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Monnaies et Détections

Articles taggés ‘Haute-Garonne’

118.13

Bonjour, j’ai trouvé sur un chemin en Haute-Garonne cette petite boucle de ceinture avec un peu de couleur et quelques motifs (7 cm/2 cm). J’ai du mal à la dater et son origine. Merci pour votre aide, Alain.
Jolie petite boucle émaillée et dorée. Le résultat final est un travail de qualité pour une boucle de cette taille. Elle devait être d’usage personnel car finement travaillée. Sans certitude mais il semble que la chape présente un écu de gueule mais on n’arrive pas à déterminer si la couleur rouge était uniforme sur le côté gauche de l’écu ou si une autre couleur a complètement disparu. En tout état de cause cela reste une belle boucle et le plaisir de sa découverte est irremplaçable. Sa datation probable est XIII- XIVe siècle.

118.02

Thomas de la Haute-Garonne a trouvé ce teston de Savoie : Charles Ier (1482-1490). Avers : + KAROLVS D SABAVDIE MAR I ITA. Buste en arme à droite. Revers : + XPS VINCIT XPS REGNAT XPS INPER. Ecu de Savoie entre FR – ET sous un lac d’amour. La monnaie aurait pu être un TTB (prix moyen 2700 euros) mais du fait des rayures remarquables sur le revers et à l’avers elle est rétrogradable en TB et se négocie aux environ de 600 euros.

115.11

Jérôme de Boulogne sur Gesse nous envoie ce bel insigne : clairement le logo de Henry Potez, un grand fabricant d’avion. Que fait-il dans la terre ?
Nous avons demandé à Gilles Collaveri, notre consultant aéronautique et sa réponse n’a pas tardé. « A notre connaissance, pas de crash d’avion Potez dans cette région. Une rapide enquête montre que Henry Potez a fabriqué aussi des poêles. Un de mes correspondants m’a même écrit “Potez a aussi fabriqué des poêles à mazout qui portaient cet insigne. Et le nom était devenu commun, comme frigidaire. Je me souviens de mon père disant : je vais allumer le Potez !” Voilà sur cette photo un poêle sur le haut duquel on distingue le fameux insigne »

Enquête dans un champ

Paul, aujourd’hui âgé de 94 ans, est passionné d’aviation. Pendant la seconde guerre mondiale, il fut témoin d’un crash et nous l’a décrit : un avion allemand s’était posé en catastrophe dans un champ de Plaisance du Touch, à quelques kilomètres de Toulouse. Paul nous avait montré le site de crash en déclarant que l’avion avait cisaillé certains arbres de l’allée menant à la propriété. Et en effet, plusieurs tilleuls manquaient au milieu de cette rangée de platanes (photo 1). Mais faute de témoignage précis, notre enquête n’avait pu progresser.
Jusqu’à ce jour de novembre 2017. Ce soir-là, à la fin d’une conférence sur l’archéologie aéronautique, l’un des spectateurs, passionné d’aviation, vient me trouver et me décrit l’épisode que Paul m’a déjà narré. Quand je lui demande s’il possède des informations plus précises, il me répond « je peux vous emmener chez Joseph. Il a 97 ans et il a tout vu quand il était jeune ». Joseph est exactement le témoin recherché.

Un témoignage déterminant

Quelques jours plus tard, Joseph nous reçoit (photo 2). C’est un moment chargé d’émotion. Malgré son grand âge, il vit à son domicile, avec sa femme. Et il nous raconte : « C’était en août 1943, l’année où je suis parti au STO (le “Service du Travail Obligatoire”). J’ai vu l’avion allemand arriver. Il battait des ailes, il s’est posé sur le ventre et pendant sa course, il a arraché un arbre. Le pilote était blessé et les Allemands sont venus le chercher. L’avion avait un seul moteur, rond. Les habitants des environs ont récupéré l’essence dans les réservoirs de l’avion et l’épave a été évacuée ». Joseph nous indique avec précision l’emplacement du crash sur un plan.
Grâce à lui, des éléments sont apparus : la date du crash, août 1943 et le type d’avion, un Focke Wulf 190 (« Un monomoteur allemand avec un moteur rond » : ce ne peut être qu’un Fw 190 car le Messerschmitt 109 avait un moteur en ligne).

La suite de l’article dans Monnaies & Détections n°111 …

110.8

Bonjour, je vous soumets des trouvailles réalisées il y a quelques années pour identification et datation. Je les ai trouvées dans les vignes de l’ouest toulonnais avec l’autorisation de mes amis vignerons. Le pendentif zoomorphe mesure 2,5 cm sur 2,5 cm, en bronze et pèse 2,73 g. La bague sans sa pierre est en argent et pèse 0,68 g. La monnaie, en argent aussi, mesure 12 mm et pèse 0,87 g. Merci beaucoup et longue vie à votre magazine ! Hugo
Petit pendentif résolument moderne en tôle de bronze emboutie avec anneau de suspension, on a cherché du côté des récompenses officielles de concours d’équitation mais on n’a rien trouvé de semblable. Epoque proposée XIXe-XXe.
Bague en argent simple, un jonc plat surmonté d’un chaton rond ; pas de griffe, la période est estimée entre XIVe et XVIIe siècle.
Venons-en à la monnaie que vous dites en argent, ce qui n’est pas évident sur votre photo. Nous ne pouvons pas l’identifier car trop usée et la seule face proposant quelques indices ne nous rappelle rien ce qui ne nous permet pas d’orienter notre recherche, espérons que cela fera tilt avec un lecteur !

110.13

Bonjour, j’ai trouvé en détection du côté de L’Isle-en-Dodon ces deux objets : la platine ronde avec la tête du diable, je pense à une déco de carrosse, de porte ou de coffre ? Pour le deuxième qui ressemble à une aiguille d’un diamètre de 5 mm, d’un poids de 3,8 g percé d’un trou avec des stries (déco?) : peut-être du romain mais sans conviction. A côté de l’objet j’ai trouvé une pièce romaine. Pourriez-vous m’en dire plus ?
Il s’agit bien d’une applique décorative sur un élément quelconque : coffre, meuble voire carrosse. Elle présente le visage grimaçant d’un satyre, époque XVIIIe siècle.
Quant à votre petit élément en bronze, il ne peut être identifié en l’état car il manque l’ensemble dans lequel il devait prendre sa place.

Trésor de grenier, suite

En 2014 un fuite de toiture dans une vieille demeure de Toulouse permettait la découverte d’un tableau oublié dans une soupente, un tableau qui sera à sa découverte attribué au peintre Caravage ! Probablement pillé par les armées de Napoléon (Monnaies & Détections 88). Après des années d’expertises et contre-expertises, le tableau devait finalement passer en salle des ventes en juin dernier, les Caravage ne sont pas signés et pour certains le doute persistait. La mise à prix devait démarrer à 30 millions d’euros, quand même ! L’État français avait dans un premier temps, bloqué la sortie de territoire, ce qui permet aux musées français d’enchérir à moindre coût, l’interdiction de sortie de territoire faisant sérieusement baisser le prix d’une œuvre d’art.
Finalement les musées français ont laissé passer, et il n’y a pas eu de vente aux enchères, la transaction s’est faite de gré à gré. L’acheteur serait un milliardaire américain et le supposé Caravage baptisé « Judith et Holopherne » aurait changé de main pour plus de 100 millions d’euros…
Sources : connaissancedesarts.com / Monnaies & Détections 88

102.9

Marie, 11 ans, jeune détectoriste débutante à Antichan, a découvert cette médaille, jeton, 1870. Avers : REPUBLIQUE FRANCAISE RECONQUISE, revers : VIVRE LIBRE OU MOURIR. Il s’agit de la proclamation de la République le 4 septembre 1870, en cuivre argenté. Visiblement cette médaille a été clouée sur un panneau de bois ou portée en pendentif.

100.5

Jean-Pierre en Haute-Garonne a trouvé un bouton de blouse avec Napoléon, le grand buste à gauche et couronne de laurier, nous sommes au milieu XIXe siècle.
Les suites de ses trouvailles sont un petit anneau en argent non poinçonné, supportant un cœur et une fleur. L’époque est XVIII-XIXe siècle.
On termine par un buste en bronze très usé, comme poli par le « toucher », très vraisemblablement gallo-romain, peut-être un ex voto.

100.3

François à Lanta a trouvé ce poids monétaire d’Isabelle et Ferdinand d’Espagne 1470. 2 cm x 2 cm, épaisseur 8 mm, poids 26 g. Il fut trouvé à Barbaira. A l’avers, la frappe très faible laisse à peine entrevoir ou deviner le faisceau de flèches nouées et au revers l’indication VIII R est pour la pièce de huit réaux.
Il a trouvé comme tout prospecteur un 10 centimes Napoléon. Ces monnaies sont les premiers plaisirs du débutant, ensuite quand on est sur un endroit où l’on trouve de belles monnaies, c’est « zut encore un Napo ! » Celui-ci a le mérite d’être en bon état : 1857, MA pour Marseille, le franc poche le cote 60 euros pour un TTB mais cette patine noire est un peu moins agréable, espérez plutôt aux alentours de 15 euros.