MONNAIES ET DETECTIONS Le Blog

Monnaies et Détection, le blog

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Trouvaille 81.19

Bonjour, j’ai trouvé dans une vieille ferme, posé dans un trou de boulin, une petite boite où parmi quelques monnaies du siècle dernier se trouvait cette médaille ou jeton. Pourriez-vous m’en dire un peu plus et quelle pourrait être sa valeur ? Jean

Il s’agit d’un jeton frappé pour l’année calendaire de 1777, un calendrier reprenant sur les deux faces les fêtes religieuses : fête Dieu, Avent, Pâques, Cendres, Pentecôte, Ascension, Septuagesime ? avec la liste de tous les dimanches de l’année et sur l’autre face : Louis XVI roi de France, né le 23 août 1754. Dans le cartouche central les douze mois et le nombre de jours correspondants, les phases de la lune, cycle du soleil et nombre d’or précisé. A gauche, lettre dominicale E, indication rom : 10 à l’exergue : Marie Antoinette d’Autriche reine de France née le 2 nov 1755. C’est une médaille qui devait être distribuée au peuple à l’époque. Elle semble en laiton. Ebay en a présenté une plus usée à 25 euros et qui n’a jamais été vendue. Il en existe beaucoup d’autres pour des années différentes. La valeur de celle-ci doit avoisiner les 40 euros en fonction de son état.

Isla Más a Tierra ou le refuge de Robinson Crusoé

L’archipel volcanique

L’île Robinson Crusoé se nommait avant son nouveau baptême en 1966, Isla Más a Tierra, « Plus prêt de la terre »… Ce relief volcanique, éloigné des côtes du Chili de six cent soixante-quatorze kilomètres, baignant dans le Pacifique sud, est la plus grande île de l’archipel Juan Fernandez.

C’est le navigateur espagnol Juan Fernandez qui découvrit l’archipel en 1574, en quête d’une nouvelle route vers le Chili et qui lui donna son nom. Il nomma notre île Santa Cecilia qui deviendra par la suite Más a Tierra. L’île Robinson Crusoé n’a pas l’image paradisiaque des îles du Pacifique, des reliefs tourmentés et des falaises à pic tombant dans la mer n’en font pas un lieu à l’abord aisé. Son seul accès aujourd’hui peut se faire en bateau, en accostant au port du village de San Juan Bautista. Ce hameau de pêcheurs de langoustes abrite en tout et pour tout moins de six cent âmes à l’année. Pourtant, cette île à l’aspect peu engageant, a souvent été montrée du doigt de par les siècles, lieu de résidence forcée d’un certain Alexander Selkirk au XVIIIe siècle, coffre-fort de pirates, puis scène d’une extraordinaire chasse aux trésors en 2005. Mais commençons par le commencement…

L’île aux naufragés

A l’aube du XVIIIe siècle, un jeune marin écossais de vingt-huit ans est amené en canot, sur l’île Más a Tierra. Pour bagages, il n’emporte avec lui que le strict nécessaire vital, quelques vêtements, un matelas, un fusil à pierre et des munitions, une poignée d’outils, une marmite, plusieurs livres dont une bible et du tabac. Son nom, Alexander Selkirk, maître d’équipage du navire Cinque Ports en conflit avec son capitaine Thomas Stradling ; pour Selkirk, le navire n’est plus en état de naviguer. Alexander, pour sauver sa vie, demande à être débarqué sur l’île. Selkirk voit en cette année 1704 repartir son navire l’abandonnant ainsi, naufragé volontaire sur une terre à l’apparence hostile. Mais Alexander n’est pas dépourvu de ressources, il aménage deux abris où il s’installe et vivra pendant quatre ans et quatre mois des richesses de l’île. Cette dernière n’en manque pas, chèvres sauvages, poissons, œufs de tortues et langoustes constitueront son quotidien. Il s’installe également dans une grotte sur les hauteurs de l’île. Même si la faune ne manque pas, de nombreux chats abandonnés sur l’île pour lutter contre les rats, Alexander souffre d’une solitude étouffante. Cette dernière est interrompue en 1708, un navire, le Duke commandé par le capitaine Woodes Rogers, accoste sur l’île et le naufragé volontaire est sauvé. Selkirk est dans un état pitoyable, vêtu de peaux de chèvres et ne parlant plus l’anglais.

Il apprendra plus tard, qu’après son départ de Más a Tierra, le Cinque Ports fit naufrage au large des côtes péruviennes et il n’y eu que huit survivants, capturés par les Espagnols…

En 1711, Alexander Selkirk débarque à Londres, il écrira le récit de ses aventures « Récit de la manière dont Alexandre Selkirk vécut quatre ans et quatre mois seul sur une île », puis se maria deux fois avant de mourir en 1723 à l’âge de quarante-sept ans.

Le récit de Selkirk obtient un succès d’estime, un écrivain, Daniel Defoe s’inspire de son histoire pour rédiger le roman « Robinson Crusoé » en 1719. Ce denier connaîtra le succès que l’on sait.

Pourtant Selkirk ne fut pas le seul « Robinson » de l’archipel Juan Fernandez, d’autres hommes vécurent en solitaire sur ces reliefs arides, rescapés de naufrages ou ermites volontaires. … La suite dans Monnaies & détections n° 81

2 000 pièces d’or !

C’est la fantastique découverte d’un groupe de plongeurs, amateurs israéliens, alors qu’ils plongeaient dans la zone de l’antique port de Césarée, nord-ouest d’Israël. Une plongée effectuée après une très forte tempête qui avait bien remué les fonds marins. L’un des plongeurs a aperçu une pièce qu’il a d’abord prise pour une pièce de jeu, tellement elle était fine… D’autres monnaies sont alors apparues dans leur champ de vision, des dizaines de monnaies, simplement posées sur le sable, ils ont alors très vite compris qu’ils venaient de trouver un trésor !

Les archéologues alertés ont pris la suite et à l’aide de détecteurs ont mis à jour le reste du pactole, plus de 2 000 monnaies, uniquement en or ! Des dinars provenant en grande majorité d’Afrique du nord et frappés entre l’an 909 et 1171. Ce superbe trésor est désormais le plus gros trésor de monnaies en or, trouvé en territoire israélien.

Source: ynetnews.com

Trouvaille 81.01

Bonjour. J’ai un poids de ville de Narbonne, le poids 51,65 g, dimensions 28 mm sur 30 mm et je n’arrive pas à le trouver. Si vous pouviez m’aider, merci, Jacques.

Dans un vieux catalogue de 1953 édité par le Musée Paul Dupuy de Toulouse : Poids & Mesures du Languedoc et des provinces voisines, votre poids y figure bien sous les références 724 à 726. Il s’agit donc d’un poids d’un huitième de livre pour Narbonne, le revers peut être soit lisse soit comporter des lettres, une fleur de lis, une clef généralement gravées au burin. Concernant la datation, ils ne donnent aucun renseignement précis sur ce poids mais il semblerait qu’il soit des XVII-XVIIIe siècles, avec en plus un petit détail, la forme de la croix permet de préciser qu’il s’agit du type D. ID collégiale forum Loisirs détections

Le Xpointer de Deteknix

Après des démarrages fastidieux au début des années 90 (qui se souvient du Furet et surtout à quel prix il était vendu ?) et un abandon complet de développement pendant une bonne quinzaine d’années, les « pinpointer », détecteurs d’appoints pour localiser précisément des cibles ressenties par les détecteurs de métaux traditionnels, ont fait un retour en force il y a bientôt dix ans, grâce, entre autre, à l’arrivée du Propointer des établissements Garrett.

Devenus aujourd’hui quasi indispensables (un peu à la manière des téléphones mobiles), ils font désormais partie intégrante de l’équipement du parfait « détectoriste » ! La plupart des grands fabricants de détecteurs ont pondu leurs propres modèles. Il s’en trouve de toutes les formes, à tous les prix, avec des principes de fonctionnement divers…

Diffusé depuis plusieurs mois sur le marché français, Le Xpointer de Deteknix montre, par ses caractéristiques de fonctionnement, d’indéniables avantages, avec, cerise sur le gâteau, un prix d’achat vraiment inférieur à ceux pratiqués par la concurrence. Qu’en est-il réellement ?

MATERIEL

Le Xpointer est conçu pour être étanche à la poussière et aux intempéries. Le haut-parleur/buzzer incorporé, comme les boutons de commandes, de bonne facture, avec cabochons en caoutchouc, sont bien protégés. Le tout présente une bonne robustesse générale.

Le modèle classique est de couleur noire. Des versions avec différents coloris sont disponibles sur commande (versions camouflage, rose, jaune, vert, etc…)

Divers accessoires en option sont aussi disponibles (cordon de sécurité).

Le Xpointer, de par sa forme ergonomique antidérapante, offre une bonne prise en mains. Sa taille restreinte permet de passer partout. Il est livré avec un holster simple, mais très pratique, qui peut se fixer à la ceinture ou, petite astuce, se placer au niveau du repose bras. Ainsi, à tout moment, le pointer est accessible !

Une pile de 9 volts assure l’alimentation pour une autonomie de 15 à 20 heures selon le mode d’alarme choisi. Elle se loge à l’arrière dans un compartiment étanche accessible en dévissant un cabochon muni d’un joint assurant une bonne étanchéité. Un détrompeur permet de la placer sans erreur possible de polarité.

Une led lumineuse intégrée permet d’éclairer, durant la détection, le fond du trou ou de mieux cerner une cible en fin de journée quand la luminosité décroit.

La conception technologique spécifique renforcée du câblage de la sonde de détection permet d’éviter de faux signaux lorsqu’on « racle » la terre à la recherche de la cible. Une règle de mesure (en pouces) est gravée sur le côté du cylindre.

FONCTIONNEMENT

Contrairement à certains modèles VLF proposés et malgré son indéniable ressemblance avec le propointer de Garrett, le Xpointer fonctionne…

La suite dans Monnaies & Détections n° 81

 

Viking

Découverte réalisée au détecteur de métaux, par un prospecteur anglais, pour ne pas changer, dans le nord du Lincolnshire. Un rarissime pendentif viking en électrum, ce dernier représente le Dieu Odin, tenant deux corbeaux qui l’embrassent. Dans la mythologie Viking, ces deux corbeaux avaient pour nom, Huginns et Munnins. Ce type de pendentif étant extrêmement rare il a été classé comme trésor. Il a pourtant été découvert hors de tout contexte archéologique, au hasard d’un champ… et n’aurait certainement jamais été trouvé avec des méthodes de fouille classique, puisque la zone en question ne contient aucun autre vestige !

Source : scunthorpetelegraph.co

Trouvaille 81.28

Deux trouvailles faites par Jean Louis à Perpignan : une bague étonnante constituée de deux éléments métalliques symétriques. En fait un fil quadrangulaire épais, en forme « d’étrier » inversé sur lequel est soudé une griffe enchâssant une goutte d’ambre. Aucune similitude n’a été établie avec une trouvaille identifiée qui pourrait vaguement ressembler à ce modèle. Il ne nous est pas possible de la dater avec une estimation correcte de son époque.

La seconde trouvaille de Jean Louis est un poids monétaire : deux poinçons sur une face : une tour (Espagne ?) et un A surmonté d’un soleil. Au revers : IIII R = 4 réaux. Pour vérifier, son poids de tolérance faisait en France 13,60 g. Rappel : toujours mentionner le poids pour une ID.

In Memoriam

Jack W Fisher, président de JW Fishers Mfg est décédé chez lui après une courte maladie, le 20 février 2015. Il était âgé de 73 ans.

L’entreprise JW Fishers a démarré au milieu des années 1960 parce que M. Fisher, un plongeur passionné, avait besoin d’un détecteur de métal sous-marin sur un projet de sauvetage. Il s’est rendu compte qu’il n’y avait rien de disponible sur le marché. Au cours des ans, il a conçu et construit son propre détecteur de métal sous-marin et a créé sa société qui porte toujours ce même nom. Jack a commencé à construire et à vendre ses détecteurs à d’autres plongeurs. Pendant près de 50 ans, la société s’est considérablement développée, en concevant, fabriquant et commercialisant la gamme la plus complète d’équipements de recherche sous-marine offerte par un seul fabricant (www.jwfishers.com).

Voyageur dans le monde pour les affaires et le plaisir, Jack ne se lassait pas de rencontrer de nouvelles personnes et de voir de vieux amis. Il a toujours dit qu’il n’y avait rien de mieux que d’être avec la famille et les amis. Il nous manquera à tous.

Au cours des dernières années, Jack avait transféré ses responsabilités durant la nécessaire réorganisation de l’entreprise a des gens de confiance et sa femme : Mme Karen Fisher, assumera le rôle de président de l’entreprise. Son fils, Brian Smith-Fisher, deviendra de chef de l’exploitation. Christopher Combs, qui était auparavant directeur des ventes et travaille dans la compagnie depuis 43 ans, deviendra directeur général.

JW Fishers poursuit son engagement de production des équipements de recherche sous-marine de qualité. Nous sommes très fiers du fait que nos produits aident les gens dans les universités, les entreprises de plongée commerciales, les polices d’Etat, et les unités militaires du monde entier qui accomplissent leur travail plus sûrement et plus efficacement.

Communication des ETS JW Fishers

Sur la trace des Atlantes…

Une équipe de plongeurs archéologues a réalisé une belle découverte au large de la Sicile. Une épave antique, qui aurait coulé il y a environ 2 600 ans, contenait 39 lingots d’orichalques ! D’après Platon, l’auteur antique le plus prolixe sur l’Atlantide, les Atlantes auraient eu, une attirance toute particulière pour l’orichalque, ce métal aurait été pour eux, aussi précieux que l’or ! L’orichalque est un alliage, proche du laiton moderne, plus jaune que le cuivre il s’oxyde beaucoup moins et de par sa couleur on peut le confondre avec l’or. Seulement, il y a plusieurs pourcentages de métaux différents, qui permettent d’obtenir de l’orichalque et on ne sait toujours pas ce qu’utilisaient les Atlantes, en admettant qu’ils aient existé…

Les Romains ont eux aussi, utilisé l’orichalque, notamment pour frapper des sesterces, comme ce Trajan bien jaune, découvert de visu dans des boues de curages, il brillait au soleil comme de l’or et ce jour-là, avant de le prendre en main, j’aurais aussi pu croire au mythe de l’Atlantide…

Source : discovery.com

Trouvaille 81.11

Bonjour. J’ai trouvé deux objets plutôt insolites et je ne connais ni leurs origines ni leurs utilités. Peut-être allez-vous pouvoir m’éclairer sur la question ? Pour info, la petite statuette mesure 8 cm avec le socle, le personnage à genou porte un gros trou dans sa main derrière son dos, il porte un foulard comme coiffe. L’autre objet mesure 4 cm et est muni de deux crochets au dos, comme pour crocher sur un habit. PS : félicitations pour votre blog. Cdt. Max

Un personnage agenouillé, la main gauche sur la hanche, le bras droit derrière le dos avec une main surdimensionnée et percée pour le passage d’un objet inconnu. La tête est relevée comme en contemplation du Tout Puissant au ciel. Les photos ne montrent pas bien les détails visibles (coiffe du personnage ?) dans le dos on distingue, schématisée, une capuche ou bien un foulard. Le socle sur lequel il repose a des décorations verticales ce qui exclut une prise dans du bois qui le cacherait. On pourrait imaginer que ce soit un élément d’une scène religieuse ? L’époque fait penser au premier quart du deuxième millénaire…

Une hypothèse intéressante qui nous a été suggérée : « Votre objet pourrait être un heurtoir de porte de style début XIIIe siècle – personnage agenouillé un genou à terre (position de l’hommage ?). Il semble porter des chausses et un vêtement près du corps avec ceinture. La tête relevée vers le haut semble contempler soit Dieu, soit son suzerain ou sa dame vers qui il fléchit le genou. La tête est soit chevelue et barbue (très fournie mais pas très large) soit plutôt un camail de mailles (capuchon de cotte de mailles qui le protège avant le tournoi ou le combat. La main passée dans le dos semble avoir été l’élément cloué à la porte d’entrée (une pièce manquante, faisant davantage charnière ?), le socle servant de heurtoir que l’on prenait dans la main pour heurter le bois ou le fer de la porte… le style me semble finalement médiéval. »

Si le décor de la tête peut faire penser à un camail de cotte de mailles, le décor des vêtements qui semblent amples, pourrait également faire penser à un costume médiéval… de la zone musulmane (Seldjoukides de Mardin ?… par ex, toujours Xe-XIIe s.). Il faut donc rester prudent quant à cette attribution, en l’absence de précision sur le lieu de cette trouvaille (objet rapporté d’orient latin à l’époque des Croisades.

Le second objet est une enseigne en plomb de pèlerinage au Mont-Saint-Michel, coulée au XVe siècle. L’archange cuirassé brandit l’épée au-dessus du dragon du Mal, le Démon, qu’il foule aux pieds. Les fabricants de ces enseignes avaient fait renouveler leurs statuts par le roi Louis XI, comme pauvres artisans gagnant péniblement leur vie. Ces bimbeloteries, vendues aux pèlerins avant leur départ du Mont pour attester à leur confesseur leur passage au Mont en pénitence, n’enrichissaient pas vraiment les artisans. Du fait des guerres, les pèlerins avaient sensiblement diminué au Mont à cette époque.