Bonjour, félicitations pour votre revue qui est une source d’informations des plus complètes, j’ai trouvé ce sceau dans la Haute-Marne, limite frontière des Vosges. Après des recherches je n’arrive pas à trouver sa signification. Pouvez vous me donner un petit coup de pouce ? Merci de votre aide. JC
Il s’agit d’une matrice de sceau fin XVIIIe-XIXe siècle, présentant les initiales de l’intéressé (pas pu toutes les trouver, il y a un C) dans un cartouche ovale surmonté d’une couronne comtale comme le signalent les huit extrémités bouletées. Aux alentours, à la va comme je te pousse, des segments peu identifiables et tirant vaguement sur la lettres C.
Bonjour, voici une nouvelle trouvaille, détectée dans un champ en Seine-et-Marne. Au premier coup d’oeil on pourrait penser à une petite clochette d’animaux. Cela semble être en bronze. Il manque le balancier si c’est bien cela. Est-ce bien cela et de quelle époque serait-il ? Il pèse 12,29 g, mesure 2,4 cm de diamètre et 2,2 cm de hauteur. De plus voici un sceau trouvé dans un champ de Seine-et-Marne. Il est malheureusement cassé. Il me semble voir deux R qui se croisent en miroir. Je l’ai testé sur de la cire. Pouvez-vous m’en dire plus ? (époque, lettrage etc.) Il pèse 7,52 g. Cordialement, Jeje77detection.
Oui il s’agit d’une clochette époque gallo-romaine, mais il y a des avis divergents et ce n’est pas complètement tranché. Difficile sur ce type d’objet qui n’a pas foncièrement évolué entre les siècles de le dater hors contexte fouilles et strates archéologiques. Votre matrice de sceau est un sceau à cacheter début XIXe avec le monogramme du propriétaire composé de ses lettres entrelacées. RR ? Un lac d’amour avec les rubans spiralés retombe de chaque côté des lettres. Sans connaitre son nom, il est difficile de tirer quelque chose de ces entrelacs. Ce type de sceau est rela-tivement courant à l’époque et ne présente pas un fort intérêt historique. Il s’agit de la petite histoire de France…
Il s’agit bien d’une clochette gallo-romaine utilisée sur les carillons phalliques (entre autres), censés protéger l’habitation du mauvais oeil, l’anneau de suspension est typique avec ses « angles » en forme d’écrou.
Bonsoir j’ai découvert votre site en me renseignant sur le net pour un sceau découvert en jardinant chez moi à Pujaudran dans le Gers. Pourriez-vous me l’identifier ? Cordialement, JP
Ce sceau du XIVe s. comporte un griffon à quatre pieds d’aigle, et une queue dont l’extrémité porte une tête d’oiseau retournée. Devant le griffon, figure un renard sur une pique, en guise d’enseigne militaire (à moins que ce ne soit une fine colonne de pierre ?), la légende latine abrégée : S’ (igillum) GVILL. DE. CONDEOMS. Sceau d’un chevalier Guillaume de Condoms. On connait au moins un Guillaume Peres de Condom devenu auditeur de la Rote pontificale à Rome en 1420. Ce Guillaume Peres portait 3 poires dans ses armes, cependant d’autres Guillaume de Condom ont pu exercer des charges en Italie (renard sur colonne ou enseigne) – le griffon se retrouve souvent en Italie, et ces décors ont pu être choisis en fonction des charges féodales reçues, ou des alliances matrimoniales. On vous joint l’empreinte du sceau de la ville de Millau qui comporte un griffon pour que vous puissiez mieux visualiser votre trouvaille.
Bonjour, fervent lecteur de votre revue et que j’attends toujours avec impatience. Je vous envoie pour le partage et pour une éventuelle identification cette matrice en bronze que j’ai fortuitement trouvée dans une vigne de l’Hérault il y a quelques années. Elle mesure 30 mm de diamètre et pèse 16,70 g. Cordialement, Thib (J’ai déjà eu la chance de contribuer à votre magazine avec l’article « vécu, un écu d’or a la couronne » n° 103).
Cette matrice est difficilement lisible, car d’une part les lettres ne sont pas toutes nettoyées, et d’autre part, le texte est en abrégé, de nombreuses lettres étant séparées par une ponctuation. Le sceau semble fin XIVe s., un chien central, un loup ? Ou un bélier ? Et les lettres : S. RBA. P. N. LOROLOBA, sans garantie ! Peut-être sceau d’un clerc ou d’un chevalier ? Un valet de chiens (vénerie ?) ou un valet de bergerie ? A noter que le mot LOBA en occitan médiéval, signifiait louve, CF : la célèbre LOBA DE PENNAUTIER au XIIIe siècle. C’est un sceau intrigant, il mériterait d’être mieux nettoyé.
Bonjour, je m’appelle Benji, j’ai trouvé ce magnifique sceau dans un champ dans le nord de la France, près de la frontière belge. Trouvé dans un labour. Pouvez-vous m’aider à l’identifier ? Je rame un peu. Voici ce que l’on a trouvé avec des amis : « sceau navette du curé Nicolaï à l’église Saint-Martin de Carpiquet XIIe ou du XIIIe siècle ». Je voudrais savoir si cela vous parait possible. Hauteur : 38 mm, largeur : 19 mm, poids : 7,4 grammes. Merci de votre aide, Benji.
Bonjour, oui c’est un très joli sceau à navette mais il date de la fin du XIVe siècle au début XVe. Pour un clerc du nom de Nicolas ou Nicolet (en phonétique NICHOLAI DE CARPIKET). Ce qui semble correspondre en effet à Nicolas de Carpiquet, seule commune de ce nom en France en Calvados, une église Saint Martin y avait été construite au XIIe s. et remaniée au XIVe s. Cette église paroissiale dépendait de l’abbaye de la Trinité de Caen, distante de 8 km. Ce religieux, originaire de Carpiquet, avait sans doute été mandaté par l’abbaye pour desservir l’église Saint Martin comme recteur, ou chanoine au nom de l’abbatiale proche. On peut s’interroger sur le lien étrange et inhabituel attaché au cou du clerc agenouillé mains jointes également liées : était-ce un signe d’humilité symbolique et de servitude au service de l’abbaye ? C’est une belle trouvaille dans un splendide état. Quel genre de terre a conservé l’état de cet artefact ?
Je vous envoie les photos de la matrice, la mesure est de 25 mm de long, 20 mm de large, et 2 mm d’épaisseur elle est en bronze (je crois). Merci à toute l’équipe. NATHILUC 11
C’est un petit sceau languedocien ou provençal de la fin XIVe s. (forme arrondie de l’écu) pour un tondeur et pareur de draps – au centre les forces, ou ciseaux à tondre les moutons et à couper les draps –, en légende on lit : CIMVNT DE PVJOLS PARAIRE (Simon de Pujols, pareur). Les textes d’archives indiquent par exemple la présence de 52 paraires de draps à Carcassonne en 1396 et de 44 paraires à Toulouse en 1398. Il existe encore un bourg de PUJOLS en Lot-et-Garonne qui pourrait correspondre à celui de notre Simon de PUJOLS pareur. Mais à la fin du XIVe s., l’industrie du drap moyen languedocienne est fortement concurrencée par celle de Perpignan et du Roussillon aragonais en plein essor… Ce sont les Catalans qui emportent la mise au XVe siècle. Si vous voulez en savoir plus sur l’industrie du drap à cette époque : lecture libre sur : https://www.persee.fr/doc/ anami_0003-4398_1982_num_94_156_1984
Christophe est à Saint-Amadou et il a trouvé ce sceau : c’est un sceau du XIVe siècle portant une arbalète au centre et en légende : S. E inversé. BOGE (ou LOGE) ; il s’agit sans doute du sceau d’un membre d’une loge ou confrérie d’arbalétriers – ces groupements corporatifs étaient encouragés par les autorités locales depuis les débuts malheureux de la guerre de cent ans, afin de développer à peu de frais des pépinières de tireurs pouvant être opposés par les communes aux archers anglais redoutables.
Bonjour à tous, et encore bravo pour votre magazine. Voici une première matrice de sceau en bronze, difficilement identifiable pour moi, avec un oiseau dessus (peut être un paon, poids de 9,80 g pour 27 mm). Merci de votre aide et longue vie à Monnaies & détections. Kikib
Il s’agit d’un sceau en navette de la fin du XIVe siècle par le style, probablement pour le prieur d’un établissement religieux. Il a été volontairement brisé à la mort de son propriétaire pour éviter toute utilisation frauduleuse. Le motif est un oiseau, probablement un paon, qui était considéré comme l’oiseau de “Paradis” assimilé à l’immortalité de l’âme. Le fragment de légende trop incomplet ne renseigne pas vraiment sur sa localisation : S PVLRON.
Bonjour, de Pétrus, dans l’Isère. Pouvez-vous identifier et dater cette matrice de sceau (et son sceau réalisé sur glaise) ? Trouvée sur la commune de L’Isle d’Abeau 38. D’avance merci pour votre réponse…
Il s’agit d’un sceau de chevalier style XIVe siècle, la légende, longue, est très difficile à lire en raison des nombreuses abréviations : S (igillum) H (Hugo ? Henry ?) DI. THO. SOM. DI. LVCA. Il y a quatre barres abréviatives au-dessus des lettres I, O, I, A final. Serait-ce un seigneur de Lucques en Italie ? Avec les abréviations il y a de quoi chercher un bon moment ! SOM pourrait être un titre, une fonction abrégée et donc le sceau pourrait être provençal ou italien. La matrice présente un oiseau pécheur tenant un poisson pendant dans son bec, ou un rapace tenant un rongeur pendant dans son bec.
Henri, toujours fidèle à votre revue. Trouvé avec mon Déus, côté nord de Toulouse, ces quatre objets. Pourriez-vous m’en dire plus sur mes dernières trouvailles ? D’abord à proximité de deux nummus un bijou ou grelot avec deux perles bleues à l’intérieur et enfin deux sceaux : pourriez-vous m’en dire un peu plus ainsi que l’époque ? Merci à toute l’équipe de Monnaies & Détections, une bonne année 2019 et longue vie…
Sur le premier sceau, dont l’empreinte n’est pas nette quant au texte, on peut voir une plante (arme parlante) et, sous toutes réserves, le texte : S.LAVINE EN SICIL. Sceau d’un certain LAVINE (La Vigne ?). Fin XIVe siècle. Le second sceau de style fin XIIIe mais avec un style “roman” plus archaïque, figure en fait une Vierge romane à l’Enfant, siégeant sur un trône, on aperçoit la tête de l’enfant et une partie de son buste à ses côtés. Le style très hiératique, schématisé et figé, ajouté à l’usure, fait penser à la forme d’une bouteille mais il n’en est rien. Le sceau semble anépigraphe et porte un décor ressemblant à celui d’un méreau. Ce serait donc un sceau pour une abbaye NOTRE DAME DE… ?