MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Trouvaille 143.24.ter

On continue par des monnaies plus récentes : respectons la chronologie et démarrons par le quart d’écu d’Henry IV le Grand 1608 : + HENRICVS. IIII. D. G. FRANC. E. NAV. REX. 1608. Croix feuillue avec quadrilobe en coeur. (Henri IV, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Navarrais). Revers : .SIT. NOMEN. DOMINI. BENEDICTVM (ANCRE). – L. (Bayonne) : écu de France couronné accosté de II – II ; lettre d’atelier à la pointe de l’écu. (Béni soit le nom du Seigneur). Cette monnaie doit peser un peu moins de 10 grammes, son état est TTB+, elle s’estime à une centaine d’euros. Réf : L.1066 Dy.1224. Continuons par le Louis XIV, il s’agit d’un quatre sols appelé quatre sols des traitants, 1676 A (Paris). Avers : LVDOVICVS• •XIIII• D• GRA• Louis XIV, par la grâce de Dieu. Graveur : François Warin. Revers : croix fleurdelisée sous une couronne. Lettre d’atelier au centre. •FRAN• ET• NAVARRÆ• REX• 1676 A. C’est un millésime un peu moins courant, la monnaie est en état TB+ et s’échange pour 30 euros. Enfin on termine par le demi franc de Napoléon III 1867 K (Bordeaux), état TB +, une vingtaine d’euros.

Trouvaille 143.23.bis

Passons aux monnaies il y a, en premier, un réal de Castille et Léon pour Henry II de trastamare (1368-1379). AR real, Séville. D/ Grand monogramme EN couronné. Double légende sur le tour : DOMINVS MICHI ADIVTOR ET EGO DISPICIAM INIMICOS MEOS. L’Éternel est mon secours, et je regarderai mes ennemis. Revers : quadrilobe aux armes écartelées de Castille et Léon, entre trois rosettes. En dessous le S pour l’atelier de Séville. ENRICVS DEI GRACIA REX CASTEL. Henricus Dei Gratia Rex Castellae Henri, par la grâce de Dieu, roi de Castille. Réf : AB# 406. La monnaie est en état TTB, comptez sur 150 euros. En dessous, comme Bob l’a justement présenté, voilà un denier de Jacques Ier d’Aragon : portrait à gauche du roi couronné avec la légende ARA GON. Au revers, croix double pointée entourée des lettres IACOBUS REX. Jacques Ier dit le conquérant (en catalan on dit Jaume et en castillan Jaime) est né le 2 février 1208 à Montpellier il est mort en 1276 à Valence en Espagne. Il fut roi d’Aragon, comte de Barcelone et seigneur de Montpellier, roi du royaume de Majorque. Fils de Pierre II le catholique qui fut tué à la célèbre bataille de Muret par l’armée de Simon de Montfort. La monnaie est fort abimée et ne dépassera pas les quinze euros.

Trouvaille 143.24

Une médaille trouvée du côté de Foix ainsi que cinq monnaies dont une de jacques Ier d’Aragon. La médaille fait 50 millimètres et 60 grammes. BOB. La médaille a été gravée par A. Bertrand : le graveur A. Bertrand est associé à la production de médailles françaises de la fin du XIXe siècle, notamment celles remises lors de concours de tir militaires ou civils sous la Troisième République. Ces médailles, souvent riches en symbolisme martial (soldats, fusils, drapeaux, couronnes de lauriers), reflètent l’importance accordée à l’entraînement militaire et au patriotisme à cette époque. Sur la tranche, vous devez avoir la mention suivante : bronze ou argent. Quelques éléments clés à son sujet. Activité : fin XIXe – début XXe siècle. Domaine : graveur ou médailleur actif surtout dans le contexte républicain et militaire. Œuvres typiques : médailles pour concours de tir, expositions, récompenses scolaires ou sportives. Signature : « A. BERTRAND » gravée souvent sur la face (avers) de la médaille, comme visible sur ton image. Il ne nous a pas été possible de retrouver le prénom du graveur, ce qui suggère une activité professionnelle privée et non publique comme les graveurs ayant décroché les concours de monnaies françaises, Roty et autres…

Trouvaille 143.23

Alain a trouvé dans l’Aude ce sceau du XIVe siècle représentant un griffon à gauche griffe et ailes déployées. Mais la légende n’est pas clairement déchiffrée : S-AUDREV-SAG(ou C)— ?

Trouvaille 143.22

Vincent, dans sa Marne natale, a découvert ce joli Gros dit Florette de Charles VI, frappé à Villefranche entre 1420 et 1422 (point creux sous la croisette à l’avers et au revers). Avers : Trois fleurs de lys posées 2 et 1 sous une couronne tréflée. + KAROLVS: FRANCORV: REX (Charles, roi des Francs). Revers : Croix fleurdelisée cantonnée de deux couronnelles. + SIT: NOME: DNI: BENEDICTV (Béni soit le nom du Seigneur). Réf. : DUP.387, monnaie en état TTB, 120 euros.

Trouvaille 143.21

Bonjour, un petit clin d’oeil… Bon, du déjà vu, mais une petite piqûre de rappel de temps à autre, ça ne fait pas de mal. Trouvé en déplaçant un tas de cailloux dans mon terrain du Loiret. Bon, quand certains sur le net continuent à vendre de belles et étranges rouelles gauloises, soyez sympas, envoyez-leur le moteur… Amicalement, Clyde45.

Oui, ces preuves du contraire sont rares, merci de les avoir envoyées. Bien qu’elle ne soit pas ajourée, cette roue à rayons a de beaux jours devant elle comme authentique rouelle celtique !

Trouvaille 143.20

Trouvaille d’ Odile dans le Tarn. Un liard à la croisette en billon du royaume de Navarre attribué à Henri d’Albret (1516–1555), avec la légende : GRA. DEI. SVM. ID. QVOD. SVM. .(Grâce à Dieu, je suis ce que je suis). et croisette pleine. La grande H couronnée au revers et la légende suivante : HENRI. DEI. G. REX. NAVAR. D. B (Henri, par la grâce de Dieu, roi de Navarre et seigneur de Béarn). Monnaie à faible valeur de cotation : 20 €.

Trouvaille 143.19

Bonjour la rédaction. Félicitations pour votre magazine et votre expertise. Je me permets de vous envoyer ces photos pour une pièce d’abord identifiée comme Trentin, puis comme double excellente. Pourriez-vous me confirmer ? Poids : 7 g pour un diamètre de 2,9 cm environ. Bruno.

Non, la première identification est la bonne. Il s’agit bien d’un Trentin de Barcelone, confirmé par le poids, émis sous les rois de Castille et Léon, Ferdinand et Isabelle (1469–1504). Avers : FERNANDVS ET HELISABET REX. ET REGI (Ferdinand et Isabelle roi et reine), émis par Philippe III (1598–1621). Bustes de Ferdinand et Isabelle face à face. Un point entre eux, une étoile à huit branches au-dessus, une autre étoile au niveau du cou. Revers : SVB: VMBRA ALARVM TVARVM, écu écartelé (Castille et Léon aux 1 et 4, Navarre aux 2 et 3) devant un aigle aux ailes déployées. Cette monnaie est en état TTB- et peut s’échanger autour de 1 500 euros. Réf : Cayon 2907 / 5016.

Trouvaille 143.18

Bonjour. Voici les photos d’un sceau trouvé dans une ancienne vigne de l’ouest du Lot (ils sont en train de les arracher en nombre, une page se tourne !). Sous réserve, j’y vois un homme auquel un diable est accroché, dont on voit la queue qui pend. Peut-être lui déchire-t-il la poitrine, lui arrachant « les » coeurs, qui tombent devant lui. Et je lis : « VIS SEUL SUFIS ». Merci de me dire ce que vous en pensez, et quelle datation vous proposez. Longue vie à la revue, Luc du Lot.

Ce cachet est intrigant. La scène présente un personnage debout, on distingue bien une queue, à moins qu’il ne s’agisse de l’extrémité d’un dragon ou d’un diable juché sur le personnage. Le bras tendu laisse choir des cœurs fendus. C’est l’antithèse des cachets à motif denier à épouser que l’on peut trouver sur le net, notamment dans la collection Terisse. La forme du cachet est identique à ces pièces datées sans trop de précision entre le XVIIe et le XIXe siècle. Votre exemplaire se situerait plutôt dans la datation la plus ancienne. Le message est clair : « seul, je me suffis », et la scène suggère des peines de cœur à répétition… Sceau probablement du XVIIe siècle, dans un style allégorique assez inhabituel mais structuré comme les cachets personnels de cette époque.

Trouvaille 143.17

Bonjour. Le Bois des Justices, sur la carte IGN, a attiré mon attention. On avait au Moyen Âge le droit de pendaison à cet endroit. Pas moins de 60 gros de Florettes Charles VI m’attendaient. Y a-t-il un rapport avec le gibet ? Je ne pense pas. Les pauvres bougres devaient être fouillés et dépouillés de leurs biens. Une belle boursée. Je présente ici la plus belle : diamètre 24 mm, pour 2,13 g. Certaines sont bien rincées et présentent une patine verte, ce qui laisse à penser qu’elles sont fourrées. Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous identifier la Florette royale à l’hermine ? Il y en avait 5 dans la boursée. Imitation Charles VII par Jean V ? Merci. J.P.

Pour répondre à votre question, aucune de ces monnaies ne peut être fourrée car c’est une impossibilité technique, il n’y a pas assez d’épaisseur. Le vert de gris présent sur ces monnaies indique un alliage de billon plus ou moins fort. (argent et cuivre). À l’époque, c’était un spectacle de voir un supplice, et le monde se regroupait, mais on voit mal un bourgeois en profiter pour cacher son magot. Les deux choses n’ont aucun lien. Vous avez trouvé 5 Florettes de Bretagne parmi les 60 Florettes de ce magot. Sur la photo des monnaies en tas, on distingue plusieurs Florettes de Charles VI avec les deux couronelles dans les cantons de la croix. Couronelles non présentes sur les Florettes de Jean V de Bretagne. Réf. : Dy.275B. Avers : + IOHANHES + BRITONV DVX V (atelier). Trois mouchetures d’hermine posées 2 et 1 sous une couronne. Revers : + SIT NOME DNI + BENEDICTV. Croix tréflée et feuillue. Votre monnaie serait un beau TTB s’il n’y avait ce manque de matière. Toutefois, 60 euros seraient une juste proposition pour un collectionneur.