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Monnaies et Détections

Ma première grande « boursée »

Ce vendredi 1er octobre 2021 en rentrant d’un RDV je décide de m’arrêter au pied d’une colline sur le col de la route qui relie deux petits villages dans le 83, j’ai déjà prospecté dans les environs sans jamais rien trouver de bien conséquent, surtout et essentiellement des culots de cartouches de chasse dont certaines à broche.
Après quelques heures de balade avec mon chien, mon Teknetics Eurotek Pro et très peu de cibles significatives, je suis surpris par une série de petits sons sur un même balayage de disque. Les précédentes fois que ce type de son régulier mais étendu avait retenti de mon détecteur, le résultat après exhumation c’était de beaux gros fils de cuivre déroulés sur plusieurs centimètres. Je décide donc de creuser cette nouvelle cible pour en avoir le cœur net et avec l’aide de mon Pointer j’arrive à sortir de terre un double-tournois.

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C’est de la bombe !

Lansing, Michigan, États-Unis, une famille ayant récemment hérité d’une maison et de son contenu, font le ménage, espère-t-ils y trouver un trésor ? L’histoire ne le dit pas, mais ils tombent sur un objet insolite, dans le bas d’un placard sous un tas de chiffons, un obus de la Première Guerre mondiale, une bombe énorme !
Panique générale, la police prévenue et le service de déminage ont fait évacuer la rue par précaution, les démineurs doivent encore en rigoler, puisque l’obus avait été vidé de son explosif, remplacé par un trésor ! Un magot constitué de monnaies en argent et cuivre, pas de pièce d’or et d’un lot de billets de banque, des monnaies et billets datés entre fin 1800 et 1900 ! Le montant total n’a pas été précisé, tous les dollars frappés ont toujours cours, mais il n’est pas impossible que quelques monnaies ou billets rares fassent monter le jackpot. La famille a récupéré son trésor et le service de déminage est reparti avec l’obus, vide cette fois…


Source : wilx.com

121.23

Bonjour, voici un bel objet que j’ai trouvé il y a quelques années non loin d’Autrans (38880) dans le Vercors. Fidèle lecteur de votre magazine, je vous invite à m’aider pour l’identification et la datation de cette trouvaille. Il a un diamètre de 25 mm et une épaisseur de 15 mm. Son poids est de 25 grammes mais il est rempli de terre. Sur le dessus il y a un petit clou qui traverse l’objet, sur le dessous une ouverture (12 x 10 mm) servant à accueillir un morceau de bois et sur le flan gauche une autre ouverture d’un diamètre de 5 mm, usé très probablement par un cordon ou par du crin. Sur le verso on distingue au centre un visage humain portant un bonnet phrygien ? Encadré de deux plumes puis de deux fleurs à 4 pétales. Au niveau du col on distingue deux signes face à face (l’oiseau). Tout en bas une sphère et deux rayons ? Sur le recto on retrouve les deux fleurs à 4 pétales et en son centre un symbole qui m’est inconnu mais me fait penser à une hache ou une couronne ou encore un chapiteau de colonne. En bas on retrouve encore la sphère et les deux rayons, identiques au verso. Je pense à une tête de canne ou encore un cul de dague. Merci pour votre aide. Jolly Jumper
Il s’agit bien d’un pommeau de dague, on pencherait sur la période de la Renaissance pour le côté chargé en décoration. Fin XVe- fin XVIe.

Les cinq familles

Lorsque le Luxembourg est devenu grand (duché) il a, en fait, considérablement réduit. Des deux tiers… C’est pourquoi il existe après ce découpage frontalier né de la défaite de Napoléon I, un Luxembourg belge,un Luxembourg prussien et un Luxembourg français. Ce dernier est annexé un peu plus tôt que le belge puisque Louis XIV, ce grand amateur des terres voisines, avait raflé les paroisses luxembourgeoises, comme la cité de Thionville et leurs 60 000 habitants dont les descendants forment aujourd’hui le Luxembourg français. En 1815, l’est est laissé aux Prussiens tandis qu’en 1839 le royaume des Belges annexe formellement tout l’ouest.
Désormais largement amputé, ce territoire avait été donné au roi des Pays-Bas pour compenser la perte de quatre principautés allemandes (Siegen, Dillenbourg, Nassau-Dietz et Hadamar), de ses ancêtres, données à la Prusse dans la grande redistribution. Le titre de “grand-duc” lui permet d’être au-dessus de la plupart des autres membres de la Confédération Germanique, à laquelle le Luxembourg appartient désormais.

Le roi devient grand-duc du Luxembourg à titre personnel. C’est pourquoi la règle familiale s’applique et que son cousin à la énième génération devient grand-duc en 1890, tandis que le royaume se transmettra par les femmes.
Donc en 1815, le Luxembourg est confié à une nouvelle dynastie. C’était déjà arrivé lorsque la famille éponyme avait revendu ses droits à un Bourgogne. D’ailleurs ces “Luxembourg” du XVe siècle étaient en fait des “Limbourg” (un duché plus au nord, à l’histoire fascinante également).
Il y aurait donc cinq dynasties différentes régnant au Luxembourg depuis la fondation de cet Etat, au Xe siècle, par Sigefroid : Luxembourg, Limbourg, Bourgogne, Habsbourg, Nassau.

En réalité toutes descendent de ce chevalier-comte mort en 998 (ou 987, les historiens divergent).
La jeune héritière Luxembourg épouse un Limbourg et leur fils devient comte de Luxembourg en ce XIIIe siècle. La veuve “Limbourg-Luxembourg” rembourse une dette à son cousin Bourgogne qui devient duc (eh, oui le statut a augmenté en 1353) de Luxembourg en ce XVe siècle. La fille de Charles le Téméraire, quelques décennies plus tard, épouse un Habsbourg. Leurs descendants règnent jusqu’à l’occupation française en 1795.

Des prétendants français au titre.

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Épée des croisades !

Belle découverte pour un plongeur israélien, Shlomi Katzin, qui plongeait sur la côte nord d’Israël dans la région de Carmel, une zone qui a de nombreuses criques naturelles où les bateaux s’abritent en cas de tempête. Dans l’une de ces criques, après justement une tempête qui avait déplacé beaucoup de sable, il a repéré à l’œil une superbe épée ! Bien que recouverte de concrétions et de coquillages, sa forme est parfaitement identifiable, une forme et une dimension qui laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une épée ayant participé aux croisades ! Et qui aurait donc environ 900 ans ! L’épée a été remise à un laboratoire, il faudra au moins un an de traitement pour la nettoyer et stabiliser le métal…


Source : dailysabah.com

121.10

Bonjour et merci pour votre magazine engagé dans notre défense. J’ai trouvé cette bague sur le bord d’une rivière dans les bois plein de ronces derrière chez moi (merci le confinement je n’y serai jamais allé sinon). C’est pour moi la première fois que je sors de l’or. Aussi je tenais à la partager et à l’identifier. Pour information j’ai fait dans les 5 mêmes mètres deux 10 centimes napoléons 185 ? Et 1865, une Céres 1884 et une 10 francs 1948. La bague est en or mais sans poinçon. La pierre je ne sais pas, peut être de l’onyx. Dimensions de la pierre 10 mm x 7,5 mm. Dimensions du chaton 12,5 mm x 9 mm. Entre les deux brisures 16 mm. Poids : 2 à 3 g. J’aimerais la redresser mais je crains qu’elle ne casse. Avez-vous une idée de son époque ? Merci d’avance, Julian
La bague est post moderne entre le XIXe et XXe siècle, elle est creuse d’où son faible poids. La pierre pourrait être effectivement un onyx ou du matériel moins couteux comme de l’émail noir ce qui serait possible pour ce type de bague creuse plus en rapport avec la bourse du propriétaire.

Rodeo 65

Janvier 1944

Début 1944, la suprématie aérienne alliée s’affirme en France. Lentement mais sûrement, la Luftwaffe est dominée par l’aviation anglo-américaine.
Le 21 janvier 1944, 16 Hawker Typhoons (1) de la Royal Air Force des Squadrons 193 et 266 décollent en 4 groupes de 4. C’est une mission de chasse libre sur la Bretagne nord, elle est nommée « Rodeo 65 ».

Les Typhoons sont menés par le « squadron Leader » Peter Lefevre (2 et 3). Ce pilote a déjà une carrière hors du commun derrière lui. Ayant rejoint la RAF en 1938, il a été abattu et a sauté trois fois en parachute, une première fois pendant la bataille d’Angleterre, une seconde en Italie et une troisième fois en Bretagne nord près de Brest, où il a été caché par la résistance, évacué par l’Espagne et récupéré par le consul Anglais avant d’être rapatrié vers l’Angleterre. Il s’est battu en Norvège, à Malte et il est décoré de la prestigieuse DFC (« Distinguished Flying Cross »). Il a déjà abattu 9 avions allemands : des chasseurs (Me109, FW190), des bombardiers (Junkers 88, Heinkel 111) et même un Hydravion (Heinkel 115).

Rodeo 65

Les 16 Typhoons traversent la Manche à 650 mètres, juste en dessous du plafond nuageux. En arrivant sur la côte française, ils croisent 6 Typhoons du Squadron 193 qui eux reviennent vers leur base.
Les 16 avions entament leur périple. Ils passent au nord de Dinan, puis filent vers le sud. Sur Rennes, ils rencontrent une FLAK (DCA Allemande) modérée à épaisse. Pour éviter la ville, le leader les emmène à 30 mètres d’altitude plus au sud de Rennes, mais la FLAK les suit. Arrivés à 10 kilomètres à l’ouest
de Rennes, ils repartent vers le nord-est, direction Lannion.

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Taureau de bronze

Découverte réalisée à l’œil, sur le site archéologique d’Olympie en Grèce ! Une petite statuette votive d’un taureau en bronze, une découverte faite après de fortes pluies ! Voilà une zone qui mériterait d’être soigneusement passée aux détecteurs de métaux ! La statuette a été datée de l’époque dite géométrique. « L’époque géométrique désigne une période de l’histoire de la Grèce antique, allant approximativement de 900 à 700 avant J.C ». D’après les archéologues, il s’agissait probablement d’une offrande votive faite au dieu Zeus, la statuette ayant été découverte entre le temple de Zeus et l’Altis, l’enceinte sacrée sur laquelle fut construit le premier stade des Jeux…


Source : slate.fr

121.30

Bonjour, j’ai trouvé cette flèche en bronze jaune (riche en étain sans doute) et ce poignard avec fourreau de cuir dans le même trou tous les deux.  Le poignard devait avoir une poignée de bois, aujourd’hui disparue, ils ont une longueur de 25 cm environ et je les ai trouvés dans l’Hérault, il y a quelques semaines, pourriez-vous me dire de quelle époque et de quelle origine ils sont ? Je pense qu’ils sont antiques et d’origine Africaine mais sans certitude aucune, merci à vous et cela dit en passant, votre magazine est mon préféré depuis 13 ans ! Frédéric. 
Merci pour vos encouragements, Nous voilà devant une photo d’objets atypiques, du coup, des questions surgissent : apparemment c’est trouvé au détecteur car vous parlez de trou extraction. Trouver une pointe de flèche ou lance africaine enterrée en France semble être rarissime mais pas impossible. La photo du poignard ne nous permet pas d’avoir les informations nécessaires pour se faire une opinion. De quel métal s’agit-il ? Y’a-t-il des décorations ? Nous ne pensons pas cela antique le cuir n’aurait pas résisté au temps d’enfouissement. Il existe une autre alternative. Quelqu’un s’est débarrassé, il y a peu (comparé à l’échelle antique) de ces deux objets de collections possibles pour une raison inconnue.

Autour de l’autre Charles X

Qui se souviendrait d’un énième prince capétien, devenu haut prélat du fait de son hérédité, s’il n’avait été le concurrent d’Henri IV ? 

Heureusement, des revues spécialisées comme Monnaies & Détections, par exemple, l’évoquent parfois, cet autre Charles X. Comme dans le n° 119 avec “L’épée volée de Charles X”, par Nostromo, dans lequel l’auteur a inséré un paragraphe sur le premier (!) Charles X, celui de la Ligue, le nôtre pour ce sujet.
Un détectoriste a récemment fait une jolie trouvaille avec deux petits cuivres de Charles X. L’état et leur fréquence rendent leur cote faible. Mais ces deux exemplaires sont les témoins de la pire guerre civile qu’ait connu la France. Sa durée ainsi que sa violence ont toutes deux fait du royaume de France un puzzle dont certains morceaux attiraient les convoitises. Si Paris ne s’est rendue qu’en 1594, après la longue dictature du conseil des Seize (nombre des quartiers du Paris de l’époque, si Toulouse ne s’est soumise qu’en 1596, le duc de Mercœur, un cousin des Guise, ne se soumettra qu’en 1598. Très tenté par une restauration du duché de Bretagne dont il est gouverneur depuis 1582, il s’appuie sur l’immense fortune de sa femme, descendante des ducs régnant à Nantes, et surtout, sur la puissance militaire espagnole qui a débarqué 3000 soldats cantonnés à Blavet.
Il y a soixante ans toute juste, F. Dumas a décrit (dans… “Trois trésors d’argent du temps de la Ligue”) quatre découvertes d’argent espagnol enterré durant les Guerres de Religion. La plus ancienne date de 1917 (les trois autres sont de 1961), exhumée à Pont-l’Abbé Lambour, l’auteure en a examiné onze pièces espagnoles. Le plus volumique des trésors est à Pont-Croix avec 400 monnaies environ trouvées sous la dernière marche de l’escalier menant à la cave d’une maison en démolition, l’auteure le situe vers l’année 1595 et suppose que le propriétaire est mort lors du sac de la ville par le ligueur Eder de la Fontenelle. Pour le trésor d’Auray, sorti d’une destruction de haie, il a été enfoui à même le sol, sous un chêne, entre 1589 et 1592. Les 78 monnaies sont toutes espagnoles, principalement des ateliers de Séville et de Mexico : un trésor de soldat, comme celui de Lagny, enfermé dans un pot de terre brisé lors de la découverte qui en renfermait 179, principalement au nom d’Henri III, cette fois.

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