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Monnaies et Détections

Sous-marin allemand

Phénomène assez rare, visible en ce début d’année sur la plage de Wissant dans le Pas de Calais, un sous-marin allemand de la première guerre a refait surface ! L’U-boote UC-61 remontait vers la Mer du Nord la nuit du 25 au 26 juillet 1917 quand il s’échoua, par suite de fausses manœuvres, sur la plage de Wissant.
Repéré par un douanier avant que la haute mer ne le remette à flot, les 26 hommes d’équipage le sabordèrent et furent tous faits prisonniers. Par la suite, le sous-marin fut bombardé pour neutraliser les explosifs. Long de 49 mètres pour 545 tonnes, il était équipé de 6 puits de mines à lancement vertical et de 2 tubes lances torpilles.
Si les restes de l’épave sont libérés du sable assez régulièrement, il est très rare de le voir dans sa quasi-totalité comme en ce début d’année.
Source : 20minutes.fr

104.19

Bonjour, merci de m’apporter des précisions sur ce que je pense être une médaille ou une monnaie. Peut-être une copie. Diamètre 3 cm, métal argent, je pense. Je n’ai pas de balance pour le poids. Cordialement. André
C’est effectivement une reproduction d’un sceau des templiers : à l’avers on distingue deux chevaliers sur le même cheval avec leurs lances (c’est un symbole de fraternité), la légende est SIGILLUM MILITUM XPISTI (sceau de la milice du Christ). c’est une reproduction de sceau de Geoffroy de Vichier (1286-1290). Cet objet moderne possède sur l’autre face une croix templière et la célèbre allégeance des templiers à Dieu : NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM. Qui se traduit par : « Pas en notre nom Seigneur, pas en notre nom mais au nom de ta gloire. Il s’agit d’un jeton moderne d’une association, d’un groupe, d’un ordre, ou des francs-maçons se voulant les dignes héritiers des templiers aujourd’hui disparus ?

Uniformes et drapeau du régiment ci-devant Agénois. Source : André Jouineau www.imagesdesoldats.fr

Le régiment ci-devant Agénois(1) est créé en mars 1776, à partir des 2e et 4e bataillons du régiment de Béarn. Depuis 1779, il porte le bouton jaune (en laiton) timbré du numéro 16, jusqu’au règlement de 1791 qui lui a ensuite attribué un bouton identique mais blanc (en étain)(2) .

Boutons du 16e régiment d’infanterie de ligne ci-devant Agénois trouvés ensemble dans le Nord. Ils furent perdus lors des campagnes du régiment en 1793 ou 1794. A gauche un grand module blanc incomplet (l’étain se désagrège) à double trait, décrit par l’ordonnance de 1791. A droite un petit module jaune antérieur à 1791 qui porte une belle patine sombre.

Il ne semble pas véritablement étonnant qu’un bouton jaune puisse être trouvé à côté d’un bouton blanc car les uniformes ont souvent été portés jusqu’à usure complète. La période révolutionnaire est bien connue pour les pénuries d’armement, d’équipements et d’uniformes dont les armées ont souffert.

1. Le 1er janvier 1791, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme, ici l’infanterie, avec un numéro d’ordre donné selon son ancienneté. Le régiment d’Agénois devient le 16e régiment d’infanterie de ligne ci-devant Agénois.
2. Louis Fallou, le bouton uniforme français, éditions du canonnier, pages 78 à 80.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Dans un pot de margarine…

En 2008, quelque part dans le Comté d’Oxford, Angleterre, un agriculteur qui se passionne aussi pour la chasse aux trésors, c’est une activité banale en Angleterre, prospecte ses propres champs ; au moins il est tranquille, il n’a rien à demander à personne… Au cours d’une prospection, il découvre avec son détecteur une statuette en bronze, en plusieurs morceaux, il en manque d’ailleurs quelques-uns. Notre agriculteur, chasseur de trésor et inventeur, pense que c’est une copie moderne sans intérêt. La statuette finit tout de même dans un pot de margarine, pour préserver le métal…
10 ans plus tard, un prospecteur amateur frappe à la porte de notre agriculteur et lui demande l’autorisation de prospecter ses terres, entre amateurs de chasse aux trésors, la discussion s’engage et l’agriculteur se souvient de sa statuette !
Le nouveau venu y voit – à juste titre – un bronze romain, une Minerve ! Il lui conseille de la déclarer, ce qui fut fait. La Minerve ayant reçu la mention “trésor” est désormais en restauration à l’Oxford-Museum, mieux vaut tard que jamais…
Source : qz.com

104.8

Passionné par l’archéologie, je pratique la détection de passion depuis environ 5 ans et je me fais le plaisir de vous envoyer ma première monnaie en or. Un magnifique florin trouvé à Bonnefontaine dans le Jura. Mais le problème est que je n’ai pas trouvé d’image de florin où une amphore se situe à la droite de Saint Jean-Baptiste. Si vous pouviez m’apporter votre aide ce serait magnifique (je m’excuse si le flash de l’appareil photo vous gêne). Merci d’avance, et bonne continuation. Un de vos fidèles lecteurs, Bruno.
Monnaie italienne de Florence en état TB++ : FLOR-ENTIA. : (Florence). Grande fleur de lis épanouie. Revers : .S. IOHA-NNES. B (MM). Saint Jean Baptiste debout de face, nimbé, barbu, vêtu de la peau de mouton, tendant la main droite et tenant un sceptre cruciforme bouleté. Traduction revers : (Saint Jean-Baptiste). Le premier florin frappé à Florence date de l’année 1252, il fait 3,5 g et 24 carats et les monnaies sont frappées en grand nombre jusqu’au XVe siècle. L’exemplaire que vous proposez comporte comme différent une lampe à deux anses, attribué à Lapo di Niccoló, maitre graveur, premier semestre 1343. Votre monnaie s’estime 450 euros.

Les pièces d’or

L’histoire commence après l’incendie d’un bâtiment agricole.
Je suis assureur et mon client, Christian Maurin, et moi parcourions les restes calcinés du bâtiment. Le sol était recouvert de tuiles cassées, de gravats, de morceaux de bois brûlés.
Christian me fit remarquer :
- « Vous voyez, tous ces débris recouvrent une vie de travail, des outils, des matériels que nous avions conçus et fabriqués nous-mêmes, ils étaient adaptés à notre exploitation et seront difficilement remplaçables. »
- « Il faudrait un détecteur de métaux pour retrouver ces outils, et qui sait on découvrirait peut-être de l’or ? »
Je cherchais à plaisanter un peu pour alléger l’atmosphère.
Christian Maurin sourit et me dit :
- « Vous le savez sans doute qu’on a retrouvé de l’or chez mes parents ?
- Oui, j’en ai entendu parler, il y a une quinzaine d’années, non ?
- Oui, à peu près, mais l’histoire est beaucoup plus ancienne que ça, un de ces jours, je vous la raconterai… »

Quelques semaines plus tard, je me trouvais chez les Maurin pour une toute autre affaire et comme je n’étais pas vraiment pressé, j’ai rappelé à Christian sa promesse de me raconter l’histoire de la découverte de l’or. Il me répondit :
- « C’est une sacrée histoire, mais comme je vous aime bien, je vais vous la raconter. »
Il se recula sur sa chaise, pencha la tête en arrière en regardant le plafond comme pour chercher l’inspiration et commença son récit.

- « Ça s’est passé vers la fin du XIXe siècle. Mon arrière-grand-père s’appelait Jean Maurin et vivait à Laissac. Il n’était pas riche, loin de là, c’était un ouvrier agricole, un brassier comme on disait à l’époque.
Un soir, après la journée il dit à son patron :
- Paye-moi la semaine car demain tu ne me verras pas, je ne viendrai plus travailler !
- Comment ça tu ne viendras plus travailler ?
- Oui, demain je vais chez le notaire et après, je crois, je ne viendrai plus travailler.
Il faut dire qu’à Laissac, à cette époque-là il y avait deux familles de Maurin : mon arrière-grand-père et sa famille, et une autre, avec qui on n’était pas parent : Pierre Maurin, un vieux garçon, et sa sœur Madeleine elle aussi vieille fille. Ces deux-là vivaient ensemble dans une grande maison bourgeoise et avaient pas mal de biens : des terres, des maisons dans le village et ailleurs, certainement beaucoup d’argent.
Un soir, la Madeleine a arrêté mon arrière-grand-père dans une rue du village. Visiblement elle le guettait et lui dit :
- Jeannot, si lorsque tu auras, parce qu’un jour tu auras bien des enfants, et bien si tu appelles un de tes fils Pierre, comme mon père ou mon frère, je te coucherais sur mon testament !
Apparemment, il était très important pour elle que le nom de Pierre Maurin ne s’éteigne pas…

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

104.10

Bonjour, je reviens vers vous pour identifier une nouvelle monnaie. Diamètre 16 mm, poids 0,6 g, en argent ou billon. Jonjon 05
C’est un demi-sol de Gian Galeazzo Visconti pour le duché de Milan. Guivre à l’avers et croix pattée cantonnée de fleurs au revers. On lit nettement GALEAZ CO pour la légende classique de GALEAZ COMES VIRTUTUM. Pas de valeur en l’état. ID Grosongles

Avec ses bottes…

Découverte spectaculaire dans la vase de la Tamise au niveau de Londres. Les archéologues ont mis au jour le squelette complet d’un homme pris dans la vase depuis au moins 500 ans ! Ce dernier avait encore ses bottes de cuir montant presque jusqu’aux genoux. La Tamise est le plus gros site archéologique de Londres. Les mouvements d’eau, dûs aux marées qui atteignent Londres, permettent régulièrement d’y faire des découvertes archéologiques, y compris à l’aide de détecteurs de métaux, pour les particuliers. Voir l’article sur les Mudlarks (fouilleurs de vase) du numéro 60.
Sources : cnews.fr – Monnaies & Détections n° 60

1719-2019 La monnaie française d’il y a trois siècles

En ce début du XVIIIe siècle la France est un royaume dont le roi est un enfant né en 1710. Sous le nom de Louis XV il a succédé à son arrière grand-père Louis XIV mort en 1715. Les frontières du royaume sont déjà proches de celles de la France d’aujourd’hui, à l’exception de quelques territoires au nord-est et de la Savoie. Le système monétaire national s’est construit avec pour référence la livre tournois et pour étalon une pièce d’argent valant 6 livres* ou 120 sols (ou sous). Chaque sol étant équivalent quant à lui à 12 deniers ou 3 liards.

La France au cœur de la carte de l’Europe tracée en 1719 par Guillaume de l’Isle et imprimée à Amsterdam par Covens et Mortier.

L’expérience de John Law

John Law de Lauriston.

Le début du XVIIIe siècle est l’époque de la première apparition du papier-monnaie en France lorsque John Law de Lauriston, né en Ecosse en 1671, fonde la Banque Générale qui deviendra la Banque Royale. Ses études d’économie le conduisent à considérer que la valeur d’une monnaie peut reposer sur une correspondance financière avec des revenus agricoles ou commerciaux au lieu d’être fixée uniquement par un rapport à la quantité d’une réserve d’or et d’argent. Il propose ses services dans plusieurs pays mais aucun ne retient ses offres de collaboration. Finalement, il expérimente la création du papier monnaie en France en 1715. Il crée une banque qui émet des billets garantis par les bénéfices de compagnies commerçant outre-mer et notamment avec la Chine, l’Inde, le Sénégal et la Louisiane. Si, au début, tout se passe pour le mieux, en 1720 l’instauration d’une limite de remboursement de billets contre de l’or et de l’argent entraine une perte de confiance dans la Banque de John Law et très vite ses billets de banque perdent toute valeur. L’échec de son expérience le contraint à l’exil à Venise où il meurt en 1721. La relation entre valeur de la monnaie et la seule quantité de métaux précieux qu’elle représente est rétablie et sera maintenue jusqu’à la Révolution française.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 104

Pluie de billets de banque

Trois faits divers dans trois endroits différents du monde, mais qui ont eu le même résultat au cours du mois de décembre : un avant-goût de Noël pour celles et ceux qui étaient sur place.
Les États-Unis ont ouvert le bal, un fourgon blindé du New-Jersey a perdu deux sacs de billets par une porte mal fermée ! 510 000 dollars se sont éparpillés sur l’autoroute, créant plusieurs accrochages et un bouchon monstre. La police a récupéré 200 000 dollars.
A Hong-Kong c’est un financier spécialiste des cryptomonnaies qui a balancé du toit d’un immeuble plusieurs centaines de billets de cent dollars Hong-Kong, pour dénoncer la finance corrompue. Il a été arrêté pour incitation à l’émeute…
Et enfin, un deuxième bouchon monstre sur une route allemande, où la police a ramassé plusieurs centaines d’euros, les automobilistes qui étaient là avant eux, n’ont pas précisé pour combien ils en avaient ramassé… Bizarrement personne ne s’est plaint d’avoir perdu de l’argent, la police allemande continue son enquête…
Sources : lexpress.fr & lematin.ch & dna.fr