MONNAIES ET DETECTIONS

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Monnaies et Détections

Archive pour janvier, 2017

Trouvaille 97.18

Veuillez trouver ci-joint les photos d’une superbe monnaie carolingienne trouvée au printemps dernier dans le (77) et que je pense être de Carloman II, atelier d’Auxerre. Pourriez-vous svp me confirmer son identification ainsi que son estimation ? Elle est en argent et pèse 1,46 g pour un diamètre de 20 mm. Vous pouvez bien sûr la publier dans votre revue dont je suis un fervent lecteur, Ado.

Belle trouvaille, félicitations ! C’est bien un denier de Carloman II. Roi des Francs de 879 à 884, il est le fils de Louis II le Bègue et d’Ansgarde de Bourgogne. La brièveté de son règne augure de la rareté de ses monnaies. Nous en avions identifiée une dans le numéro 33. Le nombre d’exemplaires connus est à peu près d’une vingtaine sans compter toutes celles qui sont présentes dans des médaillers et qui ne sont jamais passées en vente. Avers : + H CARLEMANVS R, H et C liés. Croix. Revers : + CIVIS AVTISSIDER. Monogramme sous forme KRLS. La monnaie est en état TTB+, elle peut se prévaloir d’un prix d’adjudication à 3 500 euros.

Trouvaille 97.17.bis

On continue par un denier de Macrin frappé à Rome en 217. IMP C M OPEL SEV – MACRINVS AVG. Avers : buste lauré et drapé de Macrin à droite, vu de trois quarts en arrière, “Imperator Cæsar Marcus Opellius Severus Macrinus Augustus” (L’empereur césar Marc Opel Sévère Macrin auguste). Revers : FIDES MILITVM. La Fidélité debout drapée à gauche, tenant dans chaque main une enseigne militaire ; une enseigne militaire supplémentaire de part et d’autres (La Fidélité des soldats). Cette monnaie est en état TTB et s’évalue 200 euros. Enfin on termine par un 50 centimes de l’Union latine, une pièce à 835 millièmes d’argent italienne de Vittorio Emanuele II 1863. Profil à droite de Victor-Emmanuel II VITTORIO EMANUELE II 1863. Graveur : Giuseppe Ferraris. Le revers : la valeur faciale surmonte une demi couronne végétale. REGNO D’ITALIA 50 CENTESIMI, M BN (atelier Milan). La monnaie est en état TB avec rayure sur chaque face. C’est une monnaie courante et son prix ne dépasse quasiment pas son poids d’argent fin, soit un peu moins d’un euro.

Trouvaille 97.17

Salut à vous, je vous joins plusieurs photos de mes trouvailles faites dans un champ dans le département de l’Oise. Pourriez vous m’en dire plus sur ces monnaies ainsi qu’une estimation si possible ? Grand merci à vous. Harald.

Une petite monnaie barbare radiée de la fin du IIIe siècle est présente : tête à droite avec la couronne radiée, aucune lettre de légende, le revers est une dégénérescence d’une personnalité du panthéon romain. L’aspect frustre de la monnaie est remarquable. Son attribution n’est pas possible mais c’est une monnaie ayant une valeur de collection de 20 euros. On continue dans une toute autre période avec ce douzain de Charles IX (1560-1574) – Douzain – 3e type : Avers : CAROLVS. IX. D. G. FRANC. R. Ecu de France couronné et accosté de deux C couronnés. Revers : + SIT. NOMEN. DOMINI. BENEDICT. Croix échancrée, cantonnée de deux C et de deux couronnelles. 1573. La lettre d’atelier située sous l’écu à l’avers n’est pas franchement lisible : peut-être la lettre G en tout état de cause. La monnaie ainsi fatiguée (état B) n’a que peu de valeur de collection. La trouvaille suivante est un passant de ceinture en bronze avec une très jolie patine vert olive foncé. Une décoration est présente sous la forme d’une branche feuillue centrale encadrée de lignes et de petites stries parallèles. Les quatre trous de rivets sont bien visibles et l’artisan avait attaqué deux trous supplémentaires qu’il a finalement abandonnés. Cet objet date du XIV-XVe siècle.

Trouvaille 97.16

Bonjour, suite à votre article du magazine numéro 96, j’ai trouvé vendredi dernier ce disque avec empreinte monétaire dessus il me semble. Pouvez-vous me confirmer si c’est bien cela ? Département trouvaille : Drôme provençale, à Vinsobres exactement. Son poids 87,5 g, diamètre 38 mm, métal plomb il me semble. Cordialement, Daniel.

Effectivement Daniel, vous avez bien trouvé un disque en plomb avec une empreinte, mais ni monétaire, ni gauloise, hélas ! A l’agrandissement, on distingue un écu losangé couronné. La faible qualité de l’empreinte alliée au méchant coup de griffe qui barre la partie supérieure de l’écu à 11 heures ne permet pas d’autres évaluations plus poussées. Le style de l’écu est plutôt renaissance. Quant à l’utilisation de cet objet, c’est un mystère à moins que ce ne soit un essai avant validation de la gravure d’un sceau ou d’une bague sceau.

Trouvaille 97.14

Virginie prospecte à la frontière suisse et a trouvé dans un vieux ruisseau asséché ceci, présenté par elle comme un reliquaire. Nous aussi on eut aimé que Virginie trouvât un reliquaire mais il s’agit plus banalement d’un hachoir, ou du moins d’un instrument servant en cuisine. Les pieds au nombre de trois sont des pattes de félins. La partie que Virginie a trouvé est la partie inférieure, il manque bien évidemment la partie supérieure et la vis sans fin qui prenait place dans le hachoir au moyen des deux supports d’axes dans la longueur. On voit sur une photo l’écoulement par lequel devait sortir le liquide ou les éléments mixés ou broyés. La partie animale des pattes suggère quand même une utilisation pour de la viande. Nous le datons fin XIXe-début XXe siècle.

Trouvaille 97.13

Un écu de Louis XVI, 1787 atelier Q (Perpignan) trouvé en Isère par Sylvain. Ces monnaies sont rarement perdues seules. Il est toujours judicieux d’agrandir son périmètre de recherche autour de cette première trouvaille et de ne pas hésiter à creuser sur un très faible son, voire un crachotement de l’appareil… Cet écu aux lauriers présente à l’avers : LUD. XVI. D. G. FR. – ET. NAV. REX., buste de Louis XVI à gauche, portant une veste brodée, avec l’ordre du Saint-Esprit, les cheveux noués sur la nuque par un ruban (Louis XVI, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre). Le revers : SIT. NOMEN. DOMINI – Q – BENEDICTUM 1787 (Béni soit le nom du Seigneur), écu de France ovale, couronné entre deux branches d’olivier. On distingue des stries d’ajustage à l’avers notamment et malgré le peu de qualité de la photo, on remarque que l’usure est peu prononcée sur la monnaie, la couronne porte tous ses détails et à l’avers la perruque est parfaite ainsi que les broderies de sa veste. C’est une monnaie à 150 euros.

Trouvaille 97.12

Joli bracelet de l’Age du bronze, avec une patine magnifique et une décoration géométrique sous la forme de petites hachures, pour former deux fonds différents qui permettent des entrelacs et des motifs non définissables. Très belle trouvaille d’André.

Trouvaille 97.11

Il y a quelques temps j’ai trouvé cet objet en bronze qui fait 166,3 g. Si quelqu’un a une idée (outil ? à quoi ça pouvait servir ? datation ?) Merci d’avance ! Chevreuil 34
Il s’agit d’une panne de fer à souder de couvreur zingueur ; et elle est très probablement en cuivre. Les fers à souder perdaient souvent leurs pannes du fait de la chauffe et de l’utilisation d’acide pour décaper le zinc avant soudure, et pour nettoyer la panne ; les vapeurs attaquaient la partie en fer où est sertie la panne et elle se détachait.

Trouvaille 97.09

Bonjour ; je lis votre magazine depuis peu et je suis dans la détection depuis moins d’un an. Je voudrais partager ce joli écu d’or Louis XIII de 1640, d’un poids de 3,37 g et mesurant 25 mm, atelier Amiens. J’aimerais aussi une estimation de son prix ainsi que de son état si possible merci. Benj

C’est un écu au soleil premier type de Louis XIII. Avers : LVDOVICVS XIII D G FRAN ET NAVA REX. Ecu couronné et surmonté d’un soleil. REVERS : CHRISTVS REGNAT VINCIT IMP. Croix aux bras torsadés et fleurdelisés. Son état est TTB semblet- il sous la couche de terre, c’est une monnaie à 600 euros.

Trouvaille 97.08

Bonjour, j’aimerais avoir votre avis sur cette carafe (je pense) et son estimation, en bronze d’un poids de 1,332 kg, hauteur 20,5, diamètre 30,5. PS : acheté sur un vide-grenier région Côte-d’Or. Cdt, Seb.

Carafe en bronze, avec deux décors différents, partagée par une ligne médiane sur le corps. L’anse est formée d’un éphèbe portant deux chèvres sur ses épaules. Le style semble résolument gallo-romain mais sans l’avoir eu en main, difficile d’être 100 % affirmatif. Il faudrait pouvoir vérifier de visu les soudures, la patine, la paroi de la carafe et l’épaisseur. Seul ce type d’examen fait par un professionnel vous permettra de confirmer ou d’invalider l’époque.