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Monnaies et Détections

Le trésor des Schlattner

1945, Tchécoslovaquie, la famille Schlatter, dont il ne reste que le père et le fils, Rudy, se résout à quitter le pays, les Russes arrivent ! Et ils sont loin d’avoir bonne réputation… Le père Schlatter n’a pas tort, le rideau de fer va bientôt tomber sur tous les pays de l’est de l’Europe. Avant de quitter sa maison qu’il a lui-même construite dans les années 1920, le père de Rudy cache tout ce qu’il possède entre la toiture et la soupente de la maison ! Une maison qu’il ne reverra jamais… Un peu plus de 70 ans plus tard, Rudy maintenant âgé de 83 ans est retourné dans son pays natal. Premier miracle la maison était toujours là et le plus incroyable c’est que le trésor caché par son père était resté intact ! Même le système de ficelle permettant d’ouvrir la cache fonctionnait encore ! Le trésor en lui-même n’a pas une grande valeur, quelques objets d’argenterie et surtout des objets de la vie de tous les jours, des livres, des jouets d’enfants, des vêtements, quelques tableaux, plus d’un mètre cube d’objets en tous genres ! Les souvenirs d’une vie… Rudy Schlatter a décidé de faire don de la totalité au musée de la ville d’Usti nad Labem.

Source : DailyMail.com

87.02

Bonjour, je lis avec intérêt votre revue et je vous soumets cette, je pense, belle monnaie des Comtes de Forcalquier, trouvée pas loin de St Michel l’Observatoire. Pourriez-nous en dire un peu plus sur son identification, si c’est une monnaie courante et une estimation en collection ? C’est pour ma part une belle trouvaille toujours émouvante dans cet état là ! Bien cordialement, Olivier.
Il s’agit bien d’un denier de la PROVENCE – COMTÉ DE FORCALQUIER – GUILLAUME V DE SABRAN appelé encore Guillemin. Avers : + VI.LEL.MVS: Dans le champ posé en carré C O M E, un besant au centre (Guillaume, comte). Revers : + PROENCIE : Croix cantonnée au 2 d’un besant. La monnaie est en état TB et sa valeur oscille entre 180 et 200 euros.

Prospection dans l’Indre

La voix au téléphone est sympathique, les photos de la propriété donnent une furieuse envie de prospecter et de chasser le trésor, mais il n’y a pas d’histoire de trésor, pas la moindre… La maison appartient à la même famille depuis 1830, la partie la plus ancienne date du XVe siècle. Allez je fais une exception ! En principe sans histoire de caches familiales, je ne me déplace pas, mais je dois monter sur Paris alors pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ?

Et c’est ainsi que je me retrouve dans l’Indre, un village d’à peine 1000 habitants au dernier recensement. Accueilli par les parents d’Emmanuel (mon interlocuteur au téléphone) il fait ce jour-là un froid très vif et je vois tomber la première neige de l’année. Après les courtoisies d’usage, je visite les lieux avec le maître de céans, des caves aux greniers cela nous prend bien vingt minutes. J’admire l’escalier de pierre en colimaçon dont les premières marches sont recouvertes de bois du fait de l’usure très prononcées de celles-ci et d’autres vestiges comme la porte d’entrée d’origine. Je n’ai que deux jours de prospection devant moi, il ne faut pas que je traîne car le jardin bien entretenu est immense, j’y distingue même un petit labyrinthe de buis, des massifs agencés autour de statues, de belles trouvailles à faire en perspectives. J’attaque directement par les caves car il s’y passe tellement de choses à l’abri des regards. Le sol y est de terre battue, le plafond est en voûte de pierre et contre certaines parties des murs, on retrouve les sempiternels rayons d’aciers pour entreposer les bouteilles… Je ne trouverai qu’un liard de louis XVI rincé et deux robinets en bronze d’assez jolie facture.

Un passage voûté assez bas sépare les deux caves et il faut bien se baisser pour ne pas se cogner. Celles-ci sont débarrassées de la plupart des fatras que l’on y trouve habituellement et c’est un plaisir d’y balader son appareil. Il y a plusieurs niches en pierre de taille dans le mur que j’inspecte soigneusement avec le pro pointeur. L’une des caves a une grille qui donne sur « le fruitier » comme le nomme le propriétaire qui a une autre sortie, c’est une pièce plus aérée et un peu plus haute où ils stockaient les fruits et légumes dans les meilleures conditions. Les deux casiers à bouteilles m’empêchent de vérifier la zone située en dessous : le premier est vide, je le déplace sans problème et le propriétaire se propose de transvaser les bouteilles vides de l’autre casier sur le premier de manière à ce qu’on puisse vérifier sous le second. C’est en faisant cette manipulation qu’il découvre des bouteilles à moitié pleines d’eau sur le bas et en déduit que la cave a du être inondée il y a quelques mois…

Je termine par la pièce la plus encombrée et change de tactique concernant les casiers. J’utilise uniquement le pro pointeur AT pour vérifier la zone dessous, déplacer les bouteilles prendrait trop de temps et il pourrait y avoir une cache peu profonde dessous que le pro pointeur prendrait aisément.

Midi sonne, je suis invité à leur table et nous passons un moment agréable. Ils me racontent quelques anecdotes de leurs aïeuls qui ont acheté cette propriété en 1830 notamment que son grand-père roulait en De Dion Bouton, l’une des quatre voitures de cette marque dans le département… L’un des frères a d’ailleurs récupéré pour son propre compte les phares lanternes de la voiture qui étaient les derniers éléments encore disponibles récemment.

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 87

Posy ring

Septembre 2015, dans la campagne de Sinnington, comté du Yorkshire Angleterre… Steve Whitehead, prospecte un champ avec son tout nouveau jouet, un détecteur Nexus, c’est sa troisième sortie avec et il va trouver un trésor ! Une superbe bague en or, une « Posy ring », comme le disent si bien les Anglais. Des bagues romantiques portant une gravure généralement dissimulée à l’intérieur de l’anneau ; la plupart étaient offertes par un amant ou une maîtresse. Dans un premier temps, les experts ont pensé que cette bague aurait pu appartenir à Catherine Parr, sixième épouse du Roi Henri VIII. Mais après quelques mois d’enquête, c’est finalement peu probable, le British Museum a tout de même attribué la mention « trésor » à la bague de Steve et une estimation de 20 / 25 000 euros ! Somme qu’il partagera bien sûr avec le propriétaire du terrain.
Source : gazetteherald.co.uk

Trouvaille 87.09

Jean-Luc de Toulouse nous envoie ses dernières trouvailles : trois monnaies romaines. Un dupondius de Commode co-empereur avec Marc Aurèle, et deux sesterces de Gordien II et Philipe. De nos jours il est rare de trouver des monnaies dans ce bel état de conservation pour du bronze. Monnaies très courantes et les estimations s’établissent dans une fourchette de prix d’une cinquantaine d’euros pour le dupondius et une centaine pour les sesterces.

A ceci il faut rajouter cette bague dont la tête importante se présente sous la forme d’une corbeille enchassant une pierre taillée (ou verre !), le corps est un simple anneau supportant des incisions régulières et symétriques tout le long de son contours. Le métal est en argent affaibli. Pas de datation vraiment fiable à faire pour cette bague… entre haut moyen âge et XVIe siècle.

Le sac à dos Lafuma Land Cruiser 60

Quand on débute en détection (pour moi ce fut en 1998…), on se rend rapidement compte qu’en plus du détecteur et de la pelle on a besoin de transporter un certain nombre d’autres accessoires indispensables. Par exemple : une bouteille d’eau, un GPS de randonnée, une lampe frontale, un spray anti moustiques, etc… D’autre part comme il faut parfois beaucoup marcher pour se rendre sur une destination de détection et que je ne me voyais pas transporter toute cette panoplie une partie en main et le reste dans les poches, la solution sac à dos s’est imposée d’elle-même…
Un bon sac à dos a beaucoup d’avantages, il dispose de poches sécurisées qui protègent et évitent la perte de matériel de détection souvent coûteux, ensuite il permet de transporter quelques kilos de matériel sur de grandes distances sans fatigue.
Dans les années 2000/2010, j’ai beaucoup utilisé le sac à dos Go Sports Andina 60, c’est un bon sac à dos d’entrée de gamme que j’ai apprécié, mais fragile et manquant de rangements. En 2012, je suis passé au DEUS et il me fallait un sac à dos avec des rangements permettant notamment d’y caser le casque DEUS WS5.
J’ai donc parcouru le Net et les catalogues de magasins d’outdoor pour trouver la perle rare. Les critères étant que ce sac à dos soit suffisamment grand pour y ranger le DEUS replié, une pelle ADA Maximus et surtout qu’il dispose de 2 grandes poches latérales permettant d’y loger au moins le casque WS5 d’un côté et une gourde de l’autre. Et j’ai fini par trouver sur le site de petites annonces Leboncoin le Lafuma Land Cruiser 60 (60 pour 60 litres de volume), un sac à dos conçu à l’origine pour la grande randonnée.
Autant le préciser tout de suite, le LC60 n’est plus disponible à la vente en neuf, Lafuma l’a sorti de son catalogue je me demande bien pourquoi, peut-être parce que la mode est actuellement aux sacs à dos de forme « tuyau » biens pour la randonnée, mais pas très pratiques pour transporter du matériel de détection. Heureusement on trouve le LC60 assez facilement en occasion (souvent dans des états proches du neuf) sur des sites Internet de petites annonces comme Leboncoin, Ebay, PriceMinister, etc…
A noter qu’il existe aussi un Lafuma Land Cruiser 65 que je n’ai pas essayé et qui doit être un peu trop grand, à voir…

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Un trésor au fond du tiroir

Tout commence, il y a quelques mois, quand un particulier présente un reliquaire à un expert du côté d’Alençon, dans l’Orne. Le particulier en espère au moins 500 euros, ce qui fait tiquer l’expert qui pense avoir à faire à un original d’époque médiévale et pas une copie du 19e siècle. Il demande donc l’avis d’un spécialiste qui confirme lui aussi qu’il s’agit bien d’un rarissime reliquaire du XIVe dont la première estimation est de 80 à 100 000 euros ! De grandes dimensions pour ce type d’objet, 17 x 12 cm, il s’agit probablement d’une commande princière ou royale. Une petite enquête a permis de découvrir que le reliquaire provient d’un couvent dont les fondations remontaient à 1330 et qui fut démantelé et vendu au 19e. Plusieurs musées et de nombreux collectionneurs étaient présent à la vente aux enchères. Fin janvier, c’est finalement l’État français par le biais du musée Cluny qui a préempté la dernière enchère à 450 000 euros ! Le propriétaire a donc vu son espérance multipliée par 900…


Source : Ouest-France.fr

Trouvaille 87.17

Une statuette en bronze d’une déesse romaine sous le plus simple appareil avec un diadème et une coiffure élaborée laissant pourtant de longs cheveux couvrir le dos. La main gauche est en position particulière, la tenue est sensuelle et harmonieuse. Il s’agit de Vénus, trouvée en région toulousaine par un inconnu. Sa taille n’est pas anodine 12 centimètres sans les pieds…

Deuxième partie

Atelier de Serdica :

Le style des graveurs de Serdica est assez particulier. On y discerne un portrait de l’empereur assez rigide mais néanmoins expressif. La titulature de droit est généralement longue, le buste richement décoré et la tête de taille moyenne. Probablement pour des raisons historiques et géographiques, le type de Sol (Le Soleil) dans un quadrige vu de face prend une importance majeure dans cet atelier. Quatre officines furent actives durant les deux premières émissions.
Trois officines seulement sont connues pour la troisième émission où la marque d’officine est provisoirement notée en lettre latine (P, S et T : respectivement pour prima officina, secunda officina et tertia officina). Le nombre d’officines remonte à quatre lors de l’émission suivante, et, après trois ans d’inactivité, descend finalement à deux lors de la dernière émission. Les monnaies de la dernière émission présentent dans le champ les lettres MS, marque explicite de l’atelier (Moneta Serdicae). On retrouve aussi une abréviation semblable sur les monnaies de Cyzique lors des deux dernières émissions. La marque habituelle XXI est présente en numérotation grecque KA.

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Le trésor du Staffordshire

Découvert en 2009, par un prospecteur anglais, le trésor du Staffordshire n’en finit pas de révéler ses secrets. Après des années de nettoyages et de traitements pour stabiliser les différents métaux qui le composent, les chercheurs commencent à reconstituer cet immense puzzle. Près de 2000 objets ou fragments d’objets. Un pommeau d’épée, unique à ce jour, a été reconstitué, en argent rehaussé d’or et d’émaux, le trésor en contenant plus de 70 plus ou moins complets ! Les chercheurs tentent actuellement de reconstituer un casque de combat, élément très rare pour cette période anglo-saxonne du VIIe siècle, cinq seulement sont connus à ce jour. Le plus célèbre étant le casque de Sutton-Hoo découvert en 1939 lors de la fouille d’un bateau funéraire.


Source : Birmingham Museum Trust