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Appel à tous les prospecteurs de France !

Obole inédite de Raymond IV de Toulouse, 0,51 g, 14 mm

La monnaie que nous vous présentons aujourd’hui comme appel à tous les prospecteurs est un véritable trésor à elle seule ; il s’agit d’une obole inédite de Raymond IV de Toulouse, trouvée au détecteur bien sûr, et parait-il, selon le CD anonyme, sur de vieux remblais de fouilles archéologiques…

Toulouse, 1042 – Tripoli, 1105.

Raymond est le second fils de Pons, comte de Toulouse, et d’Almodis de la Marche. À la mort de son père, son frère aîné Guillaume IV hérite de l’ensemble des biens paternels, Raymond devant se contenter du comté de Saint-Gilles, qui se résume à une moitié de l’évêché de Nîmes, du château de Tarascon, de la terre d’Argence et de la moitié de l’abbaye de Saint-Gilles.

Il hérite successivement de sa cousine Berthe (petite-fille de Raymond III de Rouergue) et de son frère aîné Guillaume IV de Toulouse. Ses biens sont immenses, comtés de Rouergue, de Nîmes et de Narbonne, marquisat de Gothie, seigneuries ou principautés de Gévaudan, d’Agde, de Béziers et d’Uzès, enfin comté de Toulouse. Raymond IV est ainsi le fondateur de ce qu’on peut appeler le grand comté de Toulouse.

Après avoir monté une expédition contre les Maures en Espagne, Raymond répond parmi les premiers à l’appel d’Urbain II en faveur de la croisade (1095). Puis il fait vœu de quitter à jamais l’Occident. Laissant l’administration de ses fiefs à son fils Bertrand et engageant une partie du Rouergue à Richard de Milhau-Gévaudan (c’est l’origine du comté de Rodez), il s’embarque en Provence. Presque tous ses vassaux et arrière-vassaux le suivent. L’armée méridionale gagne Constantinople par la Dalmatie et la Macédoine.

Contrairement à un grand nombre de ses compagnons, Raymond refuse le serment d’allégeance que réclame l’empereur Alexis. Son ardeur guerrière fait merveille à Nicée (1097), Dorylée (même année), Antioche (1098). Un conflit avec Bohémond de Tarente l’amène à se réconcilier avec l’empereur d’Orient. En 1098 et 1099, il multiplie les assauts contre l’émir de Tripoli. Mais les croisés s’impatientent pour la délivrance de Jérusalem. Il doit les suivre et, après la prise de cette ville, se voit préférer Godefroi de Bouillon pour la défense du Saint-Sépulcre. Par dépit, il fait échouer les sièges d’Ascalon et d’Arsouf. On le retrouve à la tête d’une armée de secours, levée en Italie, qui essuie bientôt une lourde défaite près d’Ancyre (1101). Dans les années qui suivent, il peut s’emparer de deux places importantes, Tortose en 1102 et Gibelet en 1104, et fonder le comté de Tripoli (on l’appelle Raymond Ier de Tripoli). Toutefois il meurt sans avoir pu s’emparer de cette ville. Son œuvre sera achevée par son fils aîné Bertrand, chef de la branche des comtes de Tripoli.

Source : Dictionnaire d’histoire de France Perrin-France loisirs

Le temps est venu pour nous d’agir. Les prospecteurs anglais ont défilé en Angleterre pour faire entendre leurs revendications il y a un peu plus de dix ans. Cela a abouti à la réalisation du PAS (portable antiquities scheme). Avec l’analyse de ces dix ans passés, de plus en plus de rapports positifs des instances officielles britanniques sont publiés. Un rendez-vous s’est déroulé il y a peu au parlement européen pour les présenter à divers élus européens et français.

En France les relations sont parfois tendues entre certains archéologues et les prospecteurs, chacun campant sur ses positions. 

Nous ne souhaitons pas que cette défiance perdure car nous avons en commun l’amour de l’Histoire, et la volonté de la faire partager au plus grand nombre.

C’est ainsi que nous appelons à adopter l’attitude pragmatique des Anglo-Saxons qui ont compris tout l’intérêt d’une collaboration entre les deux parties.

Plutôt que de défiler dans les rues, nous envisageons avec votre aide, de créer un électrochoc destiné à faire prendre conscience aux autorités compétentes et à l’ensemble des archéologues tout le formidable potentiel que représente le monde des prospecteurs, une alternative aux manques cruels de moyens humains et financiers dont souffre l’archéologie institutionnelle.

Nous souhaitons ainsi publier à chaque numéro de « Monnaies & Détections » une à deux pages de photos d’objets archéologiques, de trésors de monnaies et dépôts divers, tous trouvés hors contexte archéologique au cours de travaux, d’arrachages de vignes, ou par des particuliers utilisant un détecteur de métaux à des fins de loisirs comme la recherche d’objets perdus par un voisin par exemple.

Que vous les ayez trouvés hier ou il y a 20 ans, et jamais déclarés par peur des conséquences, nous vous proposons de nous envoyer les photos de ces objets, uniquement les photos, pas de texte, pas d’indication de lieu ni de date etc… n’utilisez pas les mails faites un envoi anonyme par courrier d’un CD gravé avec les photos, anonymat totalement protégé !*

On nous oppose souvent qu’en détruisant les couches stratigraphiques pour sortir un objet ce dernier ne représente plus aucun intérêt pour l’archéologie… A cela nous répondons que la plupart du temps ces objets sont trouvés dans des champs labourés depuis des décennies et que ces couches sont annuellement et profondément bouleversées ! Soyons sérieux ! L’enjeu est majeur puisque cette collaboration fera avancer la connaissance et participera à la préservation de véritables trésors, qu’il s’agisse d’un bijou unique, d’une monnaie rarissime ou d’un dépôt plus important. 

Il ne s’agit pas de confondre « détecter en toute impunité » avec « détecter en toute tranquillité », d’autant qu’en cas de découverte majeure, le prospecteur pourra, dès lors qu’il ne craindra plus les problèmes, prévenir les archéologues afin qu’ils prennent le relais comme cela se passe en Angleterre. Et ce d’autant plus facilement que les contacts précédents et fréquents avec les instances officielles l’auront sensibilisé dans cette direction.

Les archéologues, les autorités, le public, doivent prendre conscience de l’ampleur et de la richesse des trouvailles fortuites faites sur notre territoire.

Cette double page est le résultat de la mobilisation des prospecteurs conscients de l’enjeu. Regroupez vos trouvailles de l’âge du bronze sur une même photo pour être plus percutants !

Espérons que ces témoignages permettront d’ouvrir le dialogue sur des bases saines et sincères afin que chacun puisse légitimement s’enorgueillir de participer à la connaissance de notre Histoire.

Nous comptons sur vous ! 

Tapis dans l’ombre…

Toulouse, janvier 1944. L’armée allemande est bien installée dans le sud-ouest de la France et la Luftwaffe s’entraine tranquillement au vol de nuit. Les Junkers88 (photo 1) de l’escadrille « Kampfgeschwader76 » sont basés à Saint Martin du Touch et Francazal, et les habitants de la région les voient souvent passer le soir, tous feux de position allumés. 

Ils effectuent régulièrement des vols d’entrainement  entre Bordeaux, Cahors, Montauban et Toulouse. Les bases de la Royal Air Force sont loin et les avions anglais ne viennent pas harceler les appareils allemands. 

« Mission intruder »

Mais ce soir-là, le 6 janvier 1944, plusieurs avions anglais « Mosquito » (photo 2) du squadron 23 ont décollé quelque heures plus tôt de Sardaigne, avec pour mission d’aller attaquer les avions ennemis au-dessus de la France (ce sont des missions « intruder »). Menés par leur wing commander « sticky » Murphy, ils se relaient toutes les heures pour patrouiller au-dessus de Toulouse toute la nuit.

La lune brille ce soir là : les pilotes anglais en ont besoin car leur Mosquito Mark VI n’est pas équipé de radar et la détection de cible se fait de manière visuelle. Alexander Lawson et Gordon Robertson sont dans leur mosquito habituel, le numéro de série HJ788 immatriculé « YP G ».

Le récit qui suit est basé sur les rapports « ULTRA » de cette nuit, rapports issus de l’interception et de la traduction des messages allemands par l’armée anglaise qui les espionnait et aussi sur le témoignage d’Alexander Lawson, recueilli en 2010.

Un premier avion est abattu

Un premier avion allemand en courte finale est surpris par Alexander Lawson. Le JU88 a à peine le temps de prévenir le contrôle au sol qu’il est attaqué, s’écrase en flammes sur les coteaux de Vieille Toulouse, train sorti, tuant tout son équipage…

La suite dans Monnaies & Détections n° 76

Trouvaille 73.21

oici un denier féodal que j’ai trouvé dans le Gers il y a déjà quelques mois. Je pense qu’il s’agit d’un denier féodal du comté de Pons de Toulouse (1037). Pourrais-je en savoir plus ? Merci beaucoup. Cordialement, Pascalou 65.

Comté de TOULOUSE – PONS (1037-1060) – Denier.

A/. POHCIO COHES croix.
R/. +TOLOSa CIVI dans le champ : +, E et deux O.

Références : Poey d’Avant, n°21 pl. LXXIX. Il s’agit d’une monnaie relativement rare, la frappe est nette, la lecture est aisée, il n’y a pas d’oxydation. On peut juste déplorer le petit manque de métal sur le bord. Monnaie estimée à 400 €.

Trouvaille 68.27

Deux deniers de Pierre trouvés à Castres : Deux belles monnaies d’Alfonse Jourdain pour Toulouse (1112-1148) :

  • Avers : + ANFOS COMES Croix cantonnée d’une crosse ou d’un J aux deuxième et troisième canton.
  • Revers : + TOLOSA CIVI PAX dégénéré au centre en triangle.

Ces deux monnaies sont dans un splendide état et peuvent s’estimer à 200 € pièce. En dessous, on distingue deux appliques qui devaient décorer un objet comme un coffre par exemple. L’une conserve encore son clou de fixation dans le bois du mobilier, l’autre n’est plus présent. Les deux scènes me semblent provenir de la Bible, puisqu’on voit un vieillard vêtu d’une toge et un ange ou chérubin ailé au deuxième plan, et le second cadre montre un personnage assis avec un oiseau aux ailes entrouvertes (aigle ?).

Trouvaille 67.02

Trouvé à Villers-Bocage, par Romain, voici un poids de ville de 6.22 g pour Toulouse, période médiévale XIVe siècle pour le quart de livre (texte normal : CARTARO LIBRA, on n’en lit ici que la moitié, mais il y en a quantité de variantes). Au revers, sans doute le mot PONDERA pour poids, abrégé en PONRA.

Un bombardier dans mon jardin

© Ian Howat

Le Lancaster de Montaudran

Tout commence par un coup de fil de mon ami Jean-Marc, qui habite le sud de Toulouse : « j’ai trouvé près de chez moi des pièces qui ressemblent à des morceaux d’avion, passe les voir quand tu as cinq minutes ».

Très vite, je suis chez lui pour examiner ces pièces. Difficile de les identifier avec certitude. Je prends quelques photos et les affiche sur mon site favori (« 12oclock ») et la réponse arrive immédiatement : ces pièces proviennent d’un avion anglais. Le marquage « AM » signifie « Air Ministry » (Ministère de l’air).

Je me renseigne sur une chute d’appareil anglais dans le sud de Toulouse et j’apprends que le 6 avril 1944…

La suite dans Monnaies & Détections n° 61

trouvaille 60.10

Une très belle et rare monnaie peu courante dans notre région : un denier de Raymond IV de Toulouse. Raymond IV de Toulouse, dit Raymond de Saint-Gilles (vers 1088-† 1105), est un comte de Saint-Gilles, comte de Toulouse (1094-1105) et comte de Tripoli (1102-1105, sous le nom de Raymond Ier). Il est le fils de Pons, comte de Toulouse, et d’Almodis de la Marche. Avers : RAIMVNDVS buste diadémé à droite. Globule sur le visage. Revers : +TOLOSA CIVI buste diadémé à droite. Exemplaire exceptionnel, beau relief et bon centrage, estimé à 2000€.

Trouvaille 59.12

Détecté par jean Luc à Bazièges, ce qui ressemble à un poids de ville pour Toulouse ou le Languedoc car on y voit la croix occitane d’un côté avec la légende : LBA MCCCC P O ?  On pourrait penser à une forme dégénérée de LIBRA et date en caractère romain ., sauf que les deux dernières lettres ne font pas partie des lettres servant à chiffrer…il pourrait s’agir d’une variante , d’un poids de marchandises pour Toulouse peut être?, mais l’aspect est déroutant et inhabituel, le contraste très violent des reliefs les caractères bizarres, je ne suis pas sur que ce soit vraiment médiéval – il y a eu beaucoup d’imitations « néogothiques » et de très beaux faux d’antiquaires au début du XIX siècle, même avec patine ;

Le revers montre la porte de la ville et la cathédrale avec un agneau surmonté d’un étendard dans lequel se trouve la croix occitane

Trouvaille 51.23

Dans la série des premières, voici ma petite dernière. Il s’agit de mon premier denier carolingien trouvé dans le Tarn. Il accuse le poids de 1,60 grammes pour 21 mm de diamètre. Joel.

Oui, très beau denier carolingien de Charlemagne (768-814) au type de l’année 793 à avril 812 taille de 264 denier par livre de Charlemagne soit 1,7g le denier celui d’un poids de 1,6g est de très belle facture et conservation. À l’avers : CARLUS REX FR croix, au revers : TOLUSA et monogramme carolingien. J’estime celui-là à 2000-2200€.

Trouvaille 51.05

salut a tous,qui pourrais m aider a identifier cette monnaie en argent avec écrit Tolosa,merci d avance ya ya 31

c’est un joli denier de raimond IV de saint gilles 1088-1105) ramundo comes croix cantonée de deux crosses et au revers: tolosa civi une croisette deux annelets, deux croissants et une barre bel état et monnaie estimée à 250 €