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Monnaies et Détections

112.04

Bonjour, je vous fais parvenir les photos de cet objet 5 cm x 5 cm en bronze, pouvez-vous m’identifier cet objet et me donner sa valeur ? Trouvé dans le département 27. J’attends votre réponse dans un prochain numéro, cordialement, Manu. 
C’est une applique peltiforme, peut-être en provenance d’un harnais gallo-romain. Le thème est un enfant jeune tenant des serpents dans les mains. Bien qu’il ressemble à un Cupidon, on y voit plutôt Hercule enfant qui étrangle les serpents et au-dessus une tête de lion pour rappeler le lion de Némée qui a vaincu Hercule. Ie-IIe siècle.
Suit un très beau sceau en amande ou en navette, donc ecclésiastique de la fin XIVe s. ou début XVe s. La description est la suivante : Dieu se penche en haut et tend la main depuis un nuage, une coupe symbolise le ciel avec le mot latin probable en abrégé : AETERNITAS (l’Eternité), au-dessous de cet arc de cercle, les lettres IN RI inscrites sur la croix, abréviatif de : Iesus Nazareth Rex Iudaeorum (Jesus de Nazareth, Roi des Juifs). En dessous, trois bâtiments sont présents, une petite tour, une grande tour centrale, un clocher ; ces trois figures pourraient symboliser des édifices inscrits dans les murailles d’une cité on pense alors à Reims dont le sceau présente des murailles avec des tours et structures avoisinantes (voir sceau de Reims). Dieu a tendu la Sainte ampoule, destinée à oindre les rois de France. La légende de bordure est difficilement lisible on lit FVLCO (Foulques)… Un Fulco Foulques a été  évêque de Reims vers 900… Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse mais elle est tentante pour l’un des chanoines de la cathédrale de REIMS. A défaut de cette première lecture, Dieu ayant désigné son fils le Christ, depuis la voûte céleste, à la cité terrestre, il pourrait s’agir aussi du sceau d’un chanoine d’un chapitre d’une église sous le patronage de SAINT SAUVEUR, église à repérer d’après le contexte local de la découverte.

Confinatus sed prospectuus

Quand le confinement a commencé, je venais juste de recevoir le sac conçu par XP pour emporter le Déus en balade… Il est génial, comme tout ce que fait XP…

Les premiers jours, comme tout un chacun, je me suis mis à faire toutes ces choses remises au lendemain depuis des années : j’ai lasuré toutes les menuiseries, repeins les ferrures, ciré les meubles, nettoyé les portes intérieures, distribué du xylophène, trié, classé, jeté, cherché des sites à prospecter sur Internet… tout en pensant à cette pauvre France, tombée si bas, sans masques, sans gants, sans lits d’hôpitaux ni équipements suffisants, alors que nous sommes les champions mondiaux des prélèvements fiscaux et sociaux et la sixième économie du monde…
Et ce confinement qui bloque les prospecteurs à la maison… alors que les jours allongent, que tous les champs ne sont pas semés, que la végétation n’a pas encore tout recouvert…Décidément, notre liberté diminue de plus en plus : il y a eu la loi de juillet 2018 (tout ce qui est dans le sol ou le sous sol appartient à l’Etat, merci les députés), puis la baisse de la vitesse autorisée à 80 (bravo le jackpot) et maintenant le confinement (sauf dans certaines banlieues)…
Puis au bout de trois semaines, les corvées étaient finies, et je n’ai plus supporté la vision quotidienne de ce pauvre Déus, debout dans un coin, très digne mais le disque tout triste, sans sortie, sans soleil, sans exercice, sans dialogue avec le sol, …
Alors j’ai fini par aller voir l’agriculteur propriétaire d’une immense parcelle située presque contre ma maison. Il m’a fallu, pour aller chez lui, traverser quelques champs et prendre des chemins de terre, pour éviter de rencontrer pandores et policiers municipaux très occupés à verbaliser les déconfinés sans le sésame. J’ai bien fait d’aller le voir : il m’a dit que la parcelle faisait un peu plus de vingt hectares, qu’il y avait eu dans le temps (?) des rangs de vignes et aussi beaucoup de jardins pour les gens du village, parce que c’est une terre légère, sableuse, et qu’ils pouvaient prendre l’eau pour arroser dans la rivière (le champ longe en effet l’Ariège tout du long). « Quant mon père a commencé à acheter les parcelles, il y avait au moins une trentaine de propriétaires… Bien sûr que tu peux aller y prospecter tant que tu veux, mais attends deux ou trois jours car c’est toujours en gros labours après le maïs irrigué, et justement mon père doit aller passer le rotavator puis un coup de disques pour pouvoir semer le soja fin avril début mai. Oh tu ne vas pas trouver grand-chose parce que justement c’était une zone inondable, d’ailleurs mon grand-père, en 1942 ou 43, a eu l’eau dans sa cuisine, et pourtant la ferme est beaucoup plus haute que le champ… »

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Le mystère de Plougastel

Au printemps 2019, la commune de Plougastel, située dans le Finistère en Bretagne, lançait un concours original, avec 2000 euros au gagnant. Il existe sur une des plages de la commune, un rocher gravé d’un mystérieux texte, resté à ce jour indéchiffrable ! Tout l’enjeu du concours était d’en proposer une traduction, plus de 2200 demandes de participations, venant des quatre points du globe ont été adressées à la mairie de Plougastel ! Le jury a, dans un premier temps, retenu 65 traductions, puis au début de cette année deux, visiblement, sortaient du lot et arrivaient aux mêmes conclusions ! Deux dates sont visibles sur le rocher, 1771 et 1786. Les chercheurs sont arrivés à l’histoire suivante : le texte qui est du vieux Breton aurait été gravé en 1786, par un marin ou un soldat, qui rendait ainsi hommage à un de ses amis, mort lui, en 1771 dans un naufrage, probablement à proximité de la plage. Si la prime, a été partagée entre les deux chercheurs, 20 % du texte gravé garde encore son mystère et reste pour l’instant, incompréhensible…


Source : Ouest-France & thehistoryblog.com

112.02

Bonjour, je souhaiterais savoir ce qu’est cet objet qui devait être plus grand, cassé sur le bas, trouvé dans des vignes au niveau de l’estuaire en Gironde. Objet en bronze, 5 cm de haut sur 4,5 cm de large, poids 72 g, avec deux traits parallèles sur l’axe de symétrie, deux cercles de chaque côté de l’axe de symétrie et un petit cercle dans le cercle (voir le dessin). Est-ce romain ? Emilie
Même avec toutes vos photos, on a du mal à imaginer l’objet en trois D, bref cela ne nous permet pas de vous aiguiller sur une éventuelle piste. Qui sait, un lecteur s’écriera peut-être : « Euréka j’ai trouvé » ?

Feu au décollage

Nous sommes le 22 juillet 1944 et il est 5 heures du matin. Le jour pointe à l’horizon.

Je m’appelle Karl Labmayer (photo 2). Je suis autrichien et dans 4 mois, j’aurai 21 ans. Je suis pilote dans la Luftwaffe et ai suivi le cursus complet d’apprentissage : j’ai appris à voler sur des planeurs, puis continué sur des biplans et des bombardiers Junkers 88 et je me prépare aujourd’hui à décoller avec un Heinkel 177 « Greif », le fleuron des bombardiers de La Luftwaffe. Je suis très fier de piloter un si bel avion : il peut peser jusqu’à 30 tonnes, fait plus de vingt mètres de long et a 30 mètres d’envergure. Il est armé de deux canons, six mitrailleuses et peut emmener jusqu’à six tonnes de bombes ; nous sommes six à bord, un équipage soudé avec qui je vole depuis plusieurs mois (photo 3 : notre équipage à l’entrainement en Allemagne) : Siegfried Mattausch (photo 4), Heinz Lehmann, Siegfried Tritschler, Manfred Rehm (photo 5), nous sommes tous très jeunes, notre âge avoisine les 21 ans. Le chef-météorologue Walter Kuspert (photo 6) s’est joint à nous, il est le plus âgé, 33 ans. Je me suis beaucoup attaché à eux ces derniers mois…
Nous faisons partie d’une unité de reconnaissance météo, la « Wekusta 2 ». Notre mission consiste à voler au-dessus de l’océan Atlantique pendant dix heures, pour constater les conditions météos et les retransmettre au Quartier Général de la Luftwaffe qui les utilisera lors de la planification de ses opérations aériennes.
Ma première mission opérationnelle sur Heinkel 177 s’est déroulée il y a quatre jours, le 18 juillet, j’en garde encore clairement dans ma mémoire tous les détails. Après un lever à 2h30, nous avons eu droit à un petit déjeuner copieux, et nous avons décollé tôt le matin. Nous avons volé au-dessus de l’océan Atlantique pendant de longues heures en profitant en même temps de la beauté du ciel. Au large de l’Irlande, nous avons aperçu quatre chasseurs anglais mais nous avons réussi à nous cacher dans les nuages et à leur échapper. Nous sommes rentrés sains et saufs en fin d’après-midi et avons été fêtés en héros.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

7 kilos d’or

L’imagination des contrebandiers est sans limite, les douanes indiennes ont découvert 7 kilos d’or coulés en forme de cylindre et dissimulés dans le moteur d’un climatiseur ! Le tout arrivait par avion, sur un vol en provenance de Dubaï, la plaque tournante des plus grosses transactions d’or au monde. Difficile de dire si les douaniers indiens ont vraiment du flair ou s’ils avaient un tuyau…

Source : indiatimes.com

112.6

Bonjour je vous envoie les photos de la bague. La partie interne se lit très bien, mais la partie externe a été plutôt usée. Je l’ai trouvée à l’œil nu en déblayant la ruine qui est sur mon terrain. Je l’ai nettoyée avec de l’eau. Je ne peux pas vous dire quel est le métal, j’aurais pensé argent. En attente d’une réponse je vous remercie. Gwen 
C’est très certainement une bague en argent car elle ne comprend pas de points de corrosion. On lit effectivement très bien la légende interne : IZEBR+DIA+BIZ+SAB. La légende extérieure est par contre incomplète et usée : +IERFE+DIA+EI+ ? Il s’agit d’un simple anneau plat, brisé semble-t-il. Pour s’en défaire ou en défaire un défunt, soit effectivement de la fin XVIe s. par le style au début du XVIIIe s. – et réponde à un souci de protection magique par inscriptions d’abréviations des invocations de formules latines – la protection contre les forces du mal, et donc les épidémies me semble assez logique. La légende interne est à rapprocher de l’oraison de l’évêque Zacarias contre la peste de 1547. Elle semble se dissocier des invocations des médailles de saint Benoit contre les sorciers qui ne répondaient pas à la même problématique.

A la fin 2019 la presse allemande a présenté l’information : un trésor a été découvert dans le clocher de l’église-cathédrale Saint Pierre et Saint Paul de la ville de Bad Camberg au nord-ouest de Francfort-sur-le-Main. C’est Aaron Sauerborn, un jeune apprenti-menuisier de l’entreprise « Holzbau Sven Krüger », qui est l’inventeur du trésor.

L’église-cathédrale de Bad Camberger

Bad Camberg est une petite ville qui compte aujourd’hui 15000 habitants. Ce n’est que depuis 1981, année où elle a été officiellement classée comme station thermale, qu’elle porte ce nom (Bad signifie Bain). Elle s’appelait alors simplement Camberg comme on peut le voir sur l’ancienne carte postale reproduite sur cette page. C’est en 1580 que la tour est ajoutée à une ancienne église dont il ne reste rien puisque le bâtiment est rénové à la fin du XVIIIe siècle. Seuls la tour et son clocher sont alors conservés. L’église-cathédrale, consacrée à Saint Pierre et Saint Paul en 1781, ne subit plus ensuite de modification importante.

La découverte du trésor

A l’automne 2019, un travail de vérification de la charpente conduit un jeune apprenti-menuisier à monter dans le clocher de l’église. En inspectant les poutres, perché sur une échelle, il met la main sur des objets qu’il trouve très froids et qui tombent sur le sol. Ce sont des pièces de monnaie ! Au total il y en a 96. Il les ramasse, redescend du clocher et va remettre sa découverte aux prêtres de l’église Saint Pierre et Saint Paul. Ceux-ci confient les pièces à des experts numismates de Francfort-sur-le-Main qui les nettoient et les étudient. Elles ont toutes été frappées entre 1551 et 1630, l’une est en or et les autres sont en argent. La plus remarquable est un taler frappé en 1623 par Ferdinand II. Les pièces ont probablement été cachées dans le clocher peu de temps après sa construction. Peut-être pendant la guerre de Trente Ans qui embrasa presque toute l’Europe et qui dura de 1618 à 1648 ?

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°112 …

Demi-souverain

En or. C’est la belle découverte d’un prospecteur de Nouvelle Zélande qui a découvert cette pièce d’or avec un détecteur de métaux ! Un demi-souverain frappé en 1855 en Australie à Sydney. Si ce n’est pas vraiment exceptionnel de trouver ce genre de monnaie en Australie ou en Nouvelle-Zélande, c’est un peu comme de trouver un Napoléon or, en France, ça n’arrive pas tous les jours, mais on en trouve quand même pas mal.
Ce demi-souverain a une particularité, une frappe considérée comme rare ! Il n’y a eu que 21 000 exemplaires frappés en 1855, contre 480 000 l’année suivante. Coinweek.com qui a été chargé de vendre la monnaie, n’en a vendu qu’une seule de 1855 à ce jour. D’où une estimation de 10/15 000 dollars et les numismates de rajouter le fait qu’elle ait été découverte avec un détecteur de métaux devraient faire monter sa cote ! Les trésors, même une monnaie isolée, font toujours rêver…

Source : Coinweek.com

112.03

Objet trouvé dans un terrain vers Séchilienne dans l’Isère… Merci, cordialement Thierry
Toujours plus facile d’identifier un objet entier, cette identification est le fait de notre ami Régis Najac qui nous fournit même deux photos pour bien se rendre compte de la chose, c’est une enclume portable pour affûter les faux, on la plantait dans le sol et on affûtait et martelait le tranchant de la faux.