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Monnaies et Détections

105.12

David dans l’Yonne a trouvé cette belle monnaie ! Un joli aureus de Galère Maximien qui a régné de 305 à 311 de notre ère. Il était encore césar sous Dioclétien et cette monnaie fut frappée en 293 à Trèbes. Il est curieux de voir que cette monnaie n’est pas très courante à la vente. En effet nous n’avons pas retrouvé un seul exemplaire de cette monnaie vendue sur le net avec ce revers.
Nous avons dû consulter le tome IV du Roman coin qui nous a donné l’information suivante : MAXIMIANUS NOB C tête à droite laurée, revers Galère debout à droite tenant une lance et un globe. La légende est PRINCIPI IUVENTUTIS (au prince de la jeunesse). Il n’est pas évident de cadrer son état car elle n’est pas nettoyée sur la photo mais on l’estime en TTB avec un beau 3500 euros de valeur.

Totenkopf

Petite histoire d’une modeste découverte relevant de la Grande Histoire

Sur le numéro 103 (décembre 2018/janvier 2019) de Monnaies & Détections, à la page 5, le récit des « Cahiers de prospection » fait état de la découverte « d’un curieux insigne en alu ou en maillechort. C’est une tête de mort, comme celle que les SS avaient sur leur casquette, il reste au dos un morceau de la barrette de fixation… Est-ce qu’elle était fixée sur un jouet comme un bateau de pirate, ou bien est-ce vraiment un insigne allemand ? Car il y a eu en 1943, pendant quelques mois, un détachement de SS au village… »
Courant décembre, Gilles, le directeur de la revue, me demande par mail s’il peut donner mon adresse e-mail à un lecteur qui souhaiterait avoir des précisions sur cet insigne. Je suis bien sûr d’accord et je reçois dès le lendemain un premier mail : il s’agit d’un passionné d’Histoire et de militaria, collectionneur, prospecteur, et qui organise parfois des expositions sur les deux guerres mondiales pour le devoir de mémoire. Il pratique couramment des échanges, souvent de vieilles monnaies contre des reliques militaires. Il me demande des précisions sur le lieu de la découverte et de lui envoyer des photos plus détaillées de l’insigne. Je les lui envoie et après plusieurs échanges de mails, je suis d’accord pour lui expédier l’objet : il m’adresse une enveloppe suivie à son adresse (avec un petit billet pour boire un coup à sa santé !!!). Je l’envoie aussitôt et voici les mails qui ont suivi…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

La femme aux dents bleues

Des archéologues allemands ont réalisé une surprenante découverte. Alors qu’ils fouillent un ancien cimetière d’un monastère à Dalheim, sud de la Rhénanie, dans une tombe datée du XIe siècle et sur les restes du corps d’une femme, ils ont trouvé une grande quantité de lazurite, un minéral extrait lui-même du lapis-lazuli, sur toutes les dents de la défunte, des micros traces dans le tartre des dents ! Le lapis-lazuli est un minerai rare, les seules mines connues toujours à l’époque médiévale se trouvaient dans l’actuel Afghanistan ! Il était principalement utilisé à l’époque médiévale pour obtenir un pigment d’une couleur intense, le bleu outremer. On a toujours pensé, jusqu’à maintenant, que seuls les moines copistes « uniquement des hommes » détenaient l’exclusivité de cette activité, cette découverte prouve que des femmes, des chanoinesse avaient aussi la possibilité de pratiquer la copie, l’enluminure et la mise en couleur de livres et d’icônes à l’époque médiévale. Non seulement cette chanoinesse pratiquait l’enluminure mais, l’on sait aussi qu’elle devait mâchouiller sa plume d’oie, d’où la grande quantité de lazurite retrouvée sur ses gencives…
Source : tv5monde

105.2

Bonjour, je viens de trouver cette pièce dans un champ en Indre-et-Loire près de Savigny-en-Véron, il me semble qu’elle est italienne de 1893, pourriez-vous m’indiquer sa valeur ainsi que son histoire ? Car mes recherches sur Internet ne donnent pas de résultats précis (en particulier l’année). Merci d’avance, Johann
Pourtant c’est une année courante, plus de 28 millions de pièces frappées ! Le graveur est Filippo Spéranza. Humbert Ier (en italien Umberto I), né le 14 mars 1844 et mort le 29 juillet 1900, de la maison de Savoie, est roi d’Italie du 9 janvier 1878 jusqu’à son assassinat. Il est le fils de Victor-Emmanuel II et d’Adélaïde de Habsbourg-Lorraine. Cette monnaie est plaisante à trouver quand on est débutant mais elle ne vous permettrait pas de vous offrir un café au comptoir du coin…

1581, le blocus de Cambrai

La place de Cambrai occupait une position privilégiée sur la frontière en cas d’invasion. Elevée à la dignité de cité impériale par l’empereur germanique Henri V (1106-1125), elle avait dès lors reçu les privilèges y afférant. Le titre de protecteur de la cité avait par la suite été octroyé au comte de Flandres Robert de Bethume (1305-1322). Ce titre étant héréditaire, il allait ainsi passer aux ducs de Bourgogne, puis aux Hasbourg lorsqu’ils s’octroyèrent la Flandre. Cambrai était évidement convoitée par les Français qui l’ont occupée à diverses reprises.
Cambrai terre d’empire, ses seigneurs avaient toujours su garder une certaine neutralité dans les confits qui opposaient les Hasbourg à la France et dès l’apparition de la religion réformée, celle-ci y fut bien tolérée. Cela finit par interpeler le très catholique Charles Quint autant que la position stratégique de la place. Ainsi entre 1543 et 1544, il fit construire une imposante forteresse aux dépens de la population et en ruinant le château d’Escaudœuvres afin d’en utiliser les matériaux. Cette démarche provocatrice eut pour conséquence d’indisposer les Français.
En 1572, lorsque Guillaume d’Orange soulève les 17 provinces des Pays-Bas contre l’Espagne, les répercussions se font sentir dans le Cambrésis tout proche et le prince-archevêque Louis de Berlaymont quitte Cambrai pour vivre dans son palais de Cateau.
En octobre 1576, Baudouin de Graves, baron d’Inchy, un seigneur voisin, se présente dans Cambrai en se prétendant patenté par les états-généraux des Pays-Bas pour relever le gouverneur espagnol de la cité, le baron de Lièques. Le rusé coup de bluff réussit parfaitement et pris à l’improviste, le gouverneur se soumet et la garnison de la citadelle, dépassée, laisse faire. Les édiles de la cité et la population accueillent l’évènement avec une satisfaction non dissimulée.
Le baron d’Inchy, devenu maître de Cambrai fait donc passer la Principauté dans le giron des provinces révoltées contre Philippe II. Le baron d’Inchy est avant tout un ardent partisan de la France et, dès lors, lorsque les provinces des Pays-Bas méridionaux vont signer le traité d’Arras, le 16 janvier 1579 et ainsi retourner sous l’autorité de l’Espagne, le seigneur de Cambrai refusera de se soumettre. Cela déclenchera la colère d’Alexandre Farnèse qui a la ferme volonté de ramener le Cambrésis sous l’autorité de la couronne d’Espagne.
Ainsi en 1580, le duc de Parme organise dès l’automne le siège de Cambrai, celui-ci ressemble d’avantage à un blocus. En effet dans l’art de la stratégie militaire, Farnèse s’assure de la possession de bastions situés autour de Cambrai, LESDAIN, CREVECOEUR, VANCELLES, MARCOING et ESCANDOEUVRE tombent aux mains des impériaux. Farnèse y dispose de solides garnisons et de la puissante artillerie. Cambrai est ainsi totalement isolée, le blocus est total. Les impériaux pillent à l’envie, les fermes, les hameaux, les moulins, les bourgs, le Cambrésis est mis à feu et à sang, viols, meurtres, massacres sont quotidiens. La région plonge dans l’horreur.
Cambrai est quasi totalement privée de ravitaillements. Seules quelques escouades parviennent à alimenter quelque peu la place en se frayant un passage par les armes, mais la situation devient de plus en plus intenable pour les assiégés.
Le baron d’Inchy fait appel au roi de France et à François d’Alençon, lesquels lui promettent toute l’aide et les renforts nécessaires.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

Bague médiévale

Un prospecteur de l’île de Man, ancienne colonie viking et surtout connue de nos jours pour la plus spectaculaire course de moto du monde, a réalisé une belle découverte. Gordon Graham a avoué s’être mis à la détection tout récemment, après avoir vu la série TV anglaise « Detectorists » que l’on a déjà évoquée à plusieurs reprises, et il a bien fait puisque son nouveau loisir lui a permis de découvrir une belle bague médiévale, datée des années 1400. Elle ressemble fortement par son design à la bague dite de Jeanne d’Arc (M&D 90). Elle a reçu la mention trésor et a été déposée au musée de Manx pour analyses et estimation…
Source : bbc.com

105.04

Christophe a trouvé une drachme d’Emporia, une imitation plus exactement, au troisième siècle avant notre ère. Drachme à la Victoire. Avers : anépigraphe, tête de Perséphone à gauche, les cheveux tirés en arrière et ramenés en trois mèches, le cou orné d’un collier de perles ; le revers, d’aspect plus frais présente un cheval tourné vers la droite, arrêté, relevant fortement la croupe et la tête bien droite, surmonté d’une Victoire très stylisée tenant une couronne. Ligne d’exergue à la base. Le portrait a un peu souffert et il est décentré légèrement. Le revers rehausse la qualité au TTB, elle s’estime 600 euros.

Cahiers de prospection 1999-2000

Suite des cahiers de prospection tenus après chaque sortie depuis 1993 par un fidèle abonné de la revue. Alexandre

Dimanche 12 septembre 1999
L’après-midi je remonte toute l’Ariège par la nationale en m’arrêtant dans chaque village jusqu’à Foix. Partout je suis les berges en amont et en aval de chaque village mais l’eau est beaucoup trop haute pour prospecter. En plusieurs endroits en plus, surtout en approchant de Foix, les bords sont abrupts, envahis de végétation, ou pleins de sable ou de galets roulés. Je redescends jusqu’à Venerque mais là le coin à marmites est envahi de baigneurs.
Je finis par aller au gué, l’eau est trop haute là aussi, alors je fais le champ entre la falaise et le gué, sur le « rastoul », le chaume de blé, mais je ne trouve rien, seulement une cartouche complète de Mauser, toute « vert de grisée » mais en frottant on voit bien les marquages allemands.

Samedi 18 septembre 1999

De 16 à 19 h je vais faire les marmites dans la plaine derrière la Vernière, l’Ariège est encore un peu haute, il y a beaucoup de courant mais ça passe, le paysage entre les berges boisées est magnifique. Je fais un Napoléon, un gros médaillon en cuivre représentant un caducée, et plein de balles de pêche et de cuillers.

Lundi 27 septembre 1999

Je vais à Carbonne voir l’endroit où Aimé, juste après la guerre, à l’âge de 6 ou 7 ans, avait été obligé de jeter dans la Garonne, depuis le pont suspendu qu’il y avait à l’époque, une mitraillette Thompson. Il l’avait prise dans le hangar situé derrière l’épicerie où il habitait. Il y avait tout un tas d’armes, mitraillettes et fusils, et il s’amusait à faire peur à des gamines dans la rue. L’une des mamans est arrivée et l’a tabassé jusqu’à ce qu’il jette l’arme par-dessus le parapet du pont. Il s’est pris une autre « rouste » quand sa mère est arrivée, et une autre encore le soir par son père.
Je me gare dans une rue parallèle à la Garonne et je descends la berge pleine d’orties et de ronces. Mais arrivé au bord de l’eau, je suis déçu : il n’y a pas de marmites, le substrat rocheux est lisse. Je descends quand même sur plusieurs centaines de mètres puis je suis bloqué par la falaise contre laquelle un fort courant vient taper avec une eau noire qu’on devine profonde de plusieurs mètres. Je suis obligé de remonter, revenir au pont pour pouvoir traverser, et descendre de l’autre côté. Heureusement, là, les berges sont propres, elles descendent en pente douce, mais les bords sont recouverts d’une épaisse couche de galets roulés. Je prospecte quand même un moment, mais je ne trouve qu’une pièce de 2 francs 1942, quelques plombs de pêche, mais il y a plein de petits déchets de fer ou d’aluminium.
A 15 h de toute façon il me faut arrêter pour aller chercher Axel au lycée, j’en profite pour acheter un sac à dos assez grand pour le détecteur et des chaussures de marche pour aller prospecter en montagne.

Lundi 11 octobre 1999

Vers 16 h je vais à Rieumajou. C’est en friche, l’herbe est très haute, le chaume de blé est recouvert de liserons. Je prospecte quand même. Je trouve un petit Antoninien lauré (abimé) au raz de la retombée de la colline, toujours en face de la rangée de chênes, et 3 morceaux de plomb informes. Puis en redescendant en face du bois (il y a un camion qui vient emporter deux bennes de tournesol) je fais une petite pièce illisible en cuivre, toute verte, et une petite croix de chapelet.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 105

 

Á Pompéi

Á Pompéi les fouilles se suivent et ne se ressemblent pas : trois chevaux pétrifiés par la cendre ont été découverts dans une grande villa de la banlieue de Pompéi, harnachés, leur propriétaires n’ont pas eu le temps de s’échapper de l’irruption. L’une des selles en bronze et en cuir témoigne de la noblesse d’un militaire haut gradé selon les archéologues.

Agenda 105

REIMS  • 51
Dimanche 7 avril 2019
32e salon toutes collections
Creps de Reims, route de Bezannes, 51100 Reims
De 8h30 à 17h30. Entrée 3 e €
Renseignements : 07.81.63.59.97

ROUVROY  • 62
Dimanche 7 avril 2019
Bourse multicollections
Salle des fêtes Michel Dumoulin, rue du général De Gaulle, 62320 Rouvroy – De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.21.76.19.32

CHOLET  • 49
Dimanche 14 avril 2019
3e salon multicollection de Cholet
Parc des expositions de la Meilleraie, avenue Marcel Prat, 49306 Cholet – De 9h à 17h30. Entrée 2 e €
Renseignements : 02.41.65.85.42

NOGENT-LE-ROTROU  • 28
Dimanche 14 avril 2019
34e foire aux collections
Salle des fêtes Pierre Mendès France, avenue Camille Gâté, 28400 Nogent-le-Rotrou – De 8h30 à 18h. Entrée 1,50 e €
Renseignements : 02.37.52.57.60

NYONS  • 26
Dimanche 14 avril 2019
21e bourse-exposition toutes collections
Maison du pays, promenade de la digue, 26110 Nyons
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.75.26.00.67

SAINT-CYR-SUR-LOIRE  • 37
Dimanche 14 avril 2019
23e bourse numismatique et collections
Salle de l’Escale, allée René Coulon, 37540 Saint-Cyr-sur-Loire
De 9h à 16h. Entrée gratuite

BRéCé  • 35
Dimanche 21 avril 2019
5e bourse multicollections
Salle des sports, route de Paris, 35530 Brécé
De 9h à 18h. Entrée 1,50 e €
Renseignements : 06.71.09.46.91

THUMERIES  • 59
Dimanche 28 avril 2019
28e bourse multicollections
Salle des fêtes Françoise Malle, rue Emile Zola, 59239 Thumeries
De 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 03.27.80.39.10

BEAUGENCY  • 45
Dimanche 5 mai 2019
6e bourse multicollections
Salles des fêtes des hauts de Lutz, 45190 Beaugency
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 02.38.64.06.20

DAINVILLE  • 62
Mercredi 8 mai 2019
Bourse toutes collections
Salle polyvalente, allée du 8 mai, 62000 Dainville
De 9h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 03.21.22.43.30

ANDUZE  • 30
Du 11 au 12 mai 2019
10e week-end numismatique
Espace Marcel Pagnol, 3 rue Pelico, 310140 Anduze
Dimanche de 9h à 17h30. Entrée gratuite
Renseignements : 06.85.89.29.67

BOURGES  • 18
Dimanche 12 mai 2019
32e bourse aux monnaies
Pavillon d’Auron Hall B, 7 boulevard Lamarck, 18000 Bourges
De 9h à 17h. Entrée 2 e €
Renseignements : 02.48.26.86.05

SAINT-MARTIN-DE-CRAU  • 13
Dimanche 12 mai 2019
26e salon des collectionneurs
Salle Léo Lelée, rue Léo Lelée, 13310 Saint-Martin-de-Crau
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 04.90.47.29.32

VILLENEUVE-SAINT-GERMAIN  • 02
Dimanche 19 mai 2019
39e salon multicollections
Foyer socio culturel, route de Reims, 02200 Villeneuve-Saint-Germain
De 8h à 17h. Entrée 1,50 e €
Renseignements : 03.23.73.60.90

BOUVIGNY-BOYEFFLES  • 62
Dimanche 26 mai 2019
Bourse aux collections
Salle des fêtes, grande rue, 62172 Bouvigny-Boyeffles
De 8h à 17h. Entrée 1 e €
Renseignements : 06.03.12.48.10

SAINT-AMAND-LES-EAUX  • 59
Jeudi 30 mai 2019
26e grande rencontre internationale de collectionneurs
Salle A. Lemaitre, rue Henri Duré, 59734 Saint-Amand-les-Eaux
De 8h à 17h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.80.35.85.07