Archéologie durable: plastique garanti pour les siècles à venir
Dans : Actualités Par Monnaies & Détections
Mai.25,2026Cime de la Tournerie, 1 800 mètres d’altitude, commune de Roubion, Alpes-Maritimes. En plein cœur du parc national du Mercantour, un lieu magique, sauvage, intact. C’est ici que des archéologues mandatés par l’État ont mené, entre 2014 et 2020, des fouilles présentées comme un modèle : un sanctuaire gaulois du IIIe siècle avant J.-C., un site de culte unique, célébré dans les rapports et les colloques.



Mais une fois les médailles accrochées et les crédits engloutis, la réalité est beaucoup moins glorieuse. Sur le terrain, les héros de la “préservation du patrimoine” ont laissé derrière eux des tonnes de déchets. Une dizaine de Big Bags en plastique, pleins de déblais, abandonnés dans les tranchées du site. Trois ans qu’ils se déchirent au vent, qu’ils pourrissent au soleil, libérant peu à peu leur poison de particules de plastique sur ce sol que les Gaulois vénéraient. Voilà donc le visage réel de la “Culture” version administrative : des rapports bien propres, et des paysages souillés. Ces mêmes fonctionnaires qui interdisent aux citoyens de toucher une poterie, n’ont aucun scrupule à laisser pourrir leur propre chantier en pleine nature. L’écologie ? La responsabilité ? De grands mots qu’ils agitent dans les conférences pendant que, sur le terrain, ils abandonnent leurs déchets comme des gougnafiers. Ironie du siècle : les Gaulois respectaient ce lieu sacré. Les archéologues l’ont pollué. Vingt siècles d’histoire pour finir ensevelis sous du plastique. Bravo la Culture !

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