Agenda du n°121

TREMBLAY-EN-France • 93
Samedi 4 décembre 2021
33e salon des collectionneurs
Espace Jean Ferrat, 94 av. Gilbert Berger, 93290 Tremblay-en-France
De 9h à 18h. Entrée gratuite
Renseignements : 06.58.75.83.12

BAGNOLET • 93
Samedi 11 décembre 2021
Bourse numismatique
Hôtel Novotel, 1 avenue de la République, 93170 Bagnolet
De 9h à 17h. Entrée 4 e
Renseignements : 06.18.07.14.94

MOUVAUX • 59
Dimanche 9 janvier 2022
32e salon des collectionneurs
Salle Pierre Berker, 574 rue de Tourcoing, 59420 Mouvaux
De 9h à 17h. Entrée 2 e
Renseignements : 06.88.88.55.51

DOMBASLE-SUR-MEURTHE • 54
Dimanche 16 janvier 2022
16e bourse numismatique
Salle polyvalente, av. Léomont, 54110 Dombasle-sur-Meurthe
De 9h à 17h. Entrée 2 e
Renseignements : 06.32.88.25.14

SARCELLES-VILLAGE • 95
Samedi 29 janvier 2022
28e salon des collectionneurs
Salle Andrée Malraux, rue Taillepied, 95200 Sarcelles-Village
De 9h30 à 18h. Entrée gratuite

RENNES • 35
Dimanche 30 Janvier 2022
Bourse aux Livres et aux Collections
Salle des Fêtes de la Chalotais 35770 Vern‑sur‑Seiche
9h à 17h. Entrée 1 e au profit de Vern à Travers le Monde
Renseignements et réservations : 06.83.82.41.70 en soirée
ou http://philapostelbretagne.wordpress.com

Sommaire de n°121

Vécu
Cahiers de prospection 2008
Le trésor d’Odin
Ma première grande « boursée »
Boursée romaine
Le trésor découvert à Novgorod en décembre 2020
Molette de potier
Rodeo 65
Brèves
Histoire
Pas de mission impossible pour Mr Phips
Autour de l’autre Charles X
Le trésor de l’abbaye
Le talisman de Charlemagne démystifié
Numismatique
La monnaie dans tous ses états – 3e volet
L’or des Guise
Les cinq familles
Numismatique capétienne
La pièce de huit, un monument numismatique
Trouvailles
Monnaies/objets avec la 69e Palmela
Appel à tous les prospecteurs de France !
Courrier
Petites annonces
Agenda
Librairie
La photo insolite

Édito du n°121

Et l’année 2021 tire sur sa fin… Que les fêtes de Noël vous
octroient du plaisir en réunions familiales et autres. Que penser de cette année ? On ne parlera pas de Covid marre ! Mais de la pression mise sur les prospecteurs qui s’adonnent à leurs
loisirs : un gendarme promu doctorant en archéologie pour former les brigades :
juste un pion avancé par les barbus sur
l’échiquier, la médiatisation à outrance de l’affaire Patrice T, le silence assourdissant des mêmes médias quand le Danemark ou autres pays ouverts à la détection se
réjouissent des trésors découverts par les prospecteurs. Mais ça marche ! Un vieil ami ne parle plus que des éventuels soucis s’il
se fait prendre dans une vigne avec son détecteur, de sa collection cachée chez quelqu’un de neutre. Certains se radicalisent, d’autres remisent leurs appareils et beaucoup, beaucoup continuent de
demander l’autorisation des propriétaires et évitent les sites classés. Grace à eux, dans ce numéro, une très belle applique fait la une, sauvée des agressions naturelles, admirablement restaurée en page 61, une Palmela supplémentaire étoffe aussi notre répartition géographique sur le territoire
et on lance, sur la bonne idée d’un lecteur, la même demande pour les molettes de
potiers.
Bonne lecture et joyeuses fêtes.
Gilles Cavaillé

Age du Bronze en Suède

Un randonneur, Tomas Karlsson, dans une forêt suédoise, a découvert fin avril, un énorme trésor de l’âge du Bronze. Après s’être arrêté près d’un gros rocher pour faire le point sur sa carte, Tomas a aperçu un objet vert qui luisait au soleil, puis d’autres un peu plus loin, principalement des bijoux, bracelets, colliers, sans doute exhumés par des animaux… Tomas, s’est même dit qu’ils avaient l’air faux ! Tellement ça lui paraissait irréel de découvrir de tels bijoux en pleine forêt. En réalité, ils ont été datés, entre 750 et 500 av. J.C. ! Les archéologues prévenus, ont exhumé à leur tour, plus de 50 artefacts en bronze, en grande majorité des bijoux, ainsi qu’une vingtaine de résidus de bronze non-identifiable. Probablement la tombe d’une femme de haut rang, à l’âge du bronze.


Source : heritagedaily.com

120.09

Merci de m’aider à identifier et dater cette très belle monnaie mérovingienne en or, atelier de Châlon-sur-Saône, trouvée dans la Loire. Cordialement, Michel.
Monnaie or triens, avers buste à droite diadémé de ¾. Légende lisible –LONN (pour la légende complète CABIL ONNO FIT. Au revers une croix latine sur deux degrés avec les deux lettres CA, légende lisible –IOMO pour VINTRIO MON. Bel exemplaire TTB décentré au revers et fracture du coin (trait allant de la bouche jusqu’à la légende extérieure). Son prix est aux alentours de 1750 euros.

« Rixes archéologiques sous‑marines »

Lu avec intérêt l’article du Canard enchainé du 28 juillet 2021 par Odile Benyahia-Kouider. Son titre évoque à lui seul le petit monde mesquin de l’administration archéologique : bataille à coups de palme pour l’or du Rhône. 

Luc Long est un archéologue sous-marin, il est à l’origine de la découverte du buste en marbre de Jules César relatée dans nos pages en 2007.
En octobre 2018 un des plongeurs de son équipe découvre une épave romaine lors d’un travail de cartographie du fond du Rhône du côté d’Arles. L’épave est baptisée « Arles-Rhône 24 » et livre des lingots de cuivre, d’argent et un médaillon d’or à l’effigie de Constantin puis plus tard des pièces d’or et d’argent.
L’emplacement est tenu secret, la saison de plongée s’achève et Luc Long dépose un dossier pour des fouilles futures l’année suivante. Mais voilà, cette trouvaille excite les convoitises, non pas des pilleurs mais des différents corps d’archéologues, chacun voulant tirer à soi la couverture.
Le 7 février 2019 Delestre, encore lui, préside la commission territoriale qui permet la suite des fouilles. L’enthousiasme est dans les cœurs mais ce n’est que de façade ! Trois plongeurs sont missionnés avec un budget de 87 000 € mais Delestre ne signant pas l’autorisation, les crédits se font attendre et la crue du fleuve reprend, coupant net toute fouille pour l’année 2019.
L’année suivante, la directrice régionale adjointe des affaires Paca annonce à Luc Long qu’un plongeur issu de la cellule nationale va récupérer le matériel sur le site. Luc Long se fend d’un commentaire : « on veut nous empêcher de poursuivre nos recherches pour éviter de nous attribuer cette découverte majeure. »

La suite dans Monnaies & Détections n° 120

42 kilos d’or en lingots

Et plus de 500 pièces d’or, des Napoléons, c’est le butin spectaculaire d’un vol à domicile ! Une histoire qui démontre une fois de plus que certains particuliers détiennent chez eux des fortunes en or : un couple d’octogénaires, à Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis, victime du coup classique des faux policiers à la recherche d’un supposé voleur… Plus de deux millions d’euros en or et argent liquide dérobés en quelques minutes…


Source : actu.fr/Ile-de-France

120.22

Bonjour, j’ai trouvé dans le secteur des Hautes-Alpes cette bague en bronze de 5,35 g qui me fait penser à celles du haut moyen-âge… N’ayant aucune assurance sur les datations, merci de m’aider à identifier ces objets, si possible… Encore un grand merci pour votre magazine, Dan’s du 05.
Bague en bronze à anneau plat avec un chaton quadrangulaire surélevé enchâssant une verroterie de couleur blanche. Deux petites excroissances sur l’épaule concluent un élargissement de l’anneau. Nous la datons entre le XVIe et le XVIIe siècle.

L’affaire du drapeau blanc

Au pouvoir depuis le 16 septembre 1824, Charles X, roi de France, signe les ordonnances du 25 juillet 1830 et provoque ainsi la Révolution et son abdication en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux…

Hélas trop tard ! le changement dynastique s’opère par la monarchie de juillet où le duc d’Orléans, fils ainé de Philippe Egalité, accède au trône de France sous le nom de Louis-Philippe 1er et cela à la grande colère du parti royaliste des légitimistes, des bonapartistes et du parti républicain. Louis-Philippe 1er commence ainsi son règne avec contre lui une triple opposition !, la plus virulente étant celle des légitimistes qui se tournent tous vers le petit-fils de Charles X, duc de Bordeaux et comte de Chambord, Henri V !
Les légitimistes font même frapper en Belgique des monnaies à l’effigie du jeune enfant, des 1 franc en 1831, 5 francs en 1832 et demi-franc en 1833. Ces monnaies furent introduites dans la circulation comme l’indique un rapport du préfet du Rhône, daté du 30 mars 1832. « Monsieur le commissaire du roi près de la monnaie de Lyon m’informe qu’il circule dans la ville des pièces à l’effigie du duc de Bordeaux avec l’ancien écu royal au revers et légende Henri V !… »


Sur d’autres monnaies de 5 centimes et de décimes du directoire est gravée la contremarque « A bas le drapeau de la misère », c’est-à-dire… le drapeau tricolore, reconnu par Louis-Philippe 1er en lieu et place du drapeau blanc royal, les monnaies de Louis-Philippe 1er sont contremarquées du « V » couronné, pour Henri V, d’autres monnaies sont gravées « Mort à Louis Philippe », ou encore « Philippe I bouro de Paris », ou montrent une trace de décapitation sur le cou, bref Louis-Philippe 1er est détesté de tout le monde !
La duchesse du Berry, mère d’Henri V, avait d’ailleurs tout fait pour installer son fils dans son rôle de prétendant légitime, en 1832 elle avait même tenté avec courage de soulever la Vendée en faveur de son fils, en vain ! Véritable danger pour Louis-Philippe 1er, elle fut arrêtée et l’on constata qu’elle était enceinte d’un enfant de père par principe inconnu ! Cette grossesse illégitime discrédita à jamais la duchesse de Berry qui ne trouva plus dès lors de partisans organisés. Le duc de Bordeaux fut contraint à l’exil ! enlevant de la sorte une solide épine du pied de Louis-Philippe 1er.

La suite dans Monnaies & Détections n° 120

Médaille d’or, le saviez-vous ?

La France a remporté 10 médailles d’or aux jeux olympiques de Tokyo. Une médaille d’or pèse 556 grammes, mais ne contient que 6 grammes d’or ! Le reste étant de l’argent… Le coût de fabrication d’une médaille d’or serait d’environ 660 euros. Les médailles d’argent, elles, sont bien en argent, et ont un coût de 360 euros, quant aux médailles de bronze, elles sont principalement en cuivre… Prix de revient 3,5 euros ! Toutes les médailles étaient déjà gravées en 2020, elles portent donc la date 2020 pour des jeux ayant eu lieu en 2021… Encore plus disparates, les primes offertes aux athlètes dans l’espace Schengen : 65 000 euros pour un médaillé d’or Français, 18 500 euros pour un Allemand et 179 000 euros pour un Italien ! Ce sont trois pays ayant obtenu, chacun, 10 médailles d’or, c’est donc l’Allemagne qui a fait la meilleure affaire…


Source : gqmagazine.fr