

A mon arrivée, la mer s’est retirée comme convenu, beaucoup plus loin. Aujourd’hui, le coefficient est de 118. Une poignée de promeneurs arpente cet espace vierge en affrontant le crachin matinal. J’apprendrai le lendemain, que du côté de Soulac, un pêcheur à pieds, mésestimant la rapidité du flux, s’est retrouvé emporté par une vague… Plus haut en remontant vers la bande dunaire, plusieurs laisses de mer ponctuent le sol de lignes parallèles, jusqu’à la base verticale de la dune (photo). Ces laisses de mer indiquent les différents niveaux de marée haute. La plage est bien entendu tapissée de macro-déchets, avec une forte proportion de bois et troncs flottés, nous ne sommes pas très loin de l’embouchure d’un grand fleuve. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 82