Nouvel abonné à votre revue, j’ai trouvé cette bague en or (voir en PJ), d’un poids de 4 g, de 20 mm de diamètre ext., sans poinçon. Pourriez-vous la dater, éventuellement situer son origine ? Par avance, je vous en remercie. O64. Il s’agit d’une bague moderne en filigrane, en provenance du Portugal.
Bonjour, fidèle lecteur du magazine, pouvez-vous m’aider à identifier ce plomb étrange, qui fait huit centimètres de diamètre sur une seule face ? Un grand merci. Bruno.
Plomb-cachet ? Bulle templière ? Reproduction sur plomb de l’empreinte d’une matrice de sceau ? Reproduction maladroite d’une empreinte de sceau ayant existé ? Les hypothèses se bousculent mais ne permettent pas de dater l’objet. On peut simplement ajouter que la patine du plomb lui donne un minimum de quelques siècles. Ce plomb représente un chevalier sur son destrier à droite, l’épée levée au bout du bras, l’écu orné d’une croix templière protégeant son corps. Il y a une erreur de perspective : le corps de l’homme est trop bas par rapport au cheval ; on distingue bien son pied pendant. Les deux cercles insérés juste au-dessus de la croupe de l’animal sont incompréhensibles. On distingue vaguement une légende : CAAROLU+ (le reste est illisible), ce qui fait immanquablement penser à CAROLUS. Bref, la manufacture ne provient pas d’un artisan chevronné.
Bonjour, voici un objet difficile à identifier pour ma part. Je l’ai trouvé dans un champ labouré à côté de Poitiers. Je pense qu’il avait la même fonction qu’une petite cuillère. Il pèse 3,55 g, mesure 2,8 cm sur 1,8. Je pense à un objet romain. Pouvez-vous m’éclairer ? Merci. Christophe.
La cuillère comme hypothèse est tentante, mais la taille est franchement réduite, et surtout, la présence (si la photo est fidèle) de restes de placage doré ne va pas dans ce sens. De plus, le manche remplacé par cet axe percé serait vraiment singulier pour une cuillère. Nous préférons l’hypothèse d’un pendant médiéval de harnachement, du XIVe siècle.
Abonné à votre journal, j’ai toujours un grand plaisir à le lire. La diversité des articles permet d’apprendre des tas de choses ! Je vous envoie une petite médaille trouvée dans le Pas-de-Calais, en contexte WW1. Son diamètre est de 23 mm et elle est en cuivre. Qu’en pensez-vous ? Merci pour votre aide. Flo.
Il s’agit d’une médaille à tête d’Indien. Avers : SIUOL – MAHARBA, Indien de profil avec une coiffe à plumes. Revers : Écu avec l’aigle américain tenant une branche de laurier et des flèches dans ses serres ; trois étoiles au-dessus, et trois autres autour de l’écu. Médaillette signée AD/SG dans un triangle sous le cou de l’Indien. La légende SIUOL – MAHARBA fait référence à un Louis Abraham… plusieurs questions se posent : qui est ce Louis Abraham ? Pourquoi son nom est-il écrit à l’envers ? Quelle est l’origine de cette médaillette ? Nous avons trouvé, sur un forum spécialisé de la Première Guerre mondiale, un amateur éclairé qui y voit un rapport évident avec l’escadrille La Fayette. Citons-le : « La médaille a presque à coup sûr un rapport avec l’escadrille La Fayette, créée grâce à l’aide de riches Américains, en avril 1916 je crois, et composée majoritairement de volontaires de même nationalité jusqu’à l’entrée en guerre des États-Unis. Ce moment-là, elle fut intégrée à l’armée US. La tête d’indien (Sioux ou Séminole selon les sources) est bien l’insigne de cette escadrille (Unité aéronautique N 124), reconnu officiellement à partir de décembre 1916. Reste l’énigme de la légende “LOUIS ABRAHAM”, à fortiori gravée selon la technique du miroir, si chère à Léonard de Vinci, mais qui, on en est sûr, n’a rien à faire ici. » Cette médaille a dû être frappée en quantité industrielle car on a retrouvé de nombreux exemplaires en vente sur la toile. La plupart des numismates se contentent de la mettre en vente sans citer l’origine…
Le pendentif en laiton fondu représente la Vierge à l’Enfant. Debout et couronnée, la Vierge présente l’Enfant sur son bras gauche et tient un lys dans la main droite. XVIIIe siècle. On a retrouvé un exemplaire quasiment identique vendu 100 € aux enchères
Bonjour, voici une jolie médaille à bélière inversée et une gauloise trouvées dans le Gard, ainsi qu’une monnaie médiévale. Davidou23.
La drachme gauloise est une drachme à la croix de style flamboyant, soit Pétrocores soit Nitiobroges, avec à l’avers une tête à gauche, et au revers une croix avec une fleur centrée au premier et quatrième canton, une roue ornée au second, et une hache au troisième. Réf. : DCR-173. Estimée à une quarantaine d’euros. . Enfin, la dernière monnaie est un denier fort de Charles Ier (1482–1490), 5e type. Réf. : Bd.1143. Avers : + KAROLVS. DVX. SABAVD. G — Écu de Savoie entre deux annelets (Charles, duc de Savoie). Revers : + P NCEPS. IN. ITALIA K entre quatre annelets. La monnaie est un B++, et peut intéresser un collectionneur pour une quinzaine d’euros.
Je viens d’achever la lecture de votre dernier numéro, toujours aussi riche. Membre d’associations archéologiques et historiques, je mets un bœuf sur ma langue à chaque évocation de la prospection au moyen de détecteur. Leur simple détention serait, selon les plus extrêmes de mes “camarades”, tout simplement interdite ! Sauf évidemment pour les collaborateurs des sociétés sous-traitantes de la DRAC. Sans faire de procès d’intention, est-on sûr que leurs appareils restent dans les placards le week-end ? Trêve de mauvais esprit, je vous joins les photos d’artéfacts trouvés en Côtes-d’Armor, non loin du littoral. La monnaie en argent fait environ 1 g. Merci d’avance pour vos avis. Bien cordialement, Erick.
Commençons par la monnaie. Il s’agit d’un denier du comté de Penthièvre, au type immobilisé au nom d’Étienne Ier. Avers : croix cantonnée de deux étoiles aux 1er et 2e cantons. ✠ STEPhAN COM (Étienne, comte). Revers : Profil barbare à droite (avec ou sans étoile devant le visage). ✠ GVINGAMP pour Guingamp. Réf. : PA.1430. État TTB-, une vingtaine d’euros. Concernant les deux appliques : La première montre cinq trèfles aux feuilles ajourées, disposés en quinconce, avec la tige courbée vers le centre. Elle devait être fixée sur un support aujourd’hui disparu (bois, pierre ou autre) pour une fonction décorative. Difficile de la dater. La seconde applique, emboutie, représente un visage féminin de face avec une haute coiffure diadémée (?) portant un gros collier de perles et un pendant central, avec un ruban noué sur le côté gauche du visage. Quel personnage symbolise-t-elle ? Nous ne saurions le dire. À remarquer : une usure flagrante du visage, démontrant un toucher régulier (symbolisme religieux ? sainte ?), et l’absence de système de fixation (mise à part la possibilité de rivets ou attache via les orifices du nœud), peu probable vu l’absence d’usure à cet endroit.
Bonjour, je vous joins une trouvaille en champ (Morbihan), il y a quelque temps… Pointe à pointe (longueur = 3 cm, base la plus large = 1,5 cm, largeur = 1,5 cm)… Merci à l’équipe du magazine… Cordialement, Yvon56.
Soit un fermoir de livre, soit une applique de ceinture de période mérovingienne. Une ligne centrale de neuf creux, qui devaient à l’époque recevoir des cabochons de verre, est encadrée par deux lignes identiques de creux de diamètre légèrement supérieur, destinés à d’autres cabochons. Au revers, deux tenons permettaient de fixer l’applique ou partie du fermoir sur la pièce mobile correspondante.
Bonjour, j’ai trouvé une bague en argent sur les hauteurs de l’Ariège. J’aurais aimé, si possible, obtenir une idée de datation. Diamètre : 20 mm. Ci-dessous les photos, en espérant que cela suffise. Merci par avance pour votre aide. Benjamin.
Bague à jonc plat, enrubannée et soudée certainement au niveau du chaton en léger relief. Ce dernier supporte un cartouche comportant deux triangles, pointes se faisant face, séparés par un trait vertical. De part et d’autre du chaton, une décoration incisée est rapidement gravée, sans identification possible. Ce type de bague serait plus pertinent pour une datation XIIe–XVIe siècle.
Bonjour, voici 3 monnaies sorties de ma collection que je veux vous partager. Trouvées dans des labours dans différents endroits vers Poitiers. La première, un potin gaulois “biturige cube”, sortie de terre telle qu’elle est, incroyable non ? Elle pèse 3,02 g et mesure 2 cm x 1,07 cm. Et deux deniers romains : le premier, “Farsuleia”, pèse 3,25 g pour 1,8 cm de diamètre, et le deuxième, “Marcus Cipius”, pèse 3,65 g pour un diamètre de 1,6 cm. À qui les montrer à part votre magazine ? Vu les circonstances actuelles. Merci pour tous les passionnés de détection. Christophe.
Potin au taureau chargeant, Bituriges Cubes, Ier siècle av. J.-C. : état SUP, 70 euros, réf. : L.671–672 var. Les deniers de la République : Avers : buste diadémé et drapé de Libertas à droite, portant boucles d’oreilles et collier ; derrière, un bonnet de liberté et LVIII (58) ; MENSOR / S.C. « Mensor Senatus Consulto ». Revers : L. FARSVLEI. : Rome dans un quadrige à droite, invitant un personnage vêtu d’une toge à monter sur le char ; Rome tient une longue javeline de la main gauche ; au-dessous du quadrige, un petit scorpion. Lucius Farsuleius. Réf. : RRC.392/1B. Monnaie en état TB+, estimée 90–100 €. Enfin, la seconde est bien de Marcius Cipius comme l’annonce Christophe. Avers : tête casquée de Rome vers la droite, marque de valeur X derrière la nuque. M•CIPI•M•F Marcus Cipius M. f. Revers : une Victoire ailée, conduisant un bige galopant à droite, tenant les rênes de la main gauche et une branche de palmier de la main droite ; un gouvernail sous les chevaux. ROMA en exergue. La monnaie a été frappée à Rome en -115/-114. Réf. : RRC #289/1. État TB, prix : 40 à 50 euros, bien qu’un internaute en ait lâché une pour 8 euros sur eBay…