MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Le LiDAR change la prospection pour toujours.

🛰️ guide complet d’utilisation sur votre zone dans Monnaies&Détections N 146.

En kiosque des vendredi 30 Janvier. Pour vous abonner ou acheter la revue : aller sur la boutique du sitewww.monnaiesdetections.com

Article L542-1

« Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

Trouvaille 146.31

Bonjour, Ci-jointes 2 photos de ma trouvaille que je pense être une pointe de Palmela. Ci-après les détails : trouvée à Vrères (79) 12 g / 84 × 20 mm. Par : JC.

En bien meilleur état que la dernière recensée il y a deux mois ! C’est la 85e pointe de flèche de Palméla officielle et non prise en compte par les archéologues, car archéologie grise comme dirait l’autre imbécile à la retraite… La rédaction.

Trouvaille 146.30

Monnaie envoyée par un anonyme, sans indication de lieu — dommage aussi pour l’absence de poids et de diamètre. Néanmoins, on peut dire qu’il s’agit d’un aureus de la période de la Tétrarchie pour Maximin II Daïa, César (305–308 ap. J.-C.). Avers : MAXIMINVS NOB C, buste lauré et cuirassé à droite. Revers : PRINCIPI IVVENTVTIS, le Prince de la Jeunesse debout à gauche, tenant un globe et une lance (type augustéen). Marque d’atelier peu lisible : TR pour Trèves. Poids théorique : env. 5,3–5,5 g. Réf. : RIC VI (Maximin II César). Rareté : R2 à R3. Aureus rare frappé lors de la courte période où Maximin II porte encore le titre de César. Le revers PRINCIPI IVVENTVTIS, hérité de l’idéologie augustéenne, souligne le rôle dynastique et militaire du jeune prince dans le système tétrarchique. La monnaie est loin d’avoir passé sa vie dans un médailler : on note plusieurs coups puissants sur le portrait, dont un plus récent devant le nez — si c’est toi, c’est dommage. On aperçoit également un coup important sur la tranche à 6 heures. Le revers a beaucoup moins souffert et rehausse légèrement l’état général. On lui attribue un petit TTB-. Étant une monnaie recherchée, une estimation entre 8 000 et 10 000 € reste raisonnable.

Trouvaille 146.29

Bonjour, cet objet a été trouvé en terre picarde. Dimensions : 17 cm × 8,5 cm (diamètre). Quelle époque et quel usage ? Lampe à huile, peut-être ? Matériau : marbre. D’avance merci. Fidèlement, Françoise.

Sans aucun doute possible, il s’agit d’une lampe à huile monolithe taillée dans le marbre, avec un réservoir circulaire profond et deux lignes de liseré en simple décoration. Le bec est allongé, creusé en gouttière et ouvert sur le dessus pour la mèche. Nos connaissances sur ce type d’objet restant limitées, nous nous contenterons d’indiquer qu’il existe des lampes en pierre à l’époque gallo-romaine, comme celles du musée de Bavay (Nord) — lampe en calcaire à cuve circulaire et bec allongé (Ier– IIe s.) — ou du musée de Saint-Romain-en-Gal, avec des lampes monolithes en pierre en contexte domestique. Les collections n’étant pas accessibles en ligne, nous n’avons pu comparer ces exemplaires avec le vôtre. Aussi, nous ne nous avancerons pas sur une datation précise sans risquer de nous tromper lamentablement. Mais vous savez ce que c’est : faites-le nous savoir !

Trouvaille 146.28.bis

On passe à une monnaie ? Pas sûr… Difficile de se prononcer sans diamètres ni poids, informations importantes à préciser. La dernière est une drachme gauloise dont le profil à gauche ressemble fortement aux drachmes à tête aquitanique des Bituriges Cubi. La réf. DT 3345 au fleuron avec cheval à gauche s’en rapproche, mais l’état B+ de la monnaie empêche l’identification formelle des symboles du revers.

Trouvaille 146.28

Bonjour, vous trouverez ci-joint des photos de mes dernières trouvailles. Vous pouvez les publier dans votre magazine, dont je suis abonné. Tout a été trouvé dans le sud de la Charente. Bien cordialement, Patrick.

La première est un as de Domitien sous Vespasien (77–78), RIC 1290, Sear 2659. Avers : CAESAR AVG F DOMITIANVS COS V, buste de Domitien à droite. Revers : l’Espoir à gauche tenant une fleur. La terre acide n’a fait aucun cadeau à cette monnaie, dont l’état est un petit B. Peu d’espoir de la voir rejoindre un médailler sous les yeux énamourés d’un collectionneur. La seconde est un sesterce probablement de Vespasien, reconnaissable au portrait ; état B également, sans valeur de collection. Remarquez la différence de conservation entre ces deux monnaies.

Trouvaille 146.27

Bonjour, j’ai acheté par hasard votre revue une première fois, puis deux autres fois ; cela m’a tellement plu que je viens de m’abonner. Bravo à l’équipe : beaux travaux de recherche et belles pages d’histoire, j’adore. J’ai acheté une vieille ferme des années 1700 en Béarn et, en creusant une énième fois pour des travaux, j’ai exhumé l’objet dont la photo est jointe, que même mon voisin agriculteur ne connaît pas. Métal : fer ; poids : 1 320 g ; largeur : 27 cm ; hauteur du demi- disque : 8 cm ; hauteur totale : 18 cm ; épaisseur : 17 mm, finissant sur l’arrondi à 2 mm. Merci de bien vouloir m’aider. Sincères salutations, Alain. Fer en demi-lune prolongé par une soie permettant l’emmanchement d’un manche en bois : on est face à un outil de type doloire ou herminette en axe direct, destiné à équarrir ou dégrossir une bille de bois. Les spécialistes de l’outillage pourront confirmer ou infirmer cette hypothèse dans le prochain numéro.MO**

Trouvaille 146.26.bis

Suivent un petit crucifix et une médaille religieuse, connue pour ses vertus protectrices et purificatrices. Cette médaille de saint Benoît, en métal argenté, daterait de la fin du XIXe au début du XXe siècle, tout comme le crucifix (voir page Artefact pour une description complète des légendes).

Trouvaille 146.26

Merci à Monnaies & Détections, que j’achète régulièrement. Je vous envoie mes trouvailles réalisées dans un champ du Haut- Rhin. Pourriez-vous m’indiquer de quelle tribu est la pièce gauloise ? Un grand merci. Paul.

Ces potins dits « au quadrupède » correspondent aux potins anépigraphes de la tribu des Séquanes, aussi appelés « au triangle sous la tête casquée ». Ils constituent la série 956 du Nouvel Atlas de Delestrée. Avers : tête casquée à gauche, triangle à la base du cou, anépigraphe. Revers : cheval passant à gauche, queue relevée, cercles sous les pattes. DT 3256 ; LT 5 527 var. État : TTB. Valeur : 150 €.

Trouvaille 146.25

Je me permets de vous contacter concernant cette monnaie que je pense d’origine mérovingienne, mais je n’arrive pas à en avoir la certitude malgré mes recherches. Lieu : Oise, aux environs de Compiègne. Diamètre : 30 mm. Je vous remercie pour votre aide. Cordialement, Jérôme.

La couleur de votre objet évoque le plomb avec certitude. Le manque de métal est significatif d’une coulée ratée dans un moule. Pour ces deux raisons, nous ne sommes pas face à une monnaie mais à un méreau du XIIIe siècle, peut-être fiscal, dont le symbolisme est difficile à cerner sur une face, tandis que sur l’autre on distingue aisément une croix aux extrémités ornées de symboles, avec en pourtour une légende fantaisiste.