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Monnaies et Détections

96.14

Bonjour, vous trouverez ci-joint les photos d’un denier de Caligula et Agripinne, avant et après nettoyage (brosse à dents et eau déminéralisée), que j’aimerais faire paraître dans votre revue. Il pèse 3,8 g, diamètre 17 mm. Le flanc est légèrement décalé et le temps a laissé une cicatrice au dessus de l’oeil de Caligula, mais je pense que c’est un très bel exemplaire. Monnaie trouvée dans le 28 près de Toury. Je n’ai trouvé que très peu d’exemplaires sur le net, pouvez-vous m’en dire plus ? Cordialement, Frédéric
Beau denier en argent en état TB, hélas cette cicatrice à l’œil…, monnaie frappée en 37/38 après Jesus Christ. Avers C CAESAR AVG GERM P M TR POT. Tête de Caligula à droite. “Caius Cæsar Augustus Germanicus Pontifex Maximus Tribunicia Potestate Consul” (Caius césar auguste germanique grand pontife revêtu de la puissance tribunitienne consul). Revers : AGRIPPINA. MAT. C. CAES AVG GERM. Buste drapé d’Agrippine mère à droite avec une chevelure ornementée se terminant par une queue de cheval. “Agrippina Mater Caii Cæsaris Augusti Germanici” (Agrippine mère de Caius César auguste germanique). La monnaie est légèrement décentrée sur le revers, la balafre au-dessus de l’œil de Caligula se prolonge dans la légende à 16 heures et lui ote le grade SUP pour le passer en TB++. Néanmoins cette monnaie est plaisante à regarder et sa rareté est extrême. On l’estime à 2 200 euros.

Les poules aux pièces d’or

C’est en 2001, dans un village du Limousin qu’un certain Paul R…, avait repris en héritage la villa de ses parents. Ce personnage n’avait pas été en bon terme avec ses parents et avait en tant que fils unique, hérité d’une villa ancienne pourvue d’une dépendance en arrière-cour, qui n’était autre que la vieille ferme de ses grands parents. En tant que petit locataire d’un studio jusqu’à cet héritage, il décida de reprendre la propriété pour y habiter et d’hypothéquer une prairie attenante pour combler les frais de succession.
Enfin à 60 ans, Paul allait pouvoir prendre sa retraite et avoir un logement décent sans loyer à payer. Avantage de la destinée si on peut dire, mais il manquait la cerise sur le gâteau, car Paul était au courant d’un magot que son grand-père avait caché avant la première guerre dans la ferme, et suite au décès tragique des deux parents dans un accident de voiture en 1949, les deux grands-parents partirent avec le secret d’un trésor dans leur tombe. Le père de Paul avait soi-disant fouillé partout dans la grange, au hangar à bois, dans les étables, les recoins du potager, autour du puits, le poulailler, la réserve à blé, mais le trésor ne fut jamais découvert.
Paul en temps que retraité n’avait gardé qu’une activité tranquille, la réserve de blé et une étable pour y élever quelques lapins et un vieux poulailler afin de pouvoir manger de bons œufs bio, quelques canards parcouraient l’arrière-cour et le petit bonheur de Paul s’était construit comme ça.

Paul tenta aussi de rechercher le fameux butin de son grand-père, des monnaies d’or datant d’avant la guerre 1914, d’après le seul élément qui lui était parvenu jusqu’aux oreilles. Il refouilla toute la ferme et s’acheta même un détecteur de métaux, chose que son père n’avait pas faite. Paul sonda la terre battue de la cave, le jardin et la grange vidée de toute sa paille, mais aucun résultat au bout de plusieurs semaines de recherches. Chercher avec son détecteur était devenu son petit passe-temps favori et il ne manquait pas de se procurer des revues de détection pour entretenir son stimulus.

Voilà que l’année passa et 2002 arriva à grands pas, Paul connaissait très bien l’institutrice du village et par de bonnes relations, Paul proposa à cette dernière une recherche aux œufs de Pâques pour tous les enfants de l’école. Le week-end fut réservé avec l’autorisation des parents en présence de l’institutrice.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96

Bague Tudor

Encore une belle trouvaille d’un prospecteur anglais, on en trouve autant, mais eux ont la possibilité de déclarer les découvertes réalisées au détecteur de métaux, sans risque… Paul Ibbotson a découvert avec son Minelab Etrac dans le Yorkshire, une superbe bague en or ornée d’un rubis et d’une émeraude, une bague médiévale datée du 15e, probablement d’époque Tudor. Son style est exactement le même qu’une autre bague médiévale découverte par un autre prospecteur anglais il y a quelques mois (voir les brèves de Monnaies & Détections n° 91. Les pierres sont les mêmes montées sur des chatons siamois, seuls les motifs de l’anneau sont différents. Le Yorkshire Museum s’est dit intéressé par l’acquisition de la bague dont la première estimation est de 20 000 livres Sterling ! les bijoux Tudor ayant une très grosse côte auprès des collectionneurs…
Source : yorkpress.co.uk/news

 

96.04

Je vous soumets cette monnaie mérovingienne. Elle provient du sud du département 41. Un Triens en or de 12 mm de diamètre pour un poids de 1,19 g. Je vois comme atelier PECTAVIS. Pouvez-vous m’en dire plus sur cette jolie monnaie ? Si vous estimez qu’elle peut figurer dans votre prochaine revue, j’en serais ravi étant un fidèle lecteur ainsi qu’un abonné régulier. Cordialement, Jean-Pierre
Très belle trouvaille qui semble inédite. L’attribution de l’atelier n’est pas à remettre en cause, la lecture est aisée : PECTAVIS. Nous n’avons trouvé de référence nulle part sur un Triens or provenant de Poitiers avec ce portrait stylisé à droite et la légende PECTAVIS. Le revers présente une petite croix pattée et le nom du monétaire +VVILVVLFS ? Ou VVILVMFUS et VVILVAFUS ? Les deux petits V couchés avant le F pouvant être les pattes du A ou d’une autre lettre. Cette monnaie est inédite et ne peut être cotée.

Animaux sur les monnaies

Avertissement : Vous trouverez ici toutes les monnaies connues représentant des animaux. Devant leur nombre, nous avons été obligés de faire une sélection en ne répertoriant que celles issues de frappes courantes officielles. Sont également exclues de cette liste, les monnaies représentant des espèces différentes ensemble, avec des gravures trop stylisées, symboliques (comme la colombe de paix), faisant partie d’armoiries ou mythologiques. Pour ne pas alourdir le texte pour les non-initiés à la zoologie, les termes scientifiques ont été réduits.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96

282 Statères !

Fantastique trésor pour deux prospecteurs anglais, Sean Scargill et Hugh Jenkins ont réalisé la découverte de leur vie ! 282 monnaies celtiques trouvées au détecteur de métaux dans un champ de Riseholme, Comté de Lincolnshire. Des statères d’or à bas titre, contenant une forte teneur d’argent et d’étain, mais les monnaies sont quasiment toutes en parfait état ! La cache, d’après les premiers rapports, a été datée du tout début de la colonisation romaine. Il est plus que probable que ce trésor amène d’autres découvertes, le site n’a pas encore été fouillé… A suivre !
Source : bbc.com

96.08

Bonjour, ci-joint des photos de deux monnaies trouvées dans le 17 pour confirmation d’indentification. Pour la première je pense à un drachme pictons santons à l’hippophore. La seconde est, il me semble, une obole même peuple à la petite tête humaine au-dessus du cheval. Vous pouvez les publier dans votre revue dont je suis abonné. Patrick
C’est exact, votre monnaie s’apparente à la série de “dérivés à l’hippophore en argent (Santo-Pictones)”. DT. S 3677 tête à droite avec mèches aquitaniques. Au revers : cheval androcéphale galopant à droite conduit par un aurige étendant la main droite ; entre les pattes du cheval, hippophore. Etat TB + elle est estimée à 120 euros.
Pour la seconde difficile de se décider pour son attribution. S’il s’agit d’une tête humaine, elle est peu reconnaissable et la monnaie est vraiment usée, on ne peut que vous croire avec ce revers que nous n’avons pu attribuer avec certitude : cheval à droite surmonté d’une tête humaine.

Le trésor de la Selby Smelting

Juillet 1901, Comté de Comtra Costa, Californie, États-Unis. La fonderie Selby Smelting située au bord de la baie de San-Francisco, qui était alors spécialisée dans le raffinage du plomb, de l’argent et de l’or, reçoit un important stock d’or destiné à la fonte. Un peu plus d’une demi-tonne.

Les caves de stockage de la Selby étant pleines, l’or est entreposé dans la vieille cave d’un entrepôt destinée au plomb et les 500 kilos d’or sont sous la surveillance, jour et nuit de trois gardiens, sans compter les cinquante hommes qui travaillent 24 h sur 24 dans la fonderie. Les hauts fourneaux destinés à la fonte des métaux tournent en permanence.
Pourtant, le 5 août 1901, lorsque les gardiens contrôlent le stock d’or, ils tombent sur un trou dans le sol de la cave et se rendent compte que l’on vient de voler, sous leur nez, pour plus de 900 livres d’or : 408 kilos !

408 kilos d’or

C’est en 1901 le plus gros vol d’or jamais commis au États-Unis. La police pense avoir affaire à une bande de voleurs chevronnés, qui ont creusé un tunnel de plus de 12 mètres de long pour arriver juste sous le stock d’or ! Il faudra attendre 1976 et Albert Spaggiari lors du casse de la Société Générale de Nice, entré dans la salle des coffres par un tunnel, pour revoir un vol aussi spectaculaire !
La fonderie Selby Smelting offre alors une prime de 25 000 dollars pour toute information permettant de retrouver les audacieux voleurs ou l’or, une fortune en 1901.
Deux jours après le vol les enquêteurs vont donc être très surpris. Alors qu’ils fouillent une cabane, à quelques mètres de la fonderie, la police découvre un pistolet, des vêtements pleins de boue — celle du tunnel — et une lettre qui va les conduire à Jack Winters, aussi connu sous le pseudo de Buck Taylor. La police va mettre quelques jours à réaliser et comprendre qu’ils tiennent leur homme, car c’est bien un seul homme, qui a réussi le casse du siècle ! Après avoir réussi le coup parfait, Jack Winters a commis plusieurs erreurs qui vont lui être fatales… Jack passe rapidement aux aveux et explique son acte.

Une histoire stupéfiante

Alors qu’il se contentait d’une petite vie et d’un salaire de misère à la fonderie, il a rencontré une belle fermière, Ida. Tombé fou amoureux, Jack a fini par la demander en mariage ; Ida étant pragmatique lui a répondu que s’il arrivait à économiser et mettre de côté 1000 dollars, elle l’épouserait. Jack s’est vite rendu compte qu’il n’arriverait jamais à réunir une telle somme, au même moment la fonderie recevait une demi tonne d’or…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 96

Sous un arbre

Un promeneur allemand, à Berlin, a découvert un trésor sous un arbre : tout simplement en se promenant les mains dans les poches, il a remarqué une mallette sous un arbre. Honnête il a porté sa trouvaille à la police, la mallette ouverte contenait un véritable trésor, 3 500 euros en espèces et un kilo d’or sous la forme de 22 lingotins de différents poids. Le propriétaire a été très vite identifié, il avait posé sa mallette pour attacher son vélo et l’avait oubliée !
En droit allemand, il faut savoir que toute personne qui rapporte un objet de valeur perdu a droit à 3,5 % de sa valeur, l’inventeur n’a pas perdu sa journée ! Quant à la police allemande, elle non plus ne perd pas le nord puisqu’elle a facturé 10 % de la valeur contenue au propriétaire, pour frais de stockage !
Source : telegraph.co.uk

96.05

Voici un objet trouvé en bord de route, proche d’une église, en Seine-et-Marne. Ce serait en bronze et c’est assez lourd. Lorsque je l’ai trouvé il était couvert d’une épaisse couche de calcaire difficile à retirer. Cela me fait penser à un bouchon de tonneau, pouvez-vous m’en dire plus ? Il mesure 6,5 cm de longueur. La tête fait 3,5 cm de large et en bas 1,5 cm. Jeje77detection.
Il s’agit bien d’un robinet quart de tour en bronze, son usage est divers, mais plus particulièrement dans la tonnellerie. Sa datation est large XVII-XIXe siècle.