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Monnaies et Détections

Archive pour février, 2015

Trouvaille 80.08

Je vous envoie ce message pour une identification d’une médaille et de plusieurs monnaies trouvées en Haute-Savoie. Merci pour votre aide, si vous pouviez également me donner une estimation. Dominique, Chambéry

La première monnaie est un sol en billon du Duché de Savoie : Charles Emmanuel IV. Avers : CAROLUS. EMANUEL. IV. (rose) 1798 (rose). Croix évidée aux bras couronnés cantonnée de quatre croix de saint Maurice. Traduction avers : (Charles-Emmanuel IV). Revers : D. G. REX. SARD. CYP. ET. IER. &. Les lettres CE fleuronnées sous une couronne accostée de S.-1 : (Par la grâce de Dieu, roi de Sardaigne, Chypre et Jérusalem). Sous toute réserve néanmoins car la photo est de piètre qualité. Son estimation ne peut excéder une vingtaine d’euros.

La seconde est un douzain aux 2 C de Charles X. Avers : CAROLVS X.D. G. FRANC. REX, (légende commençant à 6 heures). Écu de France couronné et accosté de deux C. (Charles X, par la grâce de Dieu, roi des Francs. Au revers on distingue : SIT. NOmenN. DNI. BENEDICT. Croix échancrée cantonnée de quatre couronnes. Traduction revers : (Béni soit le nom du Seigneur). La monnaie est franchement usée, le millésime et l’atelier sont illisibles, elle reste quand même un sympathique souvenir de trouvaille.

La troisième monnaie est encore une monnaie de Savoie. Une obole du premier type de Charles Ier de Savoie. Avers : + KAROLVS° DVX° S° B S dans le champ (Charles, duc de Savoie, par la grâce de Dieu). Revers : + ABAVD ET P : croix de Saint Maurice : (En Italie, prince des Marches). Cette monnaie est qualifiée de rare et son état TB+ lui confère une estimation de 150 euros.

Parmi les objets on distingue un bouton de la régie des postes Sardes. Avers : RÉGIE POSTE. Aigle éployé surmonté de la couronne fermée, portant l’écu de Savoie. Matière plaquage argent sur cuivre, il s’agit donc d’un bouton d’avant la réunification avec l’Italie en 1861.

Le second objet est difficile à identifier, nous ne connaissons ni la taille ni la photo du revers pour voir le système d’attache. Il semblerait qu’il s’agisse d’une applique en cuivre avec argenture ayant disparu, trois bras à 90° de base décorative s’élancent au départ d’un cabochon marron (pierre ? verre ?) serti fortement. Il s’agit d’un objet probablement de période moderne XVIIe-XIXe.

Enfin on termine par un objet résolument moderne, une broche en laiton avec système de fixation en pince. Là encore une photo du revers eut été plus parlante, c’est un motif floral dans un cercle décoré d’une frise de triangles.

Le trésor de Black Sam

Il vint au monde le 23 février 1689 dans le comté du Devonshire, Angleterre, il s’appelait Samuel Bellamy. Mais, c’est sous un autre nom que la mort viendra le chercher, 28 ans plus tard, un nom resté gravé dans les mémoires, celui de Black Sam : le Pirate !  

La vie de Samuel Bellamy (1) bien que courte fut extrêmement mouvementée. Sa mère meurt en le mettant au monde ; étant le plus jeune d’une fratrie de six enfants, Samuel a la vie dure et s’engage très jeune, à l’âge de 15/16 ans, dans la Royal-Navy où il participera à plusieurs combats. Il se marie aussi, très jeune, et a un fils. Puis pour une raison inconnue, il quitte la Navy, l’Angleterre, femme et enfant en 1710 – il n’a alors que 21 ans – pour aller faire fortune au Nouveau-Monde. Bien qu’il ait promis à sa femme de revenir fortune faite, elle ne le reverra jamais ! Samuel pendant son séjour dans la Royal-Navy est devenu un bon marin et il a sûrement entendu parler de naufrages, en particulier de galions espagnols. Car il a la ferme intention de devenir un chasseur de trésor et de récupérer les fortunes englouties au large de la Floride, États-Unis !

Les premières années passées au Nouveau-Monde sont assez décevantes pour Samuel, il est très loin de faire fortune… 1715 va être une année charnière qui va faire basculer son destin. Il débarque à Cap Cod, Massachusetts qui deviendra son port d’attache. Il y rencontre la jeune Maria qui a tout juste 15 ans et en tombe amoureux. À Cap Cod il croise la route de deux hommes en particulier, qui lui proposent de s’embarquer avec eux comme pirate ! Maria est enceinte et il lui faut de l’argent… Terminée la chasse aux trésors engloutis ! il décide de chasser des trésors bien plus tangibles et accessibles sur les mers, il sera pirate et comme tous les pirates, Samuel Bellamy prend un nom de guerre, ce sera : Black Sam !

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Le code

Encore plus mystérieux que le Da Vinci Code, le disque de Phaistos, un disque/tablette en terre cuite, découvert en 1908 sur le site du palais minoen de Phaistos, en Crète. Depuis sa découverte, il y a donc plus d’un siècle, les archéologues et chercheurs qui se sont penchés sur les signes qui le recouvrent ont, pour la plupart, pensé qu’il s’agissait d’une écriture inconnue et indéchiffrée à ce jour ! On trouve 241 signes sur les deux faces, mais seulement 45 de différents, qui reviennent à intervalles plus ou moins réguliers « comme nos 26 lettres de l’alphabet latin ». Une équipe de chercheurs crétois pense avoir déchiffré le code, celui-ci parlerait d’une déesse-mère et d’une femme, plus réelle sur le point d’accoucher…

Allez, je saute le pas, qui va certainement faire grincer quelques dents… Il y a en France des tablettes de terres cuites, recouvertes de signes revenant eux aussi à intervalles plus ou moins réguliers. Tablette découverte sur le site de Glozel « voir M&D N° 52 ». Si le disque de Phaistos a résisté plus d’un siècle aux chercheurs pourquoi n’en serait-il pas de même pour les tablettes de Glozel, découvertes, elles, en 1924…

Source : dailymail.co

 

Trouvaille 80.02

Un ensemble de boucles de ceintures mérovingiennes de bonne conservation trouvées fortuitement au détecteur de métaux, en attente d’une déclaration sans risque. La petite plaque à gauche représente un buste stylisé peut-être féminin (longue tresse de cheveux de part et d’autre du visage). La boucle a été attribuée par l’inventeur à la plaque de droite mais ce n’est pas celle d’origine car elle est surdimensionnée par rapport à la plaque, même si le tenon s’emboite parfaitement. Le style de décoration est identique à la première plaque mais n’est pas identifié. Les photos du revers vous permettent de mieux comprendre comment elles étaient fixées sur du cuir.

Météorite du Mont-Dieu, suite…

Lire les articles parus sur ce sujet dans Monnaies & Détections N° 60, 62, 76 et 79

Que peut-on penser d’une administration publique refusant de se plier à une décision de justice ? 

Le retour de la météorite (364 kg).

Il a fallu intenter un procès pour faire reconnaitre les droits de Jean-Luc Billard comme seul propriétaire de la météorite qu’il a trouvée fortuitement grâce à son détecteur… Dans la foulée le juge rajoutait une astreinte de 100 € par jour de retard en plus de l’amende pour préjudice moral. Or, notre avocat a reçu un courrier de la préfecture des Ardennes, qui rejette le paiement de cette astreinte de plus de deux mois de retard (100 € par jour de retard) sous le prétexte que les exigences de Jean-Luc Billard ont retardé la livraison. Alors restituons les choses dans leurs contextes. Monsieur Billard a entreposé la météorite chez un agriculteur proche du lieu de trouvaille, à un endroit facilement accessible pour la déplacer dans un avenir proche. Le préfet a envoyé sa cavalerie manu militari pour récupérer indument la pierre chez l’agriculteur qui ne s’y est pas opposé bien entendu. La météorite a fini dans un musée privé de minéraux et fossiles de Bogny-sur-Meuse où elle a été gentiment exploitée par ce dernier.

Le tribunal a reconnu le droit de propriété de Monsieur Billard sur la météorite et a ordonné au préfet de procéder à sa restitution.

Or ce musée est en ville, avec des marches partout et difficile d’accès. Il s’agit donc pour Jean-Luc Billard de louer une chèvre, un transpalette et un manitou pour l’extraire de la place, on est loin des conditions d’accès telles qu’il les avait définies chez l’agriculteur…

La préfecture des Ardennes, certainement déçue de la décision de justice, a trainé les pieds et voulait que la « restitution » devienne « une mise à disposition », ce qui aurait occasionné de gros frais à Monsieur Billard. Ce dernier s’est opposé à cette façon d’interpréter le jugement rendu. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

11 000 livres pour 3 pennies

Trois rares monnaies d’argent trouvées au détecteur de métaux en Angleterre, dans le Suffolk, en 2012. Ces monnaies trouvées isolées, une par une, n’ont pas obtenu la mention « trésor » et ont donc pu passer en salle des ventes, chez Spink à Londres. Frappées entre 750 et l’an 1087 les trois monnaies ont été vendues pour un total de 11 000 £ soit 14 000 euros ! Pas mal pour 3 pennies !

Et on comprend mieux, avec ce résultat, pourquoi les prospecteurs anglais recherchent les détecteurs les plus performants que l’on puisse trouver pour la chasse aux « Harmmered » ces petites pièces d’argent martelé. Certaines d’entres elles, sont en argent bas titre, équivalentes à nos billons et sont très dures à détecter. Les cas où de telles monnaies ont été trouvées dans des déblais de fouilles archéologiques « fouilles terminées » sont légions ! À moins de tamiser la terre, ce qui est impossible, ou d’avoir une grande expérience des détecteurs de métaux, il est très facile de passer à côté d’un denier ou d’une obole de 0,5 gramme… Les découvertes de ce type de monnaies, tout comme les quarts de statères ont pourtant explosé, depuis l’apparition des détecteurs à haute fréquence (18 kHz et plus) ce qui est bien la preuve matérielle que ces monnaies échappaient aux archéologues il y a à peine vingt ans ! Et sans être mauvaise langue, elles leur échappent toujours…

Source : Spink London.com

Trouvaille 80.18

Trouvé par Rémi en Corrèze, un beau statère arverne au bouclier, d’un poids de 7,34 g : il est anépigraphe. Avers : tête féminine à gauche, les cheveux traités en lignes obliques parallèles, avec des grosses mèches du front à la base du cou. Le  revers est aussi anépigraphe : cheval marchant à gauche ; rameau à 6 branches (pas complet) au-dessus de la croupe ; bouclier avec umbo sous le cheval. Selon le site de vente de la CGB cette monnaie serait officiellement connue à quatre exemplaires. Le statère vendu était TTB+ et il est parti au prix de 3 860 euros. L’exemplaire que nous dévoile Rémi est de qualité moindre, le visage est « mou », le flanc étroit ne permet pas de présenter le cheval en son entier et son encolure manque de détails. Le rameau, au dessus est incomplet. On peut estimer cette monnaie à 2 200-2 500 euros.

A quelle occasion cette décoration a-t-elle été créée ?

Le nom de Neuchâtel apparaît le 24 avril 1011 dans l’acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à son épouse Ermengarde.
Les Archives départementales de l’Isère ont conservé le diplôme original sur un parchemin. On peut y lire la première mention écrite de la ville de Neuchâtel : « je lui donne la résidence royale de Neuchâtel, avec ses servantes et toutes ses dépendances ».
Après les Bourgogne (1011-1395), se succèdent les Fribourgs en Brisgau (1395-1457), les Bade-Sausenberg (1457-1503), puis les Orléans-Longueville (1503-1707).
Le 16 juin 1707, Marie d’Orléans-Longueville dite Duchesse de Nemours, dernière princesse de Neuchâtel d’origine française, décède sans héritiers. La famille d’Orléans-Longueville qui a régné pendant deux siècles s’éteint.

Neuchâtel, une principauté qui change souvent de tutelle

La tutelle prussienne

Les Neuchâtelois se choisissent comme suzerain le roi de Prusse, Frédéric Ier de Brandebourg, de la maison de Hohenzollern.
Les raisons les plus souvent évoquées pour expliquer ce choix sont que les souverains de cette maison sont de la même confession protestante que leurs sujets et que leur éloignement géographique de la Prusse leur permet une relative autonomie par rapport au roi.
Le contexte diplomatique peut aussi expliquer ce choix : la Prusse, la France et l’Angleterre se disputent la principauté.
Le canton de Berne veut un Etat tampon entre les cantons suisses et la France qui vient d’être agrandie par le rattachement de la Franche-Comté…

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Conte de Noël

Elmira, dans le comté de New York, États-Unis. L’Armée du Salut y tient un local où tout le monde peut passer faire un don.

La semaine précédant Noël, un ou une anonyme est passé mettre de la monnaie dans un pot à l’intérieur du local. Le surveillant du stand, n’y a pas prêté plus d’attention que çà… C’est seulement en récupérant la monnaie à la fermeture qu’il a aperçu une énorme monnaie parmi les autres, une pièce de 20 dollars or ! Une Lady Liberty au millésime de 1922 en parfait état, vendue 1 200 dollars. L’Armée du Salut d’Elmira a tenu à faire passer une annonce dans le journal local à l’intention de la personne ayant fait ce don : Merci et joyeux Noël !

Source : twcnews.com

Trouvaille 80.01

Une monnaie en or trouvée par Louis dans l’Aveyron : Espagne, Philippe III, 2 escudos, (1611-1617), Séville. Avers : PHILIPPVS. III. D. GRA. Écu couronné et accosté de (atelier)/(essayeur) et de .II. Revers : + HISPANIARVM REX. Croix de Jérusalem dans un quadrilobe avec trèfles dans les angles et cantonné de quatre annelets. TB+ 350 euros.

La seconde est en argent. Avers : .LVDOVICVS. XIII. D: G. FRANC. ET. NAVA. R . Description avers : Croix fleurdelisée. (Louis XIII, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre). Revers : GRATIA. DEI. SVM. ID: Q. SVM. 1611 – (: Écu couronné, parti de France-Navarre, accosté de II, II. (Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis). Monnaie en état TTb estimée 80 euros.