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Monnaies et Détections

Trouvaille 78.03

Jean René a pris ses vacances aux Baléares, il y a ses habitudes et ses amis, son détecteur ne le quitte pas et il nous demande d’identifier cette monnaie en argent trouvée sur l’ile. Après quelques recherches nous pouvons confirmer qu’il s’agit d’une monnaie de ALFONSO II de Mallorque (V de ARAGON) (1458-1479) surnommé « el magnanimo ». Référence Cayon 2133, il s’agit d’un réal. Avers : ALFONSUS DEI GRATIA REX ponctuation variée, buste du roi de face couronné dans un polylobe ponctué, intérieur et extérieur. Revers : ARAGONUM ET MAIORICARUM, croix longue aux extrémités élargies dans un polylobe ponctué intérieur et extérieur, une étoile dans chaque canton. Cette monnaie est en état TB et peut s’estimer 350 euros.

Première partie

Dernier né des Etablissements Fisher, le F19, spécialement conçu pour une détection sur zones extrêmes  infestées de ferreux et autres minéralisations, se positionne d’emblée comme « Le Chasseur de Reliques et de pépites ». Utilisateur dès la première heure du Gold Bug DP et malgré ses performances hors normes, je le trouvais peu polyvalent face aux pollutions modernes des plages souvent confondues et prises pour de bonnes cibles, aux sons grave/aigu incessants sur zones saturées de ferreux et non-ferreux, etc.

Décrié avant même sa mise sur le marché, le F19 est construit en apparence sur la même architecture et reprend toutes les fonctions de base du Gold Bug. Certains ont affirmé, avant même de l’avoir eu en mains, qu’il s’agissait du même appareil simplement relooké et que les Etablissements Fisher s’étaient contentés de faire du neuf avec du vieux… ! Pour couper court à ces polémiques, il suffit de comparer les deux platines électroniques et d’en noter les différences de conception, de programmation. Le tout a été repensé pour le F19, le Gold bug, lui, en devient une version édulcorée, à la manière des F75 et F70 !

Après ces quelques petites mises au point et ceci étant dit, entrons dans le vif du sujet…

MATERIEL ET MECANIQUE

Le F19, actuellement en édition limitée version « camouflage vert ou rose », ne pèse que 1,1 kg et permet une utilisation prolongée sans fatigue.

Canne en « S »

Elle est de couleur noire (aluminium et plastiques composites). Démontable en 3 parties, elle s’ajuste, sans aucun jeu entre les divers éléments, parfaitement à tous les gabarits. Elle est équipée d’un repose bras profilé et d’une poignée en mousse. Le boîtier de contrôle vient se fixer au-dessus.

 … La suite dans Monnaies & Détections n° 78

Trésor de la Flotta

Nouvelle découverte pour l’équipe de plongeurs chasseurs de trésor d’Éric Schmitt, qui plonge sur les traces des galions espagnols de la Flotta de 1715, et plus précisément au large de Fort Pierce, Floride, USA, sur la zone où fut trouvé le pélican d’or (voir M&D N° 60). L’année dernière un de leurs plongeurs, Greg Bound, avait trouvé pour 300 000 dollars de pièces et chaînes en or (M&D N° 72). Cette fois ils ont trouvé le fond d’un ciboire en or, la partie manquante, le plus gros morceau du ciboire, avec les deux portes, avait lui été découvert en 1989 par Andy Matroci, il y a 25 ans !, sur la même zone, à environ 300 mètres d’après les points GPS… Découverte réalisée avec un détecteur Aquapulse AQ1B, dans la tranchée d’une Mailbox*. Ce ciboire entièrement en or, finement ciselé, une pièce unique en son genre, pouvait être porté autour du cou comme le suggère la boucle sur la partie haute (portes fermées il mesure environ 10 x 7 cm). Il permettait de conserver les hosties au sec, sans doute plus facilement que dans une coupe, sur un galion en haute mer avec une forte humidité ambiante. Désormais complet le ciboire est estimé à plus de 600 000 dollars…

Sources : treasurenet – Monnaies & Détections N° 60*-72

Trouvaille 78.20

J’ai eu le bonheur de trouver ces trois monnaies dans le même champ en Vendée en moins de deux heures, une petite aide pour les identifier serait le bienvenue, Gilles

Il s’agit de deux oboles de Melle. C’est un monnayage immobilisé au nom de Charles le chauve. CARLUS REX R, Charles roi, croix. Revers : METALO en deux lignes plus croisette en bas. Exemplaire en état très moyen de cotation, 30 euros.

La monnaie en or est espagnole, son attribution nous pose problème car la légende n’est pas complète. Le monnayage de l’Espagne et de ses colonies est difficile à identifier sans avoir toutes les références bibliothécaires. Il s’agit d’un escudo (chiffre romain I à droite) mais la légende complète n’est pas retrouvée : —LUS ;ET :ELISA ou DUS :ET :ELISA ? On pense immédiatement à Charles III et Elisabeth de Brunswick. Il reste une piste les colonies… Écu couronné et accosté de M. La lettre d’atelier reste indéterminée car elle est fonction de l’attribution du souverain (Madrid Cuzco ?) Revers : + HISPANIARVM REX. Croix de Jérusalem dans un quadrilobe ponctué dans les angles et cantonné de quatre annelets. Nulle part nous n’avons retrouvé mention de cette légende à l’avers ou pouvant s’y apparenter… Un lecteur compatissant nous fera profiter de ses connaissances en la matière lors du prochain numéro.

Anne-Marie Louise d’Orléans de Bourbon-Montpensier (1627-1693) : un personnage haut en couleur

Double tournois type 5,
Marie de Montpensier,
mère d’Anne-Marie Louise d’Orléans
Cuivre, 1620, Trévoux, 3,32 g
Avers : + MARIE . SOVVER . DE DOMBES.
Buste à gauche avec large collerette et collier de perles.
Revers : + DOVBLE TOURNOIS .1620.
Trois lis et une brisure.

Anne-Marie Louise d’Orléans, plus connue sous le nom de la « Grande Mademoiselle », est la fille de Marie de Bourbon-Montpensier et de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII.

Marie de Bourbon-Montpensier (1605-1627), mère d’Anne-Marie Louise, fille unique d’Henri de Dombes et d’Henriette Catherine de Joyeuse, naît le 15 octobre 1605.

En raison de la fortune de Marie de Bourbon-Montpensier, Henri IV fait signer un acte de mariage avec son deuxième fils, Nicolas duc d’Orléans, alors qu’elle n’est âgée que de trois ans. Nicolas meurt en 1611, si bien que Marie de Médicis, veuve d’Henri IV assassiné le 14 mai 1610, propose son troisième fils, Gaston, duc d’Anjou, pour remplacer le fiancé décédé.

L’union de Gaston et Marie a lieu à Nantes le 5 août 1626. Elle donne naissance, au palais du Louvre à Paris, à une fille le 29 mai 1627, Anne-Marie Louise d’Orléans de Bourbon-Montpensier, future Grande Mademoiselle, mais meurt à la suite de ses couches le 4 juin 1627, laissant l’usufruit de la principauté de Dombes à son mari Gaston, frère du roi de France Louis XIII.

Gaston d’Orléans dit « le Grand Monsieur », (1608-1660), le père d’Anne-Marie Louise, est le troisième fils d’Henri IV et de Marie de Médicis. Il reçoit le titre de duc d’Orléans après la mort de son frère Nicolas, en 1611. Il est alors fiancé la même année à la fille du duc Henri de Bourbon-Montpensier, Marie de Bourbon-Montpensier, qu’il épouse en 1626.

Marié contre son gré, Gaston d’Orléans porte peu d’affection à sa fille. Devenu veuf, Gaston est usufruitier pour sa fille jusqu’à la période 1650-1657. C’est un conspirateur né. Il soutient d’abord sa mère, Marie de Médicis, dont il est le fils préféré contre son frère Louis XIII. Il rentre en grâce en 1625, mais participe encore à la Journée des Dupes en 1630. Il est obligé de quitter le royaume, se réfugie en Lorraine et complote avec le Duc Charles IV dont il épouse, en 1632, la sœur, Marguerite de Lorraine (1615-1672) qui lui donnera trois filles. La Grande Mademoiselle prend en grippe sa belle-mère, Marguerite de Lorraine. Elle lui reproche de vouloir la dépouiller au profit de ses demi-sœurs à qui elle donne cependant toute son affection.

En 1641, Louis XIII envahit la Lorraine et casse le mariage de son frère.

A la fin du règne de Louis XIII, après la mort de Richelieu, Gaston se réconcilie avec son royal frère. Lorsque Louis XIII décède, il va être un des principaux acteurs de la Fronde entre 1645 et 1654.

Entre temps, en 1650, la Grande Mademoiselle est émancipée par Louis XIV.

… La suite dans Monnaies & Détections n° 78

Erratum

Dans le n° 78 de Monnaies & Détections les trouvailles portent malencontreusement le numéro 77 au lieu de 78, nous demandons à nos fidèles lecteurs de bien vouloir pardonner cette erreur.

20 kilos d’or

Un trésor ! C’est sûrement ce que se sont dit ces trois ouvriers qui effectuaient un terrassement dans une propriété privée de l’Eure, sur la commune de Notre-Dame-de-L’Isle, Normandie. Et quel trésor, près de 20 kilos d’or !

16 lingots et 600 pièces d’or, des monnaies, énormes, de 20 dollars, dont les dates s’échelonnent entre 1924 et 1929, pour une valeur totale de près d’un million d’euros ! Enfin 900 000 €, vendus discrètement, car les inventeurs ont fait le mauvais choix de ne rien dire au propriétaire et d’écouler le magot pour leurs seuls comptes… L’effet trésor d’une vente aux enchères aurait certainement rapporté beaucoup plus… A titre d’exemple, le trésor de Riceys (Monnaies & Détections N° 71) rapporta 705 000 €, il était lui aussi composé de 20 dollars or de la même époque, mais il n’y avait « que » 497 monnaies ! La découverte du magot remonte à 2011, le couple, propriétaire d’une longère achetée en 2000, du XVIIIe, décida de l’agrandir pour rajouter une pièce à la place d’une grange attenante au bâtiment principal ; le trésor était caché, dans le sol de terre battue de la grange. Les 600 monnaies et les 16 lingots étaient contenus dans des bocaux en verre, un contenant assez classique pour ce genre de trésor.

C’est un banquier des trois maçons qui a trouvé suspects les gros chèques encaissés par son client et qui a prévenu le fisc… La police est remontée jusqu’à eux et ils ont fini par parler. Le plus surpris a sûrement été le propriétaire du terrain qui est aussi le maire de la commune. Tout l’or ayant déjà changé de main, la police a saisi de fortes sommes d’argent et plusieurs véhicules… La suite de l’affaire, en justice, nous dira s’ils ont encore droit à leur part du trésor, ce qui s’est déjà vu dans des affaires similaires.

Le numismate ayant procédé à la transaction et qui a, au passage encaissé plus de 250 000 € de commission, est aussi mis en examen pour recel…

Finalement, au regard des sommes obtenues, en prenant en compte l’effet trésor et collection sur les dollars or aux États-Unis (vente du trésor de Riceys) les trois maçons auraient sans doute obtenu presque autant (peut-être même plus !) en déclarant leur trésor et sans risque de tout perdre !

Il serait intéressant de déterminer la provenance du magot, les millésimes des monnaies de 20 dollars sont datés entre 1924/1929. Il ne doit pas être bien dur de retrouver le nom du propriétaire du terrain de l’époque, la somme est vraiment énorme pour un bas de laine de 1930 ? À moins que le dépôt ne soit lié à la Seconde Guerre mondiale, tout est possible, un nom de famille apportera aussi d’éventuels ayants droit, qui voudront sûrement leur part du pactole, ce qui pourrait transformer le trésor en succession, le dépôt était à l’intérieur des bâtiments, ça se plaide.

D’après les propriétaires il n’y avait aucune légende de trésor courant sur la maison, ils avaient pourtant dit aux ouvriers, si vous trouvez un trésor, on partage…

Le procès est prévu en décembre, à suivre.

Source : lemonde.fr & infonormandie.com

Trouvaille 78.22

Bonjour, je vous envoie ces photos pour une identification de cette bague trouvée dans un champ au sud de l’Eure et Loir. Merci d’avance

Il s’agit d’une bague de clerc ou de prêtre portant le visage du Christ dont les prêtres sont les serviteurs et les ministres auprès de leurs paroissiens. Le style fait penser à la période du XVe au XVIe siècle.

Paul Croituru et son fils âgé de 13 ans ont découvert un trésor de 300 monnaies grecques antiques. Des experts ont déclaré que chaque pièce pouvait valoir 500 euros, ce qui ferait une valeur totale de 150 000 euros. Mais le père a préféré déclarer le trésor aux autorités et ne recevra que 15 000 euros. Il aurait pu vendre les pièces discrètement, mais il a préféré donner le bon exemple à son fils. 

Un roumain et son fils ont découvert un trésor de monnaies grecques antiques alors qu’ils pratiquaient la chasse au trésor avec un détecteur de métaux. L’homme a déclaré qu’il allait s’offrir un nouveau détecteur de métaux avec l’argent du trésor.

Paul Croituru, âgé de 37 ans, a déterré un trésor de monnaies d’argent d’une valeur d’environ 150 000 euros, soit 10 fois la somme qu’il gagne en un an en tant que conseiller municipal.

Mais le père qui a découvert les monnaies grecques avec l’aide de son fils Alexandre, âgé de 13 ans, a immédiatement déclaré sa trouvaille aux autorités et va perdre l’essentiel de la valeur du trésor en raison des règles locales en matière de découvertes de trésors.

Les pièces découvertes sont des faux tétradrachmes d’époque qui sont vieux de 2 350 ans. Chaque pièce pourrait valoir aux alentours de 500 euros…

La suite dans Monnaies & Détections n° 28

Héraclius

Début juin, cherchant la fraîcheur, Stephen patauge avec son détecteur dans la petite rivière de Tiverton, située dans le Devon, Angleterre. Le détecteur accroche une nouvelle cible, Stephen remue quelques cailloux et la couleur jaune apparait, une pièce d’or ! Un superbe trémissis d’Héraclius (610-641). La monnaie d’or a été déclarée et estimée à 900 £, environ 1130 euros. Stephen prospecte depuis 1972, avec différents détecteurs il a déjà plusieurs belles découvertes à son tableau de chasse, il est entre autres, l’inventeur d’un petit trésor romain de 50 monnaies en bronze et d’un statère celtique. L’Héraclius étant sa première romaine en or, en 35 ans de détection…

Source : middevongazette.co.uk