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Monnaies et Détections

Archive pour mars, 2016

Trésor viking, bis !

Et un de plus au patrimoine, anglais… Un nouveau trésor viking, découvert au détecteur de métaux par un prospecteur amateur bien sûr, un détecteur français en l’occurrence, le Déus a la cote chez les Anglais et pas que chez eux… Un beau cadeau pour James Mather, qui prospectait, le jour de ses 60 ans, un champ à l’ouest de Londres en octobre dernier lorsque son Déus a accroché une belle cible, un lingot d’argent ! James a tout de suite pensé : viking ?


Et quelques mètres plus loin, le Big son, quelques coups de pelles et des monnaies mélangées à d’autres artefacts apparaissent ! James a alors eu le bon geste de stopper là, et de prévenir les archéologues du « Portable Antiquities Scheme » (le truc qu’il nous faudrait en France) qui ont procédé à la fouille quelques jours plus tard. Le gros du trésor ayant été extrait dans sa gangue d’argile.
Mi décembre, le British-Muséum a présenté le résultat à la presse : un superbe trésor composé uniquement d’argent, de quelques bracelets, de 15 lingots et le plus intéressant du magot, de 186 monnaies anglo-saxonnes dont la plupart sont très rares, quelques-unes n’étaient connues qu’à un seul exemplaire, datées des années 870 époque où les Vikings étaient en conflit permanent avec les royaumes de Mercie et du Wessex.
Source : history.com

Trouvaille 86.13

Christophe officie dans le Gers, il a trouvé cette très belle bague du haut moyen âge en or d’un poids de 5,67 g. Le chaton est une plaque en or avec inscription de sept lettres en relief. Nous n’avons pas pu la lire avec certitude, deux lettres ne sont pas lisibles : une espèce de D avec une queue se prolongeant à gauche ? Suivent I B (très lisibles) A – EI : on lit  D I B A D E (I ?). Au centre une croix, la plaque d’or gravée est surmontée par un anneau d’or supportant un grenetis et un resserrement de son diamètre. Le tout est posé sur cinq colonnes présentant chacune une épaisseur à leur mi-hauteur. Bien évidemment l’anneau d’or de la bague pour recevoir le tout est aplati à son sommet d’un rond de même diamètre que le chaton. C’est une bague probablement du début de l’époque carolingienne. Il ne reste plus qu’à travailler à identifier l’orfèvre ou le propriétaire de la bague aux environs du Gers.
Christophe a aussi trouvé cette extrémité de manche décoré représentant un animal, chien ? Il est en bronze, fait trois centimètres et est d’époque antique.

Viva la playa

La plage, le domaine des beachcombers, littéralement les peigneurs de plage ! En plein hiver, les pics de fréquentation des juilletistes et des aoûtiens, les deux espèces préférées des beachcombers sont loin derrière nous, c’est plus calme, les plages sont souvent désertes (1) ce qui n’est pas plus mal, alors qu’en pleine saison touristique, la prospection n’est pas toujours facile. Malheureusement, de plus en plus de municipalités interdisent la prospection. Soyons clairs, en pleine journée quand la plage est bondée de monde, c’est normal ! Il faudrait vraiment être stupide pour aller prospecter entre les serviettes des estivants…
Mais la nuit ou très tôt le matin je ne vois pas qui cela peut déranger ? À part les conducteurs de cribleuses chargés de nettoyer la plage et le problème est peut-être bien là… Il faut savoir que sur les plages très fréquentées, les agents municipaux vont se battre pour avoir la place ! Hé oui, un conducteur de cribleuse sait qu’il va ramasser plus que son salaire mensuel en nettoyant le sable de tous ses déchets et surtout de toutes les monnaies, bijoux, portables, portefeuilles et autres breloques !
Si le conducteur de la cribleuse est le beau-frère ou le cousin du Maire, vous avez une vague idée sur l’origine de l’interdiction… et si vous pensiez que tout ce que ramassent les cribleuses finit aux objets trouvés, alors vous êtes bien naïfs !
On a même entendu parler d’une commune où le cribleur a demandé et obtenu une maille plus serrée pour sa cribleuse et sur laquelle la prospection de la plage est interdite sauf autorisation écrite du maire ! Cette charmante commune se situe dans les Landes, ça commence par « Mi » et ça finit par « zan », vous devriez facilement pouvoir l’identifier et l’éviter pour vos prochaines vacances !
Mais retenez bien ceci, la plage c’est le sable sec ! À partir du point de marée haute, si marée il y a, vous changez de domaine en rentrant sur l’estran. Et en France, l’estran ne fait pas partie des communes ! Il faut le savoir, c’est le domaine public maritime sous juridiction de la préfecture et de la police maritime. Sachez qu’il n’y a quasiment pas d’interdiction de prospecter l’estran en France, donc si on vous cherche des noises sur l’estran, police municipale ou même gendarmerie, faites donc appel à la police maritime, ou demandez à ce qu’on les appelle, comme toutes les corporations ils n’aiment pas que l’on empiète sur leurs plates-bandes ! Et si vous êtes dans votre bon droit, personne n’aura rien à vous reprocher. Les exceptions accordées sur l’estran sont très rares, comme celle du roi Fahd d’Arabie Saoudite pour sa villa de Golfe-Juan l’été dernier et la polémique qui s’en suivit… La plage est l’un des rares espaces de liberté qui nous reste et les Français y tiennent !
Heureusement, les interdictions de prospecter sont rares, la mafia des cribleurs est encore limitée. Sur les plages libres, plusieurs types de prospections s’offrent à vous.

LE SABLE SEC

Tous les détecteurs y passent sans souci, c’est le domaine privilégié des chercheurs de monnaies. Un bon prospecteur assidu ramasse facilement entre 500 et 2 000 euros de monnaies sur un an, de quoi s’offrir un nouveau détecteur. Une machine rapide y sera plus efficace et avec une haute fréquence, 18khz et plus, vous serez plus sensible sur les bijoux en or que l’on y trouve de temps en temps. Les Américains toujours très inventifs ont développé un type de chasse particulière, avec de très hautes fréquences, 25khz et plus, jusqu’à 70/75khz. Ils chassent les micro-bijoux, dont les chaines en or qui sont très dures à détecter, le détecteur ne détectant qu’un seul maillon à la fois, vous pouvez être sûr qu’il y en a des milliers sous le sable !
Mais ce qu’ils recherchent surtout ce sont les boucles d’oreilles, pas pour les 0,5 g d’or, mais plus pour les diamants, émeraudes et autres rubis que l’on trouve dessus. C’est vraiment particulier comme recherche et leurs plages n’ont pas 2 000 ans de pollution comme les nôtres… mais après tout, pourquoi pas ?
Au Brésil on peut voir des chercheurs d’or qui peignent la plage, et là ce n’est plus une image, avec des râteaux munis d’un fin grillage et sans détecteur, en brassant le sable à longueur de journée, ils trouvent ! Certains même, arrivent à en vivre et ne font que ça !

LE SABLE HUMIDE

Là, ça se complique, très peu de détecteurs seront vraiment performants sur le sable humide, sable que l’on peut dissocier en deux parties, le sable blanc et le noir. Commençons par le plus facile, le blanc. Le sel contenu dans l’eau de mer va faire écran et perturber énormément la détection, une plaque de sel compact c’est comme une plaque de fer ! Pour les mono-fréquences, un programme plage est indispensable, le Déus y passe correctement (et beaucoup mieux à l’avenir) tout comme certains Fisher, Gold bug et son jumeau Teknetics en 19khz. Toujours chez Fisher on trouve des doubles fréquences dans la série CZ, machines qui commencent à être vraiment performantes sur l’humide. Et arrive Minelab, qui est certainement la marque la plus présente sur la plage, le légendaire GT/sovereign, un BBS à 18 fréquences et la série Etrac/CTX3030 qui elle fonctionne sur 28 fréquences.

Les Minelab (2) offrent de réelles performances sur le sable humide et vous permettront de trouver assez facilement de l’or. L’ancien Sov, boîtier rouge et noir, ayant la meilleure cote chez les amateurs avertis. … La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 86