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Monnaies et Détections

Sécheresse et trésor

La sécheresse exceptionnelle qui frappe certaines régions d’Europe à permis de faire des découvertes archéologiques. Fin octobre, un très beau trésor a été découvert dans le Danube, à 15 km en aval de Budapest, Hongrie. Le Danube est au plus bas, tout juste 40 cm d’eau au niveau de Budapest, du jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale !
C’est un prospecteur amateur, présenté comme un sympathisant par les services archéologiques hongrois  qui a découvert les premières monnaies, il s’agissait d’une épave, sans doute un bateau marchand du 18e. Plus de 2000 monnaies ont été découvertes sur le site, en grande majorité des pièces d’argent et une douzaine de monnaies en or. 90 % des monnaies sont étrangères à la Hongrie, on y trouve des monnaies des Pays-Bas, de Suisse, de France et de nombreuses monnaies pontificales du Vatican, la plupart des pièces d’or sont des monnaies du Vatican. Les millésimes s’échelonnent entre 1630 et 1743 pour le terminus (la monnaie la plus récente). Quelques artefacts de fer ont été collectés, principalement des armes, haches, dagues et épées et quelques objets en cuivre/bronze, comme une cloche par exemple…
De nombreuses vidéos et photos sont visibles sur le net, taper simplement : « Trésor Danube », sur votre moteur de recherche. On y voit les archéologues, pressés par le temps et craignant une remontée du Danube, faire une fouille de sauvetage, utilisant tous des détecteurs de métaux ! Sans prendre de relevé de position, ils creusent simplement sur tout ce qui sonne ! Comme nous quoi…
Bien qu’il y ait énormément de fabricants de détecteurs dans les pays de l’Est, sur quasiment toutes les vidéos et photos, vous verrez une majorité de Déus sous toutes ses formes, grands disques, petits disques, disques hautes fréquences… Une belle pub pour la marque française !
Source : dailymail.co.uk & hungarytoday.hu

103.9

Pièce trouvée dans la Marne, à côté de Chalons en Champagne, pour identifications/valeurs. Merci d’avance, Philippe. 
Denier d’argent posthume de Faustine frappé en 141 : DIVA FAUSTINA, buste drapé et voilé à droite, revers : AETERNITAS Junon, debout à gauche tenant un sceptre et tendant le bras gauche. Un même denier s’est vendu moins de 20 euros sur ebay et plus de 100 sur les sites de ventes spécialisés en numismatique…

De précieux déchets

L’histoire ici racontée se passe dans une petite ville du Hainaut belge, à Manage. Nous sommes le jeudi 16 août 2018, au petit matin un promeneur et son chien de rendent dans le bois de Scailmont, le poumon vert de la ville. Le promeneur emprunte le chemin de terre menant au bois et après une centaine de mètres tombe sur un dépôt clandestin de déchets en plein milieu du chemin. Le dépôt en question est composé de grands tonneaux, de gros sacs fermés et de quelques caisses. Devant l’ampleur du dépôt, notre promeneur prend un cliché et avertit la police de l’environnement.
Celle-ci enverra une équipe sur place pour faire les constations. Les policiers, devant l’étrangeté du dépôt et surtout son volume entre 1000 et 2000 kilos, sont interpellés par les étiquettes spéciales figurant sur ces tonneaux et sacs, et pensent que ce dépôt est peut-être constitué de produits toxiques et dangereux et pour ne prendre aucun risque, décident d’avertir la protection civile et également le procureur du roi.

Dans la foulée une équipe de la protection civile arrive sur les lieux, prélève des échantillons, fait boucher le dépôt et l’entoure de barrières Nadar et la police reste sur place. Devant l’urgence de la situation, le bois est fermé au public. L’enquête démarre. Après plusieurs heures les analyses tombent : il ne s’agit pas de produits toxiques, ni de produits dangereux, il s’agit en réalité de produits très précieux, à savoir du nickel et surtout du cobalt, pour presque 2 tonnes !, une véritable fortune abandonnée en pleine forêt ? L’enquête avance, la police ayant fait parler les étiquettes, celles-ci l’ont conduit dans une entreprise spécialisée dans les métaux précieux, possédant 2 installations, une à Charleroi et l’autre à Liège.

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Le trésor de Hjarnø

Fin 2017, deux prospecteurs découvrent sur l’île de Hjarnø, en Islande, quelques objets en or ! les deux amateurs pensent qu’ils sont anciens et vont demander conseil au musée Vejle ; ils savent qu’en Islande leur droit à une part du trésor sera respectée… Le conservateur leur conseille de ne pas en parler et d’attendre que les archéologues fassent une fouille en règle.
Résultat : c’est un trésor qui est daté du tout début de la période viking, contrairement à la majorité des trésors vikings celui-ci est composé d’une grande quantité d’objets en or, 32 artefacts pour être exact ! Des fibules, boutons, épingles et autres objets de parures, certains sont, sans aucun doute de style viking et d’autres proviennent probablement de rapines et pillages en territoire anglais. Le trésor est aujourd’hui exposé au musée Vejle…
Source : cphpost.dk

103.8

Est-il possible d’avoir des informations sur une bague romaine en or de 4,3 g ? Merci par avance, Robin.
Belle trouvaille ! Bague en or dont le demi diamètre supérieur de l’anneau s’élargit progressivement pour atteindre la largeur du chaton plat, gravé de X EVTV I en trois lignes. De chaque côté de l’anneau, il y a présence d’un épaulement constitué de deux bossettes. Une photo du profil aurait été la bienvenue. Datée probablement du premier siècle au troisième après JC. L’inscription est peut être le résultat du tria nomina de son propriétaire.

La Poste aux chevaux française (Première partie)

Xénophon, dans sa Description du monde, nous apprend que le roi perse Cyrus le Jeune (Ve siècle avant JC) a fait établir dans son royaume des gîtes ou mansions, pourvus de chevaux ou de courriers, chargés de transporter les lettres et les ordres du chef d’Etat.
Durant l’Empire, les Romains appliquent chez eux ce système.
Sous le règne de l’empereur Auguste (27 avant JC-14 après JC), le long des voies romaines, se situent des stations de relais, les mansio, dans lesquelles se trouvent constamment des jeunes gens habiles à la course et qui sont chargés de transporter les ordres de l’empereur.

Plus tard, ces piétons sont remplacés par des cavaliers. Cependant, pour utiliser les chevaux, il faut une autorisation qu’on ne délivre que lorsqu’il s’agit d’une affaire, intéressant l’Etat.
Des mules peuvent également être chargées du transport du courrier officiel.
Un sesterce de l’empereur Nerva représente deux de ces mules.
En France, sous Charlemagne, on voit apparaître un système qui ressemble beaucoup à la Poste romaine : en 807, des veredari (courriers de l’Etat à cheval) parcourent les principales routes de l’empire carolingien.
Mais ce système ne perdure pas après la mort de Charlemagne le 28 janvier 814.
Cependant, le système postal continue à exister grâce aux réseaux des universités. Paris est la seule ville à avoir une université performante.
Aussi, de tous les coins de France et de l’étranger, des étudiants y accourent afin de suivre les cours dispensés. Les étudiants installés dans la capitale envoient périodiquement des courriers à leurs proches afin de recevoir les fonds nécessaires pour suivre leurs études.
Les universités parisiennes se chargent alors d’acheminer les courriers. Elles en tirent un grand bénéfice grâce aux privilèges royaux.
Ce système de la Poste des Universités subsistera longtemps malgré la création de la Poste royale à cheval par Louis XI (1461-1483) au XVe siècle.

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Météorite record de 477 kilos

Une équipe, privée française, de recherche spécialisée sur les météorites et qui s’est baptisée « Société astronomique de France » (SAF), a réussi l’exploit de trouver la nouvelle plus grosse météorite de France ! Depuis le début 2018, elle arpente un terrain, privé, dans le département de l’Aube, à Saint Aubin avec un détecteur expérimental, sans plus de précision. Elle a découvert 123 morceaux du météore qui seraient tombés là, il y a au moins 50 000 ans… Le premier morceau fut découvert en 1968, et le total de tout ce qui a été collecté dépasse désormais les 6 tonnes ! Le plus gros morceau a été sorti au mois d’octobre, il pèse 477 kilos ! Sa composition est assez courante pour une météorite, la plus grosse partie détectable est du nickel (11 %) et on y trouve aussi en plus petite quantité du cobalt et du phosphore. L’équipe de SAF a basé ses recherches sur la découverte connue de 1968. A méditer, il y a des centaines d’impacts connus en France et bien d’autres météorites à retrouver…
Source : leparisien.fr

103.1

Christelle a trouvé cette gauloise dans le département du Tarn, son poids est de 1,8 g. Il s’agit d’un exemplaire particulièrement bien venu et assez bien centré de la série dite « au daim » (tourné à droite, mais qui retourne la tête vers la gauche). Cette série du sud-ouest, qui circulait dans le Tarn et le sud-ouest avec les monnaies « à la croix », comporte plusieurs variétés dont deux figurent au La Tour (BnF 3566 et 3567 Pl. X). Le poids de votre pentapole au daim est un peu plus faible que le poids moyen d’autres exemplaires connus. Cette monnaie a été frappée au premier siècle avant Jésus Christ, tête stylisée à droite avec grenetis, daim bondissant au revers, un signe X derrière la croupe et à l’exergue le haut des lettre COP. Cette monnaie est assez rare et son état TTB lui attribue une estimation à 350 euros.

Detectorworld 2018

Cette année, pour notre désormais traditionnel rallye européen annuel, notre choix s’est porté tout naturellement sur le Detectorworld aux Pays-Bas. Les publicités, les vidéos et la liste impressionnante d’exposants ont eu raison de notre curiosité. En effet, Detectorworld nous est présenté comme LE plus grand évènement et salon international de détection de métaux ! Un hall d’exposition de 6000 m² ! Comment ne pas succomber ?

Voici déjà plusieurs mois que nous en parlions. Le jour J tant attendu est enfin arrivé !! Pas de changement particulier sur le plan logistique. Un camping-car pour le confort et la même fine équipe que l’année dernière : le duo père-fils de Bayonne Nico et Jean, le frangin du 37 et moi-même. Le camping-car est chargé : tout le matériel du parfait détectoriste bien-sûr, mais aussi les traditionnels ravitaillements en tous genres. Quelques nouveautés néanmoins en matière de détection : des disques HF viennent booster les compétences de nos Déus. Un pointer MI-4 complète ma panoplie. Les disques d’origine font tout de même partie du voyage, bien calés dans nos valises XP. Le Garrett Ace 250 du frangin fait, cette année encore, partie de l’expédition.
Cette fois-ci, pas de ferry ou d’Eurotunnel, mais quelques 900 kilomètres d’asphalte pour rejoindre la ville de Zuidbroek aux Pays-Bas, située à quelques dizaines de kilomètres de l’Allemagne. Logé derrière le volant, les kilomètres d’autoroute défilent avec leur liste de villes traversées : Tours, Paris, Lille… La frontière belge n’est plus qu’à quelques kilomètres. Suivent ensuite les villes de Gent, Antwerpen, Utrecht, Zwolle et nous voici arrivés !

Nous arrivons enfin à Zuidbroek en Hollande

Après douze heures de route notre excitation est à son comble. Nous sommes le vendredi 12 octobre 2018, il est tout juste 15h. Après quelques échanges anglophones difficiles avec le vigile posté devant la grille, nous accédons au parking des camping-cars et caravanes. A notre grande surprise, seule une petite dizaine d’emplacements sont occupés. Peu importe, nous stoppons notre véhicule et sortons le salon de jardin pour nous désaltérer sous le magnifique ciel bleu hollandais. Notre drapeau français flotte fièrement au vent. La soirée avance doucement et toujours aucun mouvement côté des arrivées… Notre inquiétude grandit… Et si le rallye tant attendu de l’année était un grand BIDE ?! Et si le public n’était pas au rendez-vous ? Les interrogations vont bon train autour de notre apéro prolongé sous le ciel étoilé. Le salon ouvre ses portes au public demain à 9h et les champs réservés à la prospection à 10h. Nous serons très vite fixés ! Inutile de préciser que la fatigue accumulée ne tarda pas à nous rattraper, lovés dans nos duvets, chacun rêvant aux futures trouvailles…

Samedi 13 octobre

8h. Branle-bas de combat dans le camping-car. Nous avalons un petit déjeuner sur le pouce, nous habillons en tenue de prospecteur et nous dirigeons vers l’accès principal du salon avec nos machines. Le parking s’est considérablement rempli et une file d’attente de plusieurs mètres s’est formée devant l’entrée du bâtiment. La structure en dur ressemble à un parc des expositions ou un centre des congrès.
En échange de notre ticket de réservation, nous recevons un bracelet jaune. Pass qui donne accès au salon et au rallye pour les deux jours. Des hôtesses offrent à tous les visiteurs une besace tissée imprimée aux couleurs et à l’effigie du DetectorWorld. A l’intérieur du sac, le guide du visiteur ainsi que des goodies qui font toujours plaisir : crayons, bonnet, support de monnaie, autocollants, porte-clés, casquette, magazines, flyers… et j’en passe. Nous nous arrêtons directement sur le premier stand en entrant. Garrett a choisi un emplacement de choix et propose une tombola sous enveloppe. Moyen simple et rapide de revenir les poches pleines de souvenirs. Pas le temps d’errer plus longtemps dans les allées. Un écran géant s’allume dans un coin de la salle avec une musique de rapatriement. Le départ pour les champs 4 et 5 va être donné dans quelques instants. Pas une minute à perdre ! Nous rejoignons à notre tour la foule ameutée devant la porte de sortie. De nombreuses nationalités ont répondu présent à l’appel de la Hollande. Il suffit de regarder autour de soi : chaque participant affiche fièrement sur son baudrier, casquette ou t-shirts, un logo, un badge, un écusson, ou encore un drapeau natif. J’observe ainsi des Allemands, Italiens, Belges, Hollandais, Russes, Polonais, Anglais, Français… qui participent à rendre l’événement particulièrement hétéroclite.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 103

1200 monnaies romaines

Une belle découverte à l’actif de deux prospecteurs allemands. On parle rarement des prospecteurs allemands, tout simplement parce que l’Allemagne a des lois à peu près aussi stupides que la France concernant les détecteurs de métaux ! C’est même encore plus complexe, suivant les Lands (régions) la détection est soit interdite soit tolérée et quand elle est tolérée c’est comme en France, vous pouvez prospecter mais il ne faut surtout pas trouver ! Ou les ennuis commencent…
Mais pour une fois, il semble il y avoir des réactions plutôt normales. Les deux prospecteurs ont donc découvert des monnaies romaines en bronze et argent dans un champ du Mönchengladbach, en Rhénanie. Ils ont pris le risque de déclarer leur trouvaille (ce qui est quand même un comble !) aux services archéologiques et ces derniers ont lancé une fouille. Celle-ci a permis la découverte d’une amphore, entamée probablement par une charrue et qui commençait à répandre son contenu, composé de 1200 monnaies romaines !
Le dépôt, en majorité du bronze et quelques monnaies d’argent, est daté du 4/5e siècle, la presse allemande a relayé la déclaration des services archéologiques qui ont salué le geste des prospecteurs, ce qui est déjà un premier pas…
Source : newsarticleinsiders.com