guide complet d’utilisation sur votre zone dans Monnaies&Détections N 146.
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Article L542-1
« Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d’objets métalliques, à l’effet de recherches de monuments et d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.
Le magot du gangster des années folles, enterré dans les montagnes des Catskills.
Dans le nord de l’État de New York, aux États- Unis, à deux heures et demie de Manhattan, s’étendent les Catskill Mountains : une région de forêts profondes et de rivières, traversée par de vieilles voies de chemin de fer, comme le disaient déjà les Indiens. Le secteur est d’ailleurs parsemé de noms d’origine amérindienne : Phoenicia, Shandaken, Esopus Creek… C’est ici que se cacherait l’un des plus célèbres trésors américains : le coffre perdu de Dutch Schultz, parrain new-yorkais de la Prohibition, surnommé le Baron de la bière du Bronx. Selon la légende, en 1935, juste avant d’être abattu, il aurait enterré une fortune estimée à 7 millions de dollars de l’époque, soit près de 150 millions aujourd’hui. Un butin fait de diamants, d’or, de billets de 1 000 $ et d’obligations, soigneusement scellé dans un coffre en acier étanche (1). À sa mort, Schultz, dans un dernier souffle, aurait dit : « Lulu, ramène-moi à Phoenicia… Nous devrions aller sortir ces obligations de la liberté et les encaisser. » Une phrase devenue mythique, enregistrée par un sténographe alors qu’il agonisait à l’hôpital de Newark (État du New Jersey). Pour beaucoup, c’est le dernier indice laissé par le gangster à propos de son fabuleux trésor ! Né Arthur Simon Flegenheimer le 6 août 1902 dans le Bronx, fils d’immigrants juifs allemands, il voit son père abandonner la famille alors qu’il n’a que quatorze ans. Arthur quitte l’école et traîne dans les rues, fréquentant bars et tripots. À 17 ans, il est arrêté pour cambriolage et condamné à dix-sept mois de prison sur Blackwell’s Island. Il en ressort endurci : sa route est tracée. C’est à cette époque qu’il prend le surnom de Dutch Schultz, en hommage à un ancien voyou allemand récemment décédé — un nom qu’il conservera pour asseoir sa réputation de brutalité. Ses ennemis disaient de lui qu’il tuait comme il respirait… (2)
Il travaille d’abord pour Arnold Rothstein, cerveau du milieu new-yorkais, puis pour Legs Diamond, avant de faire affaire avec les futurs pontes de la mafia new-yorkaise : Lucky Luciano, Meyer Lansky et Bugsy Siegel. Quand la Prohibition entre en vigueur (1920), Schultz se lance dans le trafic d’alcool. Il contrôle les brasseries clandestines du Bronx et de Manhattan, écoulant sa bière infecte sous la menace. Un rival, Joe Rock, refusa d’acheter sa marchandise : il fut pendu par les pouces et aveuglé au vitriol — un épisode qui scella la réputation de terreur du Baron de la bière. Vers 1930, Schultz étend son empire à Harlem, investissant dans les jeux clandestins. Grâce à son comptable Otto « Abbadabba » Berman, il empoche des millions. Mais ses excès, sa paranoïa et ses querelles avec d’autres gangs — notamment avec le tueur « Mad Dog » Coll et le chef noir Bumpy Johnson — lui attirent la haine de tous. À la fin de la Prohibition, son influence s’étend sur tout New York : bière, jeux, paris, extorsions, syndicats… Il a beau arroser flics et juges ripoux, il est désormais dans le collimateur de la justice.
Paranoïa et coffre au trésor !
À partir de 1933, Schultz devient la cible du procureur Thomas E. Dewey, celui-là même qui fera tomber Lucky Luciano. Il est dans un premier temps inculpé pour fraude fiscale — la même charge qui envoya Al Capone en prison. Deux procès auront lieu : l’un suspendu, l’autre déplacé à Malone, petite ville du nord de l’État. Schultz s’y présente comme un citoyen modèle, distribue repas et dons, et finit par être acquitté ! (Sûrement avec l’aide de quelques liasses de billets glissées sous la table.) Mais Dewey ne lâche rien, et Schultz comprend qu’il n’a plus beaucoup de temps.
Craignant son arrestation, il prépare alors une cache de secours. Selon plusieurs témoignages, il rassemble plusieurs millions en liquide, en obligations, en diamants et en or. Il enferme le tout dans une boîte en acier de 60 × 90 cm, qu’il aurait fait souder pour garantir l’étanchéité, puis prend la route vers les Catskills. Avec son âme damnée, son fidèle garde du corps Bernard « Lulu » Rosenkrantz, ils enterrent le coffre quelque part près de l’Esopus Creek, dans les environs de Phoenicia. La légende ajoute : sous un pin marqué d’un X… (3)
Cime de la Tournerie, 1 800 mètres d’altitude, commune de Roubion, Alpes-Maritimes. En plein cœur du parc national du Mercantour, un lieu magique, sauvage, intact. C’est ici que des archéologues mandatés par l’État ont mené, entre 2014 et 2020, des fouilles présentées comme un modèle : un sanctuaire gaulois du IIIe siècle avant J.-C., un site de culte unique, célébré dans les rapports et les colloques.
Mais une fois les médailles accrochées et les crédits engloutis, la réalité est beaucoup moins glorieuse. Sur le terrain, les héros de la “préservation du patrimoine” ont laissé derrière eux des tonnes de déchets. Une dizaine de Big Bags en plastique, pleins de déblais, abandonnés dans les tranchées du site. Trois ans qu’ils se déchirent au vent, qu’ils pourrissent au soleil, libérant peu à peu leur poison de particules de plastique sur ce sol que les Gaulois vénéraient. Voilà donc le visage réel de la “Culture” version administrative : des rapports bien propres, et des paysages souillés. Ces mêmes fonctionnaires qui interdisent aux citoyens de toucher une poterie, n’ont aucun scrupule à laisser pourrir leur propre chantier en pleine nature. L’écologie ? La responsabilité ? De grands mots qu’ils agitent dans les conférences pendant que, sur le terrain, ils abandonnent leurs déchets comme des gougnafiers. Ironie du siècle : les Gaulois respectaient ce lieu sacré. Les archéologues l’ont pollué. Vingt siècles d’histoire pour finir ensevelis sous du plastique. Bravo la Culture !
Actualités 4 Monnaies & Détections : une revue solide 5 “Deux pour cent…” Vécu 6 Archéologie durable : plastique garanti 8 Le code de Beale 11 La clochette qui semblait n’être rien… 12 Le mystère des 16 barres d’or de Pentreath Beach 14 Le trésor perdu de Dutch Schultz Vécu d’antan 17 Le trésor d’Authon : une découverte historique en Haute-Provence Technique de prospection 18 LiDAR : le nouveau super-pouvoir du prospecteur 21 Brèves Artéfacts 32 Médaille de saint Benoît Histoire 33 Louis III l’Aveugle, un empereur dans la tourmente 34 Nos ancêtres les Étrusques 36 Les seigneurs de Guinée 38 L’orange a des pépins 40 Les Vikings & Bouddha Numismatique 42 Le Somaliland a de l’avenir 44 Le blé, ça se gagne 46 Cent-et-un dalmatiens et même plus un Dalmate ! 48 Le royaume de la Côte de l’Or 50 Le duc était-il grand ? Trouvailles 51 Monnaies/objets 60 Librairie 61 Petites annonces 62 Courrier 64 Agenda 66 La photo insolite !
Mea culpa, j’ai laissé passer dans le dernier numéro, un article qui n’avait pas sa place dans cette revue de passionnés que nous sommes. Les courriers de protestations reçus m’ont alerté immédiatement. Merci à Pascal pour sa franchise et sa générosité puisqu’il conclut que « Errare humanum est »! Ce sera une manière de rappeler à tous, qu’en cas de carte aux trésors, il faut toujours se méfier. Ainsi, nous assumons totalement cette erreur et vous en faisons part car il est de notre devoir de vous distraire avec des actualités et des anecdotes traitant de notre passion au lieu de cette couleuvre. Pour me rattraper, dans ce numéro, un dossier complet sur la manière d’utiliser les informations que ne manquent pas de générer l’étude des photos Lidar de la France entière. Bien entendu, ceci à titre hobby uniquement, car vous connaissez la loi, nul n’a le doit de faire des recherches archéologiques avec un détecteur de métaux sans avoir reçu d’autorisation…. Aux USA, le trésor de Dutch Schultz, page 14, est aussi recherché que notre chouette à nous, la seule différence c’est qu’on est sûr qu’il existe réellement.
Jolie blanche, mais elle a souffert, le sauvetage est malheureusement un peu tardif. Davidou23.
Ouch ça fait mal aux yeux, dommage pour ce douzain du Dauphiné de Henry IV type 2 réf DUP.1257. D’un peu moins de 100 € en TTB vous passez au poids du métal voire 5-6 euros pour un collectionneur débutant dans l’état de cette monnaie inférieure à B.
Bonjour, en argent trouvé à Trets, c’est un fourreau ? Pouvez-vous m’en dire plus ? Merci, Tibère.
Quatre centimètres sur trois, les deux faces sont identiques en décoration, on aurait aimé une photo du dessus pour voir s’il avait été plié involontairement ou si c’est sa forme initiale. Elément de fourreau ? Oui c’est possible, le métal argent ne fait aucun doute. Autre hypothèse : élément décoratif de canne d’un bourgeois XVIIIe-XIXe.
J’ai découvert dans mon jardin, dans les années 90, à Aulnaysous- Bois (93 600), cette pièce de 3 cm de diamètre, 2 mm d’épaisseur, pesant 15 g. Une face montre un visage, l’autre un char tiré par plusieurs chevaux. J’ai à l’époque nettoyé la pièce à l’eau. Dessous, un métal qui brille encore aujourd’hui malgré les années. Pouvez-vous m’en dire plus ? En vous remerciant, Cordialement, Dominique.
Moulage récent en laiton d’un décadrachme normalement en argent, un grand classique des fausses grecques gardées comme souvenir de voyage et vendu aux touristes. Sa valeur est nulle.
De nouveau Jéjé 77, avec ses trouvailles dans le même département, (les vôtres ou celles du cousin ?) une jolie vervelle de 26 × 22 mm datée du XIVe siècle avec un léopard rampant à gauche. Arme trop simpliste pour être identifiée mais à rapprocher des armes d’Edouard III d’Angleterre et de la guerre de 100 ans. Suit une boucle en bronze incomplète de 28 mm de longueur. La monture, avec une barre transversale épaisse qui offre des stries de décorations présente un bouton hémisphérique relié à la boucle par une tige épaisse dépassant du centre du bord extérieur. Les côtés suggèrent un rappel aux dauphins des boucles romaines, le revers est plat. Il manque une partie trop fine qui n’a pas résisté. Dans les boucles romaines, il n’y a pas ce bouton proéminent en avant, mais il existe sous différentes formes entre la fin du XVe et du XVIe siècle.
Bonjour, pour vous c’est une flèche de Palmela ? Je l’ai trouvée dans les sacs de déchets de mon cousin qui détecte vers Brie- Comte-Robert en Seine-et-Marne. Cordialement, Jeje77.
Et bien votre cousin ne lit pas Monnaies&Détections, sinon il n’aurait pas mis dans sa poubelle une pointe en flèche de cuivre de Palmela, qui a quatre mille ans ! Ha-là-là il y en a qui sont au ras des pâquerettes quand même. Tenez, il ne mérite pas que son prénom soit nommé, vous êtes le véritable découvreur de la 84e pointe de Palmela recensée par MD en France.