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Monnaies et Détections

The Ship of Gold

Le navire de l’or ! Depuis le 12 septembre 1857, jour ou un terrible ouragan l’envoya par le fond au large des côtes de Caroline du Nord, USA. C’est le surnom du SS Central America, son naufrage provoqua un véritable séisme, 425 personnes périrent noyées et sa cargaison perdue causa un des premiers cracks boursiers aux États-Unis. Et quelle cargaison ? Une fortune colossale en or résultant de la ruée vers l’or de Californie. Le Central America était un navire à vapeur, propulsé par une énorme roue à aubes en plus de ses trois mâts. Le 3 septembre 1857, il appareille du port panaméen de Colon à destination de New York après une escale à La Havane. C’est entre La Havane et New York qu’il sera englouti ! Les manifestes de chargement sont imprécis, on sait seulement que la cargaison comportait entre 13 et 15 tonnes d’or ! Sous différentes formes, pépites, lingots, barres d’or de plusieurs kilos et des pièces d’or et sûrement plus d’or, non déclaré pour échapper aux taxes de douane et autres impôts…

Le SS Central America a coulé par 2800 m de fond, il faudra attendre 131 ans après le naufrage, quasiment jour pour jour, le 11 septembre 1988 pour qu’un aventurier chasseur de trésor, Tommy Thompson, localise l’épave et récupère à l’aide d’un robot téléguidé, une première à l’époque, une fortune colossale en or, officiellement environ 150 millions de dollars ! Dont une barre d’or de 36 kilos vendue à elle seule 8 millions de dollars. Pourquoi officiellement ? Parce que d’après les US Marshal qui ont lancé un mandat d’arrêt contre Thompson en 2012, ce dernier n’aurait pas déclaré tout ce que son équipe avait renfloué en 1988, et ainsi floué une grande partie des investisseurs qui avaient financé le renflouement. Ces derniers lui réclament près de 20 millions de dollars, mais pour l’instant Thompson est introuvable…

Et maintenant, c’est la célèbre société Odyssey Marine Exploration, basée à Tampa, Floride qui relance la donne. Vers la fin avril, Odyssey à annoncé avoir localisé l’épave, fait quelques plongées de reconnaissance et à l’occasion remonté quelques pièces d’or, des 20 dollars à l’aigle. Cette simple annonce à fait augmenter l’action Odyssey, côtée en bourse, de 10 % en moins d’une semaine ! Le SS Central America est un véritable mythe aux États-Unis, les 20 dollars à l’aigle provenant de l’épave se négocient jusqu’à 5000 dollars pièce ! Contrairement aux chiffres les plus courants concernant la cargaison, Odyssey annonce que l’épave contenait probablement pour 21 tonnes d’or ! Reste à savoir combien Thompson en a réellement récupéré et combien il en reste ?

Une chose est sûre, on n’a certainement pas fini d’entendre parler du Ship of Gold, à suivre…

Sources : Monnaies & Détections N° 67 / bbc.com/news/world-us-canada

Trouvaille 76.10

Une fois n’est pas coutume, chinée sur une brocante par Isabelle au lieu d’être sauvé du sol, un ducat hollandais de Ferdinand III, état TTB, monnaie assez courante, prix aux environs de 350 €. Avers : FERD III • D: G R O I VNG • BO • REX, le roi debout. Revers : MONOV – AVREA – CIVITA – IMPERI – CAMPEN, tableau avec 5 lignes de légende, Campen, 1652. 3,40 g. TTB

Elle fait partie des objets que l’on trouve régulièrement en détection. Son aspect esthétique laisse à désirer, et son utilité en dehors de son contexte n’intéressera pas le détectoriste delta. Elle n’a aucune valeur financière ni sentimentale (encore que) et sa matière est tout juste bonne à faire sonner tout détecteur qui passerait au-dessus. La boucle auriculaire ou plaque d’identification en aluminium pour bétail, aussi appelée boucle « quick », était pourtant un objet courant dans nos campagnes. Mais quelle est son utilité et est-elle toujours d’actualité ? J’ai voulu répondre à ces interrogations…

Le contexte

Les premières boucles auriculaires en aluminium voient le jour au milieu des années soixante. En effet, à cette période, les exploitations bovines sont touchées par l’arrivée de la brucellose animale en France. Cette maladie infectieuse bactérienne se manifeste le plus fréquemment par l’atteinte de l’utérus, l’infection du fœtus et l’avortement chez la femelle ; et l’orchite (inflammation chronique ou aiguë des testicules) et la stérilité chez le mâle. Elle est transmise par une bactérie : Brucella abortus. Une quantité importante de cette bactérie est évacuée par la femelle infectée par les voies génitales et mammaires. L’infection se transmet ainsi par voie cutanée. Cette maladie extrêmement contagieuse entre bovins peut atteindre très rapidement le seuil épidémique.

L’homme se contamine le plus souvent au travers de la peau ou des muqueuses orales, respiratoires ou digestives, soit par consommation de produits laitiers frais, soit en manipulant les animaux infectés ou leurs organes.

La brucellose constitue donc un problème de santé publique, d’autant plus grave que la maladie humaine est souvent invalidante quand elle ne peut pas être soignée correctement à son début. La brucellose animale constitue également un problème économique sérieux, avec des pertes considérables et des entraves au commerce international des animaux.

Les différents marquages

Les animaux ont été marqués de différentes manières depuis des décennies. Plusieurs techniques de marquage – plus ou moins discutables – sont encore utilisées aujourd’hui…

La suite dans Monnaies & Détections n° 76

Trésors, diables et sortilèges des provinces de France

Recueil de contes de Gilles Kerlorc’h

Chaque conte, possède un fond de vérité ancré dans les territoires de France… Chaque légende de trésor a une origine concrète, réelle, magnifiée par les habitants des lieux puis par les conteurs… Trouver un trésor n’est pas forcément signe de bonheur. Un trésor a ceci de particulier : il brise les conventions sociales et révèle la face cachée de l’homme, souvent sombre. Ces douze récits ancrés, aux quatre coins de la France, de la Bretagne à la Franche-Comté, en passant par la Corse et l’Aquitaine, vous emmèneront à la rencontre des laminak, korrigans, fées, diables, dragons, sirènes… gardiens de mythiques ou fabuleux trésors.

Recueil de douze contes illustré de 90 pages. Dédicaces sur demande.
14 € franco de port à : Gilles Kerlorc’h – 62, impasse du Clos Pilac – 40280 Saint-Pierre-du-Mont


Trouvaille 76.21

Trouvaille et ID de Sherwood sur Forum LD :

Trouvé cet après midi, cette “chose”, ça n’a pas l’air d’une boite, c’est creux, en métal recouvert d’une fine couche de cuivre. Les indices ? Une tige fileté creuse, un canon, un lion à droite, c’est inscrit LENS sous le lion, des lettres très difficiles à lire, 1e ligne iimy Rœu, 2e ligne BU (ou O) LL (ou M), puis une lettre illisible, puis OUR. Bon, bref c’est assez peu lisible et pour une ID c’est le top. Données techniques : hauteur 43,5 mm, largeur 30,76 mm, épaisseur 18,84 mm, poids 16,89 g. Voici les images, la vue des 2 côtés.

Il s’agit d’un briquet de poilus manufacturé, ce n’est pas de l’artisanat de tranchée. Le lion est l’emblème de Lens avec les villes de Roeux et Bullecourt. Ce briquet fait référence à la défense acharnées de ces deux villes par les Français lors de première guerre mondiale. Le revers présente une rosace ponctuée, vierge de toute décoration intérieure.

De 1526 à 1857, règne en Inde la dynastie moghole, une lignée d’empereurs musulmans.

Babour, le premier empereur moghol était, par son père, un descendant du conquérant turc Rimor, et par sa mère, le descendant du conquérant mongol Gengis Khan.

Babour envahit le Nord de l’Inde par l’Afghanistan, bat le souverain de Delhi, le Sultan Ibrahim Lodi, en 1526 et s’établit aux alentours d’Agra où il fonde l’Empire Moghol sur les ruines du Sultanat de Delhi.

Square Mohur or, de l’empereur moghol Shah Jahan

En 1627, son arrière-arrière-petit-fils, Shah Jahan succède à son père Jahangir, puis est proclamé empereur en 1628. Il réside à Agra, la ville la plus prospère et la plus richement décorée, de l’un des empires les plus étendus du monde médiéval.

Auparavant, vers 1608, Shah Jahan a rencontré Arjumand Bânu Begam, lors d’un banquet. Ils sont alors seulement âgés de 16 et 15 ans. Dès le premier regard, le prince et la jeune fille tombent amoureux. Ils ne se marient cependant que le 27 mars 1612. C’est un véritable mariage d’amour. La jeune fille, alors âgée de 19 ans, devient la troisième épouse de Shah Jahan et sa favorite. Elle prend alors un nouveau nom : Mumtaz Mahal qui signifie en persan « La Lumière du Palais ».

Mumtaz Mahal est née en avril 1593 à Agra, dans une famille noble d’origine iranienne. Son père Asaf Khan III, est le frère de Nur Jahan, mère de Shah Jahan et épouse de Jahangir, le père de Shah Jahan. Elle est donc la cousine germaine de Shah Jahan.

Elle est renommée pour sa beauté et chantée par les poètes, de son vivant.

A partir de son mariage, Shah Jahan éperdument amoureux, qui est polygame selon la coutume musulmane, va devenir quasiment monogame.

Mumtaz Mahal accompagne son époux dans ses visites de l’Empire ainsi que dans ses campagnes militaires. C’est au cours de l’une de ces dernières, contre les Lodi dans le Dekkan, qu’elle meurt, à Burhanpur, en donnant naissance à son quatorzième enfant, le 17 juin 1631. Elle est inhumée temporairement dans les jardins de Zainabad à Burhanpur. Désespéré, Shah Jahan décide de faire construire près d’Agra, un mausolée, pour servir de tombeau et rendre hommage à la défunte : ce sera le Taj Mahal.

Le 11 décembre de la même année, Mumtaz Mahal est alors transférée et inhumée dans ce mausolée, bien que non achevé.

On raconte que… (La suite dans Monnaies & Détections n° 76)

Une pépite d’or à la plage !

Une belle et surprenante découverte pour un beachcomber, un prospecteur de plage anglais, Merlin Cadogan qui avec son Excalibur a trouvé sur une plage du Devon, une pépite d’or de 37,7 grammes ! Elle est superbe et a tout d’une authentique pépite, les analyses n’ont pas réussi à prouver le contraire, il est toujours possible de trouver de l’or antique refondu simplement en terre, ce qui donnera l’apparence d’une pépite… Ce n’est, apparemment, pas le cas pour celle de Merlin. L’or contient pas mal d’impuretés et titre entre 18 et 19 carats.

« Les vraies pépites d’or, trouvées en Europe titrent rarement à plus de 20 carats, plus elles sont grosses plus elles contiennent d’impuretés, contrairement aux paillettes qui sont plus proches de l’or pur. » Merlin a mené son enquête et sait désormais que des pépites d’or ont bien été trouvées, au 19e, sur les hauteurs qui entourent la baie où il a fait sa découverte. La « Cadogan pépite », c’est désormais son nom, qui se trouve maintenant dans un musée anglais, devient la plus grosse pépite d’or jamais trouvée dans la région du Devon, jusqu’à la prochaine…

Sources : http://www.findmall.com & Merlin Cadogan

Merci à Merlin Cadogan pour les photos de cet article.

Trouvaille 76.17

Peu courante la trouvaille de Régis ; une pépite d’or montée en pendentif ? Comment le propriétaire a pu perdre cela sans la chaine ? Autre monnaie pas si fréquente que cela à trouver avec son appareil, il s’agit d’un écu de 5 francs de Louis XVIII 1822 W (Lille), frappée à 4 839 410 exemplaires, ce qui en fait une frappe courante. La monnaie est dans un état B+ et se négocie à peine au dessus de sa valeur métallique 20 €.

Les deniers de la période cathare

Du denier de Raimond VI de Toulouse
au denier de Simon de Montfort

Chrétienté – Hérésies – Répression dans la société féodale française. Pourquoi des mouvements hérétiques apparaissent-ils à partir de la fin du XIe siècle ?

Au milieu du XIe siècle, certains hauts personnages religieux sont partisans d’une réforme de l’Église. Ils veulent qu’elle se dégage de la féodalité et plus précisément qu’elle échappe à l’emprise des laïcs. Cette réforme aurait pour but d’astreindre simultanément l’ordre des gens d’Eglise à la chasteté et l’ordre des laïcs à la vie conjugale, car, en effet, au XIe siècle, l’adultère est monnaie courante, la répudiation est largement pratiquée, les déviances sexuelles de toutes sortes attestées : polygamie, viol, prostitution… autant d’actes hors la loi à la morale chrétienne.

Le mouvement réformateur va triompher avec l’élévation sur le trône pontifical d’un des plus fermes partisans du changement : Grégoire VII (1073-1085) qui va orchestrer la rénovation de l’Église : la réforme grégorienne est mise en œuvre.

Croire selon l’Eglise de Rome

Du XIe au XIIIe siècle, tous les habitants de l’Occident sont chrétiens catholiques, à l’exception de quelques communautés juives et musulmanes.

L’Église cherche à diriger l’existence quotidienne des fidèles.

Deux sortes de croyances coexistent au Moyen Age : la première est celle des Élites, des lettrés, comme les clercs ; la deuxième est la croyance populaire, celle des laïcs, c’est-à-dire de plus de 95 % de la population. Les élites traditionnelles respectent le dogme chrétien. Ils expriment leur foi en un Dieu composé de trois entités distinctes et égales qui forment la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Leur croyance s’appuie sur la lecture de la Bible et des écrits des Pères de l’Église, ces auteurs antiques dont les œuvres font autorité dans l’interprétation des textes sacrés. Dans les campagnes, les croyances populaires sont moins conformes au dogme : culte des esprits de la fertilité, culte des esprits de la forêt ou d’animaux, superstitions locales et pratiques païennes se mêlent à des éléments chrétiens.

Les croyants cherchent à assurer leur Salut, c’est-à-dire une vie éternelle dans l’Au-delà. Pour eux, le Christ viendra à la fin des temps juger les vivants et les morts. A partir du XIIIe siècle, se diffuse l’idée qu’il existe, avant le Jugement Dernier collectif, un jugement particulier qui concerne chaque âme.

L’Au-delà s’organise en deux espaces : le paradis, où reposent les âmes purifiées, et l’enfer, où les âmes damnées souffrent pour l’éternité. Sur les différents supports iconographiques (enluminures, bas reliefs, etc.), l’enfer est toujours représenté comme un lieu de souffrance régi par des démons plus féroces les uns que les autres. La difficulté à faire accepter cet avenir pousse le clergé, à partir du XIIIe siècle, à penser qu’il existe un espace intermédiaire, le purgatoire, dans lequel les âmes ni bonnes, ni mauvaises se purifient un temps indéterminé, avant d’accéder au Paradis. …

Lisez la suite dans Monnaies & Détections n° 76

Ceinture médiévale

Superbe découverte à l’actif d’archéologues irlandais. Sur le site du château de Caherduggan, ils ont découvert dans un puits une ceinture en cuir ornée de nombreux blasons et décorations. Le cuir est en parfait état, conservé dans de la vase depuis le 14 ou 15e siècle !

Source : Rubicon Héritage