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Le trésor du Bois d’Amour

Le quartier du Bois d’Amour à Pont-Aven dans le Finistère est situé le long de la rivière Aven. De nombreuses cartes postales du début du XXe siècle nous montrent que depuis longtemps c’est un espace naturel reconnu, devenu aujourd’hui un circuit de randonnée aménagé très fréquenté. Ce lieu romantique, qui a inspiré de nombreux peintres comme Paul Gauguin, Emile Dezaunay, Paul Sérusier et bien d’autres, vient d’être placé au centre de l’actualité numismatique en raison de la découverte d’un trésor monétaire.

Pont-Aven est une commune au sud du Finistère très connue pour son école de peinture.

Carte postale ancienne montrant l’entrée du Bois d’Amour
à Pont-Aven et ayant circulé entre Pont-Aven et Paris en août 1920.

La découverte du trésor

Le mercredi 6 juin 2018 trois employés d’une entreprise du bâtiment de la région s’affairent sur le chantier de rénovation d’une vieille habitation près de la rivière Aven dans le quartier du Bois d’Amour de la commune de Pont-Aven. Le travail débuté deux semaines auparavant est en voie d’achèvement. Dans un tas de gravats et d’objets hétéroclites venant de la démolition, l’un des travailleurs remarque un objet qui ressemble à un ancien obus. Lorsqu’il le prend en main il lui semble entendre un bruit métallique. Il l’ouvre et découvre à l’intérieur des pièces de monnaies. Il y en a 600, elles ont un diamètre de 21 millimètres, pèsent 6,45 grammes et elles sont en or ! Ce sont des pièces de 20 francs, toutes en très bon état. Le propriétaire de la maison est informé et la presse locale (Ouest-France et le Télégramme) nous rapporte sa réaction : il n’est pas étonné de la découverte car son grand-père était collectionneur. La mairie et la gendarmerie sont rapidement prévenues et les pièces sont mises sous scellés.

Le Moulin du Bois d’Amour le long de l’Aven à Pont-Aven.

Le trésor et son origine, ses bénéficiaires ?

Nous avons vu que les monnaies découvertes sont des pièces de 20 francs en or appelées couramment en France des « Napoléons ». L’étude du trésor nous donne des renseignements supplémentaires. Elles ont été frappées entre 1870 et 1882. Elles portent sur une face l’effigie d’un souverain : Léopold II, roi des Belges de 1865 à 1909. Sur l’autre face sont présentes les armes de la Belgique : un écu portant le lion belge entouré du collier de l’ordre de Léopold sous un pavillon au manteau fourré d’hermine surmonté d’une couronne. La devise nationale belge « L’Union fait la Force » y est également apposée.

… La suite de l’article dans Monnaies & Détections n° 101

Le 17 février 2012, dernier jour de l’existence du franc

Je la trouve triste cette journée, comme chaque fois que l’on perd un ami. Plus jamais ce franc avec qui nous avons grandi, vécu, plus jamais ce franc ne s’échangera contre une sucette, un pain, un journal, ni même un euro puisque ce dernier moment est un moment de troc : donnez moi 6,55957 francs pour avoir 1 euro ! Pourquoi pas, suivons l’évolution du monde pour ne pas être à la traîne, suivons, même en y laissant des plumes ou en commettant des erreurs. C’est d’elles que naissent les belles réussites, les belles réalisations.

En pensant aux milliards de francs non restitués à la Banque de France, entre 3 et 4, soit aux dernières nouvelles 530 000 000 euros, je me suis dit, si l’on additionne en plus ceux déjà démonétisés depuis de nombreuses années mais aussi les pièces qui doivent représenter une masse importante, la somme totale doit être assez rondelette. Nous sommes riches au travers de l’État.

De mon côté j’ai envie de vous raconter ma rencontre avec une partie du fabuleux trésor que les numismates connaissent bien ! Le fabuleux trésor des billets de mille francs « Déesse Déméter » soit plusieurs milliards de francs disséminés en Europe. Cet argent que l’on ne voit pas revenir à la surface, sauf quelques exemplaires de-ci de-là.

Mais où sont passés les 1000 francs Déesse Déméter 1942-1943 ?

Sans tenir compte de ce que vous savez déjà, je vais vous raconter ce que j’ai vécu il y a quelques années. Toujours à la recherche de nouvelles monnaies enfouies dans les bas de laine pour mon plus grand plaisir et à la suite d’une réunion des joyeux cassecrouteurs du village, quelqu’un en toute discrétion me demande :

« Pouvez-vous me renseigner sur des “billets”, vous qui connaissez la monnaie ? J’ai hérité de la ferme de la famille et en rangeant la remise j’ai trouvé un paquet avec de l’argent d’avant. »

Et me voilà chez moi avec ce paquet. …

La suite dans Monnaies & Détections n° 80

Découvrons l’histoire à travers les pièces de monnaie

L’ascension politique de Bonaparte : du 5 francs Premier Consul aux 5 francs des Cent-Jours (1799-1815)
Quels sont les faits qui ont entraîné l’ascension politique fulgurante de Napoléon et sa chute ?

An XI (1803), Premier Consul à vie - Frappée à Paris (A) et gravée par Charles Pierre DE L’ESPINE (coq).

Le Consulat (1799-1804)

Appelé par les partisans d’un pouvoir fort, Napoléon a renversé le Directoire le 18 et 19 brumaire An VIII (9 et 10 novembre 1799).

Dès le 10 novembre au soir, le corps législatif désigne 3 consuls provisoires : Bonaparte, Sieyès et Roger Ducaux. Bonaparte fait rédiger une nouvelle constitution qui est mise en application dès le mois de décembre. Elle donne à un Premier consul, c’est-à-dire à lui-même, l’essentiel des pouvoirs, et au pays, un nouveau régime fort. En 1800, le Consulat est adopté par un plébiscite, au suffrage universel.

Bonaparte, âgé de seulement 31 ans, est nommé Premier Consul, pour 10 ans. Le pouvoir exécutif lui est confié avec une partie du pouvoir législatif, tandis que les deux autres Consuls ont un rôle consultatif. Le Sénat, le Tribunat et le corps législatif composent trois Assemblées qui possèdent l’autre partie de la fonction législative.

Le Premier Consul a seul l’initiative des lois et le pouvoir de les faire exécuter. Il  promulgue les lois ; nomme les fonctionnaires, les juges et les ministres qu’il peut aussi révoquer et peut consulter les Français par plébiscite quand il le désire.

De 1801 à 1804, Bonaparte va mettre fin à la Révolution : il veut terminer la Révolution, c’est-à-dire, stabiliser la vie politique. Pour cela, il doit rétablir l’ordre tout en essayant de protéger les acquis de la Révolution française de 1789 : il maintient la République, conserve les Droits de l’homme (égalité des droits), laisse perdurer la vente des biens du clergé ; le principe de la souveraineté de la Nation est affirmé puisque le suffrage universel masculin est rétabli, mais sans pouvoir réel car les Assemblées sont réduites au silence…

La suite dans Monnaies & Détections n° 63