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Monnaies et Détections

Nous allons utiliser comme exemple une plaque d’identité militaire découverte par mon ami Marco31 dans une vigne audoise et vous allez pouvoir suivre les différentes étapes de cette recherche menée par l’équipe de Détection Limousin. Nous allons essayer, à travers les archives militaires d’identifier cette plaque, de reconstituer l’histoire de ce soldat, et de retrouver les descendants afin de procéder à sa restitution.

Nous pouvons lire sur l’avers : ANDRIEU CHARLES et 1? 14 (1914 ?)
et sur le revers CARCASSONNE ainsi que le chiffre « 3 » à peine lisible.

Partie 1 Les archives militaires

Comment effectuer une recherche dans les archives de registres de matricules à partir d’une plaque d’identification ?
Avant de débuter notre recherche, un peu d’histoire sur ces documents. Les registres matricules commencent à partir de 1867. Les lois sur le recrutement de l’armée, depuis la loi Niel de 1868 jusqu’à la loi de 1905 où le service militaire est devenu obligatoire. Le recrutement dans l’armée commence par le recensement des jeunes hommes de 20 ans (la classe) effectué chaque année par les mairies. Ces jeunes hommes sont ensuite convoqués devant le conseil de révision au chef-lieu de canton, où ils sont déclarés aptes ou inaptes au service. Les bureaux du recrutement, situés dans les subdivisions de région, convoquent alors les conscrits afin des les immatriculer et de les inscrire sur le registre matricule avant l’incorporation. Chaque conscrit, chaque jeune homme appelé dans l’année de ses 20 ans possède donc une fiche individuelle avec de nombreuses informations. Les commandants des bureaux de recrutement des subdivisions de région ont pour mission de mettre à jour cette fiche du recrutement jusqu’à la fin de période de réserve c’est à dire jusqu’aux 46 ans du jeune homme. Ceci est très intéressant pour obtenir des informations sur le soldat quand il aura quitté son corps d’arme (changement de domicile etc.).
Il permet aussi pour les généalogistes et chercheurs amateurs que nous sommes de savoir si cet homme a survécu aux différents conflits et son devenir jusqu’à ses 46 ans.
Ces archives produites par le ministère de la Défense sont reversées régulièrement aux archives départementales par le Centre des archives du personnel militaire (CAPM), anciennement bureau central des archives administratives militaires (BCAAM) à Pau.
Le registre de matricule militaire va vous permettre de retracer la carrière militaire du soldat, mais également d’obtenir de nombreuses informations personnelles afin de pouvoir procéder à une restitution éventuelle.
Commencer par identifier l’année de recrutement présent sur la plaque d’identification. (Il faut noter que pour déterminer sa date de naissance il vous suffit de retirer 20 ans à la date spécifiée sur la plaque).
Ex : 1914 (ce soldat est donc né en 1894)
Identifier le bureau de recrutement. Il correspond rarement aux limites géographiques et au domicile précis du soldat mais plus à une région militaire. La ville du bureau pouvant englober des départements avoisinants.
Ex : CARCASSONNE (Département de l’Aude – 11)
Rendez-vous ensuite sur le site des archives départementales de la ville en croisant les doigts pour que les archives des matricules soient disponibles en ligne (numérisation). Si ces informations ne sont pas disponibles en ligne, sachez qu’elles sont consultables en salle de lecture ou que vous pouvez faire une demande par courrier aux archives départementales du bureau concerné.

Source :
http://www.rfgenealogie.com (Carte des registres de matricules en ligne).

La logique de recherche est la même sur la plupart des sites des archives départementales :

Sélectionner le bureau de recrutement (ville indiquée sur le revers de votre plaque) ainsi que la classe de recrutement (date indiquée également sur la plaque). Vous pouvez indiquer une période si vous avez un doute sur la lecture de l’année (cas des plaques détériorées et illisibles).
Ex : Bureau de recrutement de Carcassonne, Classe 1914
Consulter en premier lieu les tables alphabétiques de l’année afin de retrouver le nom de votre soldat. Vous y trouverez également son numéro de matricule qui permettra de vous assurer que vous avez identifié le bon individu (numéro que vous retrouverez normalement sur la plaque). Les numéros de matricules étaient enregistrés dans l’ordre du recensement des jeunes nés la même année.
Ex : Table alphabétique des registres de recrutement du bureau de Carcassonne, 1914. (Source : Document N° 104NUM/RW627 des archives en ligne de l’AUDE).
Nous retrouvons ici notre soldat et confirmons son numéro de matricule :

NOM : Andrieu PRENOM : Pierre, Charles NUMERO MATRICULE : 3
Vous pouvez désormais vous rendre sur les registres de matricules numérisés.
Les registres sont classés par année et par numéro de matricule. Certains sites ont même indexé les patronymes pour faciliter la recherche. Feuilleter les registres jusqu’à la fiche personnelle du soldat.
Assurez-vous que le patronyme soit exact, ainsi que l’année de naissance et le numéro de matricule. Certaines feuilles personnelles possèdent plusieurs pages car les états de service et le parcours militaire du soldat étaient rajoutés sur des feuillets collés au registre. La numérisation a été alors réalisée sur l’ensemble des feuillets avant et après pliage.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 87 

Source : Document N° 104NUM/RW6251914 des archives en ligne de l’AUDE. 

Double aigle 1933

Suite et fin, ou presque, d’une bataille judiciaire qui dure depuis 2004 ! Le trésor américain a finalement été débouté dans l’affaire du double aigle 1933, dix monnaies de ce type ayant été retrouvées dans la succession d’un numismate de Philadelphie, Israel Switt. Nous avons déjà évoqué cette affaire dans le n° 60 de Monnaies & Détections en octobre 2011… En 1933 les États-Unis lançaient l’émission d’une nouvelle 20 dollars or, le type « double aigle ». Suite à une crise financière mondiale, l’émission était interrompue et les monnaies furent fondues, toutes officiellement sauf trois exemplaires. L’un des trois exemplaires sera offert au roi Farouk d’Égypte. Seulement d’autres exemplaires devaient par la suite refaire surface ! Certainement volés par des employés du trésor à l’époque de la frappe. A chaque fois, les services secrets du trésor US, les retrouveront et les feront fondre ! Neuf exemplaires seront notamment saisis auprès d’Israel Switt. Seulement cette fois, après des années de procédures, les juges ont estimé que les héritiers de Switt n’étaient pas responsables des ces agissements… Les dix monnaies au double aigle de 1933 sont estimées à 80 millions de dollars ! Il y a donc désormais officiellement, treize monnaies au double aigle 1933 dans le monde, reste à savoir si ce sera un chiffre porte-bonheur…
Sources : dailymail.co.uk – Monnaies & Détections n° 60

87.03

À tous les amateurs de belles monnaies, voici une trouvaille de l’Eure qui m’a fait vraiment plaisir ! Anglo-saxon sceattas, 12,4 mm pour 1,3 g en argent bien sûr :)  Amicalement, Prospect’eure
Sceat au porc-épic, série E, VICO. Avers : Anépigraphe. Tête très stylisée à droite avec présence de deux triangles. Revers : Anépigraphe. Carré perlé, avec un annelet au centre, accosté des pseudo-lettres V, I et C plus deux globules. Cette monnaie est en bel état et s’estime 150 euros.

Journal d’un cdd n°87 (le Coin du Disque du Déus)

De l’autre côté de la vallée de l’Hers, les montagnes couvertes de neige étincelaient sur l’horizon. Quand il quitta la route pour s’engager vers la chapelle, Axel vit qu’il y avait une voiture noire garée au bord du parking contre la haie.
Un homme était assis au volant. Axel rangea son fourgon un peu plus loin. Il ne s’attendait pas à trouver quelqu’un à une heure si matinale et dans un endroit aussi retiré. Cela le contrariait. Le froid le saisit dès qu’il sortit du véhicule, et quand il commença à traverser le pré vers le porche, il fit craquer l’herbe gelée en laissant la trace des pas. A gauche du clocher-mur il y avait une console en fer portant un panneau sous verre qui retraçait l’histoire de la chapelle et du village. La première mention écrite datait de 1018. Il y avait eu un château, une forge, un moulin… Il ne restait que la chapelle, restaurée au 19e, avec un cimetière minuscule en contre bas, clôturé d’un mur de pierres grises. Axel remarqua contre le mur nord de la chapelle, une rangée de vieilles souches de cyprès : à l’origine, le cimetière devait être là, tout contre l’édifice, sur ce terrain bien plat laissé en pré. Il est bien connu en effet qu’au haut Moyen Age, les fidèles voulaient se faire enterrer le plus près possible des Saints, ad sanctis, pour bénéficier de leur intercession le jour du Jugement Dernier…Seigneurs et ecclésiastiques se faisaient d’ailleurs enterrer carrément dans les églises, les places les plus prisées étant celles au pied du maitre-autel. Axel se souvenait de la fouille de silos à grains trouvés dans l’église d’un village près de chez lui. La réfection du pavage avait entrainé la découverte de silos à grains, et le maire l’avait invité à venir l’aider à les fouiller car il ne fallait pas retarder les travaux… Les quatre silos situés le long de la table de communion, une longue marche de marbre rose supportant la grille de communion et séparant le chœur du maitre-autel, avaient été entaillés tous les quatre pour y descendre un cercueil. Arrivée à ce niveau, la petite équipe avait tout rebouché et était passée à une autre rangée de silos. Il y en avait 24 en tout, par files de 4, bien alignés, mais ils avaient été comblés avec des morceaux de briques, de tuiles, sûrement lors de travaux dans l’église elle-même ou dans les maisons du village… deux ou trois seulement contenaient des cendres, des bouts de vaisselle ou de poterie, une boucle de chaussure et une dizaine de doubles tournois rongés par l’humidité.
La voiture noire était toujours là. Axel fit le tour de la chapelle. Côté sud, il y a avait juste un passage large de quatre ou cinq mètres, entre le mur et la haie d’arbustes montant du flanc abrupt de la butte sur laquelle elle était bâtie. Le chevet regardait vers le cimetière, en contrebas.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 87

 

3339 pièces d’argent

Découvertes par un Anglais ! Pour une fois, ce n’est pas avec un détecteur de métaux que Mark Copsey a trouvé son trésor, mais simplement un bulldozer… En nivelant un terrain de rugby, Mark a aperçu des monnaies en surface, il venait de décapiter un pot ! Une fois déclaré, il y a tout de même eu quelques problèmes, l’équipe du chantier voulant sa part. Finalement, le juge a décidé que l’inventeur était le premier à avoir vu la première monnaie, en l’occurrence M. Copsey, qui partagera donc la valeur du trésor à parts égales avec le propriétaire du terrain, le dépôt ayant été remis au British-Museum pour analyse et évaluation.
Source : telegraph.co.uk

87.10

Je vous envoie cette monnaie que j’ai fortuité dans l’Eure (27). C’est un double sesterce radié à la galère, le problème c’est que je ne trouve aucune autre monnaie de ce type avec cette légende au revers. Serait-ce une monnaie dite « unique » ? Dimension 29 mm, poids 11 g. Cordialement, Prospect’eure
Oui, un double sesterce pour Posthume, catalogué chez Bastien sous le N° 290. Le déclin de l’Empire gaulois était manifestement déjà si avancé, que l’orthographe gravée par les différents ateliers secondaires sur les revers de cette monnaie n’avait plus grande importance à cette époque. On rencontre plusieurs différences de légende pour ce revers. La pénurie de bronze en Gaule et la baisse de l’aloi de l’antoninien provoquèrent une multitude d’imitations qui furent frappées entre 263 et 266 pour les doubles sesterces. POSTVMVS P F AVG. Buste radié, drapé et cuirassé à droite, vu de trois quarts en avant (A). Revers : Légende illisible. Galère voguant à gauche avec quatre rameurs et l’acrostolium. Il manque une petite partie de la monnaie, qui présente une usure forte sur un tiers de l’avers. Le revers ne se présente pas mieux. Ce type de monnaie avec une usure assez proche, a été proposée à 80 euros sur Ebay sans qu’elle trouve preneur.

Destructeurs les poêleurs ?

Les méandres de la vie font que des rencontres improbables arrivent
de temps à autre.

Ainsi, bardé de mes prises de positions anti-happaches, grand bouffeur d’intégristes de l’archéologie officielle, l’infâme poêleur et pilleur invétéré du patrimoine que je suis (puisque nanti de mon épouvantable DEUS) s’est attiré les amitiés de plusieurs archéologues professionnels. Et non des moindres.
Certes, ils sont moins nombreux que ceux à qui je fais grincer les dents… encore que… va donc savoir.
N’en déplaise aux fâcheux, il est des gens qui ont la perspicacité de ne pas stigmatiser et qui ne fuient pas le dialogue, dussent-ils douter de leurs « chefs ». C’est probablement ce qui se nomme l’intelligence. Omerta oblige, souvent.
Donc, l’un de ces nouveaux amis, professionnel à l’INRAP durant des décennies et archéologue bénévole depuis plus longtemps encore, m’autorise à vous livrer ces quelques lignes.
Plutôt que de rabâcher encore et encore les sempiternels « Pourquoi une coopération avec les détectoristes n’est-elle pas envisagée ? », « Pourquoi n’a-t-on pas encore de Traesure Act en France ? », « Pourquoi tant de sectarisme et de prétention chez nombre d’archéologues officiels ? », « Pourquoi tant de haine… » et autres poncifs, il m’a semblé opportun d’emboiter le pas d’Arthur. Ce dernier publiait un excellent exemple de « Bêtise humaine » dans le n° 86 de nostre cher mag. M&D. Un de ces exemples innombrables, autant que lamentables…
En voici quelques autres, de ces faits et méfaits parfaitement avérés et réalisés sans intervention des « autorités compétentes », et même dirons-nous, en totale complicité avec les destructeurs puisque tout ceci était connu et même parfois déjà en cours de fouilles… et bien entendu, sans aucune autorisation d’intervention bénévole du moindre poêleur, ni sur les lieux, ni dans les déblais, ni dans les décharges et poubelles.
Ceci, à mon sens, et n’en déplaise à la bienséance, ne dénote pas une simple incompétence ou un zèle exacerbé de la part des autorités patrimoniales, mais une insondable et paroxysmique stupidité ! Que rien de logique et de scientifique ne justifie.
J’entends l’Anglois hurler de rire. Lui qui, tous les jours, enrichit ses musées des trésors fabuleux découverts et déclarés légalement par les détecteux.
Il faut bien noter aussi, que l’archéologue professionnel qui se permet d’avoir l’audace de vouloir sauver quelque vestige en marge d’une fouille abandonnée ou achevée, se heurte au mur administratif et au courroux hiérarchique. Y compris sur les gravats de décharge, et de surcroit à l’aide d’un détecteur de métaux, ce renégat est réprimandé, voire même, mis au ban de la « profession ».
Les notes qui suivent ont été envoyées aux services régionaux de l’archéologie et aux politiques, précisant que cette situation provient en partie du manque de moyens accordés à l’INRAP. En partie.
Prenez un décontractant, accrochez-vous, et gardez à l’esprit qu’il ne s’agit que d’un tout petit coin de France et qu’il est évident que les choses se passent ainsi sur tout le territoire. Pensez aussi que chaque cas mériterait un développement aussi fourni que l’article d’Arthur.
C’en est effarant et donne le vertige.
Pilleur le poêleur ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 87

 

1404,49 carats

C’est l’incroyable poids de ce qui doit être le plus gros saphir étoilé du monde !, découvert au Sri Lanka, pays très riche en saphirs et pierres précieuses de toutes sortes. Son propriétaire actuel qui a acheté la pierre à l’inventeur n’a pas voulu préciser le prix d’achat… le plus gros connu à ce jour faisant 9,49 carats !
Ce qui caractérise un saphir étoilé est la présence d’une marbrure blanche en forme d’étoile. Contrairement aux autres saphirs, les étoilés ne sont pas taillés, plus le bleu est intense et plus l’étoile est parfaite, plus la pierre aura de la valeur…
Ce dernier saphir géant a été baptisé « the Star of Adam » l’étoile d’Adam, il pulvérise toutes les pierres trouvées à ce jour. Son propriétaire l’estime à 100 millions de dollars ! Somme qui paraît fantaisiste pour les spécialistes. Une prochaine vente aux enchères devrait mettre tout le monde d’accord…
Source : thejewelerblog.com

87.21

Un objet trouvé le week-end dernier dans un pré à proximité d’habitations. Je pense à un bouchon mais de quoi ? Le cylindre fait 28 mm de diamètre et l’objet pèse 46 grammes, on peut voir un filetage à l’intérieur, ça doit pas être très vieux. En vous remerciant, Jérémy.
Il s’agit d’un bouchon de bidon d’essence de la Compagnie industrielles des pétroles (CIP). Il y a parfois un numéro gravé à côté, exemple 35 pour année de fabrication 1935. Ce bouchon des années 30 est intéressant et si tu le souhaites on peut pousser un peu plus les recherches à son sujet (les malades…) Pour le métal c’est un alliage plombeux (pour éviter les étincelles)… ou zarmac… Le bidon d’essence qui était dessous ressemblait à ça … Il faut se replonger dans l’époque où la plupart du temps l’essence était vendue en bidon et non à la pompe… Très belle identification complète et imagée de Cyrille.

Les douanes et leurs plombs à sceller

Il arrive parfois de découvrir des plombs à sceller, dont certains sont attribués aux anciens services des douanes. L’intérêt historique de ces morceaux de plomb nous font découvrir dans cet article leur petite fonction de la grande existence des douanes, tout étant basé sur des impôts donc de l’argent, provoquant ainsi des guerres et donnant une partie de l’histoire de l’humanité. Avec ces témoignages de plombs d’apparence sans intérêt, mais riches en histoire, partons à la découverte des douanes

Monogramme trouvé en province du Luxembourg. Photo Dengismn.

Des employés douaniers de compagnies privées se chargeaient du recouvrement, l’Etat gérait la rétrocession de la perception de l’impôt sous l’affermage. Chez les Romains, les marchandises imposables étaient appréciées à leur valeur, car on déballait toutes les marchandises, on pesait, on dénombrait, on comptait, et cela était valable pour toutes les catégories sociales.

L couronné de Louis XV.

On faisait payer 2,5 % d’impôt de la valeur des marchandises importées. On nommait cette perception « quarantième des Gaules » qui se percevait dans tout l’Empire romain.

Au Bas-Empire romain, on percevait dans toutes les limites des circonscriptions fiscales l’Octavia s’élevant à 12,5 %. Mais en Orient, lorsque l’Empire chuta, les impôts prirent la nomination grecque de « teloneion » dont les recouvrements étaient donnés à des fermiers et des commerciaires.

Lionne entre la datation 1630 et trois fleurs de lys.

Au Moyen-âge, Charlemagne change et organise les impôts tonlieux (Teloneion), en ce qui concerne les ports, les routes, les ponts, et les fleuves. Les péages sont souvent affectés à des collectivités monastiques.
Le régime féodal prend en main les tonlieux sous l’éclatement des Carolingiens. La croissance des impôts devient fiscale et leur recouvrement est assuré par des fonctionnaires locaux ou des fermiers. Lors des grandes foires régionales, des exemptions sont alors données aux négociants. Des grains et des espèces monétaires étaient édictés pour les ressources de la France.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 87

Ecu aux tours couronné.