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Monnaies et Détections

Le 17 février 2012, dernier jour de l’existence du franc

Je la trouve triste cette journée, comme chaque fois que l’on perd un ami. Plus jamais ce franc avec qui nous avons grandi, vécu, plus jamais ce franc ne s’échangera contre une sucette, un pain, un journal, ni même un euro puisque ce dernier moment est un moment de troc : donnez moi 6,55957 francs pour avoir 1 euro ! Pourquoi pas, suivons l’évolution du monde pour ne pas être à la traîne, suivons, même en y laissant des plumes ou en commettant des erreurs. C’est d’elles que naissent les belles réussites, les belles réalisations.

En pensant aux milliards de francs non restitués à la Banque de France, entre 3 et 4, soit aux dernières nouvelles 530 000 000 euros, je me suis dit, si l’on additionne en plus ceux déjà démonétisés depuis de nombreuses années mais aussi les pièces qui doivent représenter une masse importante, la somme totale doit être assez rondelette. Nous sommes riches au travers de l’État.

De mon côté j’ai envie de vous raconter ma rencontre avec une partie du fabuleux trésor que les numismates connaissent bien ! Le fabuleux trésor des billets de mille francs « Déesse Déméter » soit plusieurs milliards de francs disséminés en Europe. Cet argent que l’on ne voit pas revenir à la surface, sauf quelques exemplaires de-ci de-là.

Mais où sont passés les 1000 francs Déesse Déméter 1942-1943 ?

Sans tenir compte de ce que vous savez déjà, je vais vous raconter ce que j’ai vécu il y a quelques années. Toujours à la recherche de nouvelles monnaies enfouies dans les bas de laine pour mon plus grand plaisir et à la suite d’une réunion des joyeux cassecrouteurs du village, quelqu’un en toute discrétion me demande :

« Pouvez-vous me renseigner sur des “billets”, vous qui connaissez la monnaie ? J’ai hérité de la ferme de la famille et en rangeant la remise j’ai trouvé un paquet avec de l’argent d’avant. »

Et me voilà chez moi avec ce paquet. …

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Romans coins and their values

Enfin, arrive très bientôt sur le marché numismatique le volume V des Romans coins and their values qui recense les monnaies de l’empire romain d’occident de 337 a 491. Ce volume est le dernier de la série et complète toute la gamme de monnaies de l’empire romain du début de son histoire à sa fin !

Trouvaille 80.10

Très jolie trouvaille d’une hache en bronze à douille ovale profonde, avec motifs décoratifs sur la douille, elle est à bord concave et à tranchant convexe. Il y a la présence d’une baguette horizontale sous le bourrelet de la douille et d’une sorte de dessin épousant la forme de la hache sur le haut des plats de l’objet, près du bourrelet. Fin de l’âge du bronze. Très belle patine et conservation. Petite brisure de la lame sur un angle du tranchant ; brisure datant de l’époque de la hache.

Journal d’un CDD (le Coin du Disque du Déus)

Il y avait un échafaudage métallique autour de l’abside fissurée de la vieille église. Sur le sentier qui contournait le petit cimetière, l’odeur des cyprès s’élevait dans la chaleur. Le mur de clôture était fendu et s’inclinait vers l’extérieur, juste avant le panneau de bois qui indiquait la direction du château. Axel et son amie commencèrent à monter. Il avait déjà prospecté l’endroit plusieurs fois, mais il n’y était pas retourné depuis quatre ans et il voulait voir si rien n’avait changé qui l’aurait incité à y revenir chercher. Son amie ne s’intéressait pas à la prospection, attitude impensable pour Axel, qui ne concevait pas la vie sans un minimum de huit jours de détection par semaine. Elle affichait une indifférence polie à l’endroit de cette activité, mais Axel la soupçonnait de le considérer, lui et ses amis prospecteurs, comme des chasseurs de trésors n’ayant pas fini de grandir. Elle était enseignante et férue d’histoire locale, ses connaissances sur le passé médiéval de l’endroit pouvaient être utiles, aussi Axel lui avait demandé de l’accompagner. Le sentier venait d’être soigneusement nettoyé jusqu’aux murets d’épierrements qui l’encadraient par endroits. Des plaques de mousses couvraient les pierres blanches et quelques églantiers avaient réussi à pousser à travers. Un rang de barbelés pris dans les arbres, doublé d’une ficelle bleue de botteleuse, fermait une prairie. Des clarines tintaient faiblement. La pente était raide, le chemin faisait plusieurs lacets pour monter. Les pierres luisantes d’usure étaient glissantes.

Presque au sommet, ils passèrent devant deux minuscules orris en renfoncement dans les murs de soutènement des terrasses, puis ils abordèrent le plateau. Les murailles du château apparurent au-dessus d’un large fossé à demi comblé par les éboulis. De grands chênes poussaient sur les trois étages de terrasses sur la droite. Cette pente, côté nord, était couverte d’une épaisse végétation offrant une ombre fraiche, reposante après la montée dans le soleilha sec et aride. Ils longèrent la muraille sur une bonne cinquantaine de mètres. Elle était encore haute de plus de trois mètres.

Il y avait de place en place la fente étroite d’une archère. Une seule ouverture vers le milieu donnant sur le fossé. Les fenêtres devaient être dans les étages disparus. Axel savait que ce château était déjà mentionné dans des actes de l’an 1160. Encore habité en 1510, il n’était porté en ruine que sur les cartes de Cassini.

Arrivés au bout du plateau qui se terminait au pied de la muraille, ils revinrent côté sud en suivant le mur de la largeur. Une grande partie s’était écroulée : sur plusieurs mètres de long, le parement extérieur de pierres taillées et le remplissage intérieur s’étaient détachés et avaient roulé sur la base du promontoire. Le mince remplissage encore debout était d’une blancheur qui contrastait avec le reste des murs gris : l’éboulement devait être très récent. L’angle du mur était constitué de la falaise de roche, grossièrement taillée, qui servait de muraille sud jusqu’à une large poterne. Le mur bâti ne reprenait qu’après cette ouverture. Le chemin d’accès sur une esplanade étroite au bord du vide longeait une grande partie de la façade. Ils franchirent l’ouverture : l’intérieur était un vrai petit bois de chênes. Il ne restait que les quatre murs extérieurs. L’épaisseur des déblais tombés à l’intérieur était telle que les archères n’étaient visibles que de l’extérieur : le sol actuel était bien au-dessus du premier niveau de l’époque. Ils s’installèrent à l’ombre d’un arbre près de l’ouverture pour déjeuner.
Le point de vue sur la vallée était magnifique. Axel pouvait voir les endroits, dans la pente couverte d’éboulis, dans lesquels il avait trouvé plusieurs monnaies, melgueils, comtes de Toulouse, rois d’Aragon, doubles tournois, et pas mal d’artefacts : boucles, écussons, boutons, anneaux de cuivre…

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D’Héraclès à Alexandre

Une rare monnaie au portrait d’Héraclès et sur le revers, Zeus assis sur un trône avec un nom gravé – ΑΛΕΞΑ N ΔΡΟ Υ – désignant Alexandre le Grand ! Découverte réalisée par des archéologues israéliens sur la fouille d’une ferme/villa immense comptant pas moins de 23 chambres, et dont les premières fondations ont plus de 2 800 ans ! Dans la région de Rosh Ha’ayin, Israël.

Source : israelnationalnews

Trouvaille 80.06

Trouvaille de Emmanuel à Castelnaudary. Plomb de la Compagnie des Indes. Avers : les armes royales entourées de la légende FLOREBO QU FERAR (je prospère là où je m’implante). Au revers les armes de la Compagnie des Indes. Sa datation se situe à la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

DEUXIEME PARTIE

Je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle et deuxième année consécutive de tests d’appareils. Elle semble s’annoncer riche en nouveautés !

Tout d’abord, désolé d’avoir raté le rendez-vous du numéro d’automne pour la deuxième partie des tests du Fisher F 19, mais les conditions météo ne m’ont pas permis de boucler à temps la fin des essais. Certains secteurs choisis étant devenus trop marécageux ! Je sais, aussi, que j’aurais dû me consacrer à 100 % à la finalisation de ces derniers. Entre-temps j’ai reçu l’ultime version du F 75 équipé de la fonction DST (Digital Blindage Technology, contre les interférences extérieures et débrayable à l’allumage) pour tests et il fut vraiment très difficile de ne pas effectuer quelques essais avec ! (c’est un appareil que  j’affectionne depuis 2006 et que j’ai toujours possédé dans ma « panoplie de poêleur ! ») Ce que je peux dire, sans trop m’étendre, c’est que les nouvelles fonctions proposées permettent enfin de l’utiliser au maximum de ses capacités, de sa sensibilité, chose souvent difficile avec les versions précédentes selon les secteurs de recherche. Ainsi, les nouvelles caractéristiques proposées, à la pointe des dernières avancées technologiques, font désormais du F75, un appareil encore plus polyvalent pour des recherches générales, avec plus de profondeur d’investigation, grâce, entre autre, à une meilleure séparation des cibles (nouveau processus FA/Fast), à l’ajout, à l’instar du F 19, de la fonction FeTone qui permet d’obtenir un meilleur filtrage audio du volume des ferreux sur 3 niveaux supplémentaires (off, faible, moyen en complément de « Hight » présent dans les modèles antérieurs) et bien d’autres choses encore… à suivre !

Je vous souhaite, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2015, riche en émotions et découvertes.

Bilan des derniers essais sur le terrain

Colline gardoise, pentes et éboulis 

Il s’agit de la même petite zone privée où j’ai testé, il y a peu, un autre appareil haute fréquence (voir M & D N° 75) et où j’ai pu déterrer, à faibles profondeurs, de petites monnaies archaïques. Ce secteur saturé de petits ferreux avec une minéralisation du sol très changeante par la configuration des lieux (de la plus négative, appareil qui coupe à la plus agressive, appareil qui sonne) tronque et écrase les performances des détecteurs. Le lieu était donc parfait pour effectuer une deuxième série de tests avec le F 19 et savoir si l’autre détecteur n’avait rien laissé passer.

Au bout d’une bonne heure, force était de constater que rien n’était passé au travers « des mailles du filet » de l’autre appareil, quelques soient les divers réglages effectués et testés avec le F 19 équipé de son disque d’origine, des DD 29 x 18 cm et DD 12,5 cm du GBDP. Aucuns signaux, hormis ceux délivrés par de nombreux ferreux, ne se firent entendre (tous déterrés pour vérification). La fin du jour arrivant, j’allais renoncer et amorçais la descente du retour lorsqu’un écho se fit entendre le long d’un bloc rocheux. Premier et dernier petit son valable d’une cible se trouvant prise au piège dans une faille située sur le côté.

Vingt bonnes minutes d’un travail délicat à dégager la terre, les petits graviers de l’étroite et fine anfractuosité, tout en faisant attention de ne rien abimer avec le tournevis, et une superbe monnaie, à peine oxydée, comme perdue la veille, pu être extraite. Une belle récompense pour cet après-midi de tests peu probants !

Champs fraichement retournés, saturés de petits déchets ferreux et à forte concentration de tessons de poteries et tuiles minéralisés

Tests de localisation avec une bonne reconnaissance sonore d’une petite monnaie (diam < 1 cm) enfermée dans une motte de terre et proche de petits ferreux de tailles proportionnellement voisines.

Quelques balayages et 5 petits signaux aigus perçus, à peine espacés de quelques centimètres seulement, noyés au milieu de sons graves (petits ferreux). Cette zone est très fréquentée par les chasseurs et premiers petits plombs de chevrotine déterrés (2 mm <), pour certains, dans des mottes de terre. …

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Très haute sensibilité aux très petites cibles non ferreuses, même dans des conditions extrêmes.

Une imitation à 45 000 €

Une belle trouvaille réalisée au détecteur de métaux par un Anglais… le 7 août 2014 dans le Lincolnshire. Une monnaie mérovingienne en or, frappée en l’an 816, une imitation d’une monnaie de Louis le Pieux (814-840). Déclarée par son inventeur, répertoriée par le P.A.S. (Portable Antiquities Schème) et enregistrée par le British Muséum, son estimation étant assez élevée, la monnaie est finalement passée en salle des ventes où, sous le feu des enchères, elle a atteint la somme de 36 000 livres sterling, un peu plus de 45 000 euros. Somme qui sera partagée à parts égales entre l’agriculteur propriétaire du terrain et l’inventeur, prospecteur…

Source : Spink London.com

Trouvaille 80.20

Objet peu courant en détection : cela a été trouvé en Loire Atlantique dans les vignes des coteaux au-dessus de la Loire par PAS44. Il s’agit d’un nuancier en céramique pour prothésiste dentaire. On pourrait compter sur les doigts de la main le nombre de prospecteurs qui ont déjà trouvé ce type d’objet…

Gardiners Island ou la cache du Capitaine Kidd

Manchonake

Gardiners Island, l’Ile de Gardiner… Une virgule de terre qui peut paraître insignifiante, tout au bout de l’extrémité orientale de Long Island. Une île certes de taille modeste, mais une île à l’histoire mouvementée et aux trésors cachés encore inconnus, notamment une portion des biens du Capitaine Kidd.

Gardiners Island mesure environ dix kilomètres de long sur cinq de large, soit approximativement treize kilomètres carrés. Sa surface est recouverte de plusieurs marais et étangs, de champs, de bois de chênes, d’érables et de bouleaux. L’île dépend de l’état de New York, dans le Suffolk et baigne dans l’Atlantique à quelques quarante-trois kilomètres des côtes.

Le maître de l’île

Ce territoire giboyeux et arboré appartenait à l’origine aux Indiens Montaukett qui le nommaient alors, Manchonake. Le 10 mars 1639, un homme du nom de Robert David Lion Gardiner découvre l’île et après de multiples tractations avec le sachem Wyandanch, s’en porte acquéreur. La légende raconte qu’il la troqua contre quelques couvertures d’origine hollandaise, un pistolet, de la poudre, des balles et un grand chien noir. Mais ce troc surprenant est aussi un signe de remerciement des Indiens Montaukett envers Gardiner qui les aida lors de la guerre de Pequot. Devenu propriétaire, Gardiner s’empresse de nommer son bout de terre, île de Wight.

Il lui est accordé par Charles I, Roi d’Angleterre, le « droit de posséder la terre pour toujours ». Plus tard, l’île de Wight est déclarée colonie de propriété industrielle et le maître des lieux est autorisé à établir et faire exécuter les lois sur son territoire. Il développe alors sur l’île des plantations de blé, de maïs, d’arbres fruitiers et de tabac. D’autres zones sont destinées à l’élevage. Gardiners Island appartient à la famille de Lion pendant plus de trois cents ans, c’est la plus grande île privée des Etats-Unis.

L’escale de Kidd

A la fin du XVIIe siècle, le gouverneur colonial de New York fait part de ses inquiétudes, Long Island est selon lui un territoire malfamé, hébergeant de nombreux pirates. Il pointe du doigt son extrémité orientale qui est un nid de forbans.

En 1699, sur la route de Boston, où il veut prouver son innocence des crimes de piraterie qui lui sont reprochés, le Capitaine Kidd croise au large de l’île de Gardiner. Il y fait un arrêt programmé de trois jours et avec la complicité silencieuse de Madame Gardiner, enfouit un trésor notable estimé à trente mille dollars. Le magot, dont l’emplacement est identifié par une pierre sertie d’une médaille de bronze, est précisément caché dans un ravin, entre la pointe de Bostwick et le manoir Gardiner. En échange de son silence, Kidd offre à Madame Gardiner quelques pièces d’or, un morceau du tissu précieux prélevé dans la cargaison d’un navire maure et un sac de sucre, denrée rarissime pour l’époque. Mais ce « cadeau » avait une contrepartie… Il menace John, le fils de Lion Gardiner, en ces termes : si lors de son retour, le trésor n’est plus à sa place d’origine, il se chargera lui-même d’ôter la vie à sa famille. On peut comprendre alors le silence qui s’en suivit.

Mais Kidd est arrêté et John Gardiner n’a plus de crainte à avoir. Sous la demande pressante de Lord Bellomont, gouverneur colonial de New York, il indique la cache du trésor de Kidd. Celle-ci offrira de bien belles surprises, des barres d’argent, des pièces de huit, des pierres précieuses où l’on pouvait compter rubis et diamants, des chandeliers et enfin plusieurs sacs de poudre d’or. De ce trésor, amené à Boston par John, il restera un beau diamant oublié sur l’île. Le joyau fut offert plus tard à sa fille.

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