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Monnaies et Détections

Trouvaille 77.31

Trois trouvailles faites par Rémi à Salon-de-Provence : un sesterce de Hadrien en bronze, frappé en 126 de notre ère. Titulature avers : HADRIANVS – AVGVSTVS (Hadrien auguste). Description avers : Buste lauré d’Hadrien à droite, drapé sur l’épaule gauche. Le revers présente l’Equité COS – III/ S|C. Aequitas (l’Équité) drapée debout à gauche, tenant une balance de la main droite et un sceptre long de la main gauche : “Consul tertium” (consul pour la troisième fois). L’année 126 correspond à la commémoration des Decennalia et au retour de l’Empereur à Rome. La représentation de l’Équité est inhabituelle avec un long sceptre au lieu de la sempiternelle corne d’abondance. La monnaie a un bel ensemble de patine homogène, elle est en état TTB estimée à 300 €.

Vient en suivant un joli clou en bronze à tête arrondie, de facture artisanale, vraisemblablement d’origine antique mais cela n’est pas une certitude.

Enfin on termine par cette bague étonnante : bague à profil continu et plateau rapporté surmonté d’un gros chaton cubique ; le décor est homogène sous forme de bossettes disposées géométriquement. S’agirait-t’il d’une bague à édicule caractérisée par un décor architectural représenté en miniature (un donjon ?) avec jonc large et plats ? L’objet est étonnant et sous toute réserve nous le classerions au Xe siècle.

L’île de la Passion ou le trésor rêvé de Clipperton

L’anneau corallien

L’île de Clipperton est un atoll corallien fermé, baigné par les eaux de l’Océan Pacifique, à quelques mille deux cent quatre-vingt kilomètres des côtes du Mexique. Clipperton est un îlot à l’apparence singulière, en effet, vu d’avion, il présente une forme en anneau, le centre de l’atoll  accueille un lagon qui s’enfonce à plus de trente-quatre mètres de profondeur. Une portion de ce bout de terre est recouverte de cocotiers. Au nord-ouest s’étend une piste d’atterrissage construite par les Américains au cours de la dernière guerre.

L’île est d’un abord malaisé, entourée de récifs coralliens, elle demeure un piège redoutable pour les navires qui s’en approchent. On peut encore remarquer de nos jours les vestiges de plusieurs bateaux échoués qui pourrissent sur ses plages.

Une souveraineté disputée

L’îlot fut pour la première fois découvert par deux marins français, les capitaines de frégates, Michel du Bocage et Martin de Chassiron. L’atoll corallien fut nommé Ile de la Passion en souvenir du jour de sa découverte, un certain vendredi Saint, le 2 avril 1711. Les deux officiers purent dresser la première carte de l’île en ce début du XVIIIe siècle. Pourtant, les Mexicains contredisent cette découverte et affirment que des navigateurs espagnols auraient abordé l’atoll, bien avant les deux Français.

Néanmoins, l’île n’a en apparence que peu de ressources naturelles, une poignée de cocotiers, une colonie de crabes et une immense volière peuplée d’une quinzaine d’espèces d’oiseaux de mer… Le guano, voilà la vraie richesse de l’île. Outre ces ressources en phosphates, la France voit en ce bout de terre un point stratégique remarquable, face à l’Isthme de Panama. Le 17 novembre 1858, le Lieutenant Le Coat de Kerveguen en prend officiellement possession au nom de la France. Puis ce sont les Etats-Unis en 1892 qui exploitent la ressource naturelle. Le Mexique n’admet pas cette souveraineté et revendique l’atoll en 1897. Des compagnies exploitant le guano sont désormais implantées sur l’île durant plusieurs dizaines d’années.

Pourtant, en 1914, le calme apparent de cette colonie d’exploitants mexicains est troublé par un naufrage qui bouleverse le quotidien de la communauté. La goélette américaine Nokomis est drossée sur les récifs de corail lors d’une violente tempête. Douze survivants accostent sur l’atoll, dont le capitaine Jensen et sa famille. Malheureusement, il n’y a pas assez de ressources pour nourrir douze bouches supplémentaires. Le capitaine Jensen prend la décision d’envoyer quatre de ses marins dans une barque, au gré des courants, pour aller quérir de l’aide. Ils réussissent à accoster au Mexique après dix-sept jours de mer et obtiennent une aide militaire. C’est un croiseur américain en escale à Acapulco qui viendra chercher les naufragés. Pourtant les membres de la colonie mexicaine, commandés par le Capitaine Ramon Arnaud, refusent le rapatriement vers le Mexique. En effet, une guerre civile déchire le pays et Arnaud préfère attendre un retour au calme pour rejoindre son pays avec les quarante résidents de l’île. Mal lui en prit, aucun navire de ravitaillement ne viendra plus accoster l’atoll. Les hommes et les femmes périssent de malnutrition et de scorbut. Les denrées naturelles de l’île ne sont plus satisfaisantes à la survie du groupe. Le capitaine croit apercevoir un jour une voile sur l’horizon, il ordonne alors à ses hommes de rejoindre le navire en barque, laissant sur l’île, femmes et enfants ainsi que le gardien de phare, un dénommé Alvarez. Pour une raison inconnue, une bagarre éclate dans la chaloupe qui se renverse sous les yeux de la femme du capitaine…

La suite dans Monnaies & Détections n° 77

4000 ANS

Nikolay Tarasov était à la pêche avec un ami, il relevait ses filets, dans la rivière Tisul, région de Kemerovo en Sibérie. L’un d’eux étant resté coincé il s’est mis à l’eau. Après avoir trouvé la pierre qui retenait son filet, il allait la jeter plus loin quand son regard fut attiré par un visage sur la pierre ! Une tête sculptée qui, bon il faut bien le reconnaître, fait plutôt la gueule… Dans le doute Nikolay l’a mise de côté et quelques jours plus tard, il est allé la montrer au musée local. Le conservateur a failli en tomber à la renverse, une découverte rarissime, la figurine a été datée de plus de 4000 ans ! Et il ne s’agit pas d’une pierre comme Nikolay l’avait supposé, mais d’une corne qui s’est fossilisée après avoir été sculptée ! Beau joueur, le pêcheur a offert sa trouvaille au musée.

Source: siberiantimes.com

Trouvaille 77.28

Et voilà un statère de la Belgique de l’ouest, IIe siècle avant JC selon le dénomination de Monsieur Delestrée que l’on avait tendance à rapprocher aux Ambiani : profil à droite dégénéré avec force boucle et ponctuation, au revers un cheval très stylisé avec croissant et globule, reste de l’aurige au dessus ; grosse tache d’oxydation, estimation à 800 €.

Objets courants en détection : les couteaux Coursolle

Durant mes sorties détection, il y a un objet que je déterre fréquemment. Pas à chaque sortie tout de même, mais il reste néanmoins assez courant. Il s’agit du couteau. Mais pas n’importe lequel : le couteau Coursolle. Vous ne voyez pas ? 

Et pourtant. Il est si facile à reconnaitre par son manche en laiton de couleur jaune représentant des personnages, des animaux ou encore des scènes de vie en relief. Les plus anciens d’entre nous reconnaitront cet objet aisément mais pour les plus jeunes, cela sera plus compliqué.

Certes, en détection, nous le retrouvons en bien mauvais état. Dans la majorité des cas, il ne reste d’ailleurs qu’une des deux faces du manche. L’ensemble ayant été dévasté par la rouille et dispersé dans le sol. Si malgré tout le couteau est extrait en entier bien souvent replié, alors la couleur jaune de son manche aura disparu, ternie par les nombreuses années passées sous terre ; sa lame en acier, si elle est encore présente, sera complètement rouillée, intimement liée au reste du couteau et le tire-bouchon, lui aussi aura subi les ravages du temps et aura perdu sa rigueur le rendant presque méconnaissable. Heureusement tout de même, et pour notre plus grand bonheur, les motifs en relief si caractéristiques seront timidement présents.

Quand j’en trouve un en terre, je ne peux m’empêcher de gratter la terre agglutinée sur le manche et le balayer du pouce pour faire apparaitre le motif : tantôt un joueur de basket ou de tennis, tantôt un animal ou bien encore des scènes d’antan. Chaque face me réservant une surprise. Mais une fois rentré à la maison et confortablement installé devant mon atelier, je m’occupe de ma trouvaille pour tenter de lui redonner un aspect digne de ce nom. Un bon nettoyage désincrustant, un polissage à la paille de fer fine et je peux enfin découvrir avec admiration la qualité du travail de gravure et sa patine si caractéristique.

Quand je tiens dans ma main un de ces couteaux, je ne peux que repenser à mon grand-père qui en avait toujours un sur lui. Je le revois, assis au bout de la table, dépliant ce couteau qui annonçait le début du repas et qui le repliait une fois celui-ci terminé. Comme à son accoutumée, il le rangeait au fond de la poche de son pantalon bleu en moleskine en ayant pris soin avant d’essuyer la lame dans sa serviette. Il s’en servait également pour couper les légumes de son potager ou encore pour son petit bricolage. Chaque occasion étant un prétexte à son utilisation. Je le jalousais, moi jeune gamin de six ou sept ans qui ne rêvait à cet âge que d’en posséder un pour épater les copains. En vain. Un véritable outil du quotidien pour lui, de grands moments de souvenirs et d’émotion pour moi.

***

Mais quelle est l’histoire de ce couteau qui a marqué ma jeunesse et comment est-il fabriqué ? J’ai voulu répondre à mes questions et pour cela, je suis remonté jusqu’à la source et son lieu de fabrication : Saint-Rémy-sur-Durolle, en Auvergne (63) à une dizaine de kilomètres de Thiers, capitale de la coutellerie.

En effet, qui de mieux placé que le propriétaire actuel de la société Coursolle pour répondre à mes interrogations. J’ai donc contacté par téléphone puis par mail M. COUPERIER Jean-Marc et ai échangé avec lui sur ses couteaux tant renommés et sur mon intention de faire un article pour un magazine de détection. Après son étonnement de ma démarche, il me consacra un peu de son temps pour répondre à mes questions et nous en sommes restés là pour un premier contact. Mais quelques mois plus tard, un mail de M. COUPERIER m’interpelle dans ma messagerie. Il sera dans mon village le lundi 14 avril en début d’après-midi pour une entrevue professionnelle et profitant de cette occasion, il souhaite me rencontrer pour échanger sur l’historique de son couteau. Après une réponse positive de ma part, rendez-vous est donc pris ce jour à mon domicile.

C’est ainsi qu’à quatorze heures, M. COUPERIER et moi-même sommes installés devant un café, décortiquant la généalogie mystérieuse de ce légendaire couteau…

L’histoire des couteaux

Tout commence avec Léon COURSOLLE, jeune colporteur en draps. Son métier le faisant voyager de ville en ville, il croisa la route de…

La suite dans Monnaies & Détections n° 77

L’or de Crimée

Il y a quelques mois, le musée Allard Pierson d’Amsterdam, Pays Bas, obtenait en prêt, de quatre musées de Crimée en Ukraine, une grande quantité d’artefacts d’objets et bijoux pour une exposition baptisée « Crimée, or et secrets de la mer Noire ». Les objets en prêt couvrent une grande période, de -200 au moyen âge avec entre autres une fabuleuse collection d’objets et bijoux scythes, principalement en or. Tout se passait bien, l’exposition ayant du succès, jusqu’à ce que la Russie envahisse et occupe la région de Crimée jusqu’alors située en Ukraine ! Désormais le musée Pierson est dans l’impasse et se pose la question, à qui rendre les bijoux ? Évidemment, la Russie les réclame, les musées étant désormais sur son territoire et l’Ukraine aussi, puisque c’est le gouvernement Ukrainien qui a donné les autorisations de sortie de territoire pour l’ensemble des collections ! On pourrait aussi suggérer au musée Pierson une troisième possibilité, faire ce que fit la Russie avec les collections d’objets d’art saisis à Berlin en 1945, le trésor de Priam et bien d’autres, s’asseoir dessus et attendre que le temps passe…

Source : ruvr.ru

Trouvaille 77.13

Vu en magasin deux trouvailles amenées par un débutant. Après avoir sorti avec mille précautions 12 doubles tournois pourris, au moment de partir il nous dit naïvement « ha, j’ai trouvé aussi un coin pour le bois »… Je vous laisse admirer son coin pour le bois qui n’est autre qu’une hache à talon de l’âge du Bronze. On le gronde gentiment en lui expliquant que cela est une trouvaille archéologique et qu’elle mérite plus d’attention que ses doubles tournois et puis on le chahute un peu en le traitant de sagouin pour abimer un objet pareil avec son piochon ! Et là il se défend avec véhémence en nous précisant qu’il n’y est pour rien et que ça y était déjà et que c’est certainement le soc de l’engin de labour qui est passé dans le champ une semaine avant lui… Encore un UDM qui sauve une infime pièce de notre patrimoine : « délinquant va » ! dirait H2P2

Et puis une pierre trouvée à l’œil nu dans le même champ qui servait à écraser le grain et appelée le broyon, elle date du néolithique.

Le GPS de randonnée Garmin Dakota 20 – 1e partie

INTRODUCTION

J’utilise le GPS de randonnée Garmin Dakota 20 en détection depuis début 2012.
J’ai trouvé ce GPS tellement performant et facile à utiliser, pour ne pas dire bluffant, que j’ai pensé qu’il serait intéressant de partager cette expérience.
A vrai dire cet article est plus un mini guide d’utilisation du Dakota 20 qu’un simple banc d’essai, il vous permettra de comprendre l’intérêt d’utiliser un GPS randonnée en détection, Garmin ou une autre marque d’ailleurs.
Evidemment pas question ici de recopier la doc livrée avec le Dakota, il s’agit ici plutôt de la compléter avec une vue pratique appliquée à notre loisir, la détection. Et aussi de vous donner des trucs que vous ne trouverez pas dans cette doc constructeur…

DESCRIPTION DU DAKOTA 20

Le Dakota 20 se présente sous la forme d’un boitier qui tient dans la main, il est donc très compact et peut se porter aisément à la ceinture. C’est important en détection où l’on ne doit pas être gêné dans ses mouvements.
Attention, ne vous fiez pas à son aspect rondouillard style tablette de jeux pour enfants, le Dakota 20 est un concentré de technologie de pointe…
Il se pilote très facilement grâce à un écran tactile de dernière génération de 6,5 cm de diagonale, c’est son point fort.
Il est robuste et étanche aux intempéries (norme IPX7).
Il est alimenté par 2 piles LR6 alcalines ou rechargeables Nimh.
Son poids est d’environ 160 g piles comprises.
Le Dakota 20 dispose d’un lecteur de carte microSD situé dans le compartiment piles.
C’est sur la carte microSD que sont stockées les données cartographiques qui vont être visualisées par le GPS. Dans notre cas il s’agit de cartographies au 1/25000e identiques à celles que nous connaissons déjà avec les cartes papier IGN, mais le Dakota peut lire des cartes maritimes ou aériennes.

La suite dans Monnaies & Détections n° 77

La bataille de Gettysburg

Les Américains ont toujours eu la bosse du commerce, mais il y a des limites à ne pas franchir… Limite largement dépassée en mai dernier lorsqu’une société de vente aux enchères du Maryland a proposé aux enchères un crâne humain ! Les restes d’un soldat, inconnu, ayant trouvé la mort à la bataille de Gettysburg, accompagné d’une baïonnette, boucle et plaque d’uniforme… Devant le tollé du public et d’anciens combattants, la vente a été annulée. Et les restes du soldat ont finalement été offerts à la Gettysburg nationale Park, où ils seront enterrés avec les honneurs militaires. Ce crâne et les effets qui l’accompagnent furent découverts en 1949 près de l’emplacement d’une grange qui servit d’hôpital de campagne pendant la bataille. Ils étaient depuis restés dans une collection privée… La bataille de Gettysburg, Pennsylvanie, du 1er au 3 juillet 1863 en pleine guerre de Sécession fit plus de 8000 morts. L’estimation, au catalogue de la vente, de ce crâne humain vieux de seulement 151 ans, laisse sans voix : 200 000 dollars…

Source : dailymail.co.uk

Trouvaille 77.05

Ci-joint, les photos d’un objet trouvé à 5 cm de profondeur, dans un ruisseau de l’Ariège. Sur un forum détection, certains disent : reste d’un couteau, un couteau de lancer ou un couteau médiéval du XIVe ou XVe siècle. De quoi pourrait-il s’agir ? Longueur 22 cm, département Ariège. Merci, Philippe de Toulouse.

Indiscutablement c’est un couteau. Peut-être un stylet de chirurgien… On penche pour une période plus récente XVIe-XVIIIe siècle.