MONNAIES ET DETECTIONS

Pour les passionnés de la détection

Bienvenue sur le Blog Officiel
Monnaies et Détections

Catégorie : Non classé

Courrier des lecteurs 141

Comme tous les deux mois (à quelques infidélités près), j’ai fait l’emplette du nouveau numéro (n° 140) de votre revue chez mon marchand de journaux. Un « rituel » que j’apprécie toujours beaucoup, qui me ramène à cette fin des années 1980 où, enfant, emmené alors par mon père, je faisais déjà de même – les revues s’appelaient alors « Trésors de l’Histoire » ou « Numismatique & Change », les unes comme les autres me permettant (chacune dans un genre différent) d’assouvir ma curiosité de jeune numismate en herbe. Puis les études sont venues, le début de la carrière, l’orientation de mes collections a changé pour la bibliophilie, devenue aussi ma profession autant que ma passion. Jusqu’aux alentours de 2015 où le désir de revenir un peu aux monnaies, romaines et byzantines cette fois, m’a saisi. En kiosque, plus de « Trésors de l’Histoire », plus de « Numismatique & Change », mais votre « Monnaies & Détections » et quelques-autres. Au fil des mois et des lectures, j’en suis demeuré à votre seule revue, pour la qualité et l’intérêt de fond de ses articles et informations, sans compter l’aspect agréable tant de la mise en page que de la fluidité (et correction) d’écriture des auteurs (et cela sans le parasitage désagréable d’avoir des « placements de produits » à chaque photo d’illustration, parfois au détriment des objets reproduits). Bref, depuis plusieurs années, je vous dois de belles heures de lecture dominicales (ayant même la surprise, au détour d’une page du n° 131, de trouver citer un de mes articles !). Que vous dire, sinon merci et bravo, en vous souhaitant bonne continuation ! L’autre objet de mon message était de vous demander d’adresser les mêmes chaleureux remerciements à celui qui fournissait le premier article de vos numéros depuis maintenant bien des années. Il y avait un réel plaisir à se faire emmener en balade par ce prospecteur-chroniqueur qui, d’une plume à la fois élégante et évocatrice, avait l’art de brosser en quelques mots les situations et les paysages. D’une certaine manière, ces « Cahiers de prospection » permettaient de communier autour de ce frisson de la découverte (ou du désappointement). Aussi est-ce avec surprise que j’ai vu tout à coup le texte de ce numéro 140 obliquer vers une digression au format inhabituel pour cette chronique (mais au contenu réjouissant : un trésor !) pour en arriver hélas à une bien triste conclusion… Le joli détournement final des célèbres vers hugoliens m’a, je dois le confesser, fortement ému. Je tenais donc à saluer et à remercier ce chroniqueur qui m’a permis de vivre pendant toutes ces années, par procuration, un peu de ce plaisir de la découverte et de l’exhumation du passé directement de la terre (une sorte de plaisir que je connais certes par mes découvertes chez les libraires d’anciens et les numismates : c’est parfois tout aussi excitant, mais c’est évidemment autre chose !). Auriez-vous l’amabilité, si vous jugez la chose pertinente, de lui faire parvenir ces quelques mots de gratitude et de sympathie ?

Vous priant d’excuser ce message un peu long sans doute, je vous souhaite une bonne continuation à la tête de votre revue (dont le prochain numéro sera, comme toujours, attendu avec impatience) et vous prie d’accepter, cher Monsieur, l’expression de mes bien sincères et cordiales salutations,

Nicolas D.

Trouvaille 140.17

Bonjour, je vous transmets une de mes trouvailles faite dans le 44, que j’aimerais faire identifier. Merci à vous et au plaisir de vous lire, Hugo.

Il s’agit d’un objet en plomb probablement un peson ou un poids, étant donné qu’il est percé. On peut facilement l’imaginer utilisé comme fil à plomb grâce à cette ouverture. Sa décoration peu courante, évoque un gâteau dans lequel des parts aurainet été découpées au couteau avec des cercles concentriques tracés au compas. N’oubliez pas de mentionner le poids de ce type d’objet, car cette information peut s’avérer précieuse.

Trouvaille 140.09

Pourriez-vous me donner votre avis sur ce pendentif trouvé il y a longtemps dans les H.P. en plein champ. J’hésite entre une représentation d’une vierge et une dame romaine… Dimensions : 3 cm par 1,8, matière bronze, patine vert foncé, poids environ 5,96. Avec mes remerciements anticipés. Un fidèle lecteur, Bernard.

Aucune hésitation, le vêtement, l’auréole et la posture signent cette petite vierge en relief période XIXe siècle. Pour en revenir à la posture et vous convaincre : les mains sont étendues, dans l’attitude reproduite par la Médaille miraculeuse. Par ce geste, la Sainte Vierge affirme le fait de sa céleste médiation, de son intercession, de sa prière. Une trouvaille semblable a été faite sous le numéro 86.06, la photo ne lui rend pas hommage car elle est prise de loin avec d’autres objets mais est identifiable immédiatement.

Meilleurs vœux 2024

Que cette nouvelle année 2024 vous soit douce et sereine.

Qu’elle vous apporte un moral d’airain, une santé de fer et des trouvailles en or!

Trouvaille 128.22

Une statuette d’une hauteur de 13 cm a été trouvée à St Maximin dans le Var par JL. Ce bronze représente une femme vêtue d’une tunique légère ceinte à la taille, elle est coiffée d’un diadème et porte les deux bras au-dessus de la tête en faisant voler au vent une ceinture de fleurs. Bien que l’apparence de la statuette représente une allégorie romaine, cet objet est moderne, comme on peut le voir sous le pied à l’embryon de pas de vis. Ce bronze devait prendre place sur un décor d’horloge ancienne XVIIIe-XIXe et participer à une scène mythologique.

Trouvaille 128.07

Bonjour, j’ai trouvé cette belle bague en bronze dans une forêt en Franche-Comté. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur cette bague ? S’il s’agit d’une bague médiévale ou romaine ? Et surtout j’aimerais avoir plus d’informations sur la gravure de la bague. Merci à l’équipe monnaies & Détections.

Bague en bronze fin d’époque mérovingienne VII-VIIIe siècle, chaton rond accosté de deux globules sur un jonc. Evolution du monogramme en dessin stylisé ? Nous y voyons un visage schématisé en traits grossiers. Bague mérovingienne type 4A, à cadre circulaire partiel et imitations de granules au niveau des épaules, type dit « au masque humain », gravure naïve et archaïque, période +600 à +700.

Trouvaille 128.01

Bonjour. J’ai trouvé cette pièce royale en or dans un champ dans le 61. Je pense que cette monnaie est un franc à cheval années 1320-1324. Elle pèse 3,87 grammes et son diamètre fait 38,5 à 39,5. Pourriez-vous me confirmer l’origine de cette pièce et éventuellement une estimation ? Cordialement, Alain

Jean II à cheval, galopant à gauche, l’épée haute, coiffé d’un heaume couronné sommé d’un lys, portant par-dessus sa cotte de mailles une cotte d’armes fleurdelisée, le caparaçon du cheval est également brodé de fleurs de lys. Inscription : IOhAnnES:DEI: GRATIA FRAnCORV:REX. Traduction : Jean, par la grâce de Dieu, roi des Francs. Revers : croix feuillue avec quadrilobe en coeur, dans un quadrilobe orné de palmettes et cantonné de quatre trèfles évidés. Inscription : +XPCVInCITXPCREGN ATXPC*IMPERAT Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande. Référence Dup 294. Cette monnaie a été fabriquée pour payer la rançon du roi en 1360, elle est en état TTB- petites rayures flanc court et frappe un peu molle on l’estime à 1400 euros.

Trouvaille 127.21

Bonjour, encore deux belles trouvailles faites hier sur la région de Dieppe 76. Concernant le sceau est-il possible de le dater et de trouver sa provenance ? Pour la deuxième trouvaille, je pensais à une bague à coudre mais elle fait 6 millimètres de diamètre intérieur. J’espère que, comme d’habitude, vous allez trouver réponse à mes questions. Merci et bonne journée, PFA.

C’est un sceau à cacheter du XVIIIe siècle, peut-être pour le “courrier du tendre” (c’est à dire la correspondance privée affective et ou amoureuse, matrimoniale). On voit en effet au centre, deux coeurs unis enflammés à leur sommet, surmontant deux mains jointes, dans la position nommée “une Foi”, la Foi donnée ici est un serment d’amour et de mariage. Le thème est assez courant et de mode à cette époque dans la bonne société éduquée. Le thème est entouré d’une couronne végétale et on distingue aussi deux étoiles de part et d’autres des flammes.

Trouvaille 127.16

Trouvailles de la Fouine 27. Un sesterce de Maximin (235-238). Avers : MAXIMINVS PIVS AVG GERM, son buste lauré drapé et cuirassé à droite. Revers : VICTORIA GERMANICA / SC, Victoire debout à gauche tenant une palme et une couronne, un captif à ses pieds. Références : RIC 90 ; Cohen 10918.03gmm. La monnaie est un peu rognée, usure de circulation mais la patine est jolie et présente à l’avers un beau portrait. On l’estime à 140 euros.

Trouvaille 127.09

Bonjour à toute l’équipe, voilà, j’ai trouvé ce cernoir dans une vigne dans l’Hérault près de Béziers. Je voudrais savoir son époque. Une autre personne a trouvé le même en Ariège, c’est la seule source que j’ai pu voir sur internet. Apparemment peut-être d’époque médiévale ? Merci beaucoup, bonne journée. Longueur 6 cm, largueur 1,5 cm, poids 17 g, en bronze. Titeuf34

. Cela ne fait aucun doute, il s’agit d’un cernoir, outil pour décortiquer les noix et ôter les cerneaux, d’où le nom. Il est petit et doit tenir dans la main entière pour bien maitriser les gestes précis à effectuer pour le travail pour lequel on l’a fabriqué. Qu’il soit en bronze est plus étonnant et vos photos ne prêchent pas pour ce métal. On suppose que la poignée évidée permet d’économiser de la matière ? On a du mal aussi à comprendre la petite pointe supplémentaire entre la lame et la poignée. L’utilisation des cernoirs sera à l’apogée entre le XVe et le XVIIe siècle.